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| L'Iran ne lache jamais elle continue toujours son enrichissement... ~~~~ L'Iran rejette la résolution de l'ONU pour suspendre l'enrichissement 06/08/2006 10h10 TEHERAN (AFP) - L'Iran a rejeté dimanche la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies lui demandant de suspendre son enrichissement d'uranium d'ici au 31 août, et a même annoncé une expansion de son programme nucléaire. "Nos activités sont en accord avec le Traité de non-prolifération (TNP) et, en conséquence, l'Iran n'accepte pas la suspension de son enrichissement" d'uranium, a déclaré Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale et principal négociateur du dossier nucléaire iranien, dans une conférence de presse. La déclaration de M. Larijani est la première réaction d'un haut responsable iranien à la résolution du Conseil, adoptée le 31 juillet, qui donne un mois à l'Iran pour suspendre notamment toutes ses activités d'enrichissement, faute de quoi il envisagera l'adoption de sanctions pour l'y contraindre. En même temps, M. Larijani a laissé la porte entrouverte à une suspension, en affirmant que Téhéran considérait toujours une offre des grandes puissances visant à ce qu'il suspende son enrichissement, et à laquelle il doit répondre le 22 août. Malgré cela, le responsable a expliqué que l'Iran "étendra son programme nucléaire selon ses besoins", et que les installations d'enrichissement, constituées de cascades de centrifugeuses, "seront étendues". Téhéran a redémarré ses activités d'enrichissement en janvier dernier, et a annoncé en avril avoir produit de l'uranium enrichi. Les grandes puissances craignent que la République islamique utilise ce procédé, qui permet d'obtenir du combustible pour une centrale nucléaire, afin de se doter de l'arme atomique. L'Iran a déjà ignoré une résolution de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et une déclaration présidentielle du Conseil de sécurité des Nations unies, lui demandant de suspendre ses activités nucléaires sensibles et de reprendre une coopération élargie avec l'AIEA. Son rejet de la résolution du Conseil ne signifie pas pour autant, à ce stade, celui de l'offre des grandes puissances pour suspendre l'enrichissement, selon les propos de M. Larijani. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l'Allemagne ont proposé le 6 juin à l'Iran de suspendre son enrichissement, en échange d'un ensemble de mesures de coopération dans les domaines commercial et du nucléaire. La direction iranienne avait indiqué qu'elle répondrait à cette offre le 22 août, et M. Larijani a confirmé cette date, en expliquant que "l'Iran est proche d'une conclusion" à ce sujet. Cependant, il a estimé que le "contenu de la résolution (du Conseil de sécurité, ndlr) est négatif et a gâché l'opportunité" représentée par l'offre. Cette résolution a "affecté notre attitude" à l'égard de l'offre, a-t-il insisté. Il est allé jusqu'à considérer que "la question n'est pas de savoir ce que sera la réponse de l'Iran", à l'offre des grandes puissances, mais de "préparer le terrain et l'atmosphère pour poursuivre le processus" des négociations. Revenant sur la résolution adoptée le 31 juillet, il a d'abord affirmé qu'elle n'avait "aucune valeur légale", avant de nier avoir dit une telle chose. "J'ai dit qu'elle n'avait pas de crédibilité légale, que c'était une résolution politique", a assuré le responsable. Il a aussi mis en garde contre l'adoption de résolutions futures, en expliquant qu'aucune d'entre elles "n'influencera le programme atomique iranien". "Nous allons développer notre technologie nucléaire", a-t-il répété, en ajoutant que l'Iran "ne restreindra pas les inspections" que mènent les inspecteurs de l'AIEA, mais que les grandes puissances ne devraient pas "faire des choses qui amèneraient l'Iran dans cette voie". AFP |
