Sahara occidental: le Maroc n'acceptera "aucun marchandage"


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  #1  
Vieux 23/08/2003, 01h13
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Par défaut Sahara occidental: le Maroc n'acceptera "aucun marchandage"

Le Maroc n'acceptera "aucun marchandage" sur le Sahara occidental qui puisse mettre en cause sa souveraineté nationale, a assuré mercredi à Rabat le roi Mohammed VI dans un discours à la nation.
Le royaume reste ouvert à un "dialogue constructif" sur ce territoire mais "nous n'accepterons jamais, je dis bien jamais, aucun marchandage", a déclaré le souverain à l'occasion du cinquantième anniversaire de la Révolution du roi et du peuple, qui commémore la déportation du roi Mohammed V en 1953 par les autorités du Protectorat français.



Le Maroc a émis des "objections majeures" à propos de la résolution de l'Onu sur le Sahara occidental adoptée le 31 juillet qui "appuie" le plan Baker dont plusieurs dispositions comporteraient, selon Rabat, "des risques majeurs" pour la stabilité et la sécurité dans la région.

Le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole quasi-désertique de 266.000 km2, est revendiqué depuis 1975 par le front Polisario, un mouvement armé soutenu par l'Algérie.

Dans son discours radio-télévisé, le souverain a appelé les Marocains à ne pas oublier le "combat décisif et salutaire qui est de défendre, avec toute la tenacité requise, notre intégrité territoriale, pour repousser les menaces et les dangers et déjouer les complots visant à y porter atteinte".

Il a dénoncé les "adversaires de la marocanité du Sahara qui persistent à contrarier ce droit avec hargne et animosité" et une "attitude d'hostilité qui ne cesse de contrarier toutes les solutions consensuelles négociées et équitables, et qui prône, à la place, des solutions sournoises et insidieuses".

La résolution de l'Onu adoptée le 31 juillet, acceptée par le Polisario, prévoit que le statut définitif de l'ancienne colonie espagnole -- annexée par le Maroc en 1975 -- sera décidé d'ici à cinq ans par un référendum après une étape transitoire où une large autonomie de gestion sera accordée à ce territoire contesté.

Mohammed VI a, par ailleurs, fait l'éloge de son grand-père Mohammed V, revenu sur le trône marocain en 1955 après deux années d'exil, et considéré comme le père de l'indépendance du royaume obtenue le 18 novembre 1956.

Le roi a appelé la jeunesse marocaine à "rester fidèle à l'esprit de cette Révolution" et à s'imprégner d'une "culture de citoyenneté" pour combattre le "scepticisme et le nihilisme".

Il a enfin demandé un aboutissement rapide des travaux en cours sur la réforme du statut de la femme (code du statut personnel - Moudawana), la commission qui en est chargée devant présenter ses propositions dès le mois de septembre.


l'inteligent
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  #2  
Vieux 23/08/2003, 01h39
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Par défaut le droit selon l'ONU

Nouveauté dans le droit international: après le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, voici le droit des généraux algériens à disposer du Maroc. :-x :-x :-x
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  #3  
Vieux 23/08/2003, 04h48
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Par défaut Re: le droit selon l'ONU

Citation:
pocoloco a écrit :
Nouveauté dans le droit international: après le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, voici le droit des généraux algériens à disposer du Maroc. :-x :-x :-x
ca c'est notre faute...

on aurait pu les endormir si y'avait pas eût l'affaire de l'île persil...

:-o
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  #4  
Vieux 23/08/2003, 18h08
 
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Par défaut Re: le droit selon l'ONU

Citation:
pocoloco a écrit*:
Nouveauté dans le droit international: après le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, voici le droit des généraux algériens à disposer du Maroc. :-x :-x :-x
je trouveces propos insultants a la communautè internationale les sahraouis veulent recuperer leurs terres et c'est legitime
c'est eux meme qui ont arrachès leur independance de l'espagne le maroc n'a jamais rien fait pour les liberer
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  #5  
Vieux 23/08/2003, 19h15
Avatar de rajaa_bc
Rajae
 
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:-?
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  #6  
Vieux 26/08/2003, 08h42
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Citation:
rajaa_bc a écrit*:
:-?
Ke passa raja tu fais la tête, explique toi et dit moi ce qui te chiffonne. Tu dois surment être déçue de quelque chose.
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  #7  
Vieux 26/08/2003, 09h13
 
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Par défaut Re: Sahara occidental: le Maroc n'acceptera "aucun marchandage"

cette affaire de sahara occidental se terminera en timor oriental bis...
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  #8  
Vieux 26/08/2003, 21h50
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Par défaut pauvre Marylin !

Citation:
marylin a écrit*:
Citation:
pocoloco a écrit*:
Nouveauté dans le droit international: après le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, voici le droit des généraux algériens à disposer du Maroc. :-x :-x :-x
je trouveces propos insultants a la communautè internationale les sahraouis veulent recuperer leurs terres et c'est legitime
c'est eux meme qui ont arrachès leur independance de l'espagne le maroc n'a jamais rien fait pour les liberer
pauvre marylin !! ouvre tes trois yeux pour comprendre la situation !!
le sahara eetait toujours marocain et il l'etais avant la colonisation !! il y a des liens de parenté très forts entre les populations du sahara et ls Marocains ! bon bref !!
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  #9  
Vieux 26/08/2003, 23h34
 
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Par défaut Re: Sahara occidental: le Maroc n'acceptera "aucun marchandage"

Dans cette affaire, je pense que les dés sont jetés.


