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| "Chaque fois qu'un voyageur arrive dans un pays. il rêve d'y découvrir des énigmes, sinon des secrets, qui l'accompagneraient durant toute sa vie. Au Maroc, le premier secret est à découvert. d'où qu'il vienne, et par n'importe qu'elle route, ce voyageur sera accueilli par la beauté de la lumière, parfois fulgurante qui fait vibrer paysages et sites. Cette qualité de la lumière, intense et profonde, produit des images, elle met en scène tout un pays dans sa diversité et sa variété; elle transparaît sur le visage, le geste, la démarche même. La lumière habite l'homme comme elle lui sert de patio solaire, de demeure portative. Ainsi ce pays se présente de lui-même. Il vous initie à la nature, aux particularités d'un pays et à ses hommes. Il vous introduit aux commencements naturels d'une civilisation. Une civilisation qui a son identité propre, une remarquable continuité et durée dans ses références de base grâce à son unité organique, qui rassemble la diversité régionale et culturelle qui est un trait majeur de civilisation. " Cette métaphore, meilleure que toute autre description, résume la vie culturelle et intellectuelle au Maroc , profondément attaché aux valeurs de la civilisation arabo- musulmane et berbère. En effet, le Maroc est composé d'arabes et de nombreuses tribus berbères qui représentent plus du tiers de la population actuelle. Les berbères Les premiers Marocains qui ont peuplé le pays sont des populations venues du Nord et de l'Est et ce dès l'époque Néolithique. Ces populations très variées ont été appelées "berbères" par les navigateurs et les Romains. Aujourd'hui, le Maroc présente une société composite, où presque la moitié de la population parle le berbère, langue à l'intérieur de laquelle se distinguent trois sous-groupes : tarifit (Rif), tamazight (Moyen Atlas) et tachelhit (Haut, Anti-Atlas et Souss). La plupart des historiens s'accordent désormais pour reconnaître que, les conquérants arabes du IXème siècle ayant été peu nombreux, la très grande majorité des Marocains a du sang berbère. Ce qui ne signifie pas nécessairement qu'ils sont berbérophones, plusieurs tribus ayant été arabisées de force très tôt, en particulier le long des côtes de l'Atlantique. De très nombreuses tribus marocaines peuplent le Maroc. Ainsi, la Province de Chefchaouen, par exemple, comprend les tribus suivantes : El Akhmas, Ghomara, Sanhaja, Ghzaoua, Bni Msara et Arhouna. Il est très difficile de chiffrer le nombre de tribus qui composent la population berbère au Maroc. Les arabes Les arabes n'arrivèrent qu'à la fin du VII ème siècle. Ils apportèrent l'Islam, la langue et la civilisation arabe qui était l'une des plus avancées. Arrivés du Moyen-Orient, ils s'imposèrent progressivement aux berbères. Aujourd'hui, les arabes du Maroc représentent selon les estimations entre 20 et 70 % de la population.. Les arabes sont présents à travers tout le pays. Le Maroc |
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#2
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| L'amazighe, la langue des Berbères: L'amazighe est la langue la plus ancienne du Maghreb. L'arrivée des Amazighs au Maroc remonte au néolithique. Pour les historiens, leur origine demeure sujet à controverse. On pense qu'ils seraient autochtones, ou issus de la rive nord de la Méditerranée, ou encore originaires du sud de la péninsule arabique. Des documents archéologiques de l`Égypte ancienne attestent l`existence de l'écriture amazighe au moins 3000 ans av.J.