Sport et Santé


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  #1  
Vieux 06/09/2006, 15h02
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Par défaut Sport et Santé

Règles de bonne pratique sportive

De nombreux paramètres influencent votre performance. Certains d'entres eux sont accessibles à une approche rationnelle qui doit permettre d'optimiser votre potentiel. Votre fédération et votre encadrement sont là pour vous aider dans cette démarche.

Le suivi médical: il permet non seulement de veiller au maintien de la santé mais grâce aux différentes évaluations (physiologique, biomécanique, biologique, psychologique et nutritionnelle) il contribue également à optimiser votre entraînement et à dépister précocement un éventuel état de surentraînement.

Le plan d'entraînement: établi par votre entraîneur, évolutif, il s'adapte à votre condition et vous permet une progression optimale. Le respect en particulier des phases de repos est essentiel pour obtenir tous les effets positifs attendus (grâce au phénomène de surcompensation): vouloir trop en faire aboutit souvent à un résultat contraire et à un état de fatigue toujours long à corriger.

L'échauffement: avant tout exercice, un échauffement cardio-respiratoire est indispensable mais également musculo-tendineux sous la forme d'étirements progressifs, jamais douloureux, alternant tension (6 secondes) et relâchement (6 secondes). Intéressant tous les segments corporels et améliorant votre élasticité musculaire, il participe aussi en fin de séance à la récupération.

La récupération: de préférence active, elle doit assurer la restitution de tous les équilibres altérés pendant l'effort (hydrique, glucidique, minéral, électrolytique...).

L'hygiène de vie générale: seule une hygiène de vie saine assurera un potentiel physique optimal. Si la nutrition et le sommeil sont concernés au premier plan, d'autres facteurs ne doivent pas être oubliés: la consommation journalière de 20 cigarettes augmente la dépense énergétique de 10 % pour un même effort. La consommation de cannabis ajoute aux problèmes du tabac celui d'un risque important de démotivation, de troubles psychologiques et de comportements incontrôlés. De la même façon, la consommation d'alcool, outre son abus dangereux pour la santé, altère très rapidement vos capacités de vigilance et la précision de vos gestes.

Le sommeil: il s'agit d'une phase essentielle de récupération physique et mentale à respecter selon vos besoins personnels. Lors des voyages transméridiens, l'adaptation au décalage horaire engendré peut être un facteur de la réussite. Si vous vous déplacez vers l'est, il faut compter 1,5 jour d'adaptation par heure de décalage: elle sera favorisée par une exposition vive à la lumière le matin, en avançant régulièrement l'heure du lever et celle du coucher les jours précédant le départ. Au contraire, si vous allez vers l'ouest, un jour par heure de décalage sera suffisant en retardant par contre l'heure du lever et du coucher et en pratiquant l'exposition à une forte lumière le soir avant la période d'endormissement. Il est déconseillé d'utiliser les somnifères dans l'avion. Si vous devez dormir dans la journée, faites des siestes de moins de trente minutes.

S'alimenter

La Combinaison harmonieuse de l'activité sportive et de l'alimentation favorise une condition physique optimale et contribue à améliorer la performance. Pour parvenir à ce résultat une alimentation équilibrée et variée est indispensable. L'obtention d'un équilibre alimentaire qualitatif éliminant tout risque de carences, nécessite de consommer quotidiennement des aliments de chacun des quatre groupes à répartir sur les trois repas principaux, plus une ou deux collations.

La répartition journalière suivante vous assure un équilibre au long cours:
- 5 portions issues du groupe des fruits et légumes (par exemple 2 fruits, 1
crudité, 1 légume cuit et 1 potage).
- 4 portions issues du groupe des céréales, pains et féculents (par exemple
des céréales au petit déjeuner, du pain à chaque repas et 1 plat de riz).
- 3 portions du groupe des laitages ou des fromages (par exemple du lait, 1
yaourt et 1 part de fromage).
- 2 portions du groupe viande, oeuf ou poisson (par exemple 1 viande
blanche le midi et 1 poisson le soir).
- 1 apport hydrique important tout au long de la journée.

La notion de portion est individuelle, à adapter en fonction de l'aliment concerné et de votre volume d'activité.

Des apports alimentaires équilibrant vos dépenses vous assurent un poids stable. L'adaptation énergétique en fonction d'une activité en augmentation ou en baisse devra se faire en priorité sur la catégorie des céréales et des féculents, I'équilibre global devant toujours être conservé et aucun groupe alimentaire éliminé. Cependant, ne vous privez pas inutilement. Un peu de graisse (huile en assaisonnement et pour la cuisson notamment) et quelques aliments "plaisir" de temps en temps (desserts, chocolat. . .) peuvent aussi contribuer à un bon équilibre de vie.
L'hydratation est une composante essentielle de l'équilibre alimentaire du sportif et de sa performance: vous devez boire suffisamment pour assurer une diurèse de 1,5 litre par jour, vérifiée par l'émission d'urines très claires.

