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#1
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| 1) An-niyya - L’intention La niyya c’est que l’on ait l’intention d’adorer Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) par l’intermédiaire de la prière et elle fait partie des actes du cœur (c’est-à-dire qu’elle n’est pas verbale). Et il ne nous a pas été rapporté de hadith du Prophète (sallallahou alayhi wa salam) ou de la part de l’un de ses compagnons, mentionnant qu’on doit prononcer un texte qui atteste l’intention de faire telle prière au commencement de celle-ci. 2) Ce diriger vers la Qibla Il est obligatoire pour celui qui voit la Ka’ba de ses propres yeux, de se diriger vers elle avec précision. Quant à celui qui ne peut pas la voir, il doit s’orienter vers la direction de la Ka’ba. Si une personne accomplit une prière vers une autre direction que la Qibla, à cause des nuages ou autres, et ce après effort et recherche effectués pour la Qibla, sa prière est alors valable. Elle ne doit pas la refaire. Si une autre personne de confiance vient lui annoncer la bonne direction de la Ka’ba, alors qu’elle est en train d’accomplir sa prière, sans aucune connaissance préalable de la Qibla, elle doit se diriger aussitôt vers la Qibla. Quant à sa prière accomplie, elle est correcte. Pour savoir comment calculer la qibla, rendez vous sur le site http://islamfrance.free.fr/qibla.html Première rak’at 3) Le Takbir El Ihram On commence en levant les mains et on fait le takbir c’est à dire: dire « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » (On ne doit pas réciter le takbir à haute voix dans toutes les prières, sauf s’il s’agit de l’imam) 4) Du’a Al-Istiftah - L’invocation d’ouverture On commence la prière par la récitation de quelques invocations qui sont authentiquement rapportés du Prophète (sallallahou alayhi wa salam). Il en y a beaucoup, dont la plus célèbre: « Soubhanaka llahoumma wa bihamdika. watabâraka ismouka wa ta’alâ jaddouka wa lâ ilaha ghayrouka » « Gloire à Toi ! Seigneur, Louanges à Toi, Que Ton nom soit béni, Exaltée soit Ta grandeur, il n’y a pas d’autre divinité (digne d’adoration) excepté Toi » 5) Al-Isti’ada - La demande de Refuge Puis, on formule la dou’a du refuge auprès d’Allah (soubhânahou wa ta'âlâ) contre satan le maudit : « A’oudhou bi allahi min ach-chaytani ar-rajim » « Je cherche refuge auprès d’Allah de satan le maudit » 6) La basmallah C’est à dire : dire : « Bismillahi-rahmani-rahim » « Au nom d’Allah, le tout Miséricordieux, le très Miséricordieux » Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) lisait la sourate « Al Fatiha » et parfois il disait « Bismillahi-rahmeni-rahim » à haute voix des fois à voix basse et il le disait plus à voix basse qu’à voix haute. 7) Réciter la Fatiha (sourate n°1) « Bismillahi-rahmeni-rahim Al hamdoullillahi-rabbi-l-‘alamin Ar-rahmeni-rahim Mâliki yawmi-d-dîn Iyâka na’boudou wa iyâka nasta’în Ihdinâ-s-sirâta-l-moustaqîm Sirâta-l-ladîna an’amta ‘alayhim ghayri-l-maghdhoûbi ‘alayhim wa lâdh-dhalîn»… Traduction : « Au nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, seigneur de l’Univers. Le tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Maître du Jour de la rétribution. C’est Toi seul que nous adorons, et c’est Toi seul dont nous implorons secours. Guide-nous dans le droit chemin, Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. » Il est obligatoire de réciter la Fatiha dans chaque rak’at. On doit réciter la Fatiha entièrement. La Basmala (bismillahi Ar-rahmani Ar-rahim) en est un verset. La récitation de la Fatiha est un pilier de la prière dont l’absente rend la prière invalide. Il est du devoir des (musulmans) non arabes de la mémoriser. Quant à celui qui en est incapable, il lui suffit de dire: « Soubhana allahi, wal-hamdou lillahi, wa lâ ilaha illa-llah, Allahou akbarou, wa lâ hawla wa lâ qouwwata illâ bi-llah ». « Gloire à Allah, louange à Allah, il n’y a pas de dieu (digne d’adoration) excepté Allah, Allah est le plus Grand et il n’y a pas de force ni de puissance si ce n’est en Allah ». Quant il finissait de lire la Fatiha, le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) disait « Amin », et s’il lisait le Coran à voix haute pour les prières du Sobh, Maghreb et ‘Icha, il disait « amin » à voix haute et le contraire pour les prières du Dhor et ’Asr. Il se taisait quelques secondes après la lecture de la Fatiha. 