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Simon Lévy refuse notre histoire traditionnelle millénaire. Il ne sait pas que “Richon-Le-Tsion” est une des plus anciennes institutions de la communauté juive d’Eretz Israël. Le premier de Sion, depuis des siècles, est le premier des Grands Rabbins (Rav Harachi) selon le verset 41 d’Isaïe : “Moi, le premier j’ai dit à Sion “les voici !”, et à Jérusalem (le Temple, j’ai envoyé un messager de bonnes nouvelles”. Dans l’histoire sépharade, le titre de Richon-Le-Tsion devait recevoir une nouvelle consécration officielle sous les Ottomans, au milieu du XIXème siècle. La communauté juive reçut un statut officiel et son chef spirituel, le Richon-Le-Tsion, fut reconnu le Grand Rabbin avec le titre de “Hakham Bachi” avec de très larges compétences. Il est intéressant de relever que le premier “Hakham Bachi” fut le Rav Abraham Gaguin, descendant d’une très vieille famille d’une lointaine origine marocaine installée en Turquie depuis le XVIème siècle. Donc, jusqu’à la fin de l’Empire Ottoman, en 1917, le seul représentait de la communauté juive, dont le prestige dépassant de loin les frontières de la Palestine, grâce à sa capitale sacrée Jérusalem. En 1921, arrive un premier Grand Rabbin Ashkénaze, le Rav Abraham Kook, aux côtés du Rav Ysaac Meïr qui cumula les titres de premier Grand Rabbin et de Richon-Le-Tsion. Ce n’est qu’en 2003, avec l’élection du Rav Shlomo Moshé Amar qu’un rabbin sépharade, né au Maroc, est parvenu à la plus haute fonction rabbinique du monde sépharade, monopolisée jusqu’à cette date par des anciens de l’empire turc ou des originaires d’Irak. Le Richon-Le-Tsion est unanimement reconnu, comme la plus haute autorité religieuse dans le monde sépharade contemporain. Chef du judaïsme sépharade mondial, dont le judaïsme marocain est une composante essentielle, est conscient de la nécessité de préserver son patrimoine propre. Le Richon-Le-Tsion ne peut se permettre de laisser passer une occasion de mieux connaître et de faire connaître les valeurs sépharades et du judaïsme marocain, en cette heure cruciale de la montée du fanatisme religieux qui a toujours été étrangère au premier Grand Rabbin Shlomo Moshé Amar. Né à Casablanca, il a voulu proclamer sa marocanité en venant bénir le Roi du Maroc, son Prince Héritier, son Frère, toute la Famille Royale et le Peuple Marocain. Le judaïsme marocain a, enfin, un homme ouvert et disposant d’une aura religieuse qui peut réunir à nouveau tous les juifs marocains à travers le monde. Les anti-religieux de la communauté du Maroc, les écarts du “triage” du judaïsme marocain, ont raison de craindre la fin d’institutions caduques dont ils veulent encore tirer des titres ou des fonctions. Pour éviter la méconnaissance des principales associations et mouvements des originaires du Maroc dont plusieurs sont “mondiales” par la dispersion de leurs filiales à travers le monde, il est important d’en faire connaître l’existence. Union Mondiale des Juifs du Maroc, fondée au Maroc en 1997, regroupe un groupe de hautes personnalités au Canada, en France, en Espagne, aux Etats-Unis et en Israël dont des anciens ministres et députés. président délégué Raphy Edery, président international Robert Assaraf et secrétaire général Aharon Abouhatsira. - Comité de la Communauté maghrébine de Jérusalem, fondé en 1865, regroupe les originaires du Maghreb anciennement installés dans le pays et les nouveaux arrivés après la création de l’Etat d’Israël. Président Haïm Cohen, ancien vice-maire de Jérusalem. - Centre mondial du patrimoine du judaïsme nord-africain, fondateur d’un musée centre culturel à Jérusalem. Président David Soussana. - Fédération mondiale du judaïsme marocain, fondée en 2000, regroupant 75 sections locales en Israël, en France, en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis et en Amazonie. Président Sam Benchétrit, ancien président du comité pour la perpétuation de la