se convertir au chiisme ?


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  #21  
Vieux 22/08/2006, 19h46
 
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Envoyé par 3achi9eal7or
dit lui aussi si ton coeur pousse à devenir nasserani vas y ecoute ton coeur ou plutôt vas y ecoute ton chayetan
je te dis craint alah aza wajal car egaré un musulman est une faute trés grave
tu connait quoi de rafede"ou le chiisme" pour dire ça
ou bien tu le conseil qlq chose que tu connait pas
???????????????????????
j'attend tes réponse et ce sont qui les savants qui ont dit que rafede est une coloration de l'islam
que alah nos preserve contre l'egarement
Je répète MA réponse qui ne peut être la tienne : Si ton coeur est attiré par la Tradition Chî'îtte alors écoutes-le lui et n'écoutes quiconque...
Je suis désolé que ma réponse t'embête mais c'est comme ça : je suis totalement LIBRE de dire ce que je pense en vertu de la Suprême Liberté !
Chacun est entièrement libre et n'a pas à être dirigé par quiconque s'arrogeant le droit d'affirmer que la vérité ce serait ceci plutôt que cela.
Si ce frère ou cette soeur se sent attiré(e) par le Chî'îsme alors qu'il ou qu'elle réponde à ce désir.
" Il est où que vous soyiez " ( Coran )
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  #22  
Vieux 22/08/2006, 19h51
 
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Envoyé par Soufisme
Je répète MA réponse qui ne peut être la tienne : Si ton coeur est attiré par la Tradition Chî'îtte alors écoutes-le lui et n'écoutes quiconque...
Je suis désolé que ma réponse t'embête mais c'est comme ça : je suis totalement LIBRE de dire ce que je pense en vertu de la Suprême Liberté !
Chacun est entièrement libre et n'a pas à être dirigé par quiconque s'arrogeant le droit d'affirmer que la vérité ce serait ceci plutôt que cela.
Si ce frère ou cette soeur se sent attiré(e) par le Chî'îsme alors qu'il ou qu'elle réponde à ce désir.
" Il est où que vous soyiez " ( Coran )
tu aprouve ce que tu dis par ce verset
alahoma hefadena mina al jahele
je t'ai posé une question
si le frère ou la soeur voulait se convertir au judaisme tu lui dira la même chose de suivre son coeur ou tu va le consseller???
il est ou al amere bi al ma3eroufe wa anaheye 3ani alemonekare
car j'ai peur pour le frère et non parce ce que nombre des sunnites va déminuer de 1miliard 200 millions à 1miliard 199 millions 9999999 milles sunnites car ce n'est pas le nombre qui manque mais la qualité
alahoma ini 9ade balarete alahoma fachehade
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  #23  
Vieux 22/08/2006, 19h56
 
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le sunnisme ne veut absolument pas dire suivre la sunna mais c'est un mouvement politique apparu bien après l'époque du sceau des prophètes (sws).
ce n'est pas parce que tu te nommes sunni que tu suis la sunna cela n'a rien à voir.
les chi'is ne sont appelés ainsi que parce qu'ils étaient les partisans de sidna 'ali lors d'une bataille contre mu'awiyya.
moi personnellement si j'avais assisté à cette bataille entre ces deux personnages j'aurais immédiatement choisi le camp de sidna 'ali et j'aurais alors sans douté été appelé chi'i ( partisans de 'ali ) par le camp d'en face...
réflèchis donc bien avant de balançer des pseudo-informations !
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  #24  
Vieux 22/08/2006, 20h09
 
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Envoyé par Soufisme
le sunnisme ne veut absolument pas dire suivre la sunna mais c'est un mouvement politique apparu bien après l'époque du sceau des prophètes (sws).
ce n'est pas parce que tu te nommes sunni que tu suis la sunna cela n'a rien à voir.
les chi'is ne sont appelés ainsi que parce qu'ils étaient les partisans de sidna 'ali lors d'une bataille contre mu'awiyya.
moi personnellement si j'avais assisté à cette bataille entre ces deux personnages j'aurais immédiatement choisi le camp de sidna 'ali et j'aurais alors sans douté été appelé chi'i ( partisans de 'ali ) par le camp d'en face...
réflèchis donc bien avant de balançer des pseudo-informations !