-C. Aujourd`hui, on parle l`amazighe dans les régions rurales et dans les villes, notamment depuis l`exode rural des années 1970. Exclusivement orale, la langue berbère se divise en trois dialectes: le tarifit, dans le Nord-Est; le tamazight, dans le Moyen Atlas, dans la partie septentrionale du Haut Atlas et dans la région du Sud-Est; et le tachelhit, dans la partie méridionale du Haut Atlas et la région du Sud-Ouest. L'arabe dialectal La langue arabe s'est implantée au Maroc par phases successives: au 7ème siècle, avec l'arrivée des troupes de Oqba Ben Nafi; au 9ème siècle, grâce aux nouveaux centres d'enseignement dont la célèbre mosquée-université Karaouiyne de Fès; aux 12e et au 13ème siècle, marqués par l`installation des tribus hilaliennes et mâaquiliennes; au 14ème siècle, par les Andalous chassés d'Espagne lors de la Reconquista chrétienne. L'arabe dialectal comprend quatre parlers arabes : le premier citadin ( mdini ) , qui s'inspire de l'Andalou, se concentre dans les villes anciennes comme Fès, Rabat, Salé et Tétouan; le parler montagnard ( jebli) est usité dans la région du Nord-Ouest et puise ses origines dans l'amazigh; le parler bédouin ( aroubi ) évolue dans les communautés des plaines atlantiques ( Gharb. Chaouïa, Doukkala, etc. ), et on le trouve aussi dans les plaines intérieures comme le Haouz de Marrakech, le Tadla et le Souss; enfin, le parler hassani pratiqué dans certaines régions sahariennes. L'arabe dialectal est celui que l'on parle à la maison comme dans la rue. Il ne peut être écrit, sinon sous forme de codes libres et non figés. C`est la langue maternelle des arabophones, celle à travers laquelle se forgent l`éducation et la culture populaire. Étendu sur tout le territoire marocain, il unit les différentes communautés, elles-mêmes subdivisées par la variété des dialectes. La communication avec les Arabes d`autres pays s`établit en arabe classique, et avec les étrangers en langue étrangère ( français, espagnol ou anglais ). L'arabe classique L'arabe classique est la langue du Coran. Il est employé dans les sphères religieuse, politique, administrative, juridique et culturelle. On le retrouve dans l'enseignement, les médias et toutes les activités à caractère savant ou élitiste. La langue arabe est une langue riche et complexe, à laquelle le livre sacré confère une dimension quasi incantatoire. Le français En 1912, sous le protectorat, le français est proclamé langue officielle des institutions coloniales. Aujourd'hui encore, la langue française reste très répandue au Maroc, notamment dans les secteurs de l'administration et de l'éducation. C'est aussi la langue que les hommes politiques utilisent à l`étranger, sauf dans les pays arabes où les échanges se font en arabe classique. Les écoles publiques intègrent à leur programme des cours de français; dans les établissements français et bilingues, la majorité des cours se tiennent en français. Les services et activités à caractère ludique ( cinémas,... ) ou culturel ( musées,... ) font autant appel à l'arabe classique qu'au français. Il en est de même pour les médias, dont les journaux télévisés et radiophoniques se déroulent en deux volets. L'espagnol Les premiers Espagnols, des Andalous; arrivent au Maroc au 15ème siècle. En 1885, des colons s`installent dans les provinces du Sud, puis en 1912 dans les provinces du Nord. La reprise d'Ifni et des provinces sahariennes, lors de l'Indépendance du Maroc, a entraîné la fin de la prédominance de la langue espagnole, qui est plus pratiquée dans les régions du nord du pays et dans le Sahara. Le Maroc |
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#3
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les années de resistance et nos resistants? nos morts en 1981 suite aux émeutes du marché central à casa? la resistance riffaine? l invasion arabe au Maroc? la 1ère ville construite au Maroc et le 1er fondateur du pays?? la liste est bien longue.. Reste que notre pays et un pays féerique et aux milles et une couleurs aux yeux des étrangers et touristes IoI |
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#4
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celui qui a estimé ce chiffre ne risque pas de se mouiller car entre 20 et 70 % il a une marge de manoeuvre. (tawal l'h'bal bezaf, je ne sais pas s'il peux voir ce qui se trouve à l'autre bout de son h'bal ) |
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#5
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wallahela lol da7aktini!!!!!!!! entre 20 et 70% had la fourchette ma3andha 7ta me3na![]() |
