Le danger Israëlien


Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Forum Général


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #31  
Vieux 05/09/2006, 00h39
Avatar de de-passage
 
Date d'inscription: juillet 2004
Messages: 3 369
Par défaut Re : Le danger Israëlien

Ouuf que c long !! Je me demande vrmt s il ya qq'un avec assez de courage pour lire 2 pages de posts ..DE la même personne..Qui réagit elle même à ce qu elle a posté avant...
Réponse avec citation
  #32  
Vieux 05/09/2006, 02h35
Avatar de ahmed10
 
Date d'inscription: septembre 2006
Messages: 715
Par défaut Re : Le danger Israëlien

Israel ne fait rien de mal c le peuple élu !
Réponse avec citation
  #33  
Vieux 05/09/2006, 02h53
Avatar de Cappuccino  
Date d'inscription: juillet 2004
Messages: 12 293
Par défaut Re : Le danger Israëlien

Citation:
Envoyé par de-passage
Avec tout mes respects , je vous dis qu'il est temps d'arrêter de parler d'Israel , des juifs..dU sionisme..C'est fatiguant à la fin..!!
Dans ce forum , on cherche des sujets interessants , mais y a majoritairement que des topics sur Israel et ses dérivés!
Ceux qui interviennent ds un sujet donné , à une date donnée sur le même théme ne vont pas le faire indéfiniment....Le théme peut être abordé une fois , deux ..Mais pas tout les jours!

Enfin c 'est un avis qui n'engage que moi..ET pour ceux qui vont se courser pour me dire les premiers que je n'avais qu'à pas intervenir ici..Je sors..
ton post n'a aucun sens,vu la fin de ton message.
__________________
"Ce n'est pas en battant ton âne que tu en feras un cheval."
Réponse avec citation
  #34  
Vieux 05/09/2006, 15h17
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 526
Par défaut Les Chretiens Sionistes En Israël

Face à toutes les exagérations, les déformations et les attaques ou mesures malveillantes contre Israël, nous avons décidé un nouveau voyage du 23 janvier au 11 février 1981, destiné à recueillir, comme dans les précédents, des documents vivants, reflets de la vie quotidienne et du travail acharné de ce peuple.

De nouveaux Mitspim s'érigent sur les hauteurs de la Galilée, indispensables pour continuer à assurer non seulement le développement des régions concernées, mais aussi, avec leur sécurité, l'affermissement de la propriété légitime d'Israël sur ce qui lui appartient de droit historique, politique et religieux, comme nous le présentons de plus en plus dans nos conférences en France.

Au premier Mitspé visité [le Mitspé Adi — G.H.], nous eûmes le plaisir de rencontrer un entrepreneur arabe qui se fit un plaisir de nous donner toutes explications sur son travail et sa collaboration amicale avec les Israéliens. Il nous montra d'énormes blocs de pierre déplacés, l'apport de terres cultivables, les projets d'afforestation à poursuivre, un coteau étant aride encore alors que l'autre est recouvert d'arbres plantés il y a quelques années.

L'implantation des Mitspim, comme tout le travail de la renaissance de ce pays s'accomplit sous l'égide du Keren Kayemeth Leisraël et de son corps de collaborateurs dont bon nombre sont des pionniers des années 1945 à 1950 ayant conservé une foi admirable et souvent insoupçonnée. Interrogeant l'un des habitants du Mitspé sur ses motivations, il nous répondit qu'il voulait une autre qualité de vie que celle de la ville et garder la terre en Galilée, non seulement pour elle-même, mais pour sa richesse historique, culturelle et religieuse, en pensant aux prophètes qui vécurent sur cette terre et y remplirent leur mission. Dans ce Mitspé, douze familles sont installées, 30 autres veulent y venir. Nous eûmes la surprise d'entendre cet ami nous proposer une visite impromptue chez un notable arabe [chef du village arabe Bir-el-Marsour — G.H.]. Nous fûmes profondément émus par l'accueil de cet homme et nous eûmes le spectacle d'une amitié liant profondément ce notable à notre guide du Mitspé. L'un après l'autre, les enfants de cet ami arabe, dont les études sont payées par l'État d'Israël, vinrent nous témoigner leur appréciation, nous invitant même à passer la nuit chez eux. Nous avons vu des scènes semblables se renouveler dans divers endroits, en particulier au Centre de Beit-Hagefen à Haïfa. Ce centre culturel judéo-arabe, unique au monde, est également la preuve que là où les hommes ne se laissent pas manipuler par des media ou des agitateurs intéressés, le sang ne coule pas, mais laisse la place à une estime et un respect réciproques. Bibliobus avec les trois quarts des livres destinés à 5.000 enfants arabes des environs, bibliothèques avec des ouvrages de grande valeur, salles de théâtre, de gymnastique, de couture, salles de jeux, etc., ouvertes à tous, Juifs et Arabes, contribuent à resserrer des liens fraternels.

Pourquoi ?

La question est posée : pourquoi une certaine grande presse, avide de sensationnel, ignore ou cache-telle ces choses en grossissant par contre le moindre fait négatif dont nos pays européens eux-mêmes donnent le spectacle quotidien beaucoup plus grave et fréquent, y compris des actes de racisme violents ? Pourquoi ne montre-t-elle pas l'élévation, dans tous les domaines, des Arabes avant compris les sentiments réels de paix du peuple israélien ?

Sans aucun esprit de provocation, le responsable du M.I.L. donne rendez-vous à cette presse concernée sur ces lieux qui contredisent la quasi-totalité des accusations contre un peuple revenu sur sa terre au sein de souffrances sans nom.

Hanita

Notre périple suivant nous conduisit au légendaire kibboutz Hanita, très vieux site de peuplement qui échut, lors du partage de Canaan, à la tribu d'Asher. Il est vrai que les « esprits forts » d'une certaine presse préfèrent ignorer cette antériorité, tout comme ils ignorent l'histoire du sionisme depuis un siècle, l'odeur de pétrole détruisant apparemment certaines facultés.