mémoire de Hassan II. - Beyahad, mouvement d’intellectuels d’origine nord-africaine pour la promotion de l’union au sein du peuple juif, fondé en 1978. Président: le Dr Hadani de l’Université de Bar-Illan. - ODED, mouvement d’intellectuels, étudiants et universitaires pour la promotion sociale des couches défavorisées, fondé en 1968. Président Rafa Bensoussan. - Centre international de recherche sur les juifs du Maroc, fondé en 1996 par Robert Assaraf et le professeur Michel Abitbol, dispose de trois centres à Paris, Rabat et Jérusalem avec une chaire de l’histoire du Maroc et des juifs du Maroc. Distribue annuellement des bourses de doctorats et a des conventions de recherche avec des universités au Maroc. A accepté pendant une courte période Simon Lévy dans son comité scientifique et l’a envoyé à une table ronde à l’Université de Haïfa en 1998. - Union mondiale des originaires d’Afrique du nord, pour la promotion et la diffusion du patrimoine culturel. Fondée en 1967, président Shaul Bensimhon qui fut le premier officiel israélien d’origine marocaine à se rendre au Maroc (vice-président élu: Robert Assaraf). - Union des originaires du Maroc (Brit) pour l’action sociale et culturelle. Fondée en 1969. Jusqu’à cette date les originaires du Maroc n’avaient pas de représentation spécifique et militaient au sein de l’Union des originaires d’Afrique du Nord. Président : Itshak Echel-Assouline. Ces neuf associations sont regroupées depuis mars 2002 au sein d’un comité de coordination que j’ai fondé l’année dernière. Le comité est composé des neuf présidents qui se réunissent tous les trimestres pour développer leur action concentrée dans la défense du patrimoine religieux et culturel marocain. Tout cela explique que les institutions d’une “Communauté juive” séparée de la “Communauté nationale musulmane” n’a plus de sens. Les juifs originaires du Maroc à travers le monde -y compris en Israël où ils représentent 1 Marocain sur 7 Israéliens-, ne comprendraient pas autre chose qu’une “institution religieuse, culturelle et éducatrice” pour définir la communauté juive du Maroc. Son statut, sa mission et ses objectifs doivent être revus: dans la démocratie réelle, et non celle exercée par Simon Lévy et ses patrons depuis de longues années. Le lien du judaïsme marocain, avec son pays, représente l’attachement à ses racines et à son histoire millénaire; dans le respect de sa fidélité à la protection et au soutien que lui ont apporté les Sultans et les Rois du Maroc. Et sur le plan juif, dans leur conviction à travers la poursuite de la grandeur de leur religion et de l’apport de leurs grands rabbins tout au long des siècles. La venue d’un Richon-Le-Tsion né au Maroc est un don que certains considèrent comme divin pour reconstituer une solidarité et une union entre le million de juifs marocains attachés à leurs racines et à leurs traditions qu’ils entendent transmettre à leurs enfants. La communauté actuelle au Maroc a pour devoir de respecter le judaïsme marocain, à travers le monde, dont elle ne représente qu’une partie. Notre reconnaissance à Sa Majesté Mohammed VI renouvelle notre fierté et notre volonté de transmettre, à tous les pays dans lesquels vivent les originaires du Maroc, notre expérience d’une amitié véritable, dans la convivialité, de juifs aux côtés de Musulmans au cours de longs siècles. * Président du Centre de recherche sur le judaïsme marocain, président du comité de coordination Libération |
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#2
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| C'est beau la théorie... E nattendant trouvez moi un juif marocain de la deuxième génératio nqu ien a encore qqch à faire du Maroc... |
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#3
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Merci kalaloly, voilà une nouvelle de quoi réjouir les juifs marocains...
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