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| Ali Lmrabet dans le collimateur de la justice pour ses accointances avec les services spéciaux espagnols. C'était prévisible! Après les révélations fracassantes de Hicham Bouchti, l'ancien agent subalterne des Forces auxiliaires sur son embrigadement par les services de renseignement espagnols afin de nuire à l'image du Maroc et à celle de son Roi, le parquet de Casablanca s'est saisi de l'affaire. Dès le lundi 24 juillet 2006, le procureur du Roi près la Cour d'appel de Casablanca a publié un communiqué où il ordonne qu'«une enquête approfondie et exhaustive soit ouverte par la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ) pour élucider les assertions de Hicham Bouchti», publiées simultanément, trois jours auparavant, par Maroc Hebdo International et le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribia. Le communiqué du procureur du Roi souligne que toutes les personnes impliquées dans cette affaire doivent être auditionnées par la justice marocaine. En plus de Hicham Bouchti, l'homme par qui le scandale est arrivé, il s'agit de Aïcha Ramdan, l'épouse du militant séparatiste Ali Salem Tamek, l'ancien lieutenant déserteur des FAR, Abdelilah Issou, et, surtout, le journaliste marocain pigiste du quotidien espagnol El Mundo, Ali Lmrabet. Tous les trois ont été nommément accusés par Hicham Bouchti d'être des agents à la solde des services de renseignements étrangers, notamment espagnols. Preuve de l'importance de l'affaire, l'instruction du dossier pourrait être confiée, selon un haut cadre du ministère marocain de la Justice, au juge Jamal Sarhane. Célèbre pour avoir instruit le scandale de mauvaise gestion de Casablanca, impliquant notamment Abdelmoughit Slimani, ex-maire de Casablanca, le juge Sarhane a également en charge le dossier de la disparition de l'ancien leader de la gauche marocaine Mehdi Ben Barka. Dans l'affaire de Hicham Bouchti, il aura comme d'habitude carte blanche pour instruire le dossier à sa guise, avec une grande marge de manoeuvre. Dans le lot des révélations livrées par Hicham Bouchti, deux points intéressent particulièrement la justice marocaine: La tentative de Ali Lmrabet de faire croire au recrutement de Hicham Bouchti par les services de renseignement marocains pour faciliter un complot visant son assassinat. Puis les manœuvres de Abdelilah Issou et les services espagnols pour faire de Hicham Bouchti le porte-parole du mouvement fictif des officiers marocains libres. Dans son interview à Maroc Hebdo International du 21 au 27 juillet 2006, Hicham Bouchti avait en effet déclaré que Ali Lmrabet l'avait utilisé pour créer de toutes pièces un obscur complot des services de renseignements marocains visant son élimination physique. Le journaliste d'El Mundo et l'ancien petit fonctionnaire des Forces auxiliaires s'étaient rencontrés pour la première fois en janvier 2006 lors d'un rendez-vous organisé à Madrid par Aïcha Ramdan. Lors de cette rencontre, Ali Lmrabet avait demandé à Hicham Bouchti s'il disposait d'informations compromettantes sur le Maroc et la famille royale marocaine. Hicham, qui cherchait par tous les moyens à obtenir l'asile politique, cède à la requête de Ali Lmrabet et lui livre un tissu de mensonges issus uniquement de son imagination. Le journaliste reprend toutes les affabulations de Bouchti, en rajoute d'autres, et rédige un article diffamatoire envers le Maroc et son Roi qui sera publié par El Mundo, le 2 février 2006. Dans cet article, Hicham Bouchti, un simple ex-secrétaire au bureau d'ordre des Forces auxiliaires, se voit affublé de la qualité d'ancien officier des services de renseignement militaires marocains. Un comble lorsque l'on sait que cet agent subalterne avait été déclaré en état de désertion et radié de la fonction publique, le 31 octobre 2001. Soit une année à peine après son recrutement le 1er février 2000. Après sa radiation, Hicham Bouchti avait été condamné en avril 2002 à deux ans de prison suite à une plainte pour escroquerie déposée à son encontre par trois personnes auxquelles il a extorqué des sommes allant de 30.00 à 10.000 dirhams, en contrepartie de fausses promesses de recrutement au sein des Forces auxiliaires. Il n'empêche, Ali Lmrabet visiblement aveuglé par la soif du faux scoop, gobera l'histoire abracadabrante de Hicham Bouchti, allant même jusqu'à la pimenter en y rajoutant quelques informations de son cru. Après la publication de l'article de Lmrabet, les deux hommes continueront à se voir fréquemment. Hicham Bouchti affirme que Ali Lmrabet et Aïcha Ramdan le fournissaient régulièrement en argent, entre 600 et 1.000 euros (1 euro=11 dirhams) tous les trois jours. Pendant le mois de mai 2006, Ali Lmrabet propose à Hicham Bouchti d'effectuer un voyage en France à ses frais et lui fournit une importante somme d'argent. Il lui demande de garder toutes les pièces pouvant prouver ce voyage, billets de cars -et non pas d'avion comme nous aivons cru comprendre des propos de Hicham Bouchti-, factures de restaurants et d'hôtel. Après une semaine de bombances à Paris aux frais de Ali Lmrabet, Hicham Bouchti retourne à Madrid où il rencontre son généreux bienfaiteur. Lors de cette rencontre, le journaliste d'El Mundo dévoile son plan au jeune Bouchti. Il s'agissait de faire croire que les services de renseignement marocains avaient approché Hicham Bouchti en vue de le recruter pour qu'il leur livre des informations susceptibles de faciliter l'élimination physique de Ali Lmrabet. Rien que ça! Obéissant aux instructions de Ali Lmrabet et