L'histoire de la création de ce kibboutz reflète, elle aussi, avec la présence du soutien du K.K.L., le courage, la foi et l'abnégation d'un peuple pour assurer sa renaissance que nous savons éternelle. Devenu florissant, bien que sur la frontière pleine de dangers du Liban, Hanita avec un groupe du Nahal (jeunesse pionnière combattante) demeure l'un des phares d'Israël et son musée nous retint deux longues heures, trop courtes cependant ! C'est avec joie que nous y rencontrâmes David Catarivas qui se fit un plaisir d'être notre guide.

L'esprit pionnier

Or, nous retrouvons l'esprit des pionniers dans ces hommes et ces femmes qui, la foi au cœur, réinstallent des Mitspim dont nous en visitâmes un autre l'après-midi. Dans ce Mitspé [TAL-EL (rosée de Dieu) — G.H.]composé en quasi-majorité de Juifs venus de Russie, nous eûmes le plaisir de rencontrer une jeune femme de Nice, ayant fait son alyah et heureuse des joues bien roses de ses enfants en ce lieu vivifiant et tranquille, bien qu'entouré de cinq villages arabes où les « pionniers » descendent faire des emplettes.

Nous avons promis...

Entre tous ces déplacements, nous eûmes de nombreuses réunions avec des personnalités et de nombreuses autres personnes israéliennes. Nous avons reçu partout un accueil chaleureux, des encouragements précieux à poursuivre notre combat, non seulement en faveur d'Israël, mais au-delà de lui, pour tout être humain sensé. Nous avons beaucoup appris car la plupart de ces personnes ont accompli l'acte juif par excellence depuis un siècle : l'alyah, permettant à notre frère juif de retrouver ce qui lui appartient : sa terre, promise par l'Éternel Lui-même.

A tous, nous avons promis que nous continuerions la lutte contre les mensonges et l'ignorance à l'encontre d'Israël ; les diapositives rapportées constitueront l'ossature du programme futur.

Nous reprendrons les paroles d'un responsable israélien: «L'alyah est un droit, la participation de la diaspora est un devoir. » A ceux qui participent, nous pouvons dire que le Keren Kayemeth Leisraël est à la hauteur de la tâche prodigieuse que les circonstances lui fixent, grâce au dévouement de ceux qui l'animent et le soutiennent dans ce pays.

Sans avoir le culte d'aucun homme, nous saluons tous ceux qui nous ont accueillis, aidés, guidés et encouragés, nous permettant de faire le maximum dans un minimum de temps. Qu'ils soient assurés que nous tirerons profit des documents rapportés pour continuer à proclamer devant les non-Juifs surtout les vérités suivantes qui seront notre conclusion :

- Eretz-Israël et Jérusalem appartiennent intégralement au peuple juif seul, dans les limites qui lui furent assignées par l'Éternel ;

- de Sion sortira la Loi et de Jérusalem la Parole de l'Éternel. Esaïe 2 : 3 et passages parallèles.

Gilbert Hermetz
Réponse avec citation
  #35  
Vieux 06/09/2006, 13h03
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 526
Par défaut Un avocat du Sionisme

Le passé biblique étant le garant le l'avenir, nous pensons que ce rappel donné ci-après intéressera tous nos lecteurs.

De plus en plus, bien qu'il soit encore trop ignoré du peuple juif, le nom de l'un de ses meilleurs amis, Charles Taze RUSSELL [1852-1916], vient prendre sa place dans la galerie des plus ardents défenseurs d'ISRAËL et du SIONISME dont il fut l'un des précurseurs chrétiens. C'est grâce à ses écrits que les membres de la COMMISSION D'ISRAËL du M.M.I.L., peuvent accomplir le travail de réconfort envers le peuple juif, résumé en Ésaïe 40 : 1, 2 « Consolez, consolez mon peuple », et rappeler, spécialement devant les non-Juifs, les droits légitimes du peuple juif sur SA terre. Ces chrétiens laïcs, en dehors de toute dénomination, officielle ou occulte, suivent la ligne de conduite de C.T. RUSSELL ; nous allons donner un résumé très bref de son œuvre à ce sujet, car des volumes seraient nécessaires pour rappeler tout ce qu'a écrit C.T. RUSSELL sur les Juifs, ERETZ ISRAËL (ou la PALESTINE de son temps) et particulièrement sur le SIONISME.

Ce qu'il y a de remarquable dans l’œuvre de RUSSELL en faveur des Juifs, c'est qu'elle s'est accomplie en majeure partie devant des non-Juifs ; tous ses écrits en faveur des Juifs et du Sionisme le prouvent spécialement, ses six volumes des Études dans les Écritures, vendus dans le monde entier à plus de 16 000 000 d'exemplaires, ainsi que sa revue bi-mensuelle « LA TOUR DE GARDE DE SION » [appelée ci-après T.d.G.]. Ses ouvrages furent traduits en plus de 19 langues. Un autre périodique très favorable, qui diffusa une série de 12 articles sur ISRAËL sous le titre « LE PEUPLE CHOISI DE DIEU », fut « THE OVERLAND MONTHLY » [Le Mensuel des Étudiants de la Bible] qui parut en 35 langues, avec une impression totale de 50 000 000 d'exemplaires.

En outre, des sermons hebdomadaires en faveur des Juifs et du Sionisme et d'autres sujets furent très largement diffusés aux E.U.A. et à l'étranger en diverses langues dans les journaux. En donnant un compte-rendu des activités en 1910 dans la T. de G. du 15 décembre 1910 (Reprints 4727), il dit, entre autres choses :

« L'ŒUVRE AVEC LES JOURNAUX »

« Plus de mille journaux aux États-Unis et au Canada publient maintenant nos sermons et nos Études hebdomadaires de la Bible. La circulation de ces journaux varie entre 2 500 et 300 000 par numéro. Le syndicat qui s'occupe de l'affaire nous assure ainsi que ces présentations hebdomadaires de la Vérité pénètrent au moins dans dix millions de foyers.

« DIE STIMME [LA VOIX] AUX JUIFS »

« Le Message de Dieu aux Juifs est entendu de tous côtés dans le monde. Non seulement plusieurs de nos sermons aux Juifs ont été publiés dans la mesure de 107 600 exemplaires dans des journaux juifs de langue anglaise, mais dans 655 000 exemplaires de journaux en Yiddish en plus des 325 000 exemplaires de « Die Stimme » [en Yid*dish]. Nous apprenons que ceux-ci ont été republiés en Russie, et ailleurs ».