Il est souhaitable de:
- Consommer des aliments de tous les groupes chaque jour.
- Éviter de sauter un repas et limiter le grignotage pour respecter votre ration énergétique.
- Prendre un petit déjeuner équilibré assurant un quart des besoins quotidiens.
- Équilibrer au mieux son alimentation au lieu d'abuser de suppléments nutritionnels.
- Préférer la consommation des laitages frais, volailles, viandes maigres, poissons, fruits, légumes et féculents.
- Modérer au contraire la consommation des fromages gras, viandes grasses, fritures, sauces et cuissons au beurre, pâtisseries à la crème.
- Surveiller régulièrement votre poids mais surtout votre pourcentage de masse grasse (rapport de la masse passive sur la masse active).

Limiter les fluctuations pondérales à plus ou moins un kilo au cours d'une saison car chaque perte de poids entraîne une perte de masse musculaire souvent non compensée et remplacée par de la masse grasse lors de la reprise de poids.

Adaptations alimentaires

A l'étranger: éviter l'excès de crudités. Ne consommez que des eaux cachetées. Soyez prudents avec les aliments qui ne vous sont pas familiers avant une épreuve.

En avion: il est préférable d'éviter les boissons gazeuses, l'alcool, les excitants, les produits fermentés, les pâtisseries à la crème et les préparations grasses en général. Votre situation d'inactivité favorise en effet le stockage des nutriments et donc la constitution de masse grasse. Du fait de l'air sec dû à la climatisation, pensez à boire régulièrement.

Avant l'effort:

Pendant les trois jours précédents un objectif sportif important, pensez à améliorer vos réserves glycogéniques en privilégiant les aliments glucidiques tout en conservant votre équilibre alimentaire.
Manger si possible trois heures avant le début de l'exercice un repas éliminant au maximum tous les aliments gras et privilégiant les glucides lents (féculents, pain, tartes).
Entre ce dernier repas et le début de l'échauffement, il ne doit plus y avoir de prise alimentaire mais une hydratation régulière arrêtée l/2 heure avant le départ.
A défaut d'un dernier repas adapté, il est possible de consommer dans les 15 dernières minutes avant l'effort 25 à 50 grammes de glucides sous forme de barre.

Pendant l'effort:

Il est indispensable de boire souvent (1 à 2 verres d'eau par 1/4 d'heure) et de veiller à un apport glucidique (durée supérieure à une heure) situé entre 25 et 60 grammes par heure, associé ou non à la boisson.

Après l'effort:

Vous devez compenser vos pertes hydriques en buvant abondamment et reconstituer vos réserves de glycogène en consommant 50 grammes de glucides dans les deux heures suivant l'arrêt. Pour les exercices brefs et intenses, c'est surtout la prise de glucides à la fin de l'effort qui est déterminante pour améliorer leur tolérance et permettre ainsi des répétitions plus nombreuses.

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  #2  
Vieux 07/09/2006, 14h04
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Par défaut Le suivi médical

La santé, d'après une définition de l'OMS, est "un état de bien-être physique, mental et social" et la pratique sportive, en agissant sur ces trois composantes, doit contribuer à son amélioration. Il est malheureusement des circonstances dans lesquelles pèse sur le sportif un risque sanitaire en lien avec la recherche de la performance "à tout prix". C'est pourquoi des mesures concrètes ont été prises par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative avec l'ensemble des partenaires du monde sportif, médical et institutionnel (loi du 23 mars 1999 relative à la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage désormais codifiée dans le livre VI du Code de la santé publique).La réflexion sur le suivi médical des sportifs doit toutefois être envisagée par le biais des populations concernées. Car si l'on compte en France quelques 26 millions de pratiquants, tous n'évoluent pas au même niveau. Il faut ainsi distinguer ceux pour qui le sport est un loisir de ceux qui en ont fait leur activité dominante (les "sportifs de haut niveau").

Il y a en France environ 14 millions de pratiquants sportifs (de toutes classes d'âge) non licenciés. Leur pratique est une pratique souvent occasionnelle pour laquelle aucun suivi médico-sportif n'est et ne peut être systématisé. C’est d’ailleurs pourquoi un certain nombre de programmes de santé publique identifient la pratique sportive comme un élément déterminant de prévention (Bien Vieillir, lutte contre l’obésité…). Dans la majorité des cas, il est en effet admis qu'à ce niveau de pratique, les bénéfices en terme sanitaire sont largement supérieurs aux effets délétères induits par une pratique non encadrée. Toutefois, il ne faut pas méconnaître les risques sanitaires encourus par une pratique intense non encadrée chez certains sportifs dans certaines disciplines. Dans tous les cas, il est important que la pratique sportive puisse servir de cadre à certaines actions de dépistage et de sensibilisation sanitaires.

