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#1
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| Voilà en fait après avoir lu chacun de vos posts, les bladinettes j'ai remarqué que souvent le problème c'était la relation conjugale. Il y a deux ans pour mon mémoire j'ai dû traduire un livre en espagnol vers le français et j'avais envie de vous faire partager cette histoire qui m'a un peu fait rappeler l'histoire de toute femme, ce livre n'a pas encore été traduit donc vous ne trouverez la version qu'en castillan et catalan. Ce livre en espagnol s'intitule " Algùn amor que no mate" écrit par Dulce Chacon et a fait l'objet de plusieurs présentations théatrales, et il a obtenu un gros succès en Espagne et en Amérique latine, il vaut la peine d'être lu, il y a un mélange de tristesse, de fou rire, ect. Si vous voulez donner vos avis, vous êtes les bienvenues et peut être que ceci nous permettra de voir plus clair sur ce que nous aurions dû accepter ou ne pas accepter, ce que nous aurions dû faire ou ne pas faire. Pour ceux qui considère ceci comme une perte de temps, il y a d'autres posts qui susciteront certainement votre intérêt et par la même occasion, pour celles et ceux qui aimeraient faire quelque chose pour changer, vous pouvez essayer de deviner la fin de cette histoire et donner vos avis sur l'histoire.Elle commence ainsi: Je ne fais plus l'amour depuis longtemps. Ce n'est pas que je m'en plaigne. Je vis très bien ainsi. Sans cette habitude obligatoire. Pendant la sieste, mon mari et moi dormions ensemble. Il assumait parfaitement ses responsabilités maritales. Mais lorsque son père mourut, il décida d'aller manger tous les jours chez sa mère. Comme ma belle-mère était très affectée par son veuvage, il prit la décision de sacrifier nos siestes sur l'autel de l'amour maternel. En réalité, il s'est toujours sacrifié sur l'autel de l'amour maternel. Selon moi, nous n'avons plus jamais fait l'amour, non pas pour une question de temps mais plutôt parce que nous n'avions plus envie de nous retrouver. Quand nous étions jeunes mariés, nous faisions aussi l'amour la nuit avec le temps, j'ai commencé à avoir la migraine à l'heure du dîner et j'allais me coucher un peu avant lui. Je commençais à lire et, dès que je l'entendais s'approcher de la chambre, je laissais tomber le magazine et je m'endormais. Il a souvent tenté de me réveiller, il me caressait et il m'embrassait, mais je continuais à dormir. Au début cela l'énervait. Il disait qu'il ne comprenait pas comment je pouvais lire avec une migraine et m'endormir si profondément en une fraction de seconde. Il se retournait, de fort mauvaise humeur, et grommelait. Ensuite, il commençait à ronfler et ma douleur passait. Si parfois il ne ronflait pas, c'était qu'au lieu d'être contrarié, il était malheureux. Je me réveillais alors, et je lui expliquais que j'avais mes règles, je lui caressais les cheveux et il se laissait aller dans un sommeil tranquille. Petit à petit, il prit l'habitude de consacrer les nuits au repos.Pendant la sieste, il en était tout autrement. Il s'allongeait près de moi sans rien attendre et progressivement, on sentait le désir s'éveiller en nous. Je n'ai jamais eu l'impression que nous forcions la chose. La nuit c'était différent, on aurait dit une obligation. Depuis que mon mari mange chez sa mère, on ne dort plus pendant la sieste. Au mois de mai, cela fera quinze ans que mon beau-père est décédé, le pauvre. |
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#2