Dans un livre sur La Vie, les Œuvres et le Caractère de C. T. RUSSELL, intitulé Le Messager de Laodicée, nous lisons : « Le résultat de cette « Campagne de journaux » étant que environ 4 000 journaux et périodiques, à un moment ou à un autre, ont publié les sermons du Pasteur Russell ; à un certain moment, 2 000 le firent. On estime qu'il a ainsi prêché à 15 000 000 ou 20 000 000 de personnes par semaine ! En se basant sur ces faits, une publication, hostile à la Vérité, déclara une fois : « On dit que les écrits du Pasteur Russell ont une circulation, chaque semaine dans la presse, plus importante que celle de tout autre homme vivant ; plus importante, sans doute, que la circulation combinée de tous les prêtres et prédicateurs de l'Amérique du Nord, même que le travail de Arthur Brisbane, Norman Hapgood, George Horace Lorimer, du Dr Frank Crane, Frédérik Haskins, et d'une douzaine d'autres auteurs et rédacteurs de syndicat les plus connus réunis ».

Convaincu que, pour accomplir sa mission, le Juif doit demeurer Juif, C. T. RUSSELL refusa toute union ou démarche pouvant laisser penser à du prosélytisme envers le peuple juif. Un simple coup d’œil sur les Index topiques de ses ouvrages prouve l'intérêt que C. T. RUSSELL apporta, non seulement au peuple juif, mais au Sionisme politique. Une lecture des articles qui parurent dans la T. de G. à partir de sa création jusqu'à la mort de C. T. Russell le 31 octobre 1916 permet de suivre le développement du Sionisme à travers les extraits et citations de journaux provenant de toutes les parties du monde, et grâce à son analyse pénétrante en accord avec les Écritures. Il déclare lui-même en Zion's Watch Tower (que nous désignerons ensuite par W.T.) (R - Reprints, 93 ; Réimpression en anglais — Trad.) d'avril 1880 sous le titre : « NOTRE AUTORITÉ » :

Certains faits, que nous avons mentionnés dans notre dernier numéro, relatifs au retour des Juifs, semblent indiquer de façon si absolue l'accomplissement des prophéties se rapportant à leur retour, que certaines personnes semblent disposées à mettre en cause la fiabilité de nos informations. Fr. H. A. King écrit : « Qu'est-ce qui vous autorise à dire que la Russie a décrété des lois contraignant les Juifs à quitter ce pays ? » (La particularité qui était relevée montrait qu'au moment même où Il avait ouvert l'accès en Palestine, afin que le Juif pût y retourner et jouir d'une certaine mesure de liberté, Dieu les contraignait à quitter la Russie où vit près d'un tiers de l'ensemble de ce peuple). Nous répondons, à l'instar de Brok, que nous tirons notre autorité de la presse qui constitue certainement un témoin impartial ; par exemple, nous extrayons du Pittsburg Dispatch de ce jour (29 mars 1880) ce qui suit :

« Au lieu des concessions attendues avec l'anniversaire de l'accession du Tsar au trône, en ce qui concerne la position des Juifs, on assiste à une sévérité accrue. Les Juifs sont conduits à se présenter comme chrétiens protestants, pour éviter d'être expulsés de St. Pétersbourg. Dans les gouvernements de Tula, Orel et Kharkov, des Juifs, qui y exercent une activité depuis de nombreuses années, sont expulsés sans ménagement.

Nous reviendrons sur l'article ayant suscité cette mise au point.

Dans sa première brochure parue en 1877 et s'adressant à des chrétiens, C. T. Russell écrivait : « Nous lisons au sujet du rétablissement d'Israël et des autres nations en Jérémie, Esaïe et autres prophètes et aussi au sujet de la terre rétablie à sa beauté édénique, quand le désert fleurira comme la rose... En Ezéch. 39 : 21-29, Dieu montre comment la maison d'Israël est allée en captivité à cause de son iniquité :... et ils sont tombés par l'épée (v. 23) mais Il promit de ramener toute la maison dans leur propre pays (nous mettons en italique). Parlant ensuite du rassemblement comme étant accompli, Il dit : et que je les aurai rassemblés dans leur terre, et que je n'en aurai laissé là aucun de reste (v. 28) ». En outre, C. T. Russell appuya constamment ses explications avec des passages de ce que l'on appelle communément le Nouveau Testament. De semblables déclarations, il y a 108 ans, étaient révolutionnaires et lui valurent l'opposition de tous les clergés. Cependant, le Congrès des Nations de Berlin, en 1878, allait confirmer ses prévisions, accomplissant la prophétie de Zacharie 8 : 23 : « Ainsi dit l'Éternel des armées : En ces jours-là, dix hommes de toutes les langues des nations saisiront, oui, saisiront le pan de la robe d'un homme juif, disant : Nous irons avec vous, car nous avons ouï dire que Dieu est avec vous ». En effet, les 20 nations européennes réunies à ce Congrès représentaient 10 groupes de langues (les 10 hommes) et l'homme juif n'était autre que DISRAELI (Lord Beaconsfield). C'était le début insoupçonné et timide du Sionisme (ou Retour à Sion) moderne, suivi bientôt par la première alyah en 1881.

En W.T. de mars 1880 [R 83], qui fait l'objet de la question sus-mentionnée, nous lisons, sous le titre :
Réponse avec citation
  #36  
Vieux 06/09/2006, 13h05
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 526
Par défaut Un avocat du Sionisme "Suite"

LE RÉTABLISSEMENT JUIF

Un correspondant écrit « Observez les Juifs si vous voulez être informé ». Nous les observons certainement avec beaucoup d'intérêt, mais pour des raisons totalement différentes. Beaucoup sont intéressés par la reconstruction de Jérusalem et le retour d'Israël selon la chair en Palestine comme l'établissement promis du « Royaume de Dieu », et nombreux sont ceux qui, actuellement, sont vivement intéressés par la question, « les populations de langue anglaise, dans le monde, ne sont-elles pas une partie des dix tribus perdues d'Israël ? ». Ils pensent voir une similitude entre l'Angleterre et l'Amérique, etc.. et certaines des prophéties concernant Éphraïm et Manassé. Ils semblent croire, apportant quelques preuves qui semblent raisonnables, qu'il en est ainsi, et nous n'avons pas d'objection à ce que la preuve en soit faite de cette manière. Nous croyons qu'Israël selon la chair sera, dans un avenir proche, reconnue comme la nation principale de la terre, « Jérusalem soit pleine d'allégresse et ton peuple plein de joie », et que dix hommes de toutes les langues des nations saisiront un Juif, ils le saisiront par le pan de son vêtement et diront : Nous irons avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous » (Zach. 8 : 23).

