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| Saint-Josse : le double discours d'Emir Kir agace les Turcs Emir Kir (PS) a-t-il trompé l'électorat turcophone de Saint-Josse en faisant campagne comme candidat bourgmestre lors des dernières élections communales du 8 octobre 2006 ? Le candidat socialiste, secrétaire d'Etat bruxellois, a pourtant cartonné en devançant même le bourgmestre sortant avec ses 1.635 voix de préférence. Malgré tout, la polémique refait surface suite à son échec dans la conquête du mayorat. En français, il dément avoir été candidat bourgmestre mais certains observateurs l'accusent d'avoir fait une tout autre campagne en langue turque. Erdinç Utku, éditorialiste au mensuel Binfikir, ne mâche plus ses mots à l'égard du double discours d'Emir Kir : "Bien qu'il ait voulu devenir bourgmestre, Emir Kir ne pouvait de toute façon pas y parvenir. Et à ce propos, Emir Kir a trompé à deux reprises l'opinion publique : a) Quand il a dit : "je n'ai jamais dit à Binfikir que j'allais devenir bourgmestre" ; b) le mardi matin 10 octobre quand il m'a dit au téléphone : "Je l'ai laissé à Demannez mais dans Le Soir du 6 octobre, il m'avait dit qu'il me laissera le poste si j'avais plus de voix que lui". Nos amis qui ont compulsé Le Soir du vendredi 6 octobre n'ont pas trouvé une telle phrase. Emir Kir a signé avant les élections, comme les autres candidats, la candidature de Demannez au mayorat et ce faisant avait déjà perdu toutes ses chances de décrocher le poste de bourgmestre. Le vrai problème réside dans le fait qu'Emir Kir se présente, malgré tout, devant les électeurs turcs comme s'il avait encore des chances de devenir bourgmestre. Donc, d'un côté il dit à son parti "je ferais ce que vous direz de faire" et de l'autre côté il déclare à son propre peuple "si j'ai beaucoup de voix, je peux devenir bourgmestre". Malgré le fait qu'il n'allait pas devenir bourgmestre, Emir Kir a sciemment trompé l'électorat turc. Et la pression effectuée à propos du poste de bourgmestre suite à l'obtention de plus de voix, c'est lui-même qui a tout fait (les gens qui ont crié "Kir bourgmestre" devant l'hôtel de ville n'y sont probablement pas venus d'eux-mêmes)". Pour ceux qui ne s'y retrouvent plus, je résume mon papier en 3 phrases : 1. Binfikir a écrit de manière juste ; 2. Emir a mené une campagne comme candidat bourgmestre, sans l'accord de son parti, afin de recueillir plus de voix au sein de la population turque ; 3. Il n'allait de toute façon pas devenir bourgmestre car il avait lui-même signé un document [soutenant la candidature de Demannez] et malgré tout cela, il a insisté pour être le bourgmestre." Une version que confirme totalement l'échevine Nezahat Namli (PS, ex-PRL) : "Evidemment qu'Emir Kir a fait campagne en turc pour devenir bourgmestre. Il l'a même dit à la radio turque, Gold FM, et je peux en témoigner moi-même car j'étais également invitée à ce moment. A la question d'un auditeur, Emir Kir a répondu qu'on devait voir le nombre de voix après les élections et qu'en Belgique il n'était pas interdit de cumuler les deux mandats : bourgmestre et secrétaire d'Etat. Le soir des élections, il a rassemblé avec ses conseillers entre 100 à 200 Turcs à la maison communale pour faire pression. Ils ont commencé à hurler et à frapper partout en criant 'Emir, bourgmestre!' J'avais moi-même honte du comportement de ces personnes. La plupart étaient des commerçants ciblés et je suis persuadée qu'il a tout préparé à l'avance en envoyant des sms. Pourtant, lors de notre réunion de section en avril dernier, Emir Kir avait bien approuvé la candidature de M. Demannez au poste de bourgmestre." Nezahat Namli ne cache plus son ras-le-bol à l'égard de son camarade socialiste : "J'en ai marre du double discours et des mensonges à répétition d'Emir Kir. Avant et pendant les élections, il a été dire dans les cafés turcs qu'il ne fallait pas voter pour moi parce que je serais d'origine kurde, ce qui n'est pas vrai. Je ne vais pas nier mes origines turques et je ne trouve pas insultant le fait d'être kurde mais le but de cette manoeuvre politique en pleine campagne était clairement d'empêcher certains électeurs