Pour comprendre réellement ce qu'est le Chî'îsme rien de mieux que de s'orienter vers quelqu'un de spécialiste dans ce domaine.
A lire donc ceci :
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  #25  
Vieux 22/08/2006, 20h09
 
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Envoyé par Soufisme
le sunnisme ne veut absolument pas dire suivre la sunna mais c'est un mouvement politique apparu bien après l'époque du sceau des prophètes (sws).
ce n'est pas parce que tu te nommes sunni que tu suis la sunna cela n'a rien à voir.
les chi'is ne sont appelés ainsi que parce qu'ils étaient les partisans de sidna 'ali lors d'une bataille contre mu'awiyya.
moi personnellement si j'avais assisté à cette bataille entre ces deux personnages j'aurais immédiatement choisi le camp de sidna 'ali et j'aurais alors sans douté été appelé chi'i ( partisans de 'ali ) par le camp d'en face...
réflèchis donc bien avant de balançer des pseudo-informations !
Peut être tu serait parmi les khawarij, n'est-ce pas? N'ont-ils pas combattu aux côtés de sidna Ali (Dieu le bénisse) dans cette bataille?

Ou tu serais avec le groupe d'Ibn saba2?

Le chiisme a été toujours un couteau dans le dos de l'islam:

Quel est le rôle joué par le chiisme^dans l'expansion de l'islam:

Citation:
Envoyé par bobrais
Puisque tu parle de bravoure te de courage, donne-moi un seul, je pèse mes mots UN SEUL, pays du monde musulman actuel perse (Iran) inclus et d'antan (péninsule ibérique par exemple) et ce du Maroc en passant par le Niger et le Sénégal sans oublier la Bosnie jusqu'en Indonésie sans oublier Silan et la Tchétchénie qui a été convertis à l'islam grâce à un, je pèse mes mots UN chiite?
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  #26  
Vieux 22/08/2006, 20h10
 
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PREMIÈRE PARTIE :

COMMENT EST NÉ LE CHIISME?










On peut dire que le Chiisme est le produit naturel de l'Islam et la représentation de la thèse vers laquelle l'Appel islamique aurait dû s'acheminer pour sauvegarder (un développement sain après le décès du Prophète).

Cette thèse, il est possible de la déduire logiquement du déroulement de l'Appel islamique qui, en raison de la nature de sa formation et des circonstances qu'il vivait, fut dirigé par le Prophète lui-même. Celui-ci se chargeait en effet de la direction d'une mission révolutionnaire et menait une opération de changement radical de la société, de ses normes, de ses règlements et de ses conceptions. Pour réussir cette entreprise, la route a parcourir n'était pas courte, lion de là, elle devait prolonger la longue série d'énormes disparités morales entre la jâhiliyyah (la société antéislamique) et l'Islam.

L'Appel islamique entrepris par le Prophète avait la tâche ardue de rééduquer l'homme Jâhilite (antéislamique), de le façonner à l'image de l'Islam, en lui faisant porter une lumière nouvelle, et en en extirpant toutes les racines et les séquelles du passé Jâhilite.

Le Prophète a franchi, en un court laps de temps, des pas gigantesques dans cette opération révolutionnaire. Il fallait que l'action qu'il avait entreprise se poursuive après sa mort. Or, quelque temps avant sa mort, le Prophète avait pressenti que ses jours étaient comptés; et cela, il l'avait annoncé clairement et publiquement dans Hujjat al-Wadâ' (le Pèlerinage d'Adieu). La mort ne l'a donc pas pris au dépourvu. Cela signifie que même si nous ne tenons pas compte du facteur de la Révélation et de la Providence et leur rôle dans l'orientation du Prophète quant à l'avenir de l'Appel après sa disparition.

Cela dit, on peut remarquer logiquement que le Messager se trouvait devant trois voies, dont il devait choisir une, pour l'avenir de l'Appel.
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  #27  
Vieux 22/08/2006, 20h12
 
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Citation:
Envoyé par Soufisme
PREMIÈRE PARTIE :

COMMENT EST NÉ LE CHIISME?