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| Quand mon beau-père est mort, c'est vrai, ma belle-mère était très triste. Ils étaient séparés depuis plusieurs années, mais ils s'aimaient toujours beaucoup. Chaque jour, ils prenaient leurs repas ensemble, bien qu'elle se soit remariée. Son second mari n'aimait pas toutes ces familiarités. En réalité, il n'aimait guère mon beau-père, c'est pourquoi il mangeait dehors pour ne pas le rencontrer. Et c'est aussi pour cette raison qu'il ne fut d'aucun réconfort pour ma belle-mère lorsque mon beau-père mourut. Même à l'enterrement, il ne savait pas quoi faire. Ma belle-mère, au bras de son fils, suivait le cercueil en pleurant, quand à son second mari et moi, marchions derrière. Lorsque les fossoyeurs déposèrent le cercueil et retirèrent les cordes, elle s'effondra à genoux sur le sol en criant: " qu'est-ce que je t'ai fait? Mon Dieu! Mon Dieu! Qu'est-ce qu'on t'a fait? Son mari tenta de la relever en la prenant par les épaules, mais elle se débattit. Seul son fils fut capable de l'arracher de là. Après avoir été rejeté par sa femme, son mari s'approcha de moi. Un de nous deux sera le suivant!, me susurra-t-il à l'oreille en regardant la mère et le fils s'éloigner. Comme ils s'enlaçaient. Comme ils pleuraient. Je restai avec une question sur les lèvres et il s'en alla après avoir jeté un bouquet d'oeillets dans la fosse. Et je suis restée seule sans savoir quoi faire ni où regarder, le son de la terre sur le cercueil me faisait peur. Je me demandais s'il fallait rester jusqu'à la fin, ou partir, ce fut ma cousine qui me sortit de cet embarras. Elle me prit le bras en disant: On y va! Tandis que nous nous dirigions vers la sortie, où ma belle-mère et mon mari reçevaient les condoléances, certainement trop démonsratives d'une voisine, ma cousine me fit remarquer: il faut qu'on dise à tout le monde qu'il a eu une crise cardiaque. |
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#3
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| tu nous mets la source pleasou ![]() |
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#4
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| [quote=prudencia]Voilà en fait après avoir lu chacun de vos posts, les bladinettes j'ai remarqué que souvent le problème c'était la relation conjugale. Il y a deux ans pour mon mémoire j'ai dû traduire un livre en espagnol vers le français et j'avais envie de vous faire partager cette histoire qui m'a un peu fait rappeler l'histoire de toute femme, ce livre n'a pas encore été traduit donc vous ne trouverez la version qu'en castillan et catalan. Ce livre en espagnol s'intitule " Algùn amor que no mate" écrit par Dulce Chacon et a fait l'objet de plusieurs présentations théatrales, et il a obtenu un gros succès en Espagne et en Amérique latine, il vaut la peine d'être lu, il y a un mélange de tristesse, de fou rire, ect. Si vous voulez donner vos avis, vous êtes les bienvenues et peut être que ceci nous permettra de voir plus clair sur ce que nous aurions dû accepter ou ne pas accepter, ce que nous aurions dû faire ou ne pas faire. Pour ceux qui considère ceci comme une perte de temps, il y a d'autres posts qui susciteront certainement votre intérêt et par la même occasion, pour celles et ceux qui aimeraient faire quelque chose pour changer, vous pouvez essayer de deviner la fin de cette histoire et donner vos avis sur l'histoire.Elle commence ainsi: Je ne fais plus l'amour depuis longtemps. Ce n'est pas que je m'en plaigne. Je vis très bien ainsi. Sans cette habitude obligatoire. Pendant la sieste, mon mari et moi dormions ensemble. Il assumait parfaitement ses responsabilités maritales. Mais lorsque son père mourut, il décida d'aller manger tous les jours chez sa mère. Comme ma belle-mère était très affectée par son veuvage, il prit la décision de sacrifier nos siestes sur l'autel de l'amour maternel. En réalité, il s'est toujours sacrifié sur l'autel de l'amour maternel. Selon moi, nous n'avons plus jamais fait l'amour, non pas pour une question de temps mais plutôt parce que nous n'avions plus envie de nous retrouver. Quand nous étions jeunes mariés, nous faisions aussi l'amour la nuit avec le temps, j'ai commencé à avoir la migraine à l'heure du dîner et j'allais me coucher un peu avant lui. Je commençais à lire et, dès que je l'entendais s'approcher de la chambre, je laissais tomber le magazine et je m'endormais. Il a souvent tenté de me réveiller, il me caressait et il m'embrassait, mais je continuais à dormir. Au début cela l'énervait. Il disait qu'il ne comprenait pas comment je pouvais lire avec une