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D'un pt de vue ethnique, les arabophones peuvent être aussi bien d'origine berbère qu'arabe (ou vandale, portuguaise, ottomane, romaine, africaine, etc...) et les berbérophones aussi bien d'origine arabe que berbère ! Aucun intérête à chercher les véritables origines sans une campagne de sondages précis et représentatif de la population à étudier ... A+ |
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#7
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| L'Islam L' Islam est la religion qui règne au Maroc. Islam signifie «élan vers Dieu». Dieu est unique : «il n'y a de Dieu qu'Allah, et Mahomet est son prophète», dit la profession de foi musulmane. L'Islam marocain est sunnite de rite malékite (fondé par l'iman Malik). Au Maroc, l'islam est une religion d' Etat et le Roi Mohammed VI, descendant du Prophète, est le Commandeur des croyants (Amir al-Mouminime). Les Marocains, presque tous musulmans, sont fortement unis par le sentiment d'appartenance à la communauté des croyants, la Oumma. Le livre sacré L'Islam s'appuie sur un livre révélé, le Coran. Ce mot vient de quor'an, dont l'infinitif est qara`a, qui signifie «réciter» en arabe. Pendant les 20 années de la révélation, Mahomet récitait à chaque ramadan la totalité de ce qui lui avait été jusque-là transmis; c'est pour cette raison que les musulmans récitent le Coran durant les nuits de ce mois sacré. Les révélations se présentent sous forme de versets (ayats) rassemblés en 114 chapitres ou sourates. Après le Coran, la sunna ou tradition est le second fondement (asl) de l`Islam. Contenu dans les hadiths (témoignages sur la vie de Mahomet), elle relate les propos que le Prophète a tenus en tant que guide de la communauté, et non en tant que messager de la loi divine. Pour les Musulmans, ces paroles ont été rapportées par une série de témoins, garants de leur authenticité. Les cinq piliers la profession de foi ashahada Cinq obligations majeures constituent les piliers de l'Islam : Représentant l'adhésion à l'Islam, la profession de foi (chahada) est l'obligation canonique la plus importante. Elle atteste «qu'il n`est de divinité que Dieu» et que «Mahomet est l'envoyé de Dieu». Celui qui prononce ces mots s'engage définitivement à être musulman et à appartenir à la communauté des croyants (Oumma). La prière assalat Après avoir procédé à des ablutions purificatrices, le croyant effectue sa prière (salat) cinq fois par jour : au lever du soleil (sobh), à midi (dohr), vers 16h(asr), au coucher du soleil (maghreb) et deux heures plus tard (asha).Tourné vers la Mecque, il exécute seul ou en groupe une série de prosternations en récitant des versets du Coran. Un muezzin lance l'appel à la prière (adhan) du haut du minaret. La prière du vendredi (salât al-jumu`a) est collective. Le musulman se rend à La mosquée, où l'imam (savant religieux) dirige la prière et, de sa chaire (minbar), prononce un prêche. Cette journée est également vouée à la charité envers les déshérités, auxquels on offre aumône et nourriture, notamment le couscous qui est le plat sacré. Dans certaines régions, des familles déposent, la veille, des cierges dans une mosquée ou dans le mausolée d'un marabout. Le jeun au mois de Ramadan Le ramadan a lieu le 9ème mois de l'année lunaire. Les Musulmans à partir de la puberté jeûnent de l' aube au coucher du soleil, exception faite pour les malades, les femmes enceintes, et ceux qui effectuent un long voyage. Le soir après la prière du (maghreb), familles et amis se retrouvent autour d'une multitude de plats, dans une atmosphère de détente et de gaieté. Azakat A la fin du mois du Ramadan le musulman doit faire preuve de générosité, et notamment en dispensant l'aumône légale (zakat), contribution en nature ou en argent destinée à financer des oeuvres de bienfaisance. Pèlerinage Tout fidèle doit effectuer un pèlerinage à la Mecque (hadj) au moins une fois dans sa vie, à condition d'en avoir les moyens. Il permet la rémission de tous les péchés. Il est ponctué de nombreuses prières et de rituels. Tout musulman qui a réalisé ce pèlerinage se voit honoré du titre de hadj, qui désormais précède son nom. Les grandes dates de la vie religieuse La vie religieuse suit le calendrier musulman, Celui-ci est calculé selon les 12 mois de l'année lunaire. Chaque mois