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| Des Italiens, Français, Américains, Marocains,... Mis en ligne le 02/09/2006 - - - - - - - - - - - Quand on parle de discrimination et d'étrangers, il faut encore distinguer ceux qui le sont vraiment et ceux qui sont Belges d'origine étrangère. Pour pouvoir travailler en Belgique, les étrangers non européens ainsi que ceux des huit nouveaux Etats membres sous période transitoire (1) doivent obtenir un permis. Ceux qui désirent exercer une activité d'indépendant doivent être titulaires d'une carte professionnelle. Selon le dernier rapport (2) du Service public fédéral (SPF) Emploi, travail et concertation sociale, ce sont 4 312 permis A et B - le premier étant délivré pour une durée illimitée, le deuxième pour 12 mois, renouvelable, et pour les étrangers allant travailler chez des employeurs qui ont obtenu une autorisation d'occupation - qui ont été délivrés en 2004. Les Polonais totalisent à eux seuls 1 046 permis. Ils sont suivis des Indiens (666), des Américains (504) et des Japonais (405). En 1991, ce sont quelque 16 276 permis qui avaient été délivrés, les Marocains et les Turcs étant les principaux demandeurs. Depuis, beaucoup ont acquis la nationalité belge et ne sont donc plus repris dans les chiffres des étrangers. Le SPF note également qu'en 2004, 29 550 permis C ont été délivrés. Ce permis existe depuis 2003 et est accordé aux étrangers ayant été admis en séjour provisoire en Belgique pour d'autres motifs que le travail. «Il se peut que de nombreux étrangers demandent le permis «au cas où» mais que finalement seule une fraction d'entre eux travaille», précise le SPF. En ce qui concerne les indépendants, le SPF note que 8 716 étrangers ont démarré une activité en 2004. En tête, on trouve les Néerlandais (1 258), les Polonais (1 206), les Français (911) et les Italiens (802). Si l'on se penche sur la population active, on note que les étrangers représentaient, en 2004, 9 pc de celle-ci, soit 427 729 travailleurs. Le taux d'activité des Belges était de 69 pc, celui des étrangers de 65 pc, ce dernier ayant enregistré une forte progression. Il est passé de 47 pc en 1990 à 65 pc en 2002. Le taux d'activité des femmes est inférieur à celui des hommes, plus encore chez les étrangers. Point de vue nationalité, les Italiens étaient, toujours en 2004, les premiers travailleurs étrangers en Belgique (20,2 pc) suivis des Français (18,2 pc) et des Marocains (9,3 pc). En tête des chômeurs étrangers figuraient les Turcs et les Marocains, avec un taux de chômage de 45 pc, pour un taux moyen parmi les étrangers de 23 pc. Les Congolais et Algériens sont également fort touchés (40 pc). Les mieux lotis sont les Néerlandais avec un taux de seulement 8 pc. Le SPF relève enfin que le taux de chômage des Belges naturalisés d'origine marocaine ou turque est aussi élevé. (1) Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Slovénie. Chypre et Malte, également nouveaux Etats membres, ne sont pas soumis à cette période transitoire. (2) Ce rapport intitulé «L'Immigration en Belgique - Effectifs, mouvements et marché du travail» peut être obtenu gratuitement. Rens.: 02.233.41.11 ou info@meta.fgov.be ou www.metafgov.be © La Libre Belgique 2006 |
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#2
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| Les sociétés jouent la carte de la diversité SOLANGE BERGER Mis en ligne le 04/09/2006 - - - - - - - - - - - Etre étranger ou d'origine étrangère rend parfois plus difficile la recherche d'un emploi. Mais les choses bougent, les mentalités changent, tant du côté des employeurs que des employés et des clients. Finis les préjugés? Dossier Selon une enquête de l'Orbem en 2005, dans la Région de Bruxelles-Capitale, pratiquement une personne d'origine étrangère sur deux est victime de discrimination au moins une fois pendant sa recherche d'un emploi. Et ce, indépendamment de ses qualifications. Certains secteurs sont plus fermés à l'engagement de travailleurs d'origine étrangère. C'est le cas notamment des entreprises de déménagement ou des installateurs d'alarme: les gens n'aiment pas trop qu'un étranger vienne chez eux. Parfois, le secteur des soins de santé est aussi réticent. Pour les personnes âgées notamment, qui ne veulent pas se laisser toucher par des étrangers. Et le client est roi. On se souviendra de cette entreprise spécialisée dans l'installation de portes de garage qui avait refusé d'engager des travailleurs maghrébins disant