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| Le Pakistant a la bombe atomique... ~~~~ Essai de tir de missile au Pakistan en décembre 2004 (AP/Ministry of Defense/HO) En images : Une maîtrise complète de la filière nucléaire Éditorial : La montée des périls nucléaires En images : Les têtes disponibles L'Inde s'inquiète d'une remise en cause de son pacte atomique avec les États-Unis Les autres titres. Il y a 50 ans, Nasser nationalisait le canal de Suez Le Pakistan franchit un cap nucléaire Washington va renforcer sa présence à Bagdad Demande record d'électricité en Californie où sévit la canicule Attentats de Bombay : nouvelles arrestations Les «audiences foraines» embrasent la Côte d’Ivoire Exposition controversée sur le sculpteur de Hitler Les services secrets roumains décapités La tournée de Chavez agace les États-Unis Retour | Rubrique InternationalIslamabad relance la course aux armements, en cherchant à produire du plutonium. LE SPECTRE d'une course aux armements nucléaires plane de nouveau sur l'Asie du Sud. Absorbés depuis quatre ans par les dossiers nucléaires iranien et nord-coréen, les Occidentaux s'alarment de la construction par le Pakistan d'un réacteur nucléaire à eau lourde, capable de produire à terme du plutonium de qualité militaire. Situé à Khushab, à 105 km au nord-est de la capitale du Pendjab, Faisalabad, ce réacteur, dont la construction aurait commencé en mars 2000, est encore loin d'être achevé. Mais il pourrait à terme «produire assez de plutonium pour fabriquer de 40 à 50 armes nucléaires par an, ce qui représente une multiplication par 20 des capacités actuelles du Pakistan», d'après le Washington Post. Le quotidien américain citait lundi les conclusions de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISIS) , qui a minutieusement étudié des photos satellites commerciales. Selon les experts, l'infrastructure métallique visible sur le site semble suffisamment large pour abriter «un réacteur d'une capacité supérieure à 1 000 mégawatts thermiques (MWth)». «Un tel réacteur, poursuivent-ils, pourrait produire plus de 200 kg de plutonium [de qualité] militaire par an, en admettant qu'il fonctionne à pleine puissance en moyenne 220 jours par an. À raison de 4 à 5 kg de plutonium pour une arme nucléaire, ce stock permettrait [d'en] fabriquer de 40 à 50 par an.» Grâce à un plus petit réacteur déjà opérationnel à Kushab, le Pakistan est en mesure de produire 10 kilos de plutonium par an, de quoi fournir à chaque fois le combustible pour deux armes nucléaires. Dans leur rapport, les experts de l'ISIS constatent également que la construction avance lentement, sans doute à cause de difficultés techniques. Ils rappellent que le Pakistan a procédé à ses premiers essais nucléaires en 1998, dans le sillage de l'Inde, et disposerait aujourd'hui de 50 bombes atomiques, alimentées en uranium enrichi. Le développement de la «filière plutonium» permettrait au «pays des purs» d'accroître et de moderniser son arsenal nucléaire. Islamabad n'a d'ailleurs même pas cherché à nier ses activités à Kushab. «Ce n'est une révélation pour personne, car le Pakistan est une puissance nucléaire», observe Tasnim Aslam, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, précisant avec un certain aplomb que «les dirigeants du Pakistan ne veulent pas d'une course aux armements dans la région». Embarras américain Le Pakistan avait surpris le monde entier en 1998, en procédant à plusieurs essais nucléaires dans le sillage immédiat de son voisin et rival indien. Islamabad a depuis refusé de signer le traité de non-prolifération (TNP). À ce titre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), basée à Vienne, ne peut envoyer ses inspecteurs nucléaires à Kushab en avoir le coeur net, comme elle le fait depuis février 2003 avec l'Iran. L'affaire embarrasse fort les États-Unis, qui ne peuvent se permettre d'infliger à un allié stratégique comme le Pakistan le même traitement que celui réservé à l'Iran voisin. Menacé de sanctions internationales, Téhéran pourrait dénoncer la politique du «deux poids, deux mesures» de l'administration américaine, alors que celle-ci vient de signer avec l'Inde un accord de coopération nucléaire civile, particulièrement controversé dans les deux pays (voir ci-dessous). Lundi, le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, a avoué, emprunté, que Washington «savait depuis un certain temps» au sujet des projets pakistanais, provoquant la fureur de certains membres du Congrès. «Si l'Inde ou le Pakistan commencent à accroître leur arsenal nucléaire, l'autre camp répondra du tac au tac», avertit le député démocrate Edward J. Markey, spécialiste des questions nucléaires. AP Dernière modification par Search ; 06/08/2006 à 13h47. |