8) Réciter une deuxième sourate Il est de la pratique du Prophète (sallallahou alayhi wa salam) de réciter d’autres sourates ou quelques versets après la Fatiha dans les deux premières rak’ats. Par exemple : Sourate « Al Ikhlâs » « le Monothéisme pur » n° 112 « Qoul houwa-llahou ahad Allahou-s’ amad Lam yalid wa lam youlad Wa lam yakoun lahou, koufouan ahad » Traduction : « Dis : « Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui » 9) Le Roukou’ou – l’inclinaison Quand on finit la récitation des sourates, on doit marque un léger silence juste le temps de reprendre son souffle. Puis on lève ses mains de la même manière qu’au premier takbir (Takbir el-Ihram). On récite le takbir « Allahou Akbar » « Dieu est le plus grand » et on accomplit le roukou’ou : l’inclinaison. Position : On place les mains sur les genoux, les doigts étendus, comme si on les tiens avec. On courbe son dos et le tient d’une façon que si on y versait de l’eau, elle ne coulerait pas. On ne baisse pas la tête, ni l’élève, mais on doit la garder au niveau du dos. On éloigne les deux coudes des deux côtés du corps. On dit: "Soubhana rabbî-al-‘adhim" « Gloire à mon Seigneur le Sublime » trois fois ou plus. On se redresse du roukou’ (et se tient droit). Pendant qu’on se redresse, on dit: « Sami’a allahou liman hamidah » « Allah entend celui qui Le loue ». Et on lève les mains de la manière qu’auparavant. Une fois redressé, on dit: « Rabbana wa laka-l-hamd » « O notre Seigneur, à Toi les louanges ». 10) Le Soujoud – la Prosternation On dit « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » sans lever les mains. Position : Quand on se prosterne, on doit s’appuyer sur ses mains, lesquelles doivent être ouverts (les doigts étendus). On ne doit pas écarter les doigts des deux mains, on doit les faire pointer vers la Qibla. On met les mains au niveau des épaules mais on peut les mettre aussi au niveau des oreilles. On élève les avant-bras pour qu’ils ne touchent pas le sol et ne les étends pas comme fait le chien. Pendant le soujoud, il faut que le front et le nez touchent le sol, les genoux doivent également toucher le sol. Les bouts des orteils des deux pieds doivent aussi toucher le sol. Pendant le soujoud, on garde les deux pieds droit (en vertical). On dirige les bouts des orteils vers la Qibla et on joint les talons des pieds. On dit alors: « Soubhana rabbiyal a’laa » « Gloire à mon Seigneur le Très Haut » trois fois ou plus. Il est de conseillé (moustahab) d’y multiplier les invocations, parce qu’elles y sont plus exaucées qu’ailleurs. Il est permis de se prosterner sur le sol et sur tout ce qui l’isole du front tel qu’un tissu, un tapis ou une natte… etc. Il n’est pas permis de réciter (des sourates) du Coran pendant le soujoud. 11) Al iftirach - S’asseoir entre les deux soujoud On relève la tête de la prosternation en récitant le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus Grand » Puis, on s’assoit calmement et droit afin que tous les os reprennent leurs emplacements. Position : On étend le pied gauche et on s’assoit dessus. On garde le pied droit vertical. On dirige les orteils du pied droit vers la Qibla. Dans cette posture: on dit (uniquement): « Rabbi-ghfir lî », « O mon Seigneur, pardonnes moi ». Ou alors "Allahoumma ighfir lî, wa-rhamnî,wa-hdinî, wa-jbournî, wa’afi’ni, warzuqnî, wa-rfa’nî » « O Allah, pardonnes-moi, soit clément envers moi, guide-moi, rend-moi satisfait, accordes-moi de quoi vivre et élève-moi ». 12) De la seconde prosternation Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est Grand » Puis, on accomplit le second sujoud et on y refait ce qu’on fait dans le premier sujoud. Quand on lève la tête de la seconde prosternation, et on veut se relever, on récité le takbir, « Allahou akbar » « Dieu est grand ». On doit s’asseoir calmement droit sur le pied gauche jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement, et ce avant de se mettre debout. |