migraine et m'endormir si profondément en une fraction de seconde. Il se retournait, de fort mauvaise humeur, et grommelait. Ensuite, il commençait à ronfler et ma douleur passait. Si parfois il ne ronflait pas, c'était qu'au lieu d'être contrarié, il était malheureux. Je me réveillais alors, et je lui expliquais que j'avais mes règles, je lui caressais les cheveux et il se laissait aller dans un sommeil tranquille. Petit à petit, il prit l'habitude de consacrer les nuits au repos.Pendant la sieste, il en était tout autrement. Il s'allongeait près de moi sans rien attendre et progressivement, on sentait le désir s'éveiller en nous. Je n'ai jamais eu l'impression que nous forcions la chose. La nuit c'était différent, on aurait dit une obligation. Depuis que mon mari mange chez sa mère, on ne dort plus pendant la sieste. Au mois de mai, cela fera quinze ans que mon beau-père est décédé, le pauvre.[/QUOT je pense que c'est pas l'apanage de beaucoup de couples |
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#5
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| je doute que les bladinettes finissent de lire ton post....tu es bien trop cognitive pour elles....je te conseille pour etre audible de faire davantage dans le slogan : " je fais l amour et alors ? " ou " j ai plus de plaisir c grave ?" " l amour en sommeil" ... sinon c un beau texte... |
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#6
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| La facilité avec laquelle les hommes s'endorment blesse souvent les femmes. Je parle des femmes car je ne suis pas la seule que cela dérange, j'en ai parlé à quelques-unes et c'est pareil pour elles. Sans aller plus loin, Prudencia m'a récemment raconté qu'elle a parlé au lit avec son mari. Elle était très triste et pleura un petit moment pour voir s'il se rapprochait d'elle et lui faisait un câlin, mais cet imbécile commença à ronfler comme un bienheureux. J'imaginais la malheureuse, se levant pour pleurer à son aise sans troubler le sommeil de son mari- car malgré tout, c'est ainsi que nous sommes: des femmes généreuses-, et s'avancer vers la fenêtre pour regarder la rue et comparer la solitude à la tristesse. Il faut voir à quel point tu te sens seule au petit matin, à pleurer sans être capable de te retenir et à regarder par la fenêtre comme si la solution se trouvait dans la rue. La pauvre Prudencia resta ainsi jusqu'à six heures, elle but une infusion de tilleul et retourna auprès de l'imbécile, les yeux tout rouges. Et puis, le lendemain tu dois tolérer ses remarques: Quelle mauvaise mine tu as, qu'est-ce que tu as aux yeux? Tu ne veux pas avouer que tu n'as pas fermé l'oeil de la nuit car tu te sens ridicule. Tu le regardes de bas en haut et tu voudrais répondre que tu chantais l'hymne national d'Australie. Avec beaucoup d'émotion. |
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#7
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| Prudencia déteste que son mari la traite d'ignorante. Parce que même si on a pas fait d'études, on est pas ignorante pour autant. Il se croit très instruit parce qu'il écoute la radio toute la journée alors qu'en réalité, sa tête est remplie des idées des autres. Tout va bien s'il écoute toujours les mêmes émissions, mais si on les change, quelle histoire il en fait, le pauvre. Il pense également être plus intelligent qu'elle car il lit toujours le journal à l'heure du dîner. Si Prudencia lui fait un commentaire, il sourit avec un air supérieur, quasi avec mépris. Toi, que comprendrais-tu par là? Moi, je dis pourquoi voudrait-il qu'elle comprenne puisqu'il ne parle pas de ses affaires avec elle. Cependant, si Prudencia lui explique quelque chose qu'il ne comprend pas, il lui répond: C'est que tu es très intelligente. Sous-entendu... |
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#8