On peut dire que le Chiisme est le produit naturel de l'Islam et la représentation de la thèse vers laquelle l'Appel islamique aurait dû s'acheminer pour sauvegarder (un développement sain après le décès du Prophète).

Cette thèse, il est possible de la déduire logiquement du déroulement de l'Appel islamique qui, en raison de la nature de sa formation et des circonstances qu'il vivait, fut dirigé par le Prophète lui-même. Celui-ci se chargeait en effet de la direction d'une mission révolutionnaire et menait une opération de changement radical de la société, de ses normes, de ses règlements et de ses conceptions. Pour réussir cette entreprise, la route a parcourir n'était pas courte, lion de là, elle devait prolonger la longue série d'énormes disparités morales entre la jâhiliyyah (la société antéislamique) et l'Islam.

L'Appel islamique entrepris par le Prophète avait la tâche ardue de rééduquer l'homme Jâhilite (antéislamique), de le façonner à l'image de l'Islam, en lui faisant porter une lumière nouvelle, et en en extirpant toutes les racines et les séquelles du passé Jâhilite.

Le Prophète a franchi, en un court laps de temps, des pas gigantesques dans cette opération révolutionnaire. Il fallait que l'action qu'il avait entreprise se poursuive après sa mort. Or, quelque temps avant sa mort, le Prophète avait pressenti que ses jours étaient comptés; et cela, il l'avait annoncé clairement et publiquement dans Hujjat al-Wadâ' (le Pèlerinage d'Adieu). La mort ne l'a donc pas pris au dépourvu. Cela signifie que même si nous ne tenons pas compte du facteur de la Révélation et de la Providence et leur rôle dans l'orientation du Prophète quant à l'avenir de l'Appel après sa disparition.

Cela dit, on peut remarquer logiquement que le Messager se trouvait devant trois voies, dont il devait choisir une, pour l'avenir de l'Appel.
LA PREMIÈRE VOIE

La première voie qui se présentait au Prophète consistait <a adopter une attitude passive vis-à-vis de l'avenir de l'Appel, à se contenter de le diriger et de l'orienter durant son existence, laissant le soin de cet avenir aux circonstances et aux hasards.

Or, une telle passivité de la part du Prophète ne saurait être envisagée, car elle découle de deux hypothèses qui ne correspondent guère à l'état d'esprit du Messager:

1- Penser que le fait de ne rien entreprendre pour assurer l'avenir de l'Appel n'aura aucune incidence sur cet avenir et que la Ummah qui hériterai de cet Appel sera capable d'en assurer la protection et de l'empêcher de dévier.

Or, une telle vision de l'avenir de l'Appel n'est guère conforme à la réalité de la situation qui prévalait. Celle-ci incitait plutôt à avoir une vision contraire. Car l' «Appel», ayant consisté en une action de transformation révolutionnaire (radicale)(8), au stade embryonnaire, visant à édifier la Ummah et à en extirper les racines Jâhilite, aurait été exposé à toutes sortes de graves dangers, si son Guide (le Prophète) avait disparu de la scène sans rien prévoir pour sa succession. Il y a tout d'abord es dangers découlant d'une situation où il faudrait envisager un vide pour lequel on n'avait rien prévu, et de la nécessité d'improviser hâtivement sous le grand choc que provoquerait la disparition du Prophète. Car si celui-ci quittait la scène sans planifier l'avenir de l'Appel, la Ummah aurait pour responsabilité première de confronter, sans Guide, les problèmes les plus graves qui se poseraient à l'Appel, alors qu'elle ne serait guère préparée à une telle situation. Aussi, cette situation imposerait-elle à la Ummah de prendre une décision hâtive et impromptue, malgré la gravité du problème auquel elle serait confrontée, car le vide créé ne pourrait attendre. Or, que vaut une telle décision hâtive, prise sous l'effort du choc qu'éprouve la Ummah, à la disparition de son grand Guide? Le choc que la Ummah a subi en perdant son Prophète a créé une telle émotion qu'il fut de nature à troubler l'acheminement normal de la pensée, et qu'il conduisit un Compagnon bien connu à déclarer sous le coup de l'émotion: «Non! Le Prophète n'est pas mort et il ne mourra pas».