Alors, par conséquent, confirmant notre foi dans « notre haut appel » devant bientôt s'accomplir, nous « observons les Juifs ». Nous ajoutons quelques extraits de journaux les concernant, émanant de diverses parties du monde :

Le « Jewish Chronicle » — La Chronique juive — dit : « Si, soumis à un examen sévère, il peut paraître irraisonné que des millions de Juifs dispersés, vivant sous tous les climats, parlant toutes les langues, et soumis à toutes formes de gouvernements, se tournent cependant vers l'Est avec la plus grande sollicitude, et ressentent pour la Terre Sainte un respect et une affection que des siècles d'exil sont incapables d'effacer. En ceci, et sous d'autres aspects, l'esprit juif est singulier. D'autres races ont été bannies et ont oublié la terre d'où elles étaient issues ; d'autres races ont colonisé des pays et fondé des nationalités distinctes, ou n'ont gardé avec l'origine parentale que des liens fragiles de langage et de coutumes. Il n'en est pas de même avec les Juifs. Citoyens de tous pays, ils sont Juifs et, dans chacun d'eux, il y a une corde sensible qui vibre au toucher de l'artiste habile ».

Le même journal écrit encore : « Ils pourraient aussi bien essayer de changer le cours de l'Atlantique que de contenir cette marée irrésistible. Il y a deux ans, le nombre des Juifs vivant à Jérusalem a été reconnu en augmentation, 13 000 pour une population totale de 36 000 habitants, ils sont maintenant 18 000 ; les soutiens financiers annuels versés en leur faveur par des Juifs d'autres pays furent estimés à 60 000 livres sterling (300 000 dollars) ».

Le Scotch Record dit : « Il y a toujours eu chez le Juif un désir indescriptible pour la terre possédée par ses ancêtres. En ce moment, ce désir indescriptible a envoyé vers Jérusalem un tel flot d'émigration que quelques Juifs proposèrent de l'arrêter en aidant les émigrants indigents à retourner vers leurs propres pays ».

Un des principaux journaux londoniens a récemment tenu les propos suivants : « La possession de la Palestine et d'une partie de la Syrie par un peuple qui a conservé une nationalité indestructible, alors qu'ils apprirent un cosmopolitisme total durant quelque dix-huit siècles, une nation à la fois européenne et asiatique — asiatique par ses origines, et européenne par sa culture, ne serait, en aucun sens, un mauvais arrangement. Ce ne serait pas une mauvaise manœuvre politique de la part des puissances européennes d'aider à l'installation d'un peuple si influent à une position aussi importante, étant donné que la décadence inévitable du pouvoir turc rend nécessaire un changement de gouvernement. Toutes les difficultés et les jalousies, propres à tout projet d'occupation commune seraient évitées ; car le Juif est à la fois d'aucune nation et de toutes. Aucun peuple ne pourrait mieux résoudre ce qui deviendra, avant peu d'années, le problème Syrien ».

Jér. 16 : 15 déclare : « Je les ramènerai sur leur territoire que j'avais donné à leurs pères ».

A la dernière assemblée générale de « l'Église libre », le Dr. Moody Stuart dit, citant une déclaration très remarquable faite récemment par l'un des porte-parole Juifs en Angleterre, c'est-à-dire : « Si c'est le bon vouloir de la Providence que s'élèvent des amoncellements de cendres de désolation couvrant la Palestine, une ère de gloire qui réunira les Juifs dans le berceau de leur race et de leur religion, cet achèvement ne pourrait se faire sous de meilleurs auspices que ceux de l'Angleterre (cependant la remarque a été faite que le temps n'en était pas encore là). En plus, du désir grandissant des Juifs de repartir vers leur propre pays, et des signes du désir, partout ailleurs, d'accélérer leur retour, il y avait (pensait-il) un autre élément dans l'espoir que la paix du monde serait cimentée s'ils occupaient la terre de leurs pères ».

Esaïe 55 : 5 déclare : « Des nations qui ne te connaissent pas accourront vers toi ».

Voici la traduction d'un article d'un journal français [French Newspaper] : « Si l'on en juge par les rapports, qui semblent raisonnablement bien confirmés, les Juifs sont en train de reprendre peu à peu possession de leur ancien patrimoine. Il y a 80 ans la Porte Sublime ne donna permission de résider dans la Cité Sainte qu'à trois cents Israélites. Il y a quarante ans ce nombre fut augmenté, mais les Juifs furent obligés de résider dans des quartiers spéciaux de la ville, qui portaient leur nom. Cette dernière restriction, cependant, disparut à son tour il y a dix ans, et depuis lors les Juifs ont acheté tous les terrains qui pouvaient être achetés à Jérusalem, et ils ont même bâti des rues entières à l'extérieur des murs. Les Synagogues et les hôpitaux juifs se sont multipliés. Les Juifs allemands n'ont pas moins de seize associations charitables, et à l'intérieur de la Cité on peut compter déjà 28 congrégations. Deux journaux ont été créés. A l'hôpital de Rothschild et dans d'autres hôpitaux juifs, six mille malades sont traités annuellement. Un Juif vénitien a donné 60 000 francs pour fonder une école d'agriculture en Palestine. Le Baron de Rothschild, au moment du dernier emprunt de 200 000 000 de francs fait à la Turquie, accepta une hypothèque sur toute la Palestine. Grâce à l'immigration juive, la population de la Palestine a doublé au cours des dix dernières années ».

Jér. 32 : « Je me réjouirai sur eux (Israël) pour les bénir, et je les rétablirai sur leur terre assurément de tout mon cœur, et de toute mon âme... et des champs seront achetés sur cette terre ; ...des hommes achèteront des champs à prix d'argent et on en écrira des lettres et on les scellera, et on les fera attester par des témoins dans le pays de Benjamin, et aux environs de Jérusalem, et dans les villes de Juda, et dans les villes de la montagne, et dans les villes du pays plat, et dans les villes du midi, car je rétablirai leurs captifs dit l'Éternel ».