Pour les sportifs licenciés mais non-compétiteurs, la situation est différente. L'article L.3622-1 du Code la santé publique prévoit en effet que la première délivrance d'une licence sportive est subordonnée à la production d'un certificat médical attestant l'absence de contre-indication à la pratique des activités physiques et sportives, valable pour toutes les disciplines à l'exception de celles mentionnées par le médecin et de celles comportant des risques particuliers conformément à l’arrêté du 28 avril 2000 (sports de combat dans lesquels la mise « hors de combat » est autorisée, alpinisme de pointe, sports utilisant des armes à feu, sports mécaniques, sports aériens (à l’exception de l’aéromodélisme), sports sous-marins) pour lesquelles un examen plus approfondi est nécessaire.

Enfin, pour les sportifs désirant faire de la compétition, l'article L.3622-2 du Code de la santé publique précise que la participation aux compétitions sportives organisées ou agréées par les fédérations sportives est subordonnée à la présentation d'une licence sportive attestant la délivrance d'un certificat médical mentionnant l'absence de contre-indication à la pratique sportive en compétition, ou, pour les non licenciés auxquels ces compétitions sont ouvertes, à la présentation de ce seul certificat ou de sa copie certifiée conforme qui doit dater de moins d'un an.

Ces dispositions sont renforcées pour la population des sportifs de haut niveau et des sportifs inscrits dans les filières d'accès au sport de haut niveau. En effet, afin de dépister puis de limiter les risques sanitaires liées à la pratique sportive de haut niveau l'article L.3621-2 du Code de la santé publique prévoit l'organisation par les fédérations sportives, d'une surveillance médicale particulière de cette population.

Pour les sportifs de haut niveau et les sportifs inscrits dans la filière d’accès au haut niveau (environ 6000 et 17000), l’arrêté conjoint des Ministres des sports et de la santé du 11 février 2004, définit la nature et la périodicité des examens médicaux qui sont assurés dans le cadre de cette surveillance. Ils se composent chaque année de deux examens médicaux comprenant à chaque fois un entretien avec le médecin du sport, un examen physique, des mesures anthropométriques, un bilan diététique, des conseils nutritionnels, un bilan psychologique, de deux recherches par bandelette urinaire, une fois par an ces examens sont complété par un examen dentaire, une électrocardiographie de repos, un bilan sanguin pour les plus de 15 ans. Tous les 4 ans une épreuve d’effort maximale doit aussi être réalisée. D'autres examens complémentaires spécifiques à certaines disciplines sont exigés. La nature de ces examens complémentaires et leur périodicité sont fixés par arrêté du 11 février 2004. Enfin certaines fédérations peuvent décider d’inscrire des examens complémentaires autres que ceux décrits réglementairement qui doivent figurer au règlement médical fédéral préparé par la commission médicale de chaque fédération sportive concernée, adopté par le Comité Directeur de la fédération et approuvé par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative. S'agissant des examens biologiques, ils ne doivent surtout pas être considérés comme des examens de dépistage indirect de substances dopantes pouvant aboutir à des procédures disciplinaires. Leur objectif est avant tout préventif afin de rechercher d'éventuelles anomalies biologiques qui pourraient être à l'origine ou les conséquences de véritables pathologies liées à la pratique sportive.

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  #3  
Vieux 08/09/2006, 16h34
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Par défaut Sport et médicaments

La loi encadre la prescription des médicaments chez les sportifs licenciés (réf : Code de la santé publique - livre VI) :

- Certains médicaments sont soumis à une restriction d’usage. Ils doivent faire l’objet d’une notification médicale, préalablement à tout contrôle antidopage. Cet acte de prescription doit être présenté lors de tout contrôle (art. L.3622-3).

- Certains médicaments, incompatibles avec le sport, sont interdits. Leur prescription, à des fins strictement médicales, impose l’arrêt total de la pratique sportive. Cette contre-indication sera notifiée par le prescripteur.

Quelques conseils

Ne consommez aucun médicament même anodin sans avoir consulté la liste des produits interdits ou un spécialiste. Avertissez tout médecin, dentiste ou pharmacien consulté de votre état de sportif et des restrictions médicamenteuses entraînées.

Méfiez-vous: un médicament peut être autorisé mais contenir une substance qui se transforme dans l’organisme en une substance interdite au-delà d’un certain taux retrouvé dans l’urine. La prise de ce médicament pourrait donc rendre positif un contrôle antidopage même s’il a été utilisé à dose thérapeutique. Exemple : les médicaments à base de codéine sont autorisés mais la codéine se transforme en morphine qui elle, est interdite au-delà d’une concentration de 1 microgramme par millilitre d’urine.
Un médicament autorisé sous une forme peut très bien être interdit sous une autre.
Les préparations nutritionnelles à base de plantes peuvent contenir des substances prohibées.

Soyez très vigilants avec les médicaments que vous ne connaissez pas, en particulier à l'étranger.

N'acceptez jamais d'avaler des produits non conditionnés ou sans nom apparent quelle que soit la personne qui vous les propose.

Se soigner

Les médicaments suivants, commercialisés en France, sont cités à titre d’exemple, ce qui ne constitue ni une prescription, ni une recommandation exhaustive.