Il y a ensuite les dangers provenant du fait que la Ummah n'avait pas atteint un degré de maturité doctrinale, qui permettrait au Prophète de s'assurer préalablement de l'objectivité de l'attitude qui serait adoptée après sa mort, de la concordance de cette attitude avec le cadre missionnaire de l'Appel, de sa capacité à vaincre les contradictions latentes qui, au fond, habitaient des Musulmans divisés en «Muhâjirine»(9) (Emigrés) et «Ançâr»(10) (Partisans), Arabes «Quraychites»(11) et les Arabes non Quraychites, Mequois(12) et Médinois(13).

Puis, il y a aussi les dangers provenant des faux convertis qui complotaient secrètement et constamment contre 'Islam du vivant du Messager. Il s'agit de ceux que le Coran désigne sous le vocable d' «hypocrites». Et si on ajoute à ceux-ci un grand nombre d'individus qui se sont convertis à l'Islam après la Conquête(14) moins par conviction que par soumission au fait accompli, on pourra imaginer les dangers que représenteraient de tels éléments lorsqu'ils se trouvaient subitement les mains libres dans une situation de vide du pouvoir et d'absence e Guide!

La gravité de la situation qui devrait prévaloir après la disparition du Prophète n'aurait donc pu échapper, aucun dirigeant ayant exercé une action missionnaire, et a fortiori au «Sceau des prophètes»(15) (le Prophète Muhammad-P).

Et si l'on admet:

- qu'Abû Bakr ne s'est pas permis de quitter la scène (de la vie) avant d'intervenir activement dans le sort de sa succession afin de garantir l'avenir du califat, en prétextant une mesure de précaution;

- que les Musulmans ont accouru à Omar lorsqu'il a été blessé en l'implorant: «Si tu nous faisais une promesse(16) (si tu désignait un successeur)», craignant le vide qui serait créé après sa mort, et ce, bien qu'une certaine maturité politique et sociale ait commencé à se dessiner chez la Umma, dix ans après la disparition du Messager, et que Omar, partageant leur appréhension, ait désigné six successeurs possibles;

- que Omar était conscient de la gravité de la situation le Jour de la Saqîfah(17), et des complications que pourrait créer la désignation improvisée d'Abû Bakr au Califat, puisqu'il a déclaré à ce propos: «C'était une erreur et Allah nous en a évité les conséquences fâcheuses»(18); et puisqu'Abû Bakr lui-même a justifié sa hâte à accepter du Prophète, par la gravité de la situation (créée à la suite de la mort du Prophète) et de la nécessité de lui trouver une solution rapide, en déclarant (lorsqu'on l'a blâmé d'avoir accepté le pouvoir): «Le Messager de Dieu a rendu l'âme alors que les fidèles n'avaient pas assez de recul pour oublier la jâhiliyyah. C'est pourquoi, mes amis m'ont chargé de cette responsabilité».(19)

Si tout cela est donc vrai, il est tout naturel et évident que le Précurseur et Prophète de l'Appel islamique, était encore plus conscient que tout autre de l'Islam après sa mort, et qu'il comprenait mieux que quiconque la nature de la situation et les exigences de l'action de transformation révolutionnaire qu'il exerçait auprès d'une Umma qui venait de quitter la jâhiliyyah de fraîche date, selon l'expression d'Abu Bakr.
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  #28  
Vieux 22/08/2006, 20h14
 
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2- La seconde hypothèse absurde qui expliquerait la prétendue passive du Prophète vis-à-vis du sort et de l'avenir de l'Appel après sa mort, c'est de penser que, bien qu'i fût conscient du danger que comporte cette passivité, il ne fit rien qui pût prévenir l'Appel de ce danger, et ce parce qu'il aurait considéré l'Appel dans un esprit intéressé, se contentant de le protéger tant qu'il vivait lui-même, afin d'en tirer profit et de jouir de ses avantages, sans guère se soucier de la suivre de l'Appel après sa propre disparition.