Non seulement l'Éternel a commencé à les ramener, mais Il pourvoit à leur accueil et à leur confort dès leur arrivée. Aux dernières nouvelles, les Rothschild viennent d'envoyer à Jérusalem 60 000 dollars pour financer la construction d'un grand bâtiment d'accueil pour les nouveaux arrivants juifs, où il leur sera fourni un logement temporaire jusqu'à ce qu'ils puissent prendre des dispositions pour leur habitation définitive.

Et aux toutes dernières nouvelles, la presse communique qu'une personnalité éminente de Constantinople, M. Oliphant, a proposé au gouvernement turc qu'il mette 1 500 000 acres de terres fertiles, s'étendant à l'est de la rivière du Jourdain, à la disposition d'une société de colonisation dont la tâche sera d'y encourager l'immigration des Hébreux de tous les pays du monde. Et, alors même que l'Éternel ouvre le chemin de leur retour en Palestine, Il les force, pourrions-nous dire, à quitter d'autres pays. Des ordres ont été donnés, depuis ces dix derniers jours, par « l'Église Russe », à la demande du Tsar, d'expulser les Hébreux de toutes les provinces de ce vaste Empire, les provinces polonaises exceptées. Ceci est d'autant plus remarquable, quand on sait que pratiquement un tiers de la population juive du monde réside là-bas.

Dans la W.T. de décembre 1880 [R 173] C.T. Russell écrit au sujet de ce projet sous le titre :
Réponse avec citation
  #37  
Vieux 06/09/2006, 13h06
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 526
Par défaut Un avocat du Sionisme "Suite"

LE PLAN DE M. OLIPHANT POUR COLONISER LA PALESTINE

Le Times de Londres déclare : Le Rév. George Nugee a donné une conférence, le 13 mai, au Hall St. George, sur une proposition de coloniser la Palestine par les Juifs et il fit allusion en passant à l'établissement existant d'une colonie agricole juive de cinquante cinq habitants près de Jaffa. Après avoir présenté quelques statistiques relatives aux Juifs modernes qui, dit-il, se sont montrés eux-mêmes si sensibles aux avantages de l'instruction, qu'ils comptent la moitié des étudiants d'université, la moitié des avocats, et plus de la moitié des commerçants de Vienne, l'orateur se mit à développer un plan qui, déclare-t-il, a rencontré l'approbation de nombreux Juifs ; ce plan a aussi été communiqué au sultan, qui l'a reçu favorablement, par M. Oliphant ; il prévoit l'établissement d'une colonie juive sur la rive est du Jourdain.

Le plan était de racheter 1 500 000 acres [1 acre vaut 40 ares 46 — Trad.] pour introduire des éléments européens dans le gouvernement, et pour établir là des colonies, soit des fermiers paysans juifs, soit des fermiers juifs employant le travail des fellahs indigènes. Les incursions des Arabes étaient un danger mais on pouvait s'en débarrasser avec de l'argent. Il avait envoyé une circulaire à M. Goshen, le nouvel envoyé spécial à Constantinople, qui avait exprimé un profond intérêt dans le projet.

L'orateur décrivait le pays qui devait être colonisé comme étant excessivement fertile et il l'identifiait avec le pays alloué à Ruben, Dan [Gad — Trad.] et la demi-tribu de Manassé.

Une convention internationale d'Hébreux venus de toutes les parties du monde sera tenue à Paris, le 10 septembre, sous les auspices de l'Alliance Israélite Universelle. Les sujets concernant les intérêts de la race hébraïque tout entière seront discutés. Des délégués de dix pays ont été désignés : le Rév. Myer S. Israël, le Rév. H. S. Jacob, Myer Stern, William Seligman et Simon Wolf étant les délégués des États-Unis. Parmi les sujets qui doivent être discutés on trouve l'amélioration des Hébreux en Palestine, et la promotion de l'émigration vers ce pays, la promotion de la littérature et de l'instruction hébraïques, et la persécution des Hébreux en Roumanie et ailleurs.

JÉRUSALEM semble recueillir une faveur croissante comme lieu de résidence pour des étrangers qui trouvent peu confortables leur pays natal. La population étrangère juive s'est accrue considérablement durant les dernières années, selon le Consul Moore. Cette communauté est à présent estimée à 15 000, y compris les Juifs nés dans le pays, contre 10 000 en 1873. Le désir d'éviter le service militaire obligatoire maintenant imposé dans la plupart des pays européens, et le droit de posséder des biens immobiliers en Turquie, entrent probablement en compte pour cette immigration accrue. La colonie allemande à Jérusalem s'élève maintenant à près de 400 personnes, celle de Jaffa environ à 300. Il existe un troisième établissement allemand à Califfa d'un nombre à peu près égal au dernier mentionné. Les colons sont marchands, artisans, transporteurs, agriculteurs et sont réellement prospères.

Madame Renée Neher Bernheim, historienne de renom qui fit son alyah en 1967 et qui enseigne maintenant à l'Université hébraïque de Jérusalem parle de M. Oliphant dans le Tome III de son « Histoire juive — De la Renaissance à nos jours » en ces termes : « Il serait injuste de ne pas mentionner ici les encouragements apportés aux Bilouim par un curieux personnage britannique : Lawrence Oliphant, qui quitte en 1867 son siège au Parlement de Londres, pour voyager en Orient et se plonger dans le mysticisme oriental. Il se passionne pour le retour des Juifs en Terre Sainte, stimule les immigrants, et en 1882 s'installe définitivement avec sa femme à Haïfa... ». Nous trouvons, dans l'ouvrage de Madame Renée Neher Bernheim d'innombrables confirmations de noms, de lieux, de personnages et d'événements cités en leur temps dans les journaux et reproduits dans la W.T. [T. d. G.].