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#2
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| La seconde rak’at Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) se levait en s’appuyant sur ses pieds et ses genoux en se propulsant avec ses cuisses et si cela était difficile pour lui alors, parfois il s’aidait de sa main. (rapporté par Al Boukhârî) Le Cheikh Albani (arhimoullah) lui conseille de se lever en s’appuyant sur les mains fermées comme les ferment le batteur de la pâte (à pain). On refait ce qu’on fait dans la première rak’at sauf, qu’on ne fait pas d’invocation de commencement (du’a al-istiftah), ni la demande de refuge (al isti’ada) On fait une récitation plus courte que celle de la première rak’at. Puis l’inclinaison, puis deux prosternations. Une fois qu’on finit la seconde rak’at, on s’assoit pour réciter le tachahoud. Position : On s’assoit de la même manière qu’à la posture d’entre les deux prosternations. On met sa main (paume) droite sur la cuisse et le genou droit, et l’extrémité de l'avant-bras droit sur la cuisse sans l’en éloigner. Et on étend la main gauche sur la cuisse et le genou gauche. Il n’est pas permis de s’asseoir en s’appuyant sur la main, et en particulier la gauche. On plie tous les doigts de la main droite en plaçant le pouce tantôt sur le majeur. Et tantôt sur l’index pour ainsi former un cercle. On étend et pointe avec l’index vers la Qibla. Et on le regarde fixement. (On procède ainsi dans chaque tachahoud) Le tachahoud se récite à voix basse. Le tachahoud est le suivant: « At-tahiyyatou lillahwa az-zakiyatou lillah wa as-salawatou at-tayyibâtou lillah as-salâmou ‘alayka ayyouhâ an-nabî, wa rahmatou-llahi wa barakatouh, as-salamou ‘alaynâ wa ‘ala ‘ibâdi Allahi-s-sâlihîn. Ach-chadou an lâ ilaha illâ-llah, wa ach-chadou anna Mohammadan ‘abdouhou wa rasoulouhou » « Tous les salutations, les prières et bonnes paroles sont à Allah. Que la paix soit sur le prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et ses bénédictions. Que la paix soit aussi sur nous et sur tous les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a pas de Dieu (digne d’adoration) excepté Allah, et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et messager ». Si la prière est de deux rak’at on la termine par la salat sur le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) et le salam (voir plus loin rubrique n°13). La troisième rak’at Puis, on récite le takbir « Allahou akbar » « Dieu est le plus grand » (il est de la sounnah de le réciter le takbir, en étant encore assis) On se lève, ensuite pour accomplir la troisième rak’at. On récite la Fatiha, puis on s’incline et on se prosterne deux fois. Mais avant de se lever à la quatrième rak’at, on s’assoit calmement droit sur le pied gauche, jusqu’à ce que chaque os reprenne son emplacement. Puis on se met debout en s’appuyant sur les mains comme on s’est élevé pour la première et la seconde rak’at. Si la prière est de trois rak’at on la termine par la salat sur le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) et le salam (voir plus loin rubrique n°13). La quatrième rak’at On récite la Fatiha, puis on s’incline, on fait les deux prosternations, puis on reste assis pour le tachahoud final. On refait ce qu’on a fait dans le premier tachahoud. Position : On doit s’asseoir dans le dernier tachahoud, sur le flanc en mettant sa hanche gauche par terre, on sort les deux pieds d’un seul côté, en plaçant le gauche sous la jambe droite. On tient le pied droit vertical. On tient le genou gauche par la main gauche en s’en servant comme appui. 