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| EDGAR MORIN GAGNE SON PROCÈS EN CASSATION Publié le 12-07-2006 Nous apprenons à l’intant que la Cour de Cassation de Paris vient de casser le jugement de la Cour d’Appel de Versailles qui avait condamné Edgar Morin, Sami Naïr et Danièle Sallenave pour incitation à la haine raciale en raison d’un article critique envers la politique israélienne publié dans Le Monde, il y a près de 3 ans. Nous reviendrons sur ce jugement dès que nous en connaîtrons les attendus. Edgar Morin, que nous avons contacté s’en réjouissait, bien entendu, tout en demeurant "incrédule" étant donné ce qu’il qualifie d’"obscurcissement général de la conscience" dans la période actuelle. "Je suis aussi incrédule que je l’ai été lors de notre condamnation", indiquait-il mercredi à CAPJPO-EuroPalestine, à l’annonce du jugement rendu le jour même à 14 H 30. "Espèrons que nous vivons actuellement le moment le plus sombre de la nuit qui précède l’aurore", nous dit-il en parlant de la situation en Palestine et du fait que "l’intimidation" pourrait bientôt cesser de produire ses effets sur l’opinion publique. CAPJPO-EuroPalestine |
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#2
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| Ce n'est pas parce que des critiques sont formulées vis à vis de leur communauté qu'elle doit les pointer du doigt en les traitant de "traître juif"...sous prétexte que Morin et cie (Arendt pour ne pas la citée) n'ont pas suivi la fameuse "ligne" de la communauté juive sur le conflit israelo-palestinien...heureusement que des voix s'expriment plus ou moins librement sur ce sujet...en brisant officiellement un mythe...d'autant plus que, étant eux mêmes issus de cette communauté, leur discours a eu un retentissement et une crédibilité sans précédent... |
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c'est un scientifique au dela de toute subjectivité mais apparemment ils sont hors analyse ou critique sans toutefois generaliser |
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| maintenent c'est son tour! Soutenons Pierre-Luc Seguillon samedi 8 juillet 2006 Je devrais y être accoutumé. Avec le temps ! Et pourtant je suis chaque fois de nouveau surpris et choqué. Voilà près de quarante ans que je m’intéresse au problème israélo-palestinien pour avoir séjourné plusieurs années dans cette région du monde. Voilà près de trente ans que je suis cette question comme journaliste. Je me suis rendu maintes fois en Israël en Cisjordanie ou à Gaza. Au fil des années j’ai d’abord couvert l’actualité dans ces pays puis commis de nombreux éditoriaux sur ce conflit vieux de plus d’un quart de siècle. Et pourtant je demeure toujours surpris par les réactions passionnelles qu’engendre la moindre analyse sur ce sujet explosif. Pas plus tard qu’hier matin l’analyse que j’ai proposée dans mon éditorial quotidien m’a valu une avalanche de réactions les unes vengeresses, agressives, parfois ordurières, les autres au contraire dithyrambiques. Toute la journée le téléphone n’a cessé de sonner et les e mail de pleuvoir dans ma boite. Je n’avais pourtant rien dit d’insultant pour quiconque. J’avais seulement eu le malheur d’estimer que la réaction du gouvernement israélien à l’enlèvement du jeune caporal paraissait disproportionnée par rapport à l’événement. J’en tirai la conclusion qu’Ehoud Olmert avait probablement saisi cette occasion pour en faire le prétexte d’un anéantissement du Hamas. Ce qui ne pouvait que radicaliser les positions au moment même où la formation islamique s’apprêtait à rédiger une charte avec l’OLP dans laquelle elle reconnaissait implicitement l’existence d’Israël. Cette analyse était celle-là même qu’avaient faite des journalistes israéliens à Jérusalem. Oser ce propos a été jugé profondément scandaleux par certains et éminemment courageux par d’autres. Cette approche n’avait pourtant rien de bien original ? Elle était de bon sens. Cette analyse était celle-là même qu’avaient faite des journalistes israéliens à Jérusalem. Mais j’avais fait pire ! J’avais osé qualifier de « terrorisme d’Etat » l’enlèvement par Tsahal, sans autre forme de procès, de 6 ministres et d’une vingtaine de députés du Hamas. Peut-on dénommer autrement ce genre de pratique peu commune ? A la suite de cet édito que vous retrouverez sur ce blog à la date d’hier j’ai donc reçu un grèle d’injures - certains n’hésitant pas à m’accuser d’antisémitisme, et à une pluie de félicitations - d’autres louant le courage que j’avais de tenir des propos qui ne soient pas politiquement corrects. Je ne mérite certainement pas pas cet excès d’indignité non plus que cet excès d’honneur. Ceci démontre seulement qu’il est toujours aussi difficile d’aborder froidement, raisonnablement, cet Orient compliqué et, en son sein, le problème israélo-palestinien . Ceci vient me rappeler que le débat est encore peut-être plus passionnel dans les deux diaspora que sur les terres impliquées. Si d’aventure vous êtes tentés de consulter l’édito contesté, livrez-moi votre opinion. J’y serai sensible. Pierre-Luc Seguillon |