En W.T. d'août 1883 (R 519), C.T. Russell cite un bon article du London Christian Herald sous le titre :
Réponse avec citation
  #38  
Vieux 06/09/2006, 13h07
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 526
Par défaut Un avocat du Sionisme "Suite"

MOÏSE MONTEFIORE ET LES JUIFS

Le 24 octobre 1884, Sir Moïse aura atteint, s'il est encore en vie, son centième anniversaire. La venue relativement proche d'une époque si passionnante pour tous les amis et participants dans la foi du philanthrope toujours frais et gaillard, a attiré l'attention, tant de l'autre côté de l'Atlantique que chez nous. Un mouvement a été mis sur pied parmi les Hébreux de New York afin de préparer un témoignage approprié pour le centième anniversaire attendu de Sir Moïse Montefiore. Ardent avocat de la foi ancienne, il n'a pas laissé le piège d'amasser de l'argent l'aveugler vers les incapacités politiques injustes sous lesquelles les Juifs britanniques peinaient lorsqu'il était jeune, non plus que vers la condition obscure et malheureuse de ses frères à l'étranger, et particulièrement en Palestine. En 1827 il fit le premier d'une série de voyages en Palestine dans l'intention d'enquêter personnellement sur la cause de l'état misérable de ses frères dans ce pays. Le résultat de sa première visite fut la création du fonds de la Palestine. En 1862 sa bien-aimée compagne mourut. Sa mort marqua une époque de charités et de dons princiers par Sir Moïse. Bien que son âme et son corps affaiblis, accablés de chagrin, faisaient courber sa tête blanchie, cela ne l'empêcha pas de se mettre en route sans délai pour le Maroc l'année suivante, en 1863, pour plaider la cause des Juifs persécutés de Port Saafi, qui étaient massacrés et torturés par les Espagnols, sous le prétexte, inventé, que le Consul Espagnol avait été assassiné par les Juifs, en réalité inoffensifs et innocents. Cet homme vénérable réussit, une fois de plus, à calmer les eaux déchaînées et à ramener la paix et le bonheur à ses frères persécutés, et à obtenir également du Chérif du Maroc des privilèges appréciables pour les chrétiens résidant là-bas. En 1875 il fit sa septième et dernière visite en Terre Sainte, la terre de ses amours. Sur ses armoiries il y a une hampe, d'où vole une bannière sur laquelle, inscrit en hébreu, en lettres d'or, est le mot Jérusalem. Voir la Palestine, siège d'un état juif, ayant Jérusalem comme capitale, est, et a toujours été, l'ambition chère et le rêve de sa vie — qu'il ne pouvait personnellement jamais concrétiser de son temps, ainsi qu'il en est lui-même pleinement conscient. Mais pour l'aboutissement de cet objectif souhaité, il a dirigé les meilleurs efforts d'une vie plus longue qu'il n'est généralement accordé à l'homme » — London Christian Herald.

Dans la W.T. d'avril-mai 1884 (R 615) C.T. Russell cite le New York Herald : Au moment où les grandes puissances chrétiennes avancent une main rapace et armée pour saisir ce pays convoité et tentant, au moment où la Turquie agonisante laisse échapper son pouvoir, une figure historique s'avance au premier plan et déclare : Ce pays m'appartient ! Et lorsque les puissances se retournent pour dévisager l'interlocuteur, elles reconnaissent le Juif — l'enfant du Patriarche qui vécut en Palestine, lorsque ce pays fut envahi pour la première fois, et qui serait bien aise, lui aussi, d'être présent pour recevoir ce pays qui lui appartient, au moment où beaucoup s'en disputent la possession trente [neuf] siècles après la première invasion. (Il y en a 40 maintenant).

Quelle merveilleuse coïncidence ! Non pas, dit le Juif ; « ce n'est pas une coïncidence, c'est là ma destinée ». Cet article fut repris dans un volume de C.T. Russell diffusé à environ un million d'exemplaires et qui circule encore parmi nous, ainsi que d'autres de ses ouvrages. Nous recommandons à ce sujet notre brochure « Le rétablissement d'Israël » extraite de ce volume, qui renferme de nombreuses citations appropriées.

Faisant un bond de quelques années, nous arrivons à 1891, durant laquelle C.T. Russell fit un voyage en Palestine.

En W.T. de décembre 1891 (R 1342), nous trouvons la copie d'une lettre qu'il écrivit de Jérusalem aux barons HIRSCH et DE ROTSCHILD. Parue sous le titre « PROPOSITION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT POUR LA PALESTINE », nous la donnons ci-dessous in extenso. Auparavant, signalons que l'étude approfondie de la chronologie biblique avait permis à C. T. RUSSELL de comprendre l'importance des années 1878 et 1914 dans l'histoire du peuple juif ; cette dernière date devait manifester le début de la fin de la domination des Nations [ou Gentils], celui de la délivrance de Jérusalem de la domination turque, ce qui eut lieu effectivement en 1917, et celui du retour massif des Juifs en Palestine. Une comparaison entre ses écrits et les événements prouve la justesse de ses vues, même si, parce qu'il ne lui était pas donné de comprendre tous les détails, certains événements ne se sont pas produits sous la forme exacte qu'il attendait. Par ailleurs, ne retrouve-t-on pas dans l'ouvrage de HERZL « l’État Juif » et dans les propositions faites à la Conférence de la Paix à Paris en 1919, bon nombre des suggestions présentées par C. T. Russell aux barons DE ROTSCHILD et HIRSCH ?
Réponse avec citation
  #39  
Vieux 06/09/2006, 13h09
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 526
Par défaut Un avocat du Sionisme "Suite"

UN NOUVEAU GOUVERNEMENT PROPOSE POUR LA PALESTINE

Copie d'une lettre de suggestion écrite par l'éditeur lors d'une visite en Palestine, aux deux principaux Hébreux du monde, les Barons De Rothschild et Hirsch.

Le 20 novembre 1891,

Ce qui suit est une copie de lettre, écrite lorsque j'étais en Palestine, dont j'ai été séparé par la suite, à cause de la perte de mes bagages, en cours de route, et qui a été retrouvée seulement récemment.

Jérusalem, le 18 août 1891,

A l’Honorable BARON HIRSCH,

VOTRE HONNEUR : Moi, Chrétien, ami de la semence de Jacob, particulièrement à cause des promesses de Dieu qui leur appartiennent encore, et de la Terre Sainte, je vous écris sur un sujet qui, je le sais, vous tient très à cœur.