que ses clients n'en voulaient pas. Si avoir affaire à des étrangers peut déplaire à certains clients, cela peut plaire à d'autres. Notamment ceux d'origine étrangère. «Nous avons des clients de toutes les nationalités», note Luc Rogge, directeur général de Colruyt. «Ils apprécient le fait d'avoir des contacts avec quelqu'un de la même origine qu'eux». L'idée n'est pas de tomber dans l'excès inverse. «Il faut préparer les autres employés», estime Jamila Ben Azzouz, porte-parole de Randstad, entreprise de travail intérimaire qui fête les dix ans de son département Diversity, qui a pour mission de conseiller les entreprises en matière de diversité et de développer des projets d'insertion permettant à des publics initialement défavorisés sur le marché de l'emploi de rehausser leur niveau d'employabilité. «Il faut pouvoir gérer la diversité. Une diversité non gérée peut être source de conflits». Depuis quelques années, les choses bougent. Au niveau politique et entrepreneurial notamment. Pointons la nouvelle loi sur la discrimination de février 2003, la politique d'intégration des étrangers sur le marché du travail menée par la Flandre depuis 1998, la création en décembre 2003 du Conseil consultatif wallon pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère, l'appel à la diversité lancé en février 2006 par le patron de la FEB, ou encore la Charte de la diversité initiée en décembre 2005 par le ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe, et signée par une cinquantaine d'entreprises auxquelles s'ajouteront cette semaine plus de 30 membres de Federgon. «La diversité est une notion dont on tient de plus en plus compte, note-t-on au Centre pour l'égalité des chances. Notamment dans le cadre du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises. Mais le principe reste souvent au niveau des intentions et est encore peu intégré concrètement dans les entreprises». «Il faut que les choses bougent vraiment, estime Denis Stokkink, président de l'asbl pour la Solidarité. En Belgique, entre 15 et 20 pc de la population des grandes villes est d'origine étrangère. Que faut-il faire? Créer un ghetto ou intégrer cette population? Risquer l'explosion ou s'enrichir des différences? La réponse est évidente pour une question morale et d'efficience». Denis Stokkink distingue trois types d'entreprises. «Les premières ont compris qu'il faut agir et jouer la carte de la diversité. Pour des raisons stratégiques, d'image mais aussi d'accès à une réserve de main-d'oeuvre. Il est frappant de voir que d'un côté, il y a certains secteurs qui cherchent du personnel, souvent non qualifié - les étrangers le sont souvent moins que les Belges -, et n'en trouvent pas; et de l'autre, des gens qui cherchent du travail. Il faut mieux faire correspondre l'offre et la demande. Les entreprises qui optent pour plus de diversité n'ont pas toujours une bonne approche du marché du travail des personnes immigrées ou d'origine étrangère. Elles ne savent pas comment s'y prendre. Il faut les aider.» Le deuxième type d'entreprises décrites sont celles qui font de la discrimination à l'embauche, mais sans être nécessairement racistes. «Elles se disent, par exemple, que leurs clients ne veulent pas avoir affaire à des étrangers. Elles croient cela de bonne foi. Mais c'est peut-être inexact. Et puis, elles peuvent aider les clients à se former à la diversité.» Enfin, la troisième catégorie concerne les entreprises vraiment racistes. «Là, il faut les sanctionner, montrer que c'est inacceptable». Au-delà des préjugés La loi de février 2003 prévoit des sanctions et le glissement de la charge de la preuve: c'est à l'entreprise de prouver qu'il n'y a pas eu discrimination. «Nous avons reçu des plaintes, mais il n'y a toujours eu aucune condamnation d'un employeur», note-t-on au Centre pour l'égalité des chances. La loi prévoit également des tests de situation: par exemple de faux entretiens d'embauche permettraient de démontrer qu'il y a eu discrimination. «Ce point nécessite un arrêté d'application, mais il y a un blocage du patronat et des libéraux». «Il faut aller au-delà des préjugés et rencontrer la personne», estime Jamila Ben Azzouz. «Un nom étranger renvoie à toute une communauté, avec l'image qu'elle véhicule. Quand on rencontre la personne elle-même, c'est elle qu'on voit, avec ses qualités et compétences». Les choses doivent peut-être aussi changer du côté des intéressés. «Les personnes d'origine étrangères ont parfois tendance à «se victimiser», en