Ce temoignage en faveur des palestiniens


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Vieux 26/07/2006, 12h31
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Que te reserve l'au delà?
 
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Par défaut Ce temoignage en faveur des palestiniens

Ce n est pas de moi, mais d une personne qui refuse le terrorisme qu israel inflige a nos freres.




Je reviens de Gaza. Alors, juste ce petit mot, collectif une fois n’est pas coutume, pour vous raconter ce petit bout de terre sur lequel un peuple vit désormais sous la menace d’armes dont on dit qu’elles brûlent étrangement. « Comme le napalm », m’a-t-on assuré plus d’une fois.

Ce mail pour témoigner de ces hommes et de ces femmes debout, qui résistent pour leurs droits et leur liberté ; de ces militants et qui continuent, et oui !, à se battre un Etat laïque, libre et démocratique sur toute la Palestine.

Bien sûr, les armes circulent un peu trop parfois ici aussi. Et certains en usent parfois à tort, un peu vite comme une antidote à la dignité qu’on leur refuse.

Et pourquoi diable, dans cette grande prison fermée à double tour depuis plus de six ans, les hommes seraient-ils plus forts que partout ailleurs dans le monde ?

Et dans ce cas, je veux vous dire mon angoisse ce mercredi après-midi là où, cinq heures durant, l’armée a bombardé un camp de réfugiés désarmé au rythme de chaque trois minutes. « Qu’ils finissent leur travail mais que cessent ces détonations », me suis-je surprise honteusement à penser, tout simplement parce que nul, nul jamais ne peut s’habituer à la mort qui rôde.

« Terroriser pour détruire toute résistance. Terroriser pour mieux soumettre ; pour réduire la lutte de tout un peuple pour ses droits à un cas humanitaire », m’a expliqué alors un ami... J’étais déjà passée aux travaux pratiques de cette humiliation.

Bien sûr, je pourrais évoquer aussi les rumeurs qui vont bon train sur d’autres armes dont personne ne peut définir avec certitude la nature si ce n’est qu’elles laissent à terre des corps mutilés : des bras arrachés, des jambes déchiquetées, des têtes décapitées.

Je pourrais aussi m’attarder sur cette eau qui ne coule plus au robinet ou si âpre que, même sous 40°C, on préfère ne plus boire. Ou encore cette électricité qui se fait rare, et avec elle le droit le plus élémentaire de se soigner ; tout simplement de cuisiner.

Toujours cette bonne vieille méthode, il est vrai : réduire l’Autre à moins que rien pour qu’il se rende. Sur cette peur qui a croisé plus d’une fois mon regard qui cherchait pourtant à être rassuré, je devrais dire quelques mots.

Mais c’est autre chose dont j’aimerais vous faire part : de cette existence militante à Gaza qui ne compte pas ses heures pour imaginer un combat qui se conjugue aussi avec démocratie sociale... De ces psychologues, de ces médecins, de ces animateurs qui se démènent pour accompagner les enfants dans le monde qui doit être le leur : celui du rêve, du théâtre et de la chanson... De ces poètes, de ces commerçants, de ces musiciens, ces chauffeurs de taxi, ces intellectuels qui, vaille que vaille, continuent de se lever chaque matin pour que Gaza fasse société.

Vivre. Vivre pour obtenir enfin justice.

Et puis il y a encore ces instants volés sur les plages de la Méditerranée où, au coucher du soleil, des familles font la n*** à la mort alors que naviguent à vue des bâtiments militaires ; cette douceur de vivre toute orientale où les hommes se retrouvent la nuit tombée autour des chichas comme pour mieux étouffer le bruit des avions de combats.

Gaza autrement. Gaza dans toute son humanité que la puissance occupante a tant besoin de lui dénier pour éviter de regarder l’ampleur de ses propres crimes. Gaza, l’insoumise, la résistante ; celle de plus d’un million et demi d’hommes et de femmes étranglés par soixante ans d’occupation qui, à la pulsion de mort des militaires qui l’assiègent, répondent par une extraordinaire force de vie.

Rien de plus qu’une leçon de résistance et d’humanité.

Qui peut croire sérieusement que Gaza 2006 est le prix qu’un peuple doit payer pour la libération d’un soldat ? Qui, sincèrement, sérieusement ? Ce soldat n’est qu’un prisonnier de guerre contre des milliers de Palestiniens qui pourrissent dans les geôles israéliennes, rien de plus.

Et cette opération n’a qu’une fonction : détruire le rêve d’une Palestine enfin libérée.

Toute mon amitié,
__________________
Je prie les choses et les choses m'ont pris

Elles me posent, elles me donnent un prix

Je prie les choses, elles comblent ma vie

C'est plus "je pense" mais "j'ai' donc je suis"
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Vieux 26/07/2006, 12h50
Avatar de romanophores
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Date d'inscription: juin 2005
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Oups, j aurais du mettre ce fil dans la partie "sujet unique liban palestine israel".

Un moderateur pourrait le deplacer s il vous plait ?

Merci, Romano .
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