de voter pour moi et surtout de les inviter à ne voter que pour Emir Kir. Il ne supporte pas qu'une autre personne d'origine turque puisse réussir. Je suis également originaire d'Emirdag mais je n'ai jamais mis en avant mes origines villageoises. J'ai eu beaucoup de soutiens des femmes belges, turques et marocaines durant la campagne. Ce qui m'a le plus choqué était d'entendre que nous aurions 'trahi' Emir Kir après les élections du 8 octobre 2006 et que c'est principalement à cause de nous qu'il n'aurait pas eu le poste de bourgmestre. Il devait bien trouver une excuse après tout ce qu'il avait raconté aux électeurs turcs." (photo : Tractothèque) |
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| http://allochtone.blogspot.com/2006/...lectorale.html Schaerbeek : la campagne électorale bilingue (arabe et turque) du VB Guido "Ibrahim" De Backer, 3e candidat sur la liste DEMOL (extrême droite flamande - VB), a publié un tract en arabe pour demander le soutien des musulmans lors des élections communales du 8 octobre 2006. Candidat sur un parti ouvertement islamophobe, xénophobe et antifrancophone, Ibrahim De Backer n'hésite pas dans son tract à flatter les sentiments les plus conservateurs de la population arabophone de Schaerbeek : "En tant que musulman, je désapprouve la politique menée dans ce pays. Ils [les partis politiques traditionnels] ont autorisé l'avortement [traduction littérale : "ils tuent les bébés dans les ventres de leurs mamans"] et autorisent encore l'adoption des enfants par les couples homosexuels. En plus, ils laissent courir les criminels qui commettent des délits. C'est pour ces raisons que j'ai décidé de rejoindre Johan Demol, car il aspire à la justice et à l'égalité. C'est un homme d'honneur qui veut le bien de tout le monde", écrit Guido "Ibrahim" De Backer. A noter que le parti d'extrême droite flamande, Vlaams Belang (VB), avait déjà publié en juillet 2005 un tract politique en langue turque pour courtiser l'électorat ethnique résidant dans les communes bruxelloises de Saint-Josse et de Schaerbeek. A Saint-Josse, c'est même en s'appuyant sur la collaboration des allochtones que le VB avait pu se présenter au scrutin communal du 8 octobre 2006. Avec 322 voix récoltées à Saint-Josse et 2.078 voix à Schaerbeek, le VB accuse un gros échec en ne décrochant qu'un seul siège contre 4 élus lors des précédentes élections d'octobre 2000. |
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| s adresse t il aux "barbus" arabes et turcs? |
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| http://allochtone.blogspot.com/2006/...toral-dun.html jeudi, octobre 26, 2006 Bruxelles : Le burn-out électoral d'un chauffeur scabinal "Epuisement et stress suite à sa mutation comme chauffeur d'un échevin. Il a fait 90 heures de travail depuis le 3/9. M. Barman n'est actuellement pas en état de travailler", indique le rapport médical daté du 8 octobre 2006 rédigé par le docteur De Geest de la Ville de Bruxelles. Le patient souffre d'épuisement professionnel (burn-out) suite à la campagne électorale du 8 octobre 2006 dans le cadre des élections communales. Pour quitter la sale ambiance, "de nature vulgaire, injurieuse, obscène et surtout aux propos de nature xénophobe", qui règne parmi les brigadiers de la Ville de Bruxelles, le "modeste chauffeur" Tayfur Barman (52 ans) décide de se porter volontaire pour servir comme chauffeur d'échevins. A un mois du scrutin, il vivra l'enfer électoral pour terminer son parcours sur un lit d'hôpital avec une crise cardiaque à la clé. "On m'obligeait à prester des heures de dingue de 7h30 à 23h30 puis le lendemain de 8h00 à 1h00 du matin et ainsi de suite. Des heures supplémentaires que la Ville refuse de rémunérer car il faut encore se débrouiller pour récupérer ses prestations. Mais ce sont surtout les conditions de travail qui m'ont choqué. Plus de vie familiale, plus de repos normal, j'ai pu tenir le rythme fou jusqu'au 8 septembre, soit à un mois des élections, date à laquelle le médecin m'a ordonné de stopper toute activité professionnelle. Le 3 octobre, je subissais une crise cardiaque directement due à la dépression anxieuse et réactionnelle