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ouai et alors vive Bne Gmile et Bne boufrah !!! |
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| 1973 : Naissance à Rechida 1978 : Arrivée en France par le regroupement familial 1989 : Je quitte l’école pour me lancer dans le théâtre 1993 : Je monte ma propre compagnie 1995 : J’écris mon premier One Woman Show 2001 : Naissance de mon fils, Mohamedin 2002 : Je gagne le Trophée Talents des Cités 2004 : Création de « La vie rêvée de Fatna » Je suis originaire de Rechida, un petit village perdu dans le Rif, une région montagneuse au Nord-Est du Maroc. Je suis née en 1973… ou bien en 1974, je ne sais pas ! Je ne connais pas ma date de naissance, ça n’a pas d’importance là d’où je viens. Ma mère m’a mise au monde alors qu’elle n’avait que 13 ou 14 ans, elle venait juste de se marier, et elle a failli ne pas survivre à l’accouchement. Je n’ai longtemps pas pu mettre de date à côté de « née le ». Aujourd’hui, je fais partie de ces milliers d’immigrés qui ont obtenu la nationalité française et dont la date de naissance a été arbitrairement fixée au 1er janvier !Rechida, mon village natal, est un endroit très pauvre où habitent 3 000 personnes. On y vivait hors du temps : on allait chercher l’eau au puits, on élevait des chèvres dans des paysages absolument splendides. Il n’y a pas de possibilité de s’en sortir là-bas, et on y est tellement loin du monde : pas d’électricité, donc pas de radio ou de télévision. Les enfants allaient à l’école coranique obligatoire. Il n’y avait pas d’école publique, et il n’y en a toujours pas. À la fin des années 1970, sous Giscard, il y a eu en France de grandes campagnes de recrutement de main d’œuvre venue du Maghreb. C’était une opportunité folle de partir pour la France ! Et ça a été le cas de mon père, tiré au sort pour devenir cheminot à Mantes-la-Ville, dans les Yvelines. Nous l’avons suivi, ma mère, ma petite sœur et moi, grâce au regroupement familial. Le changement a été brutal. On a appris notre départ en France du jour au lendemain. Nous qui étions habitués à vivre dehors, au soleil, avec toute la famille, nous qui avions des perspectives de plusieurs dizaines de kilomètres, on se retrouvait dans un petit appartement dans un immeuble, avec un ciel gris tout le temps… Je suis devenue un peu claustrophobe, j’ai besoin d’espace, de voir l’horizon… J’ai appris à lire à la maternelle. J’ai eu du mal à assimiler la langue française. En plus, j’