commence avec la nouvelle lune et fait alternativement 29 ou 30 jours. Une année lunaire ne compte que 355 jours et avance donc d'une dizaine de jours sur l'année solaire. L'an 1 de l'hégire a débuté le 16 juillet 622. jour où Mahomet quitta la Mecque pour s`établir à Médine, où il avait beaucoup d'adeptes. Célébrées sur la recommandation du Prophète, les fêtes musulmanes sont l'occasion pour les fidèles d'extérioriser dignement leur joie mais aussi et surtout de consolider les liens de fraternité qui doivent les unir. Cinq grandes fêtes religieuses sont fêtées au Maroc, en fonction du calendrier lunaire : Le 1er Moharram est le Nouvel An du calendrier musulman. L'Aïd Al Fitr L'Aïd es Seghir, ou Aïd el Fitr, fête de la fin du mois du Ramadan, la fin d'un mois de jeûne. La zakat est obligatoire et doit se faire la veille de L'Aid. L'Aïd el Adha L'Aïd el Kebir, ou Aïd el Adha, commémore l'épisode du sacrifice relaté dans le Coran et la Bible, selon lequel Ismaël fils d'Abraham, échappe à l'immolation grâce à un bélier qui lui est substitué. En célébration de cet acte, la communauté musulmane a institué une fête dite «du Mouton» (le 10 du mois de Dhû al-hijja), au cours de laquelle un animal est sacrifié dans chaque famille. Le Mouloud La fête du Mouloud fut introduite au Maroc en 1292, sur décision du Roi mérinide Abou Yacoub Youssef. Les fidèles qui voyaient en Mohammed une personnification de la force divine firent de sa tombe à Médine un lieu de visites pieuses. Cette fête est l'occasion de nombreux moussems religieux, de processions aux tombeaux de leurs maîtres-fondateurs. L'Achoura La fête du l`Achoura n'est pas mentionnée dans le Coran. Elle suit de dix jours le début de l'an musulman. À l`'origine, pour les chiites, Achoura commémore un événement historique : l 'assassinat de Hussein, fils de Ali, survenu un 10 Moharram, à la fin du VIIème siècle. Au Maroc, elle rappelle l'obligation de faire l`aumône, de s'acquitter d'une contribution matérielle, la Zakat, destinée à assister les plus démunis. C'est une fête pour les enfants, comparable à Noël ou au nouvel an. Habillés de neuf, ceux-ci reçoivent des cadeaux, des trompettes, des tambours, des pétards et d'autres jouets. Le judaïsme Les juifs marocains sont des citoyens à part entière, électeurs et éligibles. L'État marocain leur a même établi un espace juridique conforme aux préceptes du judaïsme. Sur le plan du statut personnel, les Juifs sont régis par la loi «mosaïque», ce qui signifie qu'ils sont justiciables des chambres rabbiniques près des tribunaux réguliers pour tout ce qui touche au mariage, à l`héritage et au droit des mineurs.. La communauté juive au Maroc ne regroupe plus que 5 000 fidèles environ, la majorité vit à Casablanca. La plupart des Juifs marocains ont émigré en Israël, où ils sont 800 000, mais aussi en France, en Espagne et au Canada. Chaque année, des expatriés venus du monde entier se retrouvent autour de tombeaux de saints situés à Ouezzane, Essaouira, Taroudant..., pour fêter la «hiloula» version juive du moussem, qui rappelle les fastes du passé et commémore l'attachement à la terre des ancêtres. Le catholicisme Au Maroc il y a environ 24 000 catholiques. Le Maroc |
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#9
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| L'art marocain peut être classé en deux catégories : le citadin et le rural. L'art citadin est imprégné de traditions importées d'Orient ou encore de l'Espagne musulmane. L'influence orientale se voit notamment dans les tapis, les étoffes et les broderies alors que l'apport andalou se perçoit encore dans les arts de la céramique, du métal, du bois et du cuir. Les arts ruraux ou berbères ont un aspect plus "primitif". Les objets ont souvent une fonction utilitaire: mobilier, outils, ustensiles indispensables à la vie quotidienne et quelques parures pour les fêtes de la communauté. Le bois L'utilisation du bois comme matériel de construction est une tradition très répandue et qui remonte à l'époque idrisside, donc autour du VII è siècle. En fait, on utilise le bois pour la construction de mosquées, de monuments, de maisons et