au travail. J'étais le chauffeur de l'échevin Jean-Baptiste De Cree [ex-PS, MS] contre lequel je n'ai pas spécialement un avis négatif. Il faisait sa campagne électorale comme les autres échevins en usant de ses prérogatives à la Ville. En tant que chauffeur des échevins, je peux vous dire que 90 % des trajets effectués sont à des fins privées. Il y a un énorme gaspillage de la part du collège. Durant la dernière campagne, Jean-Baptiste De Cree a par exemple organisé un dîner électoral avec de la nourriture africaine à la rue De Wand à Laeken. On a fait les courses au Delhaize et j'ai dû transporter le caddy jusqu'à la salle. Ensuite, il fallait encore ramener la nourriture africaine avec les mamas se trouvant à l'autre bout de la ville. Puis, je devais encore ramener les glaçons de la cave de la l'Hôtel de Ville. Quand j'ai mis les pieds dans cette cave, je n'en croyais pas mes yeux : un énorme distributeur de glaçons, des bacs de bière et des boissons. Tout est prévu sur place : de la pelle aux frigobox en passant par le diable pour transporter vos bacs. C'était assez insolite et j'ai bien rigolé quand j'ai vu tout cela sous l'Hôtel de Ville !", explique l'ex-chauffeur scabinal. Mon passage sur place pour vérifier l'information confirmera totalement la description des lieux : 8 fûts de bière, une vingtaine de bacs bières Lindemans, du Pepsi, des eaux et la fameuse machine à fabriquer les glaçons avec ses pelles, ses frigobox et son diable. "En tant que chauffeur, on est évidemment sans cesse pressé et on nous force même à aller très vite. Mais les excès de vitesse et les infractions sont facturés aux chauffeurs car la Ville refuse de les payer. J'ai d'ailleurs reçu encore récemment une amende de 150 euros pour un trajet professionnel mais je n'ai pas les moyens de payer." Et son travail ne s'arrêtera pas aussi facilement puisque notre chauffeur se transformera aussi en facteur privé. "Je passais des journées entières à distribuer des enveloppes à caractère électoral dans les boîtes aux lettres avec la voiture de fonction. Dès lors, à force de faire des arrêts fréquents, vous êtes forcément en double file mais on ne tient pas compte de vos remarques." Actuellement sous traitement médical, Tayfur Barman prend 12 médicaments pour retrouver la santé. Il a envie de changer de services mais "hors de question de retravailler pour un échevin et certainement pas pour le bourgmestre Freddy Thielemans car c'est lui qui boit le plus dans l'équipe. Je n'ai rien contre nos élus, ce sont généralement des gens biens mais cela ne m'intéresse pas de travailler dans des conditions épouvantables. Je veux avoir une vie familiale et professionnelle normales." Avec 741 voix de préférence sur la liste Renouveau Bruxellois, le candidat Jean-Baptiste De Cree (MS), a été élu au Conseil communal mais ne siègera plus comme échevin dans le futur collège bruxellois. Un maigre résultat qui n'intéresse pas vraiment son ex-chauffeur de campagne... |
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| http://www.resistances.be/edproislam.html RésistanceS 03-10-2006 [HOME] [COMBAT] [INFO] Infos exclusives L'extrême droite pro-intégriste islamique, existe ! Depuis les années 80, un courant d'extrême droite apporte son soutien idéologique aux intégristes musulmans. Considérés eux aussi comme des ''nationalistes'', ces derniers bénéficieront de la sympathie affirmée de nationalistes européens actifs en Belgique dans divers cercles et partis. Aujourd'hui, des néofascistes pro-islamiques se retrouvent au Vlaams Blok / Belang, mais aussi dans d'autres mouvements d'ultradroite raciste, pourtant connus pour leur islamophobie primaire. L'extrême droite rassemble des identités... lézardées. Enquête de RésistanceS.be. Jeunes bruxellois et islamistes pro-iraniens, lors d'une manifestation à Bruxelles, en été 2006. Ils ne sont pas les seuls : à l'extrême droite, on en trouve aussi © Photo : Manuel Abramowicz-RésistanceS. AVERTISSEMENT : il est strictement interdit par la loi de reproduire les photos sous copyright. RésistanceS vient ainsi de déposer plainte nommément contre le responsable belge du site Internet néofasciste Novopress. Il y