Afin que vous puissiez connaître l'intérêt que je porte à votre peuple, je vous ferai envoyer un exemplaire de deux de mes propres ouvrages, dans lesquels les promesses de Dieu faites à votre nation sont citées et commentées.

Actuellement, je suis en Palestine, accompagné de mon épouse, visitant rapidement la Terre de la Promesse et son peuple, et examinant les perspectives de l'accomplissement proche des prédictions des prophètes. Comme vous le verrez d'après mes ouvrages, nous nous rendons compte que le témoignage des prophètes est que votre nation sera grandement bénie et reviendra à la faveur divine entre ce moment présent et l'année 1915 A. D.

Nous croyons que les persécutions actuelles en Russie sont un signe de la faveur divine plutôt que le contraire. L'Éternel déclare qu'Il les fera sortir de tous les pays où Il les a dispersés. Nous pensons que, loin de voir cette persécution s'apaiser, il se peut que dans un avenir proche on assiste à sa recrudescence importante au sein des différentes nations d'Europe au milieu desquelles les Juifs habitent.

Nous croyons que la Parole de l'Éternel enseigne que le peuple doit être, en grande partie, rassemblé dans la terre de la Palestine, et le fait que toute entrée dans ce pays a récemment été défendue nous porte à penser que le temps est venu d'y ouvrir les portes encore plus largement que jamais auparavant. Ceci semble être montré par les paroles du Prophète. Voyez Jérémie 32 : 37-44 ; 33 : 6-22.

Étant donné que je ne possède pas un centimètre de terre dans ce pays, je ne peux pas être taxé d'agir égoïstement en proposant les suggestions suivantes, de ce qui me paraît être la seule solution immédiate au problème. Ma suggestion est la suivante et porte sur toute la Syrie :

Les revenus provenant de la Palestine par le Gouvernement s'élèvent à 100 000 livres sterling par an. Cette somme, cependant, est absorbée par le gouvernement local de la Palestine, et il est douteux que la Turquie en reçoive jamais un piastre — sauf sous forme de primes payées par ceux qui obtiennent des positions officielles dans le pays. Il m'a été impossible d'obtenir des chiffres sérieux concernant les taxes de la Syrie en totalité, mais on peut, à coup sûr supposer que les résultats pour la Turquie ne sont pas plus bénéfiques que ceux de la Palestine.

Ma suggestion est que les riches Hébreux achètent à la Turquie, selon une juste évaluation, tous les intérêts sur leurs biens dans ces pays, c'est-à-dire toutes les terres du gouvernement (terres n'appartenant pas à des propriétaires privés), sous la garantie que la Syrie et la Palestine seront constituées en ÉTAT LIBRE, dont le gouvernement sera confié aux mains d'un comité de treize Directeurs nommés comme suit : Un Directeur serait choisi par chacun des gouvernements ci-après : Grande Bretagne et Irlande, France, Allemagne, Russie, Autriche, Italie, Turquie, Grèce et les États-Unis d'Amérique, à condition qu'ils approuvent le projet ; le reste des treize serait élu par les suffrages du peuple Syrien, personne n'étant éligible pour ladite élection s'il n'a pas habité le pays pendant trois années consécutives.

La liberté religieuse devrait être entièrement assurée à tous les habitants. Chaque Directeur devrait être résident dans le pays pendant sa période d'activité, et recevrait 1 000 livres sterling par an, et aucun autre honoraire, émolument ou pot-de-vin, ne serait autorisé sous peine de disgrâce et d'exil. Ces Directeurs nommés par les différents gouvernements seraient également les Ministres plénipotentiaires de ces gouvernements, sans honoraires supplémentaires à cet effet.

Chacune des nations invitées à s'engager représentativement dans le gouvernement devrait donner une participation financière, disons de 10 000 livres, pour l'exécution du projet et comme test de son intérêt pour le bien-être du pays et de son peuple. Présentement toutes les nations sont intéressées à pourvoir une patrie à tous les exilés Russes ; et la pauvreté de la Turquie devrait faciliter l'achat de son patrimoine en Syrie à des prix raisonnables. J'imagine que ceci est un plan réalisable, car toutes les nations mentionnées ci-dessus sont intéressées par la Palestine, y ayant directement ou indirectement dépensé d'importantes sommes d'argent. Le projet d'en faire un état libre, sous le contrôle de tous, serait, je crois, agréable à tous ; alors que, mettre le pays sous le contrôle de l'un quelconque d'entre eux exclusivement, serait énergiquement combattu par les autres. Le pays devrait, cependant, être indépendant de toutes les autres nations, excepté par l'intervention de leurs Directeurs représentants désignés.

Une constitution libérale devrait être élaborée, modifiable uniquement par le consentement d'au moins neuf sur les Treize Directeurs. Pour toutes les autres questions la majorité décidera — en accord avec les restrictions de ladite Constitution. Le sang nouveau et les nouvelles idées ainsi introduites dans le gouvernement feraient rapidement leur effet sur le peuple et dans le pays, et ils avanceraient rapidement vers des conditions civilisées, dans chaque détail.

Vous êtes, sans aucun doute, bien au courant que, en dépit des sommes importantes d'argent envoyées ici par les Hébreux et d'autres, beaucoup de gens sont loin du confort ; et tous conviendront que les deux choses les plus indispensables à ce pays sont un gouvernement sage, juste et efficace, et beaucoup d'eau.