Douleurs et fièvre : Doliprane, Dafalgan, Aspégic, Aspirine UPSA.
Douleurs fortes : Avafortan*.
Toux : Trophirès, Silomat*, Toplexil.
Rhume / grippe :Aturgyl*, Ribomunyl.
Allergie : Clarityne*, Telfast*, Zyrtec*, Zyrtecset*.
Diarrhée : Imodium*, Diarsed*.
Constipation : Sorbitol, Bébégel.
Brûlures gastriques : Maalox, Gelusil, Gaviscon.
Nausées, vomissements : Primpéran*, Motilium*.
Mal de transport : Nautamine, Scopoderm TTS*.
Insomnies : Imovane*, Stilnox*.
Antispasmodiques : Spasfon, Viscéralgine*, Duspatalin*.
Contractures : Myolastan*, Coltramyl*, Décontractyl, Lumirelax**
Nervosité : Euphytose, Phytocalm.
Hémorroïdes : Anusol, Proctolog*.

* Médicaments délivrés uniquement sur ordonnance.
** La forme « comprimés » est délivrée uniquement sur ordonnance.

Les anti-inflammatoires sont tous autorisés sauf les corticoïdes (autorisés sous certaines conditions).
Les antibiotiques sont tous autorisés sauf certaines associations (avec probénécide en particulier).
Les antifongiques (mycoses) sont tous autorisés.

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  #4  
Vieux 09/09/2006, 14h31
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Par défaut Définition du dopage

La première définition légale du dopage en France date de 1965. En effet, la loi du 1er juin 1965 considère comme dopé :

"Quiconque aura en vue ou au cours d'une compétition sportive, utilisé sciemment l'une des substances déterminées par le règlement d'administration publique, qui sont destinées à accroître artificiellement et passagèrement ses possibilités physiques et sont susceptibles de nuire à sa santé ".

Cette définition renvoie à une liste de substances très détaillée.

La loi du 28 juin 1989 donne une nouvelle définition du dopage :

" Il est interdit à toute personne d'utiliser, au cours des compétitions et manifestations sportives organisées ou agréées par des fédérations sportives ou en vue d'y participer, les substances et les procédés qui, de nature à modifier artificiellement les capacités ou à masquer l'emploi de substances ou de procédés ayant cette propriété, sont déterminés par arrêté conjoint des ministres chargés des sports et de la santé ".

La loi du 23 mars 1999, désormais codifiée dans le livre VI du code de la santé publique (CSP) , donne maintenant la définition suivante (article L.3631-1 du CSP) :

" Le dopage est défini par la loi comme l’utilisation de substances ou de procédés de nature à modifier artificiellement les capacités d’un sportif. Font également partie du dopage les utilisations de produits ou de procédés destinés à masquer l’emploi de produits dopants. La liste des procédés et des substances dopantes mise à jour chaque année fait l’objet d’un arrêté conjoint des ministres chargés des sports et de la santé ".

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  #5  
Vieux 09/09/2006, 15h17
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Par défaut Re : Sport et Santé

Merci Erreur la liste de medicament que tu as mis c'est interdit ?
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  #6  
Vieux 09/09/2006, 15h20
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Par défaut Re : Sport et Santé

Citation:
Envoyé par spawnrad
Merci Erreur la liste de medicament que tu as mis c'est interdit ?
Non khouya elle n'est pas interdit.
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  #7  
Vieux 10/09/2006, 13h19
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Par défaut Substances et méthodes interdites

Les substances dopantes et les méthodes de dopage interdites figurent sur une liste qui répond à une double préoccupation de protection de la santé des sportifs d’une part, et de l’esprit et l’éthique sportif, d’autre part.

Procédure d’adoption de la liste

La France reconnaît la liste de référence des classes pharmacologiques de substances et de procédés dopants interdits, révisée et adoptée par le Groupe de suivi de la Convention contre le dopage du Conseil de l'Europe. Cette convention, pour mémoire, a été adoptée le 16 novembre 1989 et publiée, par décret n°91-274 du 13 mars 1991, au Journal officiel de la République française (JORF) du 16 mars 1991.

La liste des substances dopantes et méthodes de dopage interdites reprend celle élaborée et proposée par l’Agence mondiale antidopage (AMA), adoptée par le Comité international olympique (CIO) et par les fédérations sportives internationales.

En France, un arrêté des ministres chargés de la santé et des sports fixant la liste des substances dopantes et méthodes de dopage interdites (article L.3631-1 du code de la santé publique), reprenant la liste internationale précitée est, par la suite, publié au JORF

Les sportifs ayant eu recours au dopage sont sanctionnés sur la base de cet arrêté par les instances disciplinaires sportives telles que les commissions disciplinaires des fédérations françaises et le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD). L’arrêté actuellement en vigueur est celui du 25 mars 2005, modifiant l’arrêté du 20 avril 2004 modifié (JORF du 7 avril 2005).