Lisez cette article paru dans l'intelligent n° 2222-2223:


Coup de tonnerre à Manhattan




Accueilli favorablement par le Polisario et rejeté par le Maroc, le plan de paix proposé par l'ancien secrétaire d'État américain James Baker a été adopté à l'unanimité par le Conseil de sécurité de l'ONU, le 31 juillet.


Tout le monde en était convaincu : ce 31 juillet serait chaud, à New York. En particulier dans le palais de verre des Nations unies, à Manhattan. C'est en effet ce jour-là que le Conseil de sécurité devait aborder la question du Sahara occidental, territoire que se disputent le Maroc et les indépendantistes du Polisario, soutenus et hébergés par l'Algérie.
L'Onu est saisie du dossier depuis plus d'une décennie, mais, jusqu'à présent, ses décisions s'étaient, pour l'essentiel, bornées à proroger
le mandat de la Mission onusienne d'observation (Minurso). Rien de tel, cette fois. Prenant acte de la vanité des efforts de la communauté internationale pour régler le différend, le Conseil de sécurité a, dans sa résolution 1429 (juillet 2002), demandé à Kofi Annan et à son envoyé personnel au Sahara occidental, l'ancien secrétaire d'État américain James Baker, de lui soumettre un ultime plan de paix prenant en compte les doléances des deux parties. Étant entendu qu'une fois entériné par lui, le texte ne serait plus négociable.

Assisté par une équipe de spécialistes de droit constitutionnel, Baker s'attelle à la tâche et, au mois de janvier dernier, son « Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental » est présenté et expliqué aux représentants du Maroc, du Polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie, puis, deux mois plus tard, transmis au Conseil de sécurité. La question est alors inscrite à l'ordre du jour de la séance du 31 juillet... Seul problème : pour des raisons évidemment différentes, le plan Baker ne satisfait ni les Marocains ni les Sahraouis.

On en reste là jusqu'à la fin du mois de juin. Et un double coup de théâtre. C'est d'abord John Negroponte, le représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, qui présente un projet de résolution entérinant le plan Baker. Quelques jours plus tard, ledit plan est finalement accepté par les représentants du Polisario et de l'Algérie. À un mois de l'échéance, prise de court, la diplomatie marocaine en est réduite à tenter d'empêcher l'adoption du projet de résolution américain.

Pourquoi le Maroc rejette-t-il la solution Baker ? Il y a d'abord l'intitulé : Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental. « Un référendum ne saurait être envisagé sans porter atteinte à l'intégrité territoriale du royaume », estiment les diplomates marocains. Mais il y a pis. Le plan prévoit en effet, avant la tenue du référendum, une période transitoire d'une durée de quatre à cinq ans, au cours de laquelle la gestion des affaires du territoire serait confiée à une Autorité du Sahara occidental (ASO) dirigée par un chef de l'exécutif élu. Le corps électoral serait composé des « personnes âgées d'au moins 18 ans, dont le nom figure soit sur la liste électorale provisoire du 30 décembre 1999 [établie sur la base du recensement de 1974, NDLR], soit sur la liste des rapatriements établie par le HCR au 31 octobre ». Les recours introduits par les deux parties ne seraient plus pris en compte. En additionnant ces deux listes, on arrive au chiffre de 86 000 électeurs. Les membres des tribus que les Marocains souhaitent intégrer au corps électoral ne seraient pas pris en compte. Autant dire que l'ASO serait contrôlée par le Polisario.

Ses domaines de compétence seraient en effet très étendus. Ils comprendraient : l'administration locale, le budget territorial, la fiscalité, le développement économique, la sécurité intérieure, le maintien de l'ordre, la protection sociale, la culture, l'éducation, le commerce, les transports, l'agriculture, les mines, la pêche, l'industrie, l'environnement, le logement, l'eau et l'électricité, les infrastructures routières et l'équipement. Bref, l'ASO ressemblerait beaucoup à l'Autorité palestinienne telle que définie par les accords d'Oslo.

Pour sa part, le Maroc prendrait en charge les relations extérieures, la souveraineté nationale et la défense extérieure, ainsi que l'ensemble des questions relatives à la production, à la vente, à la possession et à l'emploi des armes et des explosifs (à l'exclusion de l'armement destiné aux forces de maintien de l'ordre de l'ASO).

Par ailleurs, l'Autorité sahraouie disposerait d'un organe législatif élu. Celui-ci serait habilité à légiférer dans tous les domaines ne relevant pas de la compétence exclusive du Maroc. Concernant le pouvoir judiciaire, c'est le chef de l'exécutif, a priori le président de l'Autorité ou un Premier ministre, qui serait appelé à nommer les membres de la Cour suprême et les magistrats des juridictions inférieures. On comprend mieux, dès lors, le rejet par les Marocains d'un plan qui, selon un diplomate africain, rappelle le processus qui, au début des années 1960, conduisit à l'émancipation progressive de l'Afrique-Occidentale française (AOF).

Contre toute attente, la journée du 31 juillet n'a pas été spécialement chaude, à New York. On attendait une bataille diplomatique autour du projet de résolution américain, on n'a eu droit qu'à une escarmouche. Le représentant de la France a bien proposé un amendement visant à renégocier le plan Baker, mais celui-ci a été rejeté et la résolution adoptée à l'unanimité des (quinze) votants. Les deux parties ont jusqu'au 31 octobre pour mettre en oeuvre les dispositions du plan.

Cherif Ouazani
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