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| En vérité, une femme ne doit pas trouver à redire à son mari. Jamais. Les hommes supportent très mal cette humiliation, que leurs femmes les surpassent dans un domaine.Mais il est vrai que Prudencia est très intelligente. Ses amies, elles, le savent. Entre femmes c'est différent, on peut être intelligent et rien n'arrive. Grâce à elle, ses amies savent ce qu'est un bouillon de culture. Un après-midi, elle leur expliqua que la relation avec son mari était un bouillon de culture. Que le jour viendra où elle récoltera le fruit de ses efforts et il réalisera alors que dans le fond, il ne comprend rien car c'est un homme sans intérêt. Et Prudencia, elle, est intéressante. |
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#9
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| Depuis que nous ne fesons plus l'amour, mon mari et moi, nous parlons moins. Pendant l'acte sexuel, je lui demandais des choses et lui me disait: oui, mon amour; oui, mon amour. Probablement qu'il m'écoutait. Mais depuis la mort de son père, il doit peut être tout raconter à sa mère. Ma belle-mère ne m'a jamais fort appréciée. Lorsque son fils et moi étions fiancés, elle me disait que j'allais lui voler son gamin. Il mesurait presque deux mètres et elle l'appelait encore son gamin. En ce qui me concerne, il est vrai que je ne l'aimais pas beaucoup, mais comme lui, ça ne le gênait pas, je ne disais rien. De toute façon, je n'avais pas grand chose à dire. Un jour, je me suis fâchée. Deux mois avant la noce, mon fiançé m'annonça que nous devions reculer la date du mariage. Son père avait quitté la maison et il ne pouvait pas laisser sa mère seule. Mon enfant, mon enfant, gémissait-elle. Alors oui, j'ai piqué une crise, c'en était assez du petit gamin. Mais ils m'ont convaincu en faisant appel à ma pitié. La pauvre ,disait mon fiancé, la séparation a été très douloureuse! Personne ne s'y attendait! Et encore moins elle!Mon père ne va pas bien, peut-être que lorsqu'il ira mieux, il reviendra. Et c'est ainsi que dans l'espoir que mon beau-père change d'avis, deux années ont passé. Mais mon beau-père ne s'est jamais remis avec ma belle-mère, il allait seulement manger avec elle. Deux années plus tard, ma belle-mère fit la connaissance d'un représentant de commerce. Lui, il tomba amoureux d'elle comme un collégien et la demanda en mariage. Dès le début, elle lui expliqua clairement la situation: son premier mari continuerait à manger chez elle. Le représentant accepta la condition, et ma belle-mère se laissa aimer et accepta de penser au mariage. Mon fiancé et moi pouvions enfin nous marier. |
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#10
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| Le mari de ma belle-mère lui offre un oeillet tous les jours. Au début, elle les gardait jusqu'à ce que ça devienne un gros bouquet, la moitié des fleurs étaient fânées mais elle ne voulait pas les jeter. Quand elle s'est rendu compte qu'elle aurait son oeillet quotidien, elle en ôtait un et en redéposait un autre. Mais ça, c'était au début. Avec les années, son mari les a mis et enlevés lui-même. Moi, je n'ai jamais vu un amour aussi grand. Parce qu'il faut voir ce que ça doit être d'arriver avec un oeillet, aujourd'hui et demain et encore demain, et elle qui ne les regarde même pas. Je ne sais pas ce que ma belle-mère a avec les hommes, car son mari aussi était comme ça, complètement baba, jusqu'au jour où il est parti. Je n'ai jamais su pourquoi. Ce fut ma cousine qui m'a dit que mon beau-père avait quitté la maison. Nous avons toujours été de très bonnes amies et lorsqu'elle a appris la nouvelle, elle est venue tout me raconter. Il se trouve qu'elle a vu mon beau-père partir en pleurant avec deux valises. J'ai trouvé cela bizarre et je suis allée voir ce qui se passait. C'est alors que ma belle-mère et mon fiancé m'ont annoncé que nous ne pouvions pas nous marier maintenant. Ils me l'ont dit tout enlacés en train de pleurer.Mais sans m'expliquer pourquoi mon beau-père était parti. Chaque fois que je les interrogeais, ils me répondaient que ce n'était pas de mes affaires, jusqu'au jour où je me suis lassée de demander. |
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