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| Un peu d'histoire... ~~~~ La dissuasion israélienne et le grand Moyent-Orient L’usage politique de l’incertitude nucléaire Ce qui est extraordinaire sur la question de l’arme nucléaire israélienne, c’est que Israël a mis en place un programme nucléaire dès la création de son Etat en 1948. L’arme nucléaire est perçue comme un élément structurant de son existence et de sa politique annexionniste. La possession de l’arme nucléaire est considérée comme un symbole de la force et donne un statut de puissance. « Ce que nous disons, c’est que le seul langage que les Arabes comprennent, c’est la force », avait affirmé le Premier ministre israélien Lévi Eshkol au lendemain de la possession de l’arme nucléaire. « L’Etat d’Israël est si minuscule et si isolé que s’il n’accroît pas sa force, il se heurtera à des difficultés. Israël doit montrer sa force et le fait qu’il soit capable de l’employer, et qu’il est prêt à le faire », ajouta-t-il. Israël créa ainsi dans la région un « déséquilibre de la terreur » devenu aujourd’hui encore plus dangereux que celui qui a existé pendant la guerre froide. « lsraël frappera ses ennemis à n’importe quel endroit et avec n’importe quel moyen », déclara le Premier ministre Ariel Sharon à la télévision israélienne, le 7 octobre 2003. La stratégie du « flou nucléaire » L’aspect original du nucléaire israélien réside dans le fait que l’Etat hébreu n’a jamais avoué publiquement et clairement l’existence de son arsenal nucléaire. Israël a mis en place pourtant une dissuasion nucléaire très efficace. Cette dissuasion repose, en effet, sur une « sainte trinité » le flou comme politique officielle, la censure comme pouvoir coercitif et le tabou comme attitude sociale. Non seulement cette trinité a renforcé le secret sur la question, mais aussi elle a légitimé l’absence de tout débat public même lors des campagnes électorales pendant lesquelles tous les coups bas sont permis. L’arsenal nucléaire est perçu comme garant de la sécurité absolue de l’Etat hébreu. A cette fin, il doit rester caché et placé au rang de mythe comme les autres mythes fondateurs de l’Etat. Sans le montrer, les Israéliens n’ont pas manqué de faire savoir que cet objet existe, et qu’il peut être utilisé à tout moment. Les Israéliens visent aussi à placer le nucléaire au rang du sacré, donnant ainsi à cette arme une dimension de puissance divine, il faut donc le craindre. Quand on leur pose la question sur la détention de l’arme nucléaire, les Israéliens se contentent de répéter qu’Israël ne sera pas le premier pays à introduire les armes nucléaires dans le grand Moyen-Orient. Certes le gouvernement israélien nie la détention de l’arme nucléaire mais il fait en sorte que les Arabes croient fermement qu’il possède bel et bien l’arme fatale ayant une visée politico-stratégique. Le programme nucléaire et l’aide française La question du nucléaire est prise en charge dès la formation du premier gouvernement israélien puisque un « corps scientifique » était institué au sein de l’armée. Ce groupe de recherche fut dirigé par Ernst David Bergmann qui s’est toujours déclaré favorable à l’option nucléaire. Une équipe de ce corps scientifique a effectué des prospections dans le désert du Néguev en 1949. Ayant trouvé du minéral à basse teneur d’uranium, les scientifiques perfectionnent un procédé pour l’extraire et développent même une nouvelle méthode pour produire de l’eau lourde. En 1952 est créé, sur le modèle français, le CEA israélien. En 1956, la France accepte de fournir à Israël un réacteur nucléaire de 18 MW. Quelques semaines plus tard, les forces israéliennes envahissent le Sinaï égyptien pour aider la France et la Grande-Bretagne à occuper la zone du canal de Suez. Pour récompenser Israël, le gouvernement français envoie ses propres techniciens pour construire à Dimona, dans le désert du Néguev, un réacteur nucléaire de 24 MW de puissance. Des efforts de coopération sont vite mis en place entre les deux pays et l’échange d’information s’est rapidement avéré fructueux. Dès l’arrivée au pouvoir du général Charles de Gaulle, le gouvernement français commence toutefois à s’inquiéter de la production d’armes atomiques. Ces inquiétudes n’ont pas empêché les experts israéliens à assister aux premiers essais atomiques français au Sahara, en 1961. Le double jeu des États-Unis L’aide française a été décisive, en effet, dans la mise en place du programme nucléaire israélien. Les Américains ont adopté toutefois une politique très ambiguë sur cette question. En effet, pour Dwight Eisenhower, président des Etats-Unis de 1953 à 1960, il n’est pas question