| |||||||
![]() |
| | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
#1
| |||
| |||
| Nemesysco, détecteur de mensonges téléphoniques, analyse les fréquences de la voix et les émotions qu'elle révèle, mesure les blancs entre les réponses, et rend un verdict en quinze minutes. Grâce à ce logiciel développé par DigiLog*, l'assureur automobile britannique Highway Insurance a débusqué 18 % de plaintes frauduleuses, contre 5 % auparavant. Confortée par cet exemple, Halifax General Insurance, filiale de HBOS forte de 2 millions de clients, va tester l'outil trois mois, dès septembre, sur 300 appels, les cobayes étant informés. Car la fraude à l'assurance est un mal fort répandu outre-Manche. L'Association des assureurs britanniques (ABI) estime son coût à un milliard de livres, chaque année, dans les seuls domaines automobile et domestique. "En Grande-Bretagne, les contrats ne durent qu'un an, les assurés changent de compagnie en fonction de l'offre. L'évaluation du risque et des indemnités à verser est fondée sur la simple bonne foi du client, très souvent par téléphone, car l'assurance directe est très développée", explique Anne-Gaëlle Leillard, représentante de la Lloyd's en France. L'ABI donne d'ailleurs d'édifiants exemples, outre les cambriolages inventés et les canapés volontairement tachés. Ainsi, comme un curieux rappel du film Assurances sur la mort, de Billy Wilder, un assuré qui affirmait ne plus pouvoir marcher à cause de son mal de dos a été photographié par le journal local en train de jouer au foot. Une femme a demandé cinq fois à être indemnisée de la perte du même œil, un vacancier perpétuel a demandé à huit reprises à être remboursé d'une opération de l'appendicite durant ses congés. Selon un récent sondage de l'ABI, 7 % des 2 000 personnes interrogées ont admis avoir fraudé, près de la moitié n'ont pas exclu de recommencer. Plutôt de sexe masculin, mariés et travaillant à temps complet, les fraudeurs comparent leurs actes au vol de serviettes dans les hôtels. "La plupart des gens le font", ont justifié 30 % d'entre eux. "Cela ne fait de tort à personne en particulier", ont avancé 28 % des sondés. HBOS affirme au contraire que les mensonges de quelques-uns nuisent à tous les autres et que réduire la fraude permettra de réduire le prix des contrats. Un argument qui ne suffit pas à convaincre les associations de défense des consommateurs et des libertés individuelles, qui pointent le manque de fiabilité et le risque de "fichage" des assurés. Et en France ? Les assureurs ne sont pas près d'importer le détecteur de mensonges par téléphone, selon Anne-Gaëlle Leillard, car "les Français gardent longtemps le même assureur, et la plupart des déclarations se font par courrier". De plus, si un assureur veut instaurer la détection via un logiciel informatique, il devra informer la Commission nationale informatique et libertés. "Nous lui rappellerons les contraintes juridiques en la matière, précise Thomas Dautieu, juriste à la CNIL : la conversation ne peut être enregistrée que si la personne donne son accord. Par ailleurs, l'article 2 de la loi de 1978 stipule qu'"aucune décision de justice impliquant une appréciation sur un comportement humain ne peut avoir pour fondement un traitement automatisé d'informations donnant une définition du profil ou de la personnalité de l'intéressé"." LEMONDE.FR | 26.08.03 |
|
#2
| |||
| |||
|
interessant pour un usage personnel et se débarasser de potentiels techno muffles... :-D
|