a quelques jours étaient publiées les listes des candidats pour les élections communales. Quelle ne fut pas la surprise de consulter celles de la commune bruxelloise de Berchem-Saint-Agathe. En deuxième et troisième places de la liste du Vlaams Blok/Belang (VB, qui compte neuf candidats), se trouvent en effet les dénommés Anne-Marie Stroobants et Roland Pirard. Elue aux élections communales de 2000, la première est l'une des deux conseillers communaux du VB, avec son chef local, Arie De Smedt. Roland Pirard est son époux. Ce couple est constitué de deux ''vieux'' routiers de l'extrême droite... francophone, passés voici plusieurs années déjà dans l'orbite du parti d'extrême droite nationaliste flamand, pour des raisons opportunistes et stratégiques. Roland Pirard et Anne-Marie Stroobants ne sont pas des cas isolés. Il y a d'autres ''harkis francophones'' au VB, qui y animent une véritable section de langue française. Ce qui est très étonnant pour un parti anti-francophone, mais les incohérences identitaires sont légion dans la nébuleuse néofasciste, comme nous le savons fort bien (sur ce ''phénomène, lire notre nouvel article : Les harkis francophones du bloc flamand ). Nouvelle Droite, néonazi, antisémite... Autre point digne d'intérêt concernant Pirard-Stroobants : leur parcours avant de se retrouver sur les listes VB. Un cursus qui montre qu'ils proviennent en droite ligne du courant d'extrême droite, partisan acharné d'une alliance stratégique avec les intégristes musulmans. Rien de moins ! Jeune militant, Roland Pirard, dans les années 70 déjà, est actif au Mouvement socialiste populaire (MSP). Le MSP est le nom d'emprunt de l'Association politique pour un Ordre nouveau (Apon). L'Apon-MSP agit alors de façon confidentielle dans le but d'infiltrer la gauche radicale et diverses organisations pacifistes, sur le mode opératoire de leurs ''camarades italiens'' impliqués dans la ''stratégie de la tension'' pour déstabiliser l'Italie démocratique. Après des révélations dans ''Concret'', un hebdomadaire d'extrême gauche, les activistes de l'Apon-MSP se dispersent. Avec d'autres Bruxellois, Roland Pirard participe à la fondation, en 1982, de la revue ''Conscience européenne''. Elle utilise l'adresse postale du FSP, le Front socialiste populaire, la nouvelle appellation de l'Apon-MSP. L'équipe rédactionnelle de ''Conscience européenne'' s'allie ensuite avec un groupe ''nationaliste-révolutionnaire'' de Charleroi, conduit par un certain Luc Michel, l'ex-dirigeant du Front de la jeunesse. Ensemble, ils lancent le Front nationaliste-Nationalistische front (FNF), la première tentative de fondation d'un ''FN'' en Belgique qui ne sera actif qu'entre 1982 et 1984. Comme beaucoup d'autres de sa génération militante, Roland Pirard est alors fortement séduit par les écrits idéologiques et géostratégiques de la Nouvelle Droite (ND), le courant ''intellectuel'' de l'extrême droite. Ce courant agit au sein de divers cercles de réflexion, pour la plupart marqués par leur action dans l'ombre, au travers de réseaux qui servent de courroie de transmission entre l'extrême droite subversive et l'ultradroite politique. Roland Pirard fréquente, à Bruxelles, le cercle Etudes, recherches et orientations européennes (Eroe), dirigé par Robert Steuckers. ''Branche belge'' du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (Grece), le fer de lance de la ND animée par le Français Alain de Benoist, l'Eroe est alors proche du Parti des forces nouvelles (PFN), un groupuscule néonazi, antisémite et négationniste. Sioniste mental, nazi et autre bachi-bouzouk Roland Pirard va fonder, en janvier 1985, avec d'autres dissidents de l'équipe de rédaction de ''Conscience européenne'', une nouvelle publication qui prendra le titre de ''Volonté européenne''. L'année suivante, elle se dote d'une structure organisationnelle, le Cercle Copernic. Celui-ci vient en soutien, dans la capitale uniquement, aux activités pluridisciplianaires de l'Eroe et à celles plus politiques du PFN. Mais très vite, Pirard va entrer en bagarre avec Steuckers, le ''patron'' des intellectuels de la nébuleuse des ''Forces nouvelles''. Le premier quitte le second, avec