que son pays aide Israël dans son programme nucléaire. Cela n’empêchera pas Lewis Strauss, président de la Commission américaine pour l’énergie atomique, d’aider en catimini Israël pour la réalisation du programme nucléaire. Après la crise des fusées de Cuba en 1962, le président John F. Kennedy est de plus en plus préoccupé par la prolifération nucléaire. Il mettra en demeure successivement les deux Premiers ministres israéliens David Ben Gourion et Lévi Eshkol de renoncer à tout programme d’armement nucléaire faute de quoi les Etats-Unis prendront contre Israël des sanctions sévères. Son assassinat n’a pas permis toutefois à l’administration de mettre en pratique ces sanctions. Il semble que le lobby juif n’a jamais pardonné au président Kennedy ce chantage. L’implication des services israéliens dans l’assassinat de Kennedy fut l’objet d’un livre de Collins Piper, Jugement final : le lien manquant dans l’assassinat de J.F. Kennedy, ouvrage publié en 1990 dans lequel il conclut à l’implication des Israéliens dans cet odieux assassinat. Très étrange, le lobby juif n’a pas jugé utile de contester le contenu de cet ouvrage très documenté. La seule réponse de ce groupe de pression a été de déconsidérer l’auteur en le qualifiant de « négationniste », alors qu’il n’est aucunement question de l’extermination des Juifs par les nazis dans ce livre. Le remplacement de Kennedy par le vice-président Lindon B. Johnson marque une nouvelle période dans les relations militaires entre les Etats-Unis et Israël. Washington accorde désormais sa bénédiction et son soutien au programme nucléaire. En 1965, une société américaine, la Nuclear Materials and Equipment Corporation, en Pennsylvanie, constate la disparition de 90 kg d’uranium enrichi qui sont arrivés comme par enchantement en Israël. Le président Johnson accepte de livrer à Israël des avions, des chasseurs-bombardiers et autres technologies stratégiques de pointe. L’amendement Symington-Glenn de 1977 interdisant l’aide américaine aux pays qui développent l’arme nucléaire ne fut pas appliqué à l’encontre d’Israël. En 1967, l’Etat hébreu possède déjà trois ou quatre têtes nucléaires, déployées secrètement pendant la guerre des Six Jours. Israël était déjà en possession, en 1973, d’une vingtaine de têtes nucléaires et environ du même nombre de missiles balistiques « Jéricho ». Les forces israéliennes se sont préparées de nouveau à utiliser les armes nucléaires quand, dans la phase initiale de la guerre d’Octobre, elles se trouvèrent en difficulté face à l’attaque égypto-syrienne. La décision est prise secrètement le 8 octobre par le Premier ministre Golda Meir et par le ministre de la Défense Moshe Dayan. 13 têtes nucléaires de 20 kilotonnes sont déployées pour être lancées sur l’Egypte et la Syrie. Par la suite, ce « secret » sera volontairement divulgué par les services secrets israéliens pour avertir les pays arabes qu’Israël dispose d’armes nucléaires et est prêt à les utiliser. |
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| L'Algérie pourrait menacer Israël et a la hauteur... ~~~~ Les révélations de Mordechaï Vanunu Le premier signe tangible de l’arsenal nucléaire israélien date de 1986, lorsque Mordechaï Vanunu, un ingénieur originaire du Maroc, a fourni au monde entier des informations sur la présence d’un vaste arsenal nucléaire à la centrale Dimona. Profitant d’une visite à Londres, Vanunu offre des photos de la bombe israélienne et autres informations en échange de leur publication au Sunday Times. Il fut rapidement arrêté à Rome par le Mossad et transféré manu militaris à Tel-Aviv où il fut condamné pour espionnage à 18 ans de prison ! Le gouvernement israélien n’a jamais reconnu évidemment les faits dénoncés par Vanunu. Lors de l’interview diffusée sur Euronews, en mai 1995, à la question « le monde entier sait que vous possédez l’arme atomique, vous le confirmez ? », Shimon Pérès, alors ministre des Affaires étrangères, répondit : « Le monde entier, sauf Israël, cela n’inclut pas Israël ». En décembre 1995, Shimon Pérès, le père de l’arme nucléaire, fait une déclaration étonnante à la presse en s’adressant aux pays arabes : « Donnez-moi la paix, je renonce au nucléaire. » Cette phrase fait le tour du monde et les experts se posent toujours la question sur le sens de cette phrase. Les analystes considèrent que cette déclaration est la première déclaration officielle de la part d’un dirigeant