Cet arrêté abroge l’annexe I de l’arrêté de 2004 et le remplace par la nouvelle liste 2005 des substances dopantes et méthodes de dopage interdites, en vigueur au niveau internationale depuis le 1er janvier. Les autres dispositions fixées par l’arrêté de 2004 restent, quant à elles, inchangées :
article 2 : « le sportif doit s’assurer que tout médicament, supplément, préparation en vente libre ou toute autre substance qu’il utilise ne contient aucune substance interdite. » est maintenue
article 4, l’acte de prescription, à des fins thérapeutiques, d’une substance ou d’un procédé interdit énuméré à l’annexe I de cet arrêté peut prendre la forme d’une justification médicale.

Contenu de la liste

Il existe une distinction entre les contrôles effectués en compétition et hors compétition (entraînement, etc.).

La liste comprend :
- Les classes des substances et méthodes interdites en permanence (en compétition et hors compétition)
- Les substances interdites uniquement en compétition
- Les classes des substances interdites dans certains sports

Substances et méthodes interdites en et hors compétition (en permanence)

Stéroïdes androgènes et autres anabolisants : ils augmentent la masse musculaire mais aussi l'agressivité. La testostérone et ses dérivés synthétiques sont les représentants majeurs de cette classe.

Hormones peptidiques et assimilées : véritables messagers physiologiques, elles possèdent un système d'autorégulation à l'intérieur de l'organisme, afin de respecter l'équilibre hormonal (GH, hCG, EPO, MGFs, ACTH par exemple).

Bêta-2 mimétiques : ils sont tous interdits sauf le formotérol, le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline exclusivement sous forme d'inhalation avec une justification médicale préalable pouvant prendre la forme d’une AUT allégée.

Agents ayants une action antioestrogène : ce sont des composés qui modifient le profil hormonal de l’individu.

Agents masquants : ce sont des produits qui ont la capacité d’entraver l’excrétion des produits ou de dissimuler leur présence dans les prélèvements effectués lors des contrôles antidopage (diurétiques, hydroxyéthylamidon, épitestostérone, finastéride par exemple).

Le dopage sanguin, les manipulations physiques et chimiques ainsi que le dopage génétique sont rigoureusement interdits.

Classes de substances et méthodes interdites en compétition

Outre les classes de substances énumérées ci-dessus, les classes suivantes sont interdites en compétition :

Stimulants : ils agissent sur le système nerveux central et favorisent l'état de vigilance (amphétamine, éphédrine et cocaïne en sont des exemples).

Pour 2005, le bupropion, la caféine, la phényléphrine, la phénylpropanolamine, le pipradol, la pseudoéphédrine et la synéphrine ne sont pas considérés comme des substances interdites mais seront soumis au programme de surveillance de l’AMA

Analgésiques centraux et narcotiques : ils effacent les signaux d'alerte périphériques comme la douleur et possèdent une action neurologique centrale (morphine par exemple). Il faut signaler que la notion de « substances apparentées » a été retirée de cette classe pour laquelle seules les substances mentionnées sont interdites.

Le cannabis est interdit en compétition.

Glucocorticoïdes: naturels (cortisol) ou de synthèse, ils diminuent la douleur et l'inflammation et sont euphorisants. Ils sont interdits par voie générale (orale, rectale, injection intraveineuse et intramusculaire). Leur utilisation sous toute autre forme nécessite une justification médicale qui peut prendre la forme d’une AUT allégée à l’exception des préparations cutanées qui sont désormais autorisées.

Classes de substances interdites dans certains sports

Alcool (éthanol) : interdit en compétition seulement, dans les sports suivants. La détection sera effectuée par éthylométrie. Le seuil de violation est indiqué entre parenthèses. Si aucune valeur n’est indiquée, la présence de la moindre quantité d’alcool constituera une violation des règles antidopage.

Aéronautique (FAI) (0.20 g/L), Automobile (FIA) (0.10 g/L), Billard (WCBS) (0.20 g/L), Boules (CMSB)(0.10 g/L), Karaté (WKF) (0.10 g/L), Motocyclisme (FIM) (0.00 g/L), Pentathlon moderne (UIPM) (0.10 g/L) pour les épreuves comprenant du tir, Ski (FIS) (0.10 g/L), Tir à l’arc (FITA) (0.10 g/L).

Bêta-bloquants : À moins d’indication contraire, les bêta-bloquants sont interdits en compétition seulement, dans les sports suivants :

Aéronautique (FAI), Automobile (FIA), Billard (WCBS), Bobsleigh (FIBT), Boules (CMSB), Bridge (FMB), Curling (WCF), Echecs (FIDE), Gymnastique (FIG), Lutte (FILA), Motocyclisme (FIM), Natation (FINA) en plongeon et nage synchronisée, Pentathlon moderne (UIPM) pour les épreuves comprenant du tir, Quilles (FIQ), Ski (FIS) pour le saut à skis et le snowboard free style, Tir (ISSF) (aussi interdits hors compétition), Tir à l’arc (FITA) (aussi interdits hors compétition), Voile (ISAF) pour les barreurs seulement.