de nombreuses accusations et insultes à la clés. Pour Pirard, Steuckers est rien de moins qu'un ''sioniste mental''. Pour ce dernier, son ex-comparse serait carrément un ''nazi'', mais aussi un ''bachi-bouzouk''. Ca vole haut, chez les intellos du facho-park… Juillet 1985 : couverture de ''Volonté européenne'', une revue nationaliste pro-iranienne (Document : RésistanceS). Ayant gagné son autonomie face à Robert Steuckers, le Cercle Copernic tentera de le supplanter. Sans succès. Sa publication, ''Volonté européenne'' se singularise alors par sa très mauvaise qualité graphique. Elle restera ultraconfidentielle et se limitera à une diffusion dans la mouvance du PFN. Ses conférence se tiennent au ''104'', le nom du local anderlechtois des ''Forces nouvelles''. Branchée sur l'avenir des nationalistes européens, la nostalgie d'un certain passé historique transpire régulièrement dans les colonnes de ''Volonté européenne''. Une revue clairement marquée à la droite extrême de l'extrême droite. Elle ne cache d'ailleurs pas ses amitiés politiques pour le Parti nationaliste français, une dissidence du Front national de Jean-Marie Le Pen, conduite par de jeunes néonazis et d'anciens combattants de la division ''Charlemagne'', la SS française. Rien d'étonnant à cela : la majorité des membres de l'équipe et de l'asbl gestionnaire de ''Volonté européenne'' est originaire d'organisations ultra radicales : Front nationaliste populaire, Front de la jeunesse, Association politique pour un Ordre nouveau... L'un des éditeurs responsables de la publication belge fut d'ailleurs Emile Robe, le dirigeant de Rex national, un mouvement groupusculaire rêvant du retour en Belgique du chef de la SS wallonne, Léon Degrelle. ''Volonté européenne'' exprime aussi d'autres sympathies bien particulières. |
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| suite de l article Des néofascistes pro-islamistes ! En juillet 1985, ''Volonté européenne'' avait en effet consacré son numéro à ''Europe et intégrisme chiite''. C'était un plaidoyer sans détour en faveur des intégristes musulmans qui gouvernent à Téhéran depuis la révolution de 1979. Comme l'illustre à merveille cet extrait : ''L'Iran et l'intégrisme islamique surtout chiite sont objectivement les alliés de l'Europe. La révolution iranienne interpelle également les Européens par son aspect culturel ; en effet il s'agit d'un rejet catégorique de l''american way of death' et l'affirmation d'un retour aux valeurs fondamentales chiites. C'est un exemple pour l'Europe américanisée''. Deux ans plus tard, le soutien aux intégristes iraniens se poursuit dans la revue du Cercle Copernic. Dans son numéro 20, on lit ceci: ''La révolution islamique constitue incontestablement un fait nouveau par rapport à l'ordre mondial de Yalta. L'Iran est indubitablement sorti du condominium soviéto-américain. Pour cette raison et parce que l'Iran a les mêmes ennemis que nous, c'est un allié potentiel de l'Europe''. Plus loin : '' (...) même arabe, l'intégrisme islamique représente un élément positif incontestable : il constitue un obstacle de taille pour tous les partisans de l''intégration' des immigrés musulmans en Europe. (...) l'intégrisme islamique combat le même ennemi que nous et affirme la primauté de valeurs spirituelles sur le matérialisme consumériste du monde américano-centré décadent. Nous préférons, par conséquent, les intégristes qui revendiquent leur culture aux beurs qui adhèrent aux anti-valeurs occidentales''. ''Volonté européenne'' va aussi exprimer son soutien au colonel libyen Kadhafi, un dictateur arabe et ''souteneur'' de plusieurs groupes terroristes arabo-musulmans responsables d'attentats en Europe. Dans les colonnes de son n° 13 (janvier 1986), il affirme : ''Les 'nationaux-révolutionnaires' observent le processus révolutionnaire libyen avec beaucoup de sympathie et d'intérêt, ils lisent et discutent le 'Livre vert' de Kadhafi''. La Libye kadhafienne est par ailleurs présentée dans cet article comme étant la victime de ''la propagande du puissant lobby sioniste''. Eté 1988 : En couverture de ''Volonté européenne'', opuscule d'extrême droite pro-intégristes musulmans, les