israélien à propos de l’arsenal nucléaire israélien. Le TNP et Israël En refusant de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1968, Israël a affirmé son intention de poursuivre son programme nucléaire militaire sans aucun contrôle international. De ce fait, Israël démontrait son intention de mener à bien sans entrave un projet nucléaire militaire qui ouvrait la voie à la prolifération nucléaire dans tout le grand Moyen-Orient. En 1969, le président Johnson et le Premier ministre Golda Meir... arrivent à un accord : Washington n’exercera pas de pression pour amener l’Etat hébreu à signer le TNP, à condition que ce dernier s’attache scrupuleusement à maintenir l’ambiguïté sur ses activités nucléaires. Tel-Aviv nie et Washington ne dit rien. A partir de 1987, l’assemblée générale de l’ONU et la conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vont voter une bonne douzaine de résolutions demandant à Israël de signer le TNP. La résolution 635 des Nations unies nomme clairement Israël et l’invite sans retard à la signature du traité et surtout à placer toutes ses activités nucléaires sous contrôle de l’AEA. Toutes resteront lettre morte. Jusqu’à aujourd’hui, Israël est resté intransigeant concernant son refus de signer le TNP. Sa signature signifie qu’Israël sera tenu, à l’instar des autres pays, d’ouvrir ses installations nucléaires aux inspecteurs de l’AIE. On briserait à tout jamais le mythe de l’ambiguïté et du flou nucléaire. La guerre préventive Les gouvernements israéliens ont cherché par tous les moyens de conserver au grand Moyen-Orient le monopole de ces armes en empêchant les pays arabes et musulmans de développer des programmes nucléaires même avec un objectif civil. La possession de la bombe atomique par un Etat musulman, selon les doctrinaires israéliens, risquerait de bouleverser complètement l’échiquier nucléaire régional. Il faut donc préparer une « défense préventive » face à la « bombe islamique ». Selon le discours officiel, israël doit se doter de cette capacité d’attaque préventive contre les missiles ennemis avant que ceux-ci soient lancés. Pour mieux faire admettre l’utilisation du nucléaire, Israël tend à annuler la distinction fondamentale entre guerre conventionnelle et guerre nucléaire. En connivence avec les USA et la France, Israël lance le 7 juin 1981 une attaque-surprise contre le réacteur nucléaire Tamouz-1 qui était sur le point d’entrer en fonction à Osirak en Irak. Quelques mois plus tard, Israël envahit le Liban et Ariel Sharon, ministre de la Défense, menace les autres pays arabes de frappe nucléaire s’ils interviennent. De ce fait, il paralyse toute initiative militaire adverse, il ouvre ainsi lui-même la porte aux attentats suicide comme tactique de rechange pour un adversaire désarmé et désespéré. Pour la première fois dans l’histoire, un Etat accomplit un acte de guerre selon la doctrine de la première frappe préventive, vingt ans avant que les Etats-Unis en fassent officiellement leur doctrine stratégique. Aussi, c’est dans cette perspective qu’une orchestration médiatique a été faite pour démanteler le réacteur nucléaire de Arn Ouessara. Des journaux US, britanniques et autres ont déclaré que l’Algérie aidée de la Chine s’est lancée dans un projet secret pour la fabrication de la première bombe atomique dans le monde arabe. L’Algérie serait en mesure de menacer Israël dans un avenir très proche. La pression internationale était telle que le gouvernement a décidé rapidement son démantèlement comme les inspecteurs de l’AIEA l’avaient constaté lors de leur visite. En effet, comme l’a expliqué le journaliste Seymour Hersh dans un livre qui lui a valu le prix Pulitzer, L’option Samson. L’arsenal nucléaire israélien et la politique étrangère américaine, les dirigeants israéliens n’ignorent pas qu’une frappe nucléaire sur un pays voisin toucherait inévitablement leur population, vu l’exiguïté des différents territoires de la région. La contamination radioactive ne s’arrêterait pas à la frontière israélienne, cela même en l’absence de riposte militaire immédiate. Il s’agit donc de l’option Samson en référence au personnage biblique qui se suicide avec ses ennemis. Ariel Sharon a résumé cette situation apocalyptique en une courte phrase : « Les Arabes peuvent bien avoir le pétrole, nous nous avons les allumettes ! » L’Etat hébreu est aujourd’hui accrédité de 300 à 400 têtes nucléaires, les USA de 7960, la Russie de 3590 tandis que la Chine de 410 et la France de 350. Outre des bombes atomiques, Israël dispose d’un arsenal nucléaire considérable : satellites, avions, missiles, sous-marins, bombes à laser... Aujourd’hui, les principales capitales du GMO et de l’Europe ainsi que les grandes villes de Russie sont à sa portée. Israël a donc conquis une totale indépendance stratégique. L’Etat hébreu ne menace-t-il pas la paix mondiale ? Rachid Tlemçani |