Quelques points sont à préciser :

Dans un but pédagogique, les seuils de positivité ne sont pas systématiquement mentionnés dans l’arrêté. En effet la notion de seuil revêt plusieurs cas de figure :
- La substance est autorisée jusqu’à un certain seuil : cette information doit être connue et figure donc sur la liste (exemple : éphédrine jusqu’à 10 microgrammes par millilitre d’urine) ;
- La substance est interdite mais la nécessité pour le sportif, d’effectuer des investigations complémentaires en cas de résultat positif incite à mentionner, sur la liste, la limite de positivité. La mention du rapport testostérone sur épitestostérone (positivité au-delà de 6) illustre ce propos ;
- La substance est strictement interdite auquel cas l’existence d’un seuil a pour objectif d’éliminer des résultats faussement positifs dus à certains facteurs tels que l’existence de la substance sous forme endogène (nandrolone), une inter-relation entre substances (morphine, interdite et codéine, autorisée), la limite technique de détection de la substance et la notion d’inhalation passive (cannabis). Ces informations sont donc communiquées au laboratoire antidopage afin qu’il en tienne compte dans le rendu des résultats d’analyse. Le maintient de ces seuils dans la liste inciterait le sportif à penser, à tort, que des substances telles que la nandrolone et le cannabis sont tolérés jusqu’à un certain seuil.

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  #8  
Vieux 13/09/2006, 23h51
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Par défaut Dangerosité des substances et méthodes interdites

L’utilisation des substances dopantes n’est pas sans danger pour le sportif. Certains produits (cocaïne, ecstasy, héroïne, etc.) entraînent une grande dépendance physique et/ou psychique chez le consommateur. D’autre sont des médicaments (EPO, hormone de croissance, insuline) dont l’administration abusive ou le détournement d’usage est à l’origine d’effets secondaires négatifs pour l’organisme.

Stimulants : Ils possèdent les risques de toutes les substances actives sur le psychisme (nervosité, agressivité, troubles cardiovasculaire, etc.).

Stéroïdes androgènes et autres anabolisants : Ils ont des effets masculinisants chez la femme (virilisation) et peuvent entraîner des troubles de la libido, de l’agressivité, des ruptures tendineuses, etc.

Hormones peptidiques et assimilées : Leur utilisation entraîne une dérégulation physiologique interne avec des conséquences à court et long terme. Par exemple, les effets secondaires de l’EPO sont la survenue d’accidents cérébraux, d’hypertension artérielle, d’embolies pulmonaires, etc.

Diurétiques : Ils entraînent un état de déshydratation.

Corticoïdes : Leur utilisation entraîne une fragilité des tendons et des muscles, des troubles cardiovasculaires, des ulcères, etc.

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  #9  
Vieux 13/09/2006, 23h57
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Par défaut Substances et méthodes interdites

Les substances dopantes et les méthodes de dopage interdites figurent sur une liste qui répond à une double préoccupation de protection de la santé des sportifs d’une part, et de l’esprit et l’éthique sportif, d’autre part.

Procédure d’adoption de la liste

La France reconnaît la liste de référence des classes pharmacologiques de substances et de procédés dopants interdits, révisée et adoptée par le Groupe de suivi de la Convention contre le dopage du Conseil de l'Europe. Cette convention, pour mémoire, a été adoptée le 16 novembre 1989 et publiée, par décret n°91-274 du 13 mars 1991, au Journal officiel de la République française (JORF) du 16 mars 1991.

La liste des substances dopantes et méthodes de dopage interdites reprend celle élaborée et proposée par l’Agence mondiale antidopage (AMA), adoptée par le Comité international olympique (CIO) et par les fédérations sportives internationales.

En France, un arrêté des ministres chargés de la santé et des sports fixant la liste des substances dopantes et méthodes de dopage interdites (article L.3631-1 du code de la santé publique), reprenant la liste internationale précitée est, par la suite, publié au JORF

Les sportifs ayant eu recours au dopage sont sanctionnés sur la base de cet arrêté par les instances disciplinaires sportives telles que les commissions disciplinaires des fédérations françaises et le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD). L’arrêté actuellement en vigueur est celui du 25 mars 2005, modifiant l’arrêté du 20 avril 2004 modifié (JORF du 7 avril 2005).

Cet arrêté abroge l’annexe I de l’arrêté de 2004 et le remplace par la nouvelle liste 2005 des substances dopantes et méthodes de dopage interdites, en vigueur au niveau internationale depuis le 1er janvier. Les autres dispositions fixées par l’arrêté de 2004 restent, quant à elles, inchangées :
article 2 : « le sportif doit s’assurer que tout médicament, supplément, préparation en vente libre ou toute autre substance qu’il utilise ne contient aucune substance interdite. » est maintenue
article 4, l’acte de prescription, à des fins thérapeutiques, d’une substance ou d’un procédé interdit énuméré à l’annexe I de cet arrêté peut prendre la forme d’une justification médicale.

Contenu de la liste

Il existe une distinction entre les contrôles effectués en compétition et hors compétition (entraînement, etc.).