13) La Salat sur le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) On récite la Salat sur le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) dans ce tachahoud : « Allahoumma salli ‘alâ saidina Mohammad wa ‘alâ ‘alisaidina Mohammad, kamâ salayta ‘alâsaidina Ibrahîm wa ‘alâ ‘alisaidina Ibrahîm, wa barik ‘alâ saidina Mohammad wa ‘alâ ‘ali saidna Mohammad kamâ barakta ‘alâsaidina Ibrahîm wa ‘alâ ‘ali saidina Ibrahîm,fi alalamin inaka hamidoun majîd » « Que le salut soit sur Mohammad ainsi que sur sa famille comme il l’a été sur Ibrahim et sa famille, que la bénédiction soit sur Mohammad et sur sa famille comme elle l’a été sur Ibrahim et sa famille. Tu es vraiment digne de Louange et de Gloire » Puis on demande la protection d’Allah contre les quatre épreuves en disant : « Allahoumma innî a’oudhou bika min ‘adhâbi jahannam wa min ‘adhâbil qabri wa min fitnati al-mahyâ wa al-mamat wa min charri fitnati-l-massih ad-dajjâl » « O Allah, je recherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’Enfer, du supplice de la tombe, de l’épreuve de la vie et la mort et de l’épreuve de l’Antéchrist Dajjal ». 14) Le Salam final L’imam élève la voix par le salut (Salam) On salue à droite en tournant la tête jusqu’à ce que la blancheur de la joue soit visible par celui qui est derrière. Puis, salue à gauche en tournant la tête jusqu’à ce que la blancheur de la joue soit visible par celui qui est derrière. Le Salam peut être formulé de plusieurs façons: 1ere : dire : « As-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh » « Que la paix d’Allah, Sa miséricorde et Ses bénédictions soient sur vous » à sa droite et: « As-salamou ‘alaykoum wa rahmatoullah » à sa gauche. 2nde : dire le salut précédent sans « wa barakatouh », 3ème : dire : « As-salamou ‘alaykoum warahmatoullah » à sa droite, et « As-salamou ‘alaykoum » à sa gauche. 4ème : dire le salut une seule fois vers le devant en tournant légèrement la tête à droit (avec le même salut). 15) Les invocations après la prière Après la prière, on peut prolonger encore un peu le recueillement en fessant des invocations comme par exemple : « Astaghfiroullah » « Je demande pardon à Allah » trois fois. « Allahoumma anta-s-salâmou wa minka-s-salâmou tabârakta yâdâ-l-jalâli wa-l-ikrâm » « Seigneur tu es la paix, de Toi procède la paix. Soi béni, O toi qui es plein de Majesté et de Munificence » Salaat |
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#3
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| jazaka Allaho khayran |
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#4
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| bairaka allahou fik juste une remarque, inna'llaha jamiloun you7hibbou ljamel, alors choisi un bon avatar |
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#5
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| Citation:
@SissiH: Wa fik al baraka cher frère ![]() |
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#6
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| blablateur je suis une soeur machi un frere |
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| Citation:
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| c'est pas grave Amine, Que Dieu te préserve aussi inchallah |
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#9
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| Pour corriger une prière il faut d’abord savoir quels sont les piliers, les actes obligatoires (fard) et surérogatoires (sunnah) de la prière: 1. Les piliers de la prière (ils sont au nombre de 12) - Etre debout est la position à prendre au début de la prière. - Faire le Takbir (dire Allahou akbar au début de la prière). - La lecture de la sourate al Fatiha. - Le roukoua (l’inclinaison vers l’avant afin d’avoir le dos à l’horizontal avec les mains sur les genoux). - Se relever du roukoua. - Le soujoud (la prosternation). - S’asseoir entre les prosternations. - Respecter un temps précis pendant chacune de ces positions afin d’éviter la précipitation. - Réciter le Tachahoud. - S’asseoir après le dernier