L'eau est indispensable à la santé. L'odeur est pestilentielle lorsque l'on passe dans la cité, particulièrement dans les quartiers juifs. Je ne peux expliquer l'absence de certaines maladies que par l'extrême pureté de l'air de la montagne. Dans presque tous les autres climats une saleté et une sécheresse telles amèneraient certainement la peste. Dans un mois, m'a-t-on dit, l'eau sera vendue à deux ou trois piastres l'outre.
Réponse avec citation
  #40  
Vieux 06/09/2006, 13h10
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 526
Par défaut Un avocat du Sionisme "Suite"

Le gouvernement actuel et les lois, bien que l'on affirme qu'il y ait beaucoup d'amélioration par rapport à ceux du passé, sont, tous l'admettront, loin d'être bons. Les pauvres paysans ou fellah sont dépossédés de presque tous leurs gains — d'abord par le prêteur de fonds, qui soutire entre 10 et 50 % d'intérêts, payés d'avance, et ensuite par le percepteur qui extorque tout ce qu'il peut de ce qui reste. De nombreux Juifs venant de Russie sont pauvres, et beaucoup sont riches. Apparemment les derniers considèrent comme leur travail de tirer des bénéfices de leurs frères et de leurs voisins au lieu de les aider, alors que les premiers, suivant l'exemple des Romanistes et des Grecs, pensent qu'il est de leur devoir de passer tout leur temps en prières et en célébrations, alors que les dons d'amis d'Europe et d'Amérique les font vivre. Vos secours et ceux du Baron de Rothschild ainsi que ceux de Sir Moïse Montefiore ont apporté beaucoup de bien, et en apportent encore (excepté peut-être pour le paiement d'une certaine somme d'argent par personne pour l'entretien des colons, ce qui en encourage certains à multiplier leurs enfants et petits-enfants aussi rapidement que possible, pour augmenter leurs revenus).

Ce qui est nécessaire ici, par conséquent, après l'eau et la propreté, est un bon gouvernement qui protégera le pauvre des rapaces et des riches.

Des institutions bancaires saines et faisant honorablement des affaires, sont également grandement nécessaires. Les pauvres, m'a-t-on dit, cachent tout l'argent qu'ils peuvent économiser dans des trous dans la terre, où il est finalement perdu pour eux et pour le monde. Sans aucun doute, ceux-ci confieraient leur argent à des banques dont l'honorabilité ne pourrait être mise en cause.

Étant donné que Jérusalem est détentrice de tant de richesses présentant un grand intérêt pour le monde civilisé, aussi bien que pour les Juifs, je suggère en outre l'introduction dans la Constitution — et ce projet rencontrerait certainement la faveur générale — de clauses garantissant que Jérusalem resterait pratiquement comme elle est actuellement — sauf qu'elle serait nettoyée — que toutes les boutiques et affaires seraient interdites à l'intérieur des murs ; que des règlements sanitaires seraient strictement observés ; que la ville serait entièrement munie d'un réseau d'égouts — une affaire d'ordre très pratique et réalisable à peu de frais si les « Carrières de Salomon » s'étendant sous une grande partie de la ville étaient utilisées pour installer les plus gros collecteurs d'eaux usées.

En dehors de la ville la largeur minimale des rues et la dimension minimale des immeubles devraient être soumises à la loi, car les gens ont des idées étroites concernant ce qui « fera l'affaire ».

Avec des arrangements tels que ceux cités plus haut, beaucoup d'argent serait fourni par les amis de la Terre Sainte pour l'eau, les aqueducs, les puits artésiens, etc.., etc.., et bien vite les lieux stériles deviendraient un paradis.

Je crois que maintenant est le temps de l'Éternel pour la délivrance si longtemps promise d'Israël (vous pourrez examiner dans les 2 ouvrages que je vous ai fait envoyer, et cités ci-dessus, mes raisons de croire ainsi), et que ceci sera accompli par certains de ces projets concertés parmi les nations est, je crois, indiqué par le prophète Esaïe :

« Et ils amèneront tous vos frères, d'entre toutes les nations, en offrande à l'Éternel, sur des chevaux, et sur des chars, et dans des voitures couvertes, et sur des mulets, et sur des fourneaux rapides [chaudières], à ma montagne sainte, à Jérusalem dit l'Éternel... Car, comme les nouveaux cieux et la nouvelle terre (le Royaume de Dieu) que je fais, subsisteront devant moi, dit l'Éternel, ainsi subsisteront votre semence et votre nom » Esaïe 66 : 20, 22.

Voyez aussi Jérémie 32 : 43, 44 : « Et on achètera des champs dans ce pays dont vous dites qu'il est une désolation, de sorte qu'il n'y a ni homme, ni bête... On achètera des champs à prix d'argent, et on en écrira les lettres, et on les scellera, et on les fera attester par des témoins dans le pays de Benjamin, et aux environs de Jérusalem, et dans les villes de Juda, et dans les villes de la montagne et dans les villes du pays plat, et dans les villes du midi ; car je rétablirai leurs captifs, dit l'Éternel ».

Puisse le Dieu de Jacob vous guider, cher Monsieur, et tous ceux qui avec vous sont intéressés par la délivrance et la prospérité d'Israël et bénis seront ceux qui, sans mesure, se soumettront comme serviteurs en accomplissant Sa volonté, comme il est prédit.

Mais veuillez noter, cher Monsieur, que les Écritures Saintes prédisent le retour en Palestine, et non une autre errance jusqu'aux bouts de la terre — vers l'Amérique ou ailleurs. Et par conséquent, c'est mon humble avis qu'Israël ne trouvera pas de repos pour la plante de son pied jusqu'à ce qu'il la trouve dans la terre promise ; et je vous supplie, par conséquent, de ne pas perdre vos efforts en aidant l'émigration ailleurs mais de les concentrer dans la direction dans laquelle Dieu a montré que se trouve la réussite. Dieu vous bénisse.

Bien à vous dans la Foi des Écritures Sacrées.

C.T. Russell.

P.S. : Une copie de cette lettre a également été envoyée à votre compatriote, le Baron de Rothschild.

Avec la W.T. du 1er juillet 1897 (R 2176), nous voyons comment C. T. RUSSELL salua le travail de HERZL. Nous rappelons à nos lecteurs que le 1er Congrès Sioniste devait se tenir à Munich mais la Communauté juive de Munich ayant refusé cet honneur, c'est à Bâle que se tint le 1er Congrès :
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage


Discussions similaires
Discussion Auteur Forum Réponses Dernier message
L'équipe du Ghana s'excuse pour avoir brandi le drapeau Israélien tinky Football Marocain 50 01/10/2009 22h51
Classé à l'ONU au 4emme rang mondial: Le nucléaire israélien inquiète les arabes Skikdi Forum Général 11 26/06/2006 15h25
Chavez fustige ouvertement Bush mlMs Actualités marocaines 7 07/06/2006 19h36
Un tsunami au Maroc? maixim Actualités marocaines 298 30/05/2006 17h30
La France en danger de stigmatisation des étrangers ptitprince Actualités marocaines 4 18/04/2006 00h38



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 05h37.



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38