La liste comprend :
- Les classes des substances et méthodes interdites en permanence (en compétition et hors compétition)
- Les substances interdites uniquement en compétition
- Les classes des substances interdites dans certains sports

Substances et méthodes interdites en et hors compétition (en permanence)

Stéroïdes androgènes et autres anabolisants : ils augmentent la masse musculaire mais aussi l'agressivité. La testostérone et ses dérivés synthétiques sont les représentants majeurs de cette classe.

Hormones peptidiques et assimilées : véritables messagers physiologiques, elles possèdent un système d'autorégulation à l'intérieur de l'organisme, afin de respecter l'équilibre hormonal (GH, hCG, EPO, MGFs, ACTH par exemple).

Bêta-2 mimétiques : ils sont tous interdits sauf le formotérol, le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline exclusivement sous forme d'inhalation avec une justification médicale préalable pouvant prendre la forme d’une AUT allégée.

Agents ayants une action antioestrogène : ce sont des composés qui modifient le profil hormonal de l’individu.

Agents masquants : ce sont des produits qui ont la capacité d’entraver l’excrétion des produits ou de dissimuler leur présence dans les prélèvements effectués lors des contrôles antidopage (diurétiques, hydroxyéthylamidon, épitestostérone, finastéride par exemple).

Le dopage sanguin, les manipulations physiques et chimiques ainsi que le dopage génétique sont rigoureusement interdits.

Classes de substances et méthodes interdites en compétition

Outre les classes de substances énumérées ci-dessus, les classes suivantes sont interdites en compétition :

Stimulants : ils agissent sur le système nerveux central et favorisent l'état de vigilance (amphétamine, éphédrine et cocaïne en sont des exemples).

Pour 2005, le bupropion, la caféine, la phényléphrine, la phénylpropanolamine, le pipradol, la pseudoéphédrine et la synéphrine ne sont pas considérés comme des substances interdites mais seront soumis au programme de surveillance de l’AMA

Analgésiques centraux et narcotiques : ils effacent les signaux d'alerte périphériques comme la douleur et possèdent une action neurologique centrale (morphine par exemple). Il faut signaler que la notion de « substances apparentées » a été retirée de cette classe pour laquelle seules les substances mentionnées sont interdites.

Le cannabis est interdit en compétition.

Glucocorticoïdes: naturels (cortisol) ou de synthèse, ils diminuent la douleur et l'inflammation et sont euphorisants. Ils sont interdits par voie générale (orale, rectale, injection intraveineuse et intramusculaire). Leur utilisation sous toute autre forme nécessite une justification médicale qui peut prendre la forme d’une AUT allégée à l’exception des préparations cutanées qui sont désormais autorisées.

Classes de substances interdites dans certains sports

Alcool (éthanol) : interdit en compétition seulement, dans les sports suivants. La détection sera effectuée par éthylométrie. Le seuil de violation est indiqué entre parenthèses. Si aucune valeur n’est indiquée, la présence de la moindre quantité d’alcool constituera une violation des règles antidopage.

Aéronautique (FAI) (0.20 g/L), Automobile (FIA) (0.10 g/L), Billard (WCBS) (0.20 g/L), Boules (CMSB)(0.10 g/L), Karaté (WKF) (0.10 g/L), Motocyclisme (FIM) (0.00 g/L), Pentathlon moderne (UIPM) (0.10 g/L) pour les épreuves comprenant du tir, Ski (FIS) (0.10 g/L), Tir à l’arc (FITA) (0.10 g/L).

Bêta-bloquants : À moins d’indication contraire, les bêta-bloquants sont interdits en compétition seulement, dans les sports suivants :

Aéronautique (FAI), Automobile (FIA), Billard (WCBS), Bobsleigh (FIBT), Boules (CMSB), Bridge (FMB), Curling (WCF), Echecs (FIDE), Gymnastique (FIG), Lutte (FILA), Motocyclisme (FIM), Natation (FINA) en plongeon et nage synchronisée, Pentathlon moderne (UIPM) pour les épreuves comprenant du tir, Quilles (FIQ), Ski (FIS) pour le saut à skis et le snowboard free style, Tir (ISSF) (aussi interdits hors compétition), Tir à l’arc (FITA) (aussi interdits hors compétition), Voile (ISAF) pour les barreurs seulement.

Quelques points sont à préciser :

Dans un but pédagogique, les seuils de positivité ne sont pas systématiquement mentionnés dans l’arrêté. En effet la notion de seuil revêt plusieurs cas de figure :
- La substance est autorisée jusqu’à un certain seuil : cette information doit être connue et figure donc sur la liste (exemple : éphédrine jusqu’à 10 microgrammes par millilitre d’urine) ;
- La substance est interdite mais la nécessité pour le sportif, d’effectuer des investigations complémentaires en cas de résultat positif incite à mentionner, sur la liste, la limite de positivité. La mention du rapport testostérone sur épitestostérone (positivité au-delà de 6) illustre ce propos ;
- La substance est strictement interdite auquel cas l’existence d’un seuil a pour objectif d’éliminer des résultats faussement positifs dus à certains facteurs tels que l’existence de la substance sous forme endogène (nandrolone), une inter-relation entre substances (morphine, interdite et codéine, autorisée), la limite technique de détection de la substance et la notion d’inhalation passive (cannabis). Ces informations sont donc communiquées au laboratoire antidopage afin qu’il en tienne compte dans le rendu des résultats d’analyse. Le maintient de ces seuils dans la liste inciterait le sportif à penser, à tort, que des substances telles que la nandrolone et le cannabis sont tolérés jusqu’à un certain seuil.