Tachahoud. - Faire le salut en direction de la droite. - Le classement (l’ordre) des piliers doit être respecter, car il représente lui-même un pilier. « Ces piliers sont indispensables, et la négligence de l’un d’entre eux annule la prière, et il faut par conséquent la recommencer. » (Ibn Koudama fi el Moughni). Ces piliers sont indispensables et nous devons ni les oublier ni les négliger. A l’exception de : La lecture de la Fatiha, qui est une obligation pour l’imam et pour celui qui prie seul, mais elle ne l’est pas pour celui qui prie derrière l’imam, quand ce dernier lit la Fatiha à voix haute (les prières Sobh, Maghreb et ‘Icha). Et aussi à l’exception : Des prières surérogatoires (les sounnahs) c’est-à-dire, prier en étant debout n’est pas obligatoire pour les prières surérogatoires. La manière de corriger l’oubli d’un pilier. Si l’on néglige l’un de ces piliers volontairement, alors la prière est annulée et il faut la refaire, et si c’est par erreur ou par oubli, alors il faut la corrigée comme expliquée à la suite. Si celui qui prie se rappelle de l’oubli ou de l’erreur après le salut et qu’il s’écoule une longue durée de temps, alors sa prière est annulée. Et s’il ne s’écoule pas une longue durée, alors il faut reprendre sa prière à partir du moment où a été commis l’oubli, l’erreur ou le doute. (D’après Ahmed, Ach-Chafi’i et d’autres savants.) D’autres savants ont dit : « Si celui qui prie oublie le dernier Tachahud ou bien le salam, alors il les refait, et s’il oublie autre chose alors il recommence une rakat SAUF s’il a oublié takbirat el ihram (c’est-à-dire quand on dit Allahou akbar au début de la prière), car celui qui ne le prononce pas, c’est comme s’il n’avait rien fait. » HADITH Abou Hourayra (RAA) raconte : « Un jour le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a fait la prière du ‘Icha avec 2 rakats seulement puis il salua, et quand on lui fit la remarque, le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) alors continua ce qui manquait de la prière, et il salua et il a dit Allahou akbar et se prosterna puis il a dit Allahou akbar, et il se prosterna ensuite il a dit Allahou akbar et s’est assis et enfin il salua. » En accord sur ce hadith. Si celui qui prie se rappelle de l’oubli, l’erreur ou le doute après la prière, il faut que ce soit après une courte durée afin qu’il puisse se rattraper, et il ne faut pas trop parler entre temps, et encore moins de choses extérieurs à la prière (intérêts matériels). HADITH Omrane Ibn Houssaïn a dit que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a fait 3 rakats pendant la prière de l’’Asr, puis il salua, et entra chez lui ; un homme aux avant-bras longs a dit au Prophète (sallallahou alayhi wa salam): « Prophète de Dieu, est-ce que la prière a diminué ? » Puis le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) sortit en n’étant pas content de lui-même, et il pria la rakat qu’il avait oublié puis salua, et fit 2 prosternations de l’oubli puis il salua ». Rapporté par Mouslim. 2. Les obligations de la prière (elles sont au nombre de 5) - Dire « Allahou akbar » à chaque mouvement. - Dire « Gloire à Dieu » « Soubhan Allah » une fois pendant les inclinaisons et les prosternations. - Dire « Allah entend celui qui lui est reconnaissant » quand on se relève « sami’a Allahou limen hamida ». - S’asseoir après la deuxième rakat et dire tachahoud. - Dire la prière et la bénédiction sur le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) pendant le dernier tachahoud de la prière. Telles sont les obligations de la prière, Quiconque aurait négligé volontairement une des obligations de la prière, sa prière serait alors annulée. Et celui qui aurait négligé quelque chose par oubli alors cette obligation tomberait avec l’oubli, c’est-à-dire que celui qui prie ne reviendrait pas à cette obligation après l’avoir oubliée afin de la corriger, mais il compenserait cela par deux prosternations de l’oubli à la fin de la prière. Les indications sont : - Que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) était en prière puis à la deuxième rakat, il se leva pour la troisième rakat en oubliant le tachahoud, puis il compensa son oubli par deux prosternations de l’oubli avant le salut final de la prière. - Et ceci s’applique à toutes autres obligations tel que le tachahoud de la même manière. 