Des briquets du Hezbollah vendus à Bruxelles
Des briquets du Hezbollah vendus à Bruxelles (01/09/2006)
© BAUWERAERTS Sous l'autocollant de Paul Scholes, on découvre le symbole de l'organisation terroriste libanaise
BRUXELLES Alors que le cessez-le-feu entre l'armée israélienne et les milices du Hezbollah tient le coup depuis 19 jours dans le Sud-Liban, une information étonnante relie notre pays au conflit et ce n'est pas l'envoi de Casques bleus belges dans la région.
Cela a plutôt trait au financement du Hezbollah. On savait qu'au Liban et dans les pays qui soutiennent le parti de Dieu (Iran, Syrie), l'organisation vendait toutes sortes d'objets (drapeaux, tee-shirts, briquets, allumettes,...) portant son emblème afin de subvenir aux besoins de ses sympathisants mais également à des fins de propagande. Ce que l'on sait moins, c'est qu'il est possible de trouver ces objets en Belgique.
Michaël, comme beaucoup de fumeurs, achète ses briquets dans les night-shops de la capitale. Des briquets qui coûtent à peine deux ou trois euros et qui sont ornés de l'image du footballeur de Manchester United Paul Scholes. Rien d'extraordinaire sinon que, à force de l'utiliser, l'autocollant du footballeur s'écorne pour faire apparaître un briquet jaune orné de l'emblème vert du Hezbollah : un poing brandi vers le ciel tenant une kalachnikov au-dessus de l'inscription Hezbollah (en arabe). Cette trouvaille, Michaël l'a faite dans un night-shop de la capitale, il y a plusieurs semaines. Impossible de savoir si le vendeur des briquets est au courant de ce qu'il vend exactement, mais une chose est certaine : à un moment ou l'autre de la chaîne, la vente de ces briquets a profité au terrorisme et ils ont finalement échoué dans la poche d'un citoyen belge. Aucune enquête judiciaire n'est pour l'instant en cours sur cette affaire.
Michaël Kaibeck
© La Dernière Heure 2006
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