d'édifices. Les sculpteurs transforment le bois en vrai chefs d'oeuvres comportant des motifs riches et originaux. En plus de sa beauté captivante, le bois dégage un parfum agréable dans la pièce qu'il compose. Le travail du bois est considéré un art raffiné au Maroc qui demande beaucoup de minutie et de patience. Le travail du bois est possible grâce à la présence d'arbres tels que le cèdre, le pin, le hêtre et l'olivier. Plusieurs arbres sont présents au Maroc surtout au niveau des vallées et des montagnes. Il a fallu attendre le 12ème siècle et les Mérinides venus des steppes orientales pour que le travail du bois sculpté devienne un art à part entière. De nombreux éléments de boiserie peints, sculptés, ou tournés, ornent des mosquées, des monuments et des belles demeures marocaines. Ils sont utilisés de la plus exquise façon pour les plafonds, les frises, les panneaux muraux, les moucharabiehs... Quant aux objets décoratifs (échiquiers, petites boîtes, animaux ...), ils ont fait la réputation de villes comme Essaouira, Azrou. et Tétouan. La poterie La poterie est une des premières activités artisanales de l'humanité. La dualité entre l'héritage berbère, d'une part, et l'influence hispano-mauresque, d'autre part, se retrouve dans les techniques employées tout comme dans les motifs et les décors qui ornent les pièces d'argile. Au Maroc, cette tradition séculaire s'est élevée au rang d'un art rarement égalé. On distingue trois catégories majeures : la poterie citadine, aux modèles fastueux, pour la plupart fabriqués à Fès, Safi et Salé et les deux poteries rurales du nord et du sud, toutes deux utilitaires, la première étant largement pratiquée par les femmes et la seconde par les hommes. Les trois principaux pôles de production de poterie et de céramique au Maroc sont représentés par Fès, Safi et Salé. Fès: C'est surtout des potiers qu'on retrouve à Fès. En fait, c'est une affaire de famille, l'apprentissage de confection de poterie se fait de père en fils. Le transfert est si bien effectué d'une génération à l'autre qu'il est possible de noter des ressemblances entre les produits d'une même grande famille, que ce soit au niveau des proportions ou des motifs. Safi: La production de poterie et céramique de la région de Safi est plus populaire, moins minutieuse et en plus grande quantité qu'à Fès. C'est également ce type de céramique qui est utilisée pour représenter l'artisanat marocaine et c'est sûrement parce qu'elle est plus proche de la conception de beauté esthétique moderne. Salé: Les produits d'arts de cette région sont beaucoup plus ternes et proviennent d'une influence complètement diverse des produits communs aux deux autres régions. La céramique est moins classique et moins virtuose mais tout aussi originale, elle était surtout en demande dans les années 70. Architecture Les artisans de l'architecture traditionnelle perpétuent des traditions qui remontent, pour la plupart, à l'Espagne mauresque. Loin de céder à l'uniformisation, l'art traditionnel architectural a su conserver son identité. Ainsi la mosquée Hassan II de Casablanca, a su rendre hommage au talent de milliers d'artisans et assurer la reconnaissance de ces techniques ancestrales. Les différentes formes artistiques de l'art arabo-musulman trouvent leur plein épanouissement dans l'architecture traditionnelle marocaine. En effet, l'architecture permet aux artistes et artisans de réaliser de magnifiques chefs d'oeuvre. Si les modèles de la ville ont tendance à envahir l'architecture des campagnes, le monde rural a une expression artistique qui lui est propre (maisons bleues de Chef-Chaouen). L'agencement des zelliges, du plâtre et du bois donnent à la demeure citadine, une apparence de richesse exubérante. Par contre, ils confèrent aux kasbahs et aux autres gîtes ruraux une gaieté qui contraste avec l'austérité et la simplicité des matériaux utilisés. Tapisserie L'origine de la tapisserie remonte à la nuit des temps. Utilisé à la fois comme objet de protection contre le froid mais aussi comme objet d'art à part entière, on peut considérer qu'au Maroc deux familles de tapis se distinguent : les tapis citadins (soumis à l'estampillage), de Rabat ou de Médiouna, et les tapis ruraux, du Moyen Atlas, du Haut Atlas et du Haouz de Marrakech. L'art du tapis s'est enrichi de toutes les créations dues aux artisans des différentes populations et des multiples dynasties qui se sont succédées. Ainsi, chaque tapis, même contemporain, est à la fois porteur d'une tradition millénaire et oeuvre de création singulière. . Chaque région marocaine confectionne des tapis possédant des caractéristiques propres. Variant selon les grosseurs et les couleurs, la fabrication de tapis est une tradition populaire au Maroc. Seulement les meilleurs matériaux sont utilisés et cela justifie, en partie, le coût élevé de ces oeuvres. Les tapis noués sont des plus populaires et proviennent d'un peu partout. Ce qui les rendent tous originaux et intriguant est la signification des motifs qu'ils présentent. Textile Le tissage fait son apparition au Maroc dès 1500 av. J.C. Depuis, le textile, servi par une grande diversité de matériaux, est le fleuron de l'artisanat marocain. Les différentes formes de l'artisanat du textile vont du simple tissage qui pare les corps, aux objets de décoration les plus raffinés. Les textiles des tribus marocaines sont parmi les plus éblouissants et les plus impressionnants du continent africain. Les variations rythmiques des motifs, les vibrations des couleurs, la variété des textures et le pouvoir qu'ils dégagent les rendent uniques en leur genre. Les textiles citadins n'ont rien à leur envier : les belles broderies de Fès rivalisent avec celles de Rabat, Salé et Meknès ou encore Tétouan. Il est à noter que les tenues des femmes pour les fêtes (caftan) sont de véritables oeuvres d'art réalisées sur mesure et à la main de vrais artisans. |
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#10
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| Bijoux et métaux Là aussi, il faut distinguer les bijoux citadins des bijoux ruraux. Les bijoux citadins sont généralement en or finement ciselé de motifs, floraux pour la plupart, très légèrement creusés, rehaussés de pierres précieuses souvent en cabochon (émeraudes, diamants, grenats, rubis très clairs dits de "Fès"), ils peuvent atteindre une grande magnificence. Ils sont surtout utilisés pour les femmes. Le bijou pour celles-ci est un complément essentiel de leur tenue de fêtes. Les hommes, quant à eux, utilisent le plus souvent des bijoux en argent. Les bijoux ruraux, à la campagne, dans le Sud surtout, le goût pour la parure est très vif, et les bijoux berbères ont eux aussi leur somptuosité. Les plus beaux sont en argent, d'autres sont en bronze malgré cela ils gardent une grande noblesse. Ils sont d'une exceptionnelle pureté de lignes, avec leurs dessins géométriques et parfois quelques motifs floraux. La verroterie et la cire de couleur y remplacent souvent les gemmes et l'émail. Outre la bijouterie, le travail des métaux comporte essentiellement la ferronnerie (emploi du fer pour la réalisation notamment de grilles, de fenêtres, de balcons), le damasquinage (originaire de Syrie, incrustation dans le métal des fils lisses ou torsadés en cuivre, en argent et en or), la dinanderie (pièces emboutées), et le travail du maillechort (alliage de cuivre, de zinc et de nickel, dont l'éclat blanc rappelle celui de l'argent). Les métaux utilisés dans tous ces métiers sont l'argent, le cuivre et leurs dérivés. La bijouterie en argent est surtout présente dans le sud, à Agadir, Taroudant, Tiznit, Goulimine, Laâyoune, et Essaouira où le métal se présente sous forme de boules ou de poudre. La dinanderie et la ferronnerie se trouvent dans les villes, particulièrement à Fès, où elles participent à l'architecture des grands édifices : palais, mosquées... On peut également voir les dinandiers à l'œuvre dans les souks où ils vendent plateaux, lanternes rehaussées de verre coloré et récipients divers qu'ils ont ciselés ou damasquinés. Les motifs retrouvés sur les bijoux marocains sont inspirés par diverses influences culturelles qui coexistent au Maroc telles que l'orient, l'Afrique et l'Europe. Le Maroc |
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