symboles des néonazis (Document: RésistanceS). De Copernic à Féret ! Les animateurs du Cercle Copernic, éditant la revue pro-iranienne ''Volonté européenne'', vont ensuite se brouiller avec le Parti des forces nouvelles qui soutenait alors le nationalisme arabe laïque incarné en Irak par l'ex-dictateur Saddam Hussein. L'importation chez nous de la guerre Iran-Irak aura des conséquences divisionnaires au sein des nationalistes néofascistes. Deux ans avant la disparition définitive du PFN, en 1991, le Cercle Copernic, avec d'autres ''nationalistes-révolutionnaires'' des ''Forces nouvelles'', va rejoindre le Front national belge de Daniel Féret, qui était pourtant jusqu'alors le pire ennemi du PFN. La raison en sera opportuniste. Avec pour stratégie de changer le FN de l'intérieur. Les activités politico-culturelles du Cercle Copernic et l'édition de ''Volonté européenne'' vont cesser. Après l'échec de sa revue ''La Bourrasque'' (un seul numéro édité), Roland Pirard, de façon très narcissique, proposera alors sa propre lettre d'information, ''Civis''. Ce nouveau opuscule tentera, en mars 1993, de réhabiliter le fasciste national-flamand d'avant-Guerre Joris Van Severen. Au programme de ''Civis'', la lettre d'information de Roland Pirard, alors membre du directoire du Front national belgicain : la réhabilitation de Joris Van Severen, leader fasciste national-flamand d'avant-Guerre (Document : RésistanceS). Sachant comment s'y prendre avec Féret, Roland Pirard passe de simple adhérent frontiste à la direction du ''clone'' belge du FN français de Le Pen. Il devient même son secrétaire général, en charge de l'organisation interne et de la liaison entre les différentes structures du parti. Cumulard au sein du FN, entre 1991 et 1993, il sera par ailleurs le rédacteur en chef du ''National'', l'organe de presse du parti frontiste. Avec son comparse de l'époque, René-Marc Momont, Roland Pirard se charge aussi de relever le niveau intellectuel de la base militante frontiste. Ce travail est dur. Lors des permanence hebdomadaire du FN, il ne sera pas rare d'assister à des conférences du tandem Pirard-Mormont, ensemble ou en solo. Le n°2 de l'ex-Cercle Copernic y manifestera toujours son soutien à la cause arabo-musulmane en général, palestinienne en particulier. En effet, René-Marc Momont donnera certains de ses exposés en keffieh palestinien des combattants du Fatah de Yasser Arafat, comme le montre la photographie ci-dessous. René-Marc Momont, le n°2 du Cercle Copernic, lors d'une conférence du Front national de Daniel Féret © Photo Georges Berghezan - Extrait de ''L'affront national'', de Gwenaël Breës, éditions EPO, Bruxelles, 1992. Identités lézardées Après son échec de prise de pouvoir au FN, Roland Pirard passera le Rubicon avec d'autres frontistes ''nationaux-belges'' pour adhérer au ''Bloc flamand'' anti-Belge. Un paradoxe de plus dans le ''facholand'' belgo-belge. En 2000, il assiste à l'élection de son épouse au conseil communal de Berchem-SaintAgathe. Aujourd'hui, ils briguent tous deux une place de conseiller communal pour le compte du VB. Seront-ils élus ? A suivre, le soir du 8 octobre prochain. Une autre question essentielle : sont-ils toujours des partisans acharnés d'une alliance stratégique avec les intégristes islamistes depuis qu'ils militent au VB, spécialiste pourtant de l'islamophobie de la pire espèce ? Une chose est sûre, Roland Pirard et Anne-Marie Stroobants n'ont jamais renié leurs engagements de jadis. La présence au VB de ces (ex ?) supporters de la révolution islamique de l'Ayatollah Khomeiny est-elle étonnante ? Non, parce que dans l'objectif de s'implanter partout, le parti nationaliste flamand ratisse très large. C’est pourquoi ses rangs sont hétéroclites : ils intègrent l'ensemble de l'éventail des courants nationalistes d'extrême droite : ultranationaliste flamingant, néonazi, néofasciste, poujadiste libéral antisocial, chrétien intégriste, néopaïen anti-monothéiste... et pro-intégriste musulman.. Les nationalistes se sont toujours singularisés par leurs ''identités meurtrières''... lézardées. Manuel ABRAMOWICZ Autre cas d'une identité lézardée Au milieu des années 80, la