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c'est la loi du plus fort le plus fort qui se victimise en meme temps edgar morin est un scientifique au delà de toute apprtenance et je le soutiens sans reserve |
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| Les sionnistes sont à l'affut en effet. ll n'est pas étonnant qu'il ait été bombardé de mail, voici ce que j'ai trouvé sur le site desinfo.com : http://www.desinfos.com/article.php?id_article=5141 Editorial de Séguillon sur LCI 6 juillet 2006 - David A. Voici un article de Séguillon sur LCI publié mardi 4 juillet, je vous demande d’intervenir en demandant à tous les internautes de réagir en écrivant un mail à LCI (sur leur site) et dénoncer cette propagande journalisitique. Si personne ne fait rien, il n’y a aucune raison pour que ca bouge et nous serons encore là à nous lamenter. Agissons ! "Les propos officiels du gouvernement israélien ne font plus illusion. La libération du caporal Gilad Shalit, enlevé le 25 juin dernier par un commando venu de la bande de Gaza n’est plus que le prétexte d’une opération militaire de grande envergure contre le Hamas. L’Etat hébreu se préoccupe moins aujourd’hui de ramener sain et sauf le jeune appelé de Tsahal que de réduire à néant le gouvernement d’Ismail Hanieh. C’est un constat que la presse israélienne fait elle-même aujourd’hui. L’offensive déclenchée par le gouvernement d’Ehud Olmer est en effet sans commune mesure avec la prise d’otage perpétrée par un groupe d’activiste du parti islamiste. Ce rapt condamnable ne peut à lui seul expliquer l’isolement, le quadrillage et les bombardements systématique de la bande de Gaza, la mise en quarantaine de sa population au risque de l’affamer, la destruction du bureau du Premier ministre et l’arrestation de 6 ministres et d’une vingtaine de députés. Refuser tout échange de prisonnier de la part d’un Etat qui détient dans ses geôles 9000 prisonniers palestiniens dont 300 adolescents, 120 femmes et surtout 900 détenus administratifs contre lesquels ne pèsent aucune charge précise mais que l’Etat hébreu décrète a priori dangereux est injustifiable. En fait, une fois encore, un gouvernement israélien s’efforce de radicaliser son voisin palestinien comme à chaque fois que se profile une possible négociation. Il est tout de même frappant de constater que cette offensive massive contre le Hamas et ses dirigeants intervient très exactement au moment se profilait un accord politique entre le Hamas et l’OLP impliquant une reconnaissance implicite d’Israël. Tout se passe, en tous les cas, comme si l’Etat hébreu s’efforçait de souffler sur les braises chaque fois que renaissait un timide espoir de négociation donnant de la sorte raison aux éléments palestiniens les plus extrémistes. Mensonge et violence sont aujourd’hui les deux axes de la politique israélienne en Palestine. La communauté internationale, curieux euphémisme, se contente d’aimablement demander à Israël de faire preuve de davantage de retenu. Elle regrette le terrorisme palestinien, mais elle se garde bien d’appeler par son nom celui que pratique l’Etat hébreu : le terrorisme d’Etat." -------------------------------------------------------------------------------- Je vous adresse le courrier que j’ai envoyé à Monsieur Pierre Luc Seguillon. Bonne réception. Amicalement. Monsieur Séguillon, Les propos que vous utilisez dans votre éditorial du 4/07/06 sur le conflit israélo palestinien sont dénués d’objectivités, ils sont excessifs, ce qui généralement dissimule une réflexion sommaire voire une absence de réflexion. Qualifier la politique du gouvernement d’Israël de terrorisme d’Etat et traiter ces dirigeants de menteurs et de violents font de vous non plus un journaliste mais un "activiste" d’une cause. Pour votre information les mouvements et les sites les plus extrémistes qui ne veulent que la disparition de l’Etat d’Israël et non pas une coexistence pacifique entre deux Etats ont loué vos paroles. Critiquer un gouvernement quelqu’il soit est tout à fait légitime mais le diaboliser et le démoniser tel que vous le faites ne rentre plus dans le cadre de l’information. Quant à l’argument classique qui consiste à utiliser les journalistes israéliens comme paravent de votre probité je vous adresse ce que le rédacteur en chef d’Haaretz a écrit à ce sujet sur un autre événement : « Si le journal [Ha’aretz] expose des cas de vandalisme commis par des soldats [israéliens] pendant l’opération militaire massive en Cisjordanie [en avril 2002], nous le faisons de bonne foi, en espérant que notre travail contribuera à assainir le système. Mais, quand l’article est cité partout, sous notre marque, comme preuve de la nature maligne d’Israël, je me retrouve à penser qu’il existe peut-être un cinquième pêché capital quand on dirige un journal dans cette région : la naïveté ». Hanoch Marmari - Rédacteur en chef de Ha’aretz - 09.06.02 Je me suis attaché à critiquer la « forme » de votre éditorial qui m’a choqué mais il est évident que sur le « fond » il y aurait également beaucoup à argumenter. Veuillez recevoir Monsieur Séguillon mes salutations. Didier |
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#10
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