Hypothèse d'autant plus insensée que, même si l'on dépouillait le Prophète de sa qualité de Messager de Dieu et que l'on oubliait qu'il était en contact permanent avec la Providence pour tout ce qui concerne l'Appel, même si nous nous contentions de le considérer comme un dirigeant missionnaire, pareil à l'autres dirigeants de message, cette hypothèse ne pourrait s'appliquer à lui, dirigeant missionnaire inégalé dans le dévouement qu'il montrait pour l'Appel, dans la fidélité qu'il lui vouait et dans les sacrifices qu'il lui offrait jusqu'au dernier moment de sa vie.

Toute son histoire en porte témoignage. Même lorsqu'il était sur son lit de mort et que sa maladie s'aggravait sérieusement, il n'a cessé de se préoccuper d'une bataille dont il avait établi des plans et pour laquelle il avait préparé l'armée de Usâmah. C'était de son lit de mort qu'il ne cessait de donner les ordres suivants, entrecoupés de pertes de conscience répétées: «Prépares l'armée de Usâmah! Mettez-la sur pied de guerre...»(20).

Si le Prophète s'est montré si préoccupé par l'un des aspects militaires de l'Appel, alors même qu'il s trouvait sur son lit de mort, et tout en sachant qu'il mourrait avant d'avoir cueilli les fruits de cette bataille, comment peut-on concevoir qu'il ne se souciait pas de l'avenir de l'Islam et qu'il n'établissait pas des plans pour le prévenir des dangers qui le guetteraient après sa mort?

Enfin, un seul faut survenu lors de la dernière maladie du Messager suffit à prouver que celui-ci n'avait pas choisi cette première voie et qu'il était à mile lieues d'adopter une attitude passive vis-à-vis de l'avenir de l'Appel, d'ignorer le danger d'une telle attitude ou de ne pas s'en soucier. Ce fait, tous les Çihâh (ouvrages spécialisés reproduisant les Hadiths(21) authentiques) des Musulmans, Sunnites et Chiites, l'ont rapporté: il s'agit de ce que le Prophète a dit au moment de mourir, en présence de plusieurs témoins dont Omar Ibn al-Khattâb: «Apportez-moi l'épaule (la planche) et l'encrier pour que je vous écrive une lettre (testament) grâce à laquelle vous ne vous égarerez pas».(22)

Ce gestes du Guide, dont l'authenticité fait l'unanimité des Musulmans, montre clairement que le Prophète pensait aux dangers qui planaient sur l'avenir et qu'il était profondément conscient de la nécessité d'immuniser la Umma contre la déviation et de protéger l'Appel des risques de relâchement t d'écroulement. Donc, en aucun cas on ne peut envisager l'hypothèse d'une attitude passive de la part du Prophète à l'égard de l'avenir de l'Appel.
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  #29  
Vieux 22/08/2006, 20h14
 
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Répond à ceci:
.
Citation:
Envoyé par Soufisme
le sunnisme ne veut absolument pas dire suivre la sunna mais c'est un mouvement politique apparu bien après l'époque du sceau des prophètes (sws).
ce n'est pas parce que tu te nommes sunni que tu suis la sunna cela n'a rien à voir.
les chi'is ne sont appelés ainsi que parce qu'ils étaient les partisans de sidna 'ali lors d'une bataille contre mu'awiyya.
moi personnellement si j'avais assisté à cette bataille entre ces deux personnages j'aurais immédiatement choisi le camp de sidna 'ali et j'aurais alors sans douté été appelé chi'i ( partisans de 'ali ) par le camp d'en face...
réflèchis donc bien avant de balançer des pseudo-informations !
Peut être tu serait parmi les khawarij, n'est-ce pas? N'ont-ils pas combattu aux côtés de sidna Ali (Dieu le bénisse) dans cette bataille?

Ou tu serais avec le groupe d'Ibn saba2?