3. Les sunnahs de la prière (elles sont au nombre de 25) Les sounnahs de la prière se divisent en deux parties : les sounnahs des actions et les sounnahs des dires. a) Les sounnahs des dires sont au nombre de onze - Ouverture de la prière avec une invocation. - La lecture de « Au nom de Dieu le tout Miséricordieux le très Miséricordieux » « Bismillahi-rahmeni-rahim » - La demande de la protection de Dieu contre le diable banni « a’udzou billahi minach-chatayni-rajim ». - Dire « Amim ». - La lecture d’une sourate après al Fatiha. - La lecture des sourates à voix haute et à voix basse qui est entendue uniquement par la personne qui prie. - Ce qui est dit en plus de l’unique glorification de Dieu pendant l’inclinaison et la prosternation. - La demande de la protection d’Allah après le dernier tachahoud. - Après « Sami’a Allahou limen hamida », on dit « Dieu à toi la reconnaissance qui remplit les cieux et la terre » « Rabbana wa lakal-hamd » et tout ce que tu veux après cela. - La dévotion dans le Witr - La demande du pardon entre deux prosternations quand on est assis. Celles-ci sont des sounnahs qui n’annulent pas la prière lorsqu’on les oublie volontairement ou bien involontairement, et si elles sont oubliées il n’est pas nécessaires de faire deux prosternations de l’oubli à la fin de la prière car l’application de ces sounnahs n’est pas obligatoire. Exceptions : L’imam Malik ainsi que l’imam Abou Hanifa ont dit que si l’imam oublie de lire le Coran à haute voix pensant la prière du Sobh, du Maghreb ou du ‘Icha et qu’il le lit à voix basse, il se doit alors de compenser cet oubli par deux prosternations de l’oubli, et la même chose dans le cas ou il oublierait le Qounout du Witr, et à part ces deux sounnahs des dires il ne convient pour aucune sounnah de se prosterner par les deux prosternations de l’oubli. |
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#10
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| b) Sounnahs des actes sont au nombre de 14. - Lever les avants bras au moment de l’ouverture de la prière, et à l’inclinaison et en s’en relevant. - Mettre l’avant bras droit sur l’avant bras gauche au dessus de la poitrine. - Jeter son regard vers le lieu de prosternation. - Mettre les mains sur les genoux pendant l’inclinaison. - Pendant l’inclinaison avoir le dos plat et la tête en continuité dans la même direction. - Au moment de la prosternation mettre les genoux au sol avant les mains. - Mettre les mains entre les épaules et les oreilles pendant la prosternation. - Garder les pieds levés et écarter les orteils au cours de la prosternation. - Entre les deux prosternations s’asseoir de manière à avoir le plat du pied gauche qui touche le sol. - S’asseoir sur le flanc gauche au dernier Tachahoud. - Mettre la main droite sur la cuisse droite et lever l’index afin de signaler l’unicité de Dieu. - Poser la main gauche à plat sur la cuisse gauche. - Tournée la tête vers la droite ensuite vers la gauche au moment du salut. - La prosternation au sol se fait à la fois sur le nez et sur le front. Ces sounnahs n'annulent pas la prière dans le cas où on les oublie volontairement ou involontairement, et si elles sont oubliées il ne faut pas et il n'est pas néces*saire de faire deux prosternations de l'oubli à la fin de la prière afin de compenser cet oubli. c) La troisième partie des sounnahs C'est ce qui concerne le cœur, l'humilité dans la prière et l'intention de la finir. 