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| Le Turkménistan et l'Iran pays frére... ~~~~ CHKHABAD (AFP) - Le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad a entamé lundi au Turkménistan, gros producteur de gaz et l'un des régimes les plus fermés au monde, une visite destinée à étendre son influence en Asie centrale, où rivalisent également la Russie et les Etats-Unis. "Les relations entre le Turkménistan et l'Iran sont profitables pour la sécurité dans la région", a déclaré le président iranien lors d'entretiens avec son homologue turkmène Saparmourat Niazov à Achkhabad, la capitale turkmène. "Nos relations fraternelles ne font que progresser", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas de problèmes entre le Turkménistan et l'Iran", a pour sa part déclaré le "président à vie" turkmène qui dirige le pays depuis la période soviétique et y a instauré un culte de la personnalité autour de lui et de sa famille. Des négociations sur l'énergie et le statut de la mer Caspienne doivent se poursuivre mardi entre les deux délégations et une série d'accords être signés à cette occasion. Les cinq pays riverains de la Caspienne (dont quatre sont d'anciennes républiques soviétiques) n'ont pas réussi à conclure un accord général sur la définition de leurs frontières maritimes depuis que l'URSS a éclaté fin 1991, ce qui ralentit le développement des vastes ressources énergétiques renfermées dans le sous-sol de cette mer. Achkhabad et Téhéran doivent également discuter d'une augmentation des livraisons de gaz turkmène à l'Iran de 8 milliards de m3 en 2006 à 14 milliards l'année prochaine, a déclaré à l'AFP un responsable gouvernemental turkmène. L'Iran est le troisième plus grand importateur de gaz turkmène après l'Ukraine et la Russie. L'Iran et le Turkménistan ont conclu ces dernières années plusieurs contrats pour des projets d'infrastructure, notamment pour la construction du gazoduc Korpedje-Kurt Koy, d'un montant de 139 millions de dollars, et du barrage Dostlouk (amitié) d'un montant de 167 millions de dollars. Les échanges commerciaux entre l'Iran et le Turkménistan ne cessent d'augmenter depuis 2000 : ils se sont élevés à 900 millions de dollars en 2005 contre 600 millions de dollars en 2004. La tournée de M. Ahmadinejad, qui se rendra mardi et mercredi au Tadjikistan persanophone, a un caractère largement économique avec des discussions sur des contrats énergétiques et des projets d'infrastructures. Mais les analystes estiment qu'elle a également pour objectif d'étendre l'influence de l'Iran en Asie centrale, une région stratégique, pré carré russe convoité par les Etats-Unis et par la Chine pour son énorme potentiel énergétique et sa proximité avec certains points sensibles comme l'Afghanistan. L'envoi du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'Onu et la possible adoption dès cette semaine d'une résolution exigeant de l'Iran l'arrêt de ses activités d'enrichissement d'uranium n'a pas découragé M. Ahmadinejad de rendre visite à ses voisins. "L'Iran envoie aussi un message pour affirmer qu'il n'est pas sur la défensive. Cette première visite du président Ahmadinejad souligne que l'Iran n'est pas acculé", souligne Radjab Safarov, le chef du Centre des études iraniennes à Moscou. Il y a moins de deux semaines, le secrétaire d'Etat américain à la Défense Donald Rumsfeld était lui aussi à Douchanbé. Le Tadjikistan lui a toutefois refusé un accès direct pour l'aviation américaine à ses bases. Les pays d'Asie centrale continuent à avoir une coopération sécuritaire avec les Etats-Unis mais Washington s'inquiète de ne plus pouvoir compter que sur une seule base dans la région, au Kirghizstan, notamment pour ses opérations en Afghanistan. AFP |
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| Sinon j'ai un autre article plus intéressant mais il y aura des conflits bien sure... Je garde le secret et plus préférable... |
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