Le chiisme a été toujours un couteau dans le dos de l'islam:

Quel est le rôle joué par le chiisme^dans l'expansion de l'islam:

Citation:
Envoyé par bobrais
Puisque tu parle de bravoure te de courage, donne-moi un seul, je pèse mes mots UN SEUL, pays du monde musulman actuel perse (Iran) inclus et d'antan (péninsule ibérique par exemple) et ce du Maroc en passant par le Niger et le Sénégal sans oublier la Bosnie jusqu'en Indonésie sans oublier Silan et la Tchétchénie qui a été convertis à l'islam grâce à un, je pèse mes mots UN chiite?
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  #30  
Vieux 22/08/2006, 20h16
 
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LA DEUXIÈME VOIE

La seconde voie que le Prophète pouvait choisir vis-à-vis de l'avenir de l'Appel, c'était d'adopter une «attitude active»(23) et de préparer un plan pour sa succession, qui consisterait à confier la tutelle de l'Appel et la direction de l'Expérience(24) à la Ummah elle-même, laquelle serait représentée, selon le système de Choura (concertation), par la première génération doctrinale qui comprenait l'ensemble des Muhâjirine et des Ançâr. Cette génération qui est la représentante de la Ummah serait le fondement du pouvoir et l'axe de la direction de l'Appel dans le cours de son développement.

Mais là encore, un examen sérieux de la situation générale (qui prévalait à l'époque du Prophète) et des faits incontestables qu'on connaît du Messager, de l'Appel et de l'avant-garde islamique réfute cette supposition et nous conduit à constater que le Prophète n'a pas confié à la Ummah - représenté par sa génération d'avant-garde (les Muhâjirine et les Ançâr) - le soin de désigner la direction de l'Appel selon le principe de Chourâ.

Ci-après quelques points explicatifs et démonstratifs (de cet examen):

I - S'il était vrai que le Prophète avait adopté une attitude positive vis-à-vis de l'avenir de l'Appel, en préconisant l'application d'un système de Choura - directement après sa mort - ayant le pouvoir de désigner une direction pour l'Appel, une telle attitude exigé du Prophète - et c'eût été la moindre des choses, ou la chose la plus évidente à faire - qu'il s'appliquât à familiariser la Ummah et les pionniers de l'Appel avec le système de Choura, ses règles et ses détails, à conférer à celui-ci un caractère religieux sacré, afin de préparer - intellectuellement et spirituellement - la société islamique à s'en accommoder, sachant que celle-ci se constituait de tribus qui n'avaient pas vécu, avant l'Islam, une situation politique basée sur le Choura, mais sous un système clanique et tribal où prévalaient, dans une grande mesure, la force, la fortune et le facteur de l'hérédité.

Or, il est facile de constater que le Prophète (P) n'a pas mené une action de nature à préparer les gens à un régime de Choura et à ses détails législatifs. Car, si une telle action avait été accomplie, elle aurait été tout naturellement reflétée dans les hadith du Messager, dans la mentalité de la Ummah, ou, tout au moins, dans celle de la génération d'avant-garde censée être responsable de l'application du système de Choura. Or, en cherchant dans les hadith du Prophète, nous ne trouvons aucune image législative précise du système de Choura, et lorsque nous examinons la mentalité de la Ummah ou celle de sa génération d'avant-garde, nous n'y remarquons aucune trace ni aucun reflet précis d'une action quelconque de préparation à ce système.

En effet, la génération d'avant-garde comprenait deux tendances:

1- La tendance dirigée, par Ahl-ul-Bayt(25)

2- La tendance représentée par la Saqîfah(26) et le califat qui a pris le pouvoir effectif après la décès du prophète.

En ce qui concerne la première tendance, elle croyait à la «prédésignation»(27) et à l'Imamat, et met l'accent sur la parenté (avec le Prophète). Elle n'a rien fait qui puisse laisser entendre qu'elle croyait à l'idée de Choura.

Quant à la seconde, tous les faits dans la vie pratique et dans les actes de ses tenants, montrent indubitablement que ceux-ci ne croyaient pas au principe de Choura et qu'ils n'avaient pas fondé leur exercice du pouvoir sur ce principe. Il en va de même de tous les secteurs musulmans contemporains de la période du décès du Prophète.