accompagné d'Antonio Rubio, journaliste et ancien directeur adjoint d'El Mundo, Hicham Bouchti se présentera, le 14 juin 2006, à la Brigade Provinciale d'Information de Madrid, l'équivalent des Renseignements Généraux marocains. Après avoir présenté les documents, factures et billets de car justifiant son séjour en France et que Lmrabet lui avait dit de garder, Hicham Bouchti expliquera à des hauts policiers espagnols que ce sont des agents des services de renseignement marocain qui ont financé son voyage. Il dira également que ces mêmes agents l'ont menacé de représailles contre les membres de sa famille au Maroc pour qu'il leur livre des informations sur les mouvements de Ali Lmrabet, qu'ils voulaient assassiner. El Mundo comptait consacrer un long dossier à cette affaire montée de toutes pièces pour le publier à l'occasion de la fête du Trône, le 29 juillet 2006. Finalement, l'article ne sera pas publié. Antonio Rubio, l'ancien directeur adjoint d'El Mundo expliquera dans un article publié, le mercredi 26 juillet 2006, pour disculper Ali Lmrabet, que son journal a refusé de publier cette histoire car il a jugé qu'elle contenait de nombreuses zones d'ombres. Il omettra cependant d'expliquer pourquoi son journal n'avait pas fait preuve du même «professionnalisme» et de la même prudence lorsque, en février 2006, il avait publié l'article diffamatoire de Ali Lmrabet basé entièrement sur les affabulations de Hicham Bouchti. En réalité, El Mundo a été pris de court par la volte-face de Hicham Bouchti, qui est retourné au Maroc au début du mois de juillet 2006 pour, selon lui: «faire amende honorable et éclairer l'opinion publique marocaine et internationale sur les agissements des services espagnols et de leurs laquais marocains». |
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#2
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| Parmi ces laquais, Hicham Bouchti cite Abdelillah Issou, un ancien lieutenant déserteur des FAR qui lui a été également présenté par Aïcha Ramdan. Issou s'était illustré en 2002 en déclarant sur les colonnes de la revue érotique espagnole Interviu qu'il était un espion engagé par le CNI, les renseignements espagnols, pour espionner l'armée marocaine. Dans son interview à Maroc Hebdo, Hicham Bouchti accuse Abdelillah Issou et Aïcha Ramdan de l'avoir manipulé pour qu'il endosse la qualité de porte-parole du mouvement fictif des officiers marocains libres. «Ils m'ont harcelé pour que j'assiste à une réunion de ce pseudo-mouvement organisée à l'hôtel Novotel près de la station Chamartin, à Madrid, à la fin du mois de mars 2006 et à laquelle ont pris part le capitaine Mustapha Adib et Ahmed Rami, l'ancien aide de camp du général Oufkir réfugié en Suède depuis la tentative de putsch de 1972». En plus de ces deux affaires, la justice marocaine compte également vérifier les assertions de Hicham Bouchti selon lesquelles Ali Lmrabet lui aurait demandé s'il connaissait des officiers marocains mécontents du système et qui désirent dénoncer le régime marocain, en contrepartie d'un asile politique en Espagne. En toile de fond de cette affaire rocambolesque où s'entremêlent mensonges, escroquerie, manipulation et barbouzerie, se dessine un véritable réseau de comploteurs visant en premier lieu la déstabilisation du Maroc en portant atteinte à son image et à celle de l'institution monarchique. Et, en second lieu, la dégradation des excellentes relations entre le Maroc et l'Espagne depuis l'accession à la primature de José Luis Rodriguez Zapatero. «Il s'agit, en somme, d'une affaire de haute trahison à la nation dont devront répondre Hicham Bouchti et les personnes qui l'ont recruté et manipulé pour qu'il nuise à l'image du Maroc», nous confie un magistrat au parquet de Casablanca. Selon ce magistrat, Hicham Bouchti n'aurait en effet bénéficié d'aucune grâce royale totale comme il nous l'avait déclaré lors de notre entretien. Lui et ses complices risquent d'être inculpés de haute trahison à la nation, une accusation grave qui peut leur valoir une très lourde condamnation. En attendant, Ali Lmrabet, qui a souvent eu maille à partir avec la justice marocaine, et qui séjournait au Maroc au moment de la publication de notre interview de Hicham Bouchti, s'est empressé de retourner en Espagne, le mardi 25 juillet 2006. Sachant que, cette fois-ci, il risque gros, le journaliste marocain a publié, le mercredi 26 juillet 2006 un long article où il tente de se disculper des accusations de Hicham Bouchti en jetant, comme à son habitude, la pierre aux services de renseignement marocains. Nous avons contacté Ali Lmrabet pour avoir sa version des faits. Mais il s'est refusé à tout commentaire, préférant se cantonner dans un silence qui trahit un manque patent d'arguments. La même réaction a été adoptée par son «ami» Antonio Rubio… Pourront-ils opposer le même dédain au juge Jamal Serhane, qui compte effectuer des missions rogatoires en Espagne et en France afin de tirer cette affaire au clair ? Source : http://www.maroc-hebdo.press.ma/ Dernière modification par spearfisher ; 29/08/2006 à 19h23. |
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| qu'il aille au diable cet enfoire... |
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| j'aurais bien voulu lire mais c'est trop long lol. Quelqu'un peut il synthetiser ? |
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| ce gars est une grosse déception pour moi() |
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| Citation:
clairement...100% d'accord avec toi. |
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