4. La prosternation de l’oubli La prosternation de l’oubli est légale dans le rajout, le manque ou bien le doute pendant la prière. D’après ce qui est venu dans la sounnah du Prophète (sallallahou alayhi wa salam) . Il n’y a pas de différence entre la prière obligatoire et la prière surérogatoire en ce qui concerne la prosternation de l’oubli, et c’est ce qui a été dit par la plupart des Oulamas. HADITH - Le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a dit : « Si l’un d’entre vous oublie alors qu’il se prosterne deux fois. » - Et il (sallallahou alayhi wa salam) a dit : « Si l’un d’entre vous oublie et qu’il a ou bien rajouté ou bien diminué, alors qu’il se prosterne deux fois. » La prosternation de l’oubli n’est pas légalisée pour la prière de l’enterrement ainsi que pour la prosternation de la lecture du Coran (Sajda at-tilaoi) 5. Le rajout des actes Par exemple si la personne qui prie se lève alors qu’elle doit s'asseoir ou le contraire (s'asseoir au lieu de se lever) ou bien ajouter une rakat ou un pilier de la prière. Donc si elle commet l'un des cas cité alors sa prière sera annulée, par contre si c'est par oubli alors elle se prosterne deux fois. Donc si la personne rajoute une rakat et qu'elle n'ait pris conscience du rajout qu'une fois la rakat ter*minée, alors elle se prosterne deux fois. Abdou Allah Ibn Massoud a raconté que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a prié avec nous cinq rakats, et quand il en finit, les gens derrière bavardaient, alors le Prophète (sallallahou alayhi wa salam), a dit: « Que se passe t-il ? », ils ont dit: « Ô Prophète de Dieu, est-ce que la prière a augmentée », il (sallallahou alayhi wa salam) répondit « Non », ils ont dit : « Car tu as fait cinq rakats », alors il (sallallahou alayhi wa salam) reprit sa place puis il (sallallahou alayhi wa salam) se prosterna deux fois et il (sallallahou alayhi wa salam) salua. Il (sallallahou alayhi wa salam) a dit ensuite : « Je suis un être humain comme vous, j'oublie comme vous oubliez, alors si l'un d'entre vous oublie, qu'il se prosterne deux fois. » Rapporté par Mouslim - Ici, le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) a parlé des choses extérieures à la prière, mais ceci est légal car il a parlé pour l’intérêt de la prière. - Par contre si quelqu'un parle par oubli ou par ignorance, quelques savants ont dit que dans ce cas là la prière était nulle et d'autres ont dit qu'elle ne l'était pas. HADITH - Hadith du Prophète (sallallahou alayhi wa salam) qu'a rapporté Mouaouia Ibn Al Hakem As-Salami, il a dit: « Alors que je priais avec le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) quelqu'un éternua, je lui ai alors dit « Qu'Allah te donne sa miséricorde ». Alors le reste des gens qui priaient m'ont jeté un regard, j'ai dit alors « Pourquoi me regardez-vous de cette manière ? » Alors ils ont tapé sur leurs cuisses avec leurs mains, quand j'ai vu qu'ils ne me répondaient pas je me suis alors tu. Quand le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) eu fini de prier, je n'ai pas vu d'enseignant avant ou après lui mieux que lui, car je jure par Allah qu’il ne m'a ni détesté, ni frappé, ni insulté, puis il (sallallahou alayhi wa salam) a dit que dans la prière les paroles et les dialogues des gens n'étaient pas autorisés mais seules sont autorisées les glorifications, la lecture du Coran et le takbir. » Ce qu'on voit dans ce hadith c'est que les savants ont constaté que le Prophète (sallallahou alayhi wa salam) n'a pas ordonné à cet homme de recommencer sa prière et ceci prouve que sa prière était correcte. Ceci est la doctrine de Malik et Ach-Chafi’i : - Si dans le cas où la personne salue à la fin de la prière tout en pensant qu'elle finit la prière alors que sa prière a diminué, et puis qu’on a dit à cette personne qu'il manquait une rakat à sa prière par exemple, alors il refait une rakat puis il se prosterne deux fois, et là sa prière est correcte comme dans le hadith de Zou El Yadin. - La prosternation de l'oubli se fait avant le salut dans le cas où la prière est diminuée, et elle se fait après le salut dans le cas du rajout comme l'ont prouvé les hadiths. |
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