Citons quelques exemples pour étayer cette assertion:

Lorsque l'état de santé d'Abû Bakr s'est aggravé, il a désigné Omar Ibn al-Khattâb pour sa succession (au califat) et a demandé à Othmân de rédiger son testament que voici: «Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Voici ce que le calife (successeur) du Messager de Dieu, Abû Bakr a confié aux Croyants et aux Musulmans: Que la paix soit sur vous. Louange à Dieu (vous, dis-je). J'ai désigné pour vous, Omar Ibn al-Khattâb. Ecoutez-le donc et obéissez-lui».

Et lorsque Abdul Rahmân Ibn 'Awf s'est rendu auprès de lui et lui a demandé: «comment vas-tu, ô Calife du Messager de Dieu?», celui-ci a répondu: «Je suis mourant. Et vous, vous avez aggravé ce dont je souffre, lorsque, voyant que j'ai désigné l'un d'entre vous, chacun de vous a eu le nez enflé et chacun de vous demandait la désignation pour soi».(28)

Ce procédé de succession au califat et la protestation qu'il a suscitée chez l'opposition, montrent que le calife (Abû Bakr) ne pensait pas avec une mentalité de Choura, qu'il estimait être en droit de nommer son successeur t que cette nomination imposait aux Musulmans obéissance; c'est pourquoi il leur a ordonné de l'écouter et de lui obéir. Il ne s'agissait donc pas d'une simple suggestion ni d'une simple proposition de candidature, mais d'une obligation et d'une nomination.

On peut remarquer que Omar Ibn al-Khattâb, lui aussi, estimait qu'il avait le droit d'imposer aux Musulmans un successeur au califat; c'est pourquoi il a désigné six personnes à qui il a demandé de choisir l'une d'entre elles pour être calife, sans laisser à l'ensemble des Musulmans aucune rôle réel dans cette «élection».

C'est dire que ni le procédé adopté par le premier (calife Abû Bakr) pour assurer sa succession, ni celui du second calife (Omar ibn al-Khattâb), ne reflétaient un esprit de Choura. De même, en nous référant (des deux califes), nous n'y remarquons pas de traces de cet esprit de Choura.

Ainsi, lorsqu'on a posé à Omar la question de sa succession, il a dit: «Si l'un de ces deux hommes (Salîm Mawlâ Ibn Abî Huthayqah et Abî 'Ubaydah al-Jarrah) était là, je la(29) lui avais confiée et j'aurais confiance en lui. Et si Salîm était vivant, je l'(30)aurait faite sans Choura».(31)

Quant à Abû Bakr, il confiait (de son lit de mort) à Abdul Rahmân Ibn 'Awf: «J'aurais aimé demander au Messager de Dieu à qui revenait cette affaire (la succession). De cette façon, personne ne l'aurait contestée».(32)

Lorsque des Ançâr, réunis à la Saqîfah, décidèrent de désigner l'un des leurs pour commander les Musulmans après le décès du Prophète, l'un d'eux s'inquiéta:

- Et si les Muhâjirine de Quraych(33) s'y opposaient en faisant valoir leur droit (à la succession, au califat), en leur qualité de Muhâjirine, de fidèles Compagnons du Prophète et de membres de sa famille?

- Nous leur dirions alors: «L'un (calife) des nôtre et l'un des vôtres. C'est notre dernier mot», lui répondit-on.

Effectivement, Abû Bakr s'adressa à eux (Ançâr) et fit le discours suivant : «Nous les Musulmans Emigrés (Muhâjirine), étions les premiers à nous convertir à l'Islam. Les gens nous ont suivis. Nous sommes la tribut du Messager de Dieu et nous descendons des plus honorables des arabes».

Et lorsque les Ançârs suggérèrent que le califat revînt alternativement aux Ançâr et aux Muhâjirine, Abû Bakr répondit : «Lorsque le Messager de Dieu fut révélé, les arabes ne voulurent pas renoncer à la religion de leurs ancêtres. C'est pourquoi, ils s'opposèrent à lui et lui créèrent des difficultés. Dieu désigne les premiers Emigrés de sa tribu (du Prophète) pour le croire. Ils sont donc les premiers à adorer Allah sur la terre. Ils sont les fidèles compagnons du Prophète et les membres de sa famille. Ils ont plus que quiconque, le droit à sa succession. Ne peut leur disputer ce droit qu'un injuste».
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