disant «je suis Marocain, je ne trouverai donc pas de travail». Certains vont même jusqu'à justifier par leurs origines le fait qu'ils ne trouvent pas d'emploi sans s'interroger parfois quant à leurs qualifications lorsque celles-ci font défaut. Quelque part, cette démarche est plus rassurante, moins confrontante que la remise en cause personnelle. Cela ne veut pas dire que la discrimination à l'embauche n'existe pas pour autant! Mais le refus d'une candidature ne lui est pas systématiquement imputable», constate Jamila Ben Azzouz. «Or ils sont de plus en plus nombreux à faire carrière. Le problème c'est qu'on parle toujours de ceux qui ne trouvent pas d'emploi....» © La Libre Belgique 2006 - - - - - - - - - - - |
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| Lire aussi Les sociétés jouent la carte de la diversité COLRUYT «Cela plaît à certains clients» Mis en ligne le 02/09/2006 - - - - - - - - - - - Au magasin Colruyt de Schaerbeek, la moitié de l'équipe est d'origine étrangère. «Mais c'est plutôt normal. C'est assez représentatif de ce qu'on retrouve dans la population de la commune», note Luc Rogge, directeur général de Colruyt. Cette situation est un fait. Mais pas particulièrement voulue. «Quand nous engageons un candidat, nous prenons le meilleur. Sans tenir compte de sa nationalité. Dans certains magasins, nous avons plus de candidats étrangers. S'ils ont les compétences, nous les engageons. Et puis après, ils nous amènent leurs amis...». Même s'il n'y a pas de volonté spécifique, Luc Rogge reconnaît que cette diversité culturelle est une richesse pour l'entreprise. Et qui plaît notamment aux clients d'origine étrangère. «Les clients se sentent mieux quand ils ont affaire à quelqu'un de la même nationalité qu'eux». Et des problèmes? «Il n'y en a pas vraiment. Tout comme nous n'en avons pas entre Belges de régimes linguistiques différents. Les problèmes éventuels viennent d'un manque de communication ou de compréhension des valeurs des autres. Il est vrai que, par exemple, la façon de regarder les femmes n'est pas la même dans toutes les cultures. Mais nous essayons de résoudre ces problèmes au plus vite. Et tous les membres du personnel suivent une formation relative aux différences de culture et de valeurs». L'entreprise essaye de tenir compte des spécificités de chacun, en autorisant par exemple les prières pendant les temps de pause ou en mettant à disposition de ceux qui le souhaitent un local de repos autre que la cantine pendant le ramadan. © La Libre Belgique 2006 - - - - - - - - - - - |
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#4
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| "En tête des chômeurs étrangers figuraient les Turcs et les Marocains, avec un taux de chômage de 45 pc, pour un taux moyen parmi les étrangers de 23 pc. Les Congolais et Algériens sont également fort touchés (40 pc). Les mieux lotis sont les Néerlandais avec un taux de seulement 8 pc. " ![]() |
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#5
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| Citation:
enorme, et les 55% restant combien ont un travail précaire??? |
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#6
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| Citation:
le grand racisme c'est celui qui est au maroc: dans une societe c'est un fils à papa ou qq'un qui a été à la mission française "les descartiens à rabat par exemple ou lyatey à casa" qui te passent un entretien. Par exemple les filles voilées passent pas. une fois qq'un m'a dit qu'il s'est fait refusé d'étre engagé juste parce qu'on lui posé s'il accepte d'etre géré par une femme, comme il a répondu ce qu'il pensait réelement ... |
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#7
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| Citation:
c'est quoi le rapport avec le taux de chomage de belgique vazy je t'ecoute ![]() |
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#8
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| ils degouten c smex , ils on un avis sur tt ce k il ne les concerne pas |
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#9
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| En fait pour résumer le tout c'est très simple : on peut dire que le taux de chomage chez les personne non UE (Afrique noire, Maghreb, Turquie) tournent autour des 40 45 % alors que le taux de chomage d'un européen tourne autour de 10% Citation:
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