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Vieux 14/09/2006, 12h25
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Par défaut La lutte anti-dopage : objectifs et moyens

La lutte contre le dopage constitue une préoccupation majeure du Ministère des Sports. Car s’il convient d’écarter les discours réducteurs laissant penser que tous les sportifs seraient soit dopés, soit complices, il est indéniable que le dopage affecte une grande variété de disciplines sportives, et ce à tous les niveaux de pratique. La volonté politique de lutte du Ministère s’est concrétisée par une série de mesures et d’initiatives, dont l’adoption de la loi du 23 mars 1999, désormais codifiée dans le livre VI du code de la santé publique et qui renforce les moyens d’action sous un angle à la fois préventif et répressif. Les participants au forum européen du sport, organisé en octobre 2000 à Lille dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne, se sont même engagés à se rapprocher du degré zéro de dopage lors des Jeux Olympiques d’Athènes en 2004.

La loi du 23 mars 1999 a été conçue pour protéger la santé des sportifs grâce à une prévention et à une surveillance médicale renforcées. Elle comporte deux aspects nouveaux :
- elle oblige les fédérations sportives à mieux surveiller médicalement leurs licenciés. Cette obligation est plus ou moins importante selon l’intensité de la pratique des licenciés : elle va du certificat médical d’absence de contre-indication à la compétition sportive pour les pratiquants réguliers, à une surveillance très complète des sportifs de haut niveau.
- elle renforce la lutte contre le dopage selon trois axes :
1/ création d’une autorité administrative indépendante, le Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage (CPLD) chargée de veiller à l’efficacité et à l’effectivité de cette lutte.
2/ création des Antennes Médicales de Lutte contre le Dopage (AMLD), nouvelles structures en charge du soin et de la prise en charge des sportifs ayant eu recours à des pratiques dopantes.
3/ renforcement des sanctions pénales à l’encontre des trafiquants et des pourvoyeurs : elles peuvent aller jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 152 500 € d’amende (1 MF) lorsque les faits sont commis en bande organisée ou s’ils sont commis à l’encontre d’un mineur. En dehors de ces cas, la peine maximale est de cinq ans d’emprisonnement et de 76 200 € d’amende (500 000 F). Des peines complémentaires peuvent en outre être prononcées : fermeture des établissements sportifs où le trafic a eu lieu ou interdiction d’exercice professionnel pour le pourvoyeur par exemple.
Les sportifs qui se dopent encourent quant à eux des sanctions sportives prononcées par leurs propres fédérations. Ces fédérations ont dix semaines pour statuer en première instance, la procédure complète (première instance puis appel) ne devant pas excéder 4 mois.

En parallèle à cette loi, un réseau de 24 médecins conseillers, placés auprès des directeurs régionaux et départementaux de la jeunesse et des sports, a été créé en 2000. Venant compléter un effectif déjà riche de 21 médecins contractuels, 14 masseurs-kinésithérapeutes et 22 infirmiers (répartis entre l’administration centrale, les établissements régionaux du ministère et l’INSEP), ces médecins conseillers coordonnent dans chaque région l’application de la politique médico-sportive décidée au niveau national et impulsent de nouveaux projets locaux de prévention : réalisation d’affiches pour les cabinets de généralistes et les officines pharmaceutiques afin que les sportifs se signalent en tant que tels ; projet d’exposition itinérante dans les établissements scolaires. Ils participent également à diverses actions conduites par la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT).

Les moyens financiers mis à disposition ont logiquement suivi une courbe ascendante. En 2002, il est ainsi prévu que le budget consacré par le Ministère des Sports à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage s’élève à 24,24 M€ (159 MF) contre 5,64M€ (37MF) en 1997, soit une hausse de plus de 300 %.

Cette augmentation des moyens financiers permet notamment de :
- poursuivre les contrôles antidopage et renforcer les contrôles inopinés.
- financer et soutenir le Laboratoire National de Dépistage du Dopage (LNDD) dans ses missions d’analyse et de recherche.
- mettre en place une antenne médicale accessible à tous dans chaque région.
- soutenir les fédérations dans le cadre du suivi médical des sportifs de haut niveau et de l’encadrement médical des compétitions.

Mais quels que soient les efforts entrepris au niveau national, la lutte contre le dopage implique également une véritable mobilisation européenne et internationale, au niveau des Etats comme du mouvement sportif. La création d’une Agence Mondiale Antidopage (AMA) représente à cet égard une étape fondamentale. Son rôle principal est d’harmoniser la lutte dans tous les Etats et pour toutes les disciplines.

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