revue ''Volonté européenne'' de Roland Pirard affirmait dans son texte de présentation que ''le libéralisme – qu'il soit néo-libéral ou social-libéral - ainsi que le marxisme doivent être éliminés pour permettre à l'Europe de retrouver les valeurs de sa culture''. Depuis ces déclarations identitaires, entre autres, anti-libérales, Roland Pirard a rejoint le Vlaams Blok / Belang, non seulement un parti d'extrême droite, mais également le parti le plus ultralibéral... Une contradiction de plus des identités lézardée des nationalistes de chez nous... M.AZ © RésistanceS – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 3 octobre 2006. |
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| J'comprends rien, à Anvers ils maudissent les femmes voilées, et les barbus! ET à Bruxelles , on les mène à voter pour eux ![]() T'es sûre de tes sources? |
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| Rien ne t empêche de verifier... j ai bien specifié le lien source.... en plus je viens de poster un autre sujet sur l extreme droite qui soutient les integristes..... Citation:
Dernière modification par boptitprince ; 01/11/2006 à 13h16. |
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| Assises Les trois individus nient les faits Accusés du meurtre d'un trafiquant Dubois, Perpète et Dyani sont accusés de l'assassinat, le 29 août 2003, de Mohamed Attar Boulaich. ÉMILIE HAQUIN dimanche 05 novembre 2006, 02:00 L undi, s'ouvre la cour d'assises qui jugera de la culpabilité de Michel Dubois, Christian Perpète et Nour Eddine Dyani dans l'assassinat, en pleine rue, de Mohamed Attar Boulaich, le 29 août 2003. Mohamed Attar Boulaich était un trafiquant de drogue notoire. En liberté conditionnelle et sous surveillance électronique, il attendait ce matin-là le tram à l'angle du boulevard De Smet De Nayer et de la rue Léopold Péret, à Jette, pour se rendre à son travail. Vers 7 h 30, un homme lui tira une balle dans la nuque avant de traverser la rue et de monter dans une voiture, côté passager. Aucun témoin de la scène ne put reconnaître le tireur. Michel Dubois et Christian Perpète sont accusés d'avoir exécuté l'assassinat. Quant à Nour Eddine Dyani, il est soupçonné d'en être le commanditaire. Les trois accusés nient. Dyani était l'oncle de Boulaich. Il avait aussi été son beau-père, avant que la victime n'abandonne au Maroc son épouse enceinte. Outre cet abandon que Dyani ne pardonna jamais, les deux hommes étaient mêlés à des affaires de drogue et opposés par un « différend commercial ». Durant toute l'instruction, Nour Eddine Dyani fut introuvable, ne se manifestant aux enquêteurs que par téléphone. Il s'est constitué prisonnier jeudi et assistera donc au procès. C'est sur dénonciation anonyme que les deux exécutants présumés sont apparus. La propriétaire de Dubois affirme qu'il était en retard de loyer et qu'il a remboursé ses dettes deux jours après l'assassinat. Il lui avait précisé qu'il toucherait 12.500 euros, somme avancée dans la lettre anonyme. Les contradictions vont bon train, dans les déclarations des accusés, Dubois dénonçant parfois Perpète et Perpète lâchant parfois des informations troublantes. Dubois a même menacé le juge d'instruction et sa famille de représailles, s'il n'avouait pas publiquement avoir truqué l'enquête et s'être acharné sur lui pour protéger le véritable assassin. Les trois prévenus ont déjà fait l'objet de condamnations. Dyani en 2002 pour trafic de 1,4 tonne de haschich. Perpète a été impliqué dans des vols, des incendies volontaires et d'autres faits dont un assassinat, correctionnalisé, la chambre ayant retenu la cause d'excuse de provocation. Le casier judiciaire de Dubois contient des condamnations (des braquages à l'explosif). Dubois et Perpète étaient amis : ils se sont rencontrés en prison. Le procès pourrait durer plus de deux semaines et sera présidé par la juge Karin Gérard. |
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#80
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| Citation:
le type est sortis en cachette, personne n'etait censer le savoir, sa n'a pas durer longtemps, 3 jours.... |
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