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ROME (AFP) - Déféré par surprise mardi soir à la veille de son match contre l'Etoile Rouge de Belgrade, l'AC Milan (1re div) va comparaître une nouvelle fois devant la justice sportive italienne, deux semaines après avoir été sanctionné dans le procès des matches truqués du Calcio. Il est un peu plus de 18H00 GMT mardi soir lorsque le club "rossonero" fait part de son "immense stupeur" et annonce sur son site internet qu'il vient d'être déféré par le procureur de la Fédération italienne de football (FIGC) dans le cadre du second volet du procès du Calcio. Un de ses hauts dirigeants, Leonardo Meani, est soupçonné d'avoir passé sous silence des irrégularités lors d'un match de 2e division, des faits "à attribuer à des comportements totalement personnels de Meani, sans aucun lien avec l'AC Milan", s'est aussitôt défendu le club. Leonardo Meani - qui s'est déjà vu infliger 5 mois de suspension en appel par le tribunal disciplinaire de la FIGC le 25 juillet dernier dans le premier volet du procès - aurait été au courant du "conditionnement" du match Arezzo-Salernitana disputé lors de la saison 2004-05, et n'en aurait rien dit. Au lendemain du match, Meani a reçu un coup de fil - intercepté - du juge de touche Stefano Titomanlio qui lui apprend avec force détails "que la partie a été truquée en faveur de l'Arezzo", vainqueur 1-0, et qui indique "avoir été endoctriné sur le comportement qu'il devait avoir", affirme mercredi Il Corriere della Sera, le quotidien le plus lu d'Italie. Leonardo Meani était déjà au centre du procès disciplinaire qui a vu l'AC Milan écoper de huit points de handicap la saison prochaine en 1re division, outre un déclassement de la 2e à la 3e place lors de la saison 2005-06. Il avait été accusé d'avoir tenté d'obtenir des arbitrages favorables pour l'AC Milan en 2004-05. Le club s'était défendu au procès en soutenant que Meani, qualifié d'employé "précaire" par les avocats, n'avait qu'un rôle mineur dans l'équipe dirigeante. Stefano Titomanlio ainsi que Gennaro Mazzei, ancien responsable de la FIGC chargé de désigner les juges de touche, ont été déférés mardi soir avec l'Arezzo. Le club de 2e division comparaîtra à partir de lundi devant la Cour d'appel fédérale (CAF), le tribunal disciplinaire de la FIGC, tout comme l'AC Milan. La Reggina, club de 1e division déférée pour sa part lundi dernier, sera entendue dimanche. "La présumée non dénonciation de Meani pourrait lui coûter une amende de 1.500 ou 2.000 euros", affirme Il Corriere dello Sport, tous les journaux de la Péninsule s'accordant à dire que le risque maximum encouru se limite à une amende. Mais si cette deuxième vague de comparutions n'aura pas le retentissement du premier procès qui avait vu défiler à la barre la Juventus, l'AC Milan, la Fiorentina et la Lazio ainsi que de nombreux hauts dirigeants sportifs, les Rossoneri se voient à nouveau plongés dans la tourmente. D'abord privé de Ligue des Champions en première instance dans le procès du scandale du Calcio, l'AC Milan s'était vu repêché en appel par une sanction jugée très clémente lui donnant le droit de disputer le tour préliminaire. L'UEFA avait essayé en vain de barrer la route à l'équipe lombarde mais l'avait finalement accueillie à contre-coeur, soulignant durement que le club de Silvio Berlusconi "n'a pas encore vraiment perçu le désagrément qu'il représente et les dommages qu'il a déjà causés au football européen". L'AC Milan, sextuple vainqueur de la C1, affronte mercredi soir à 18H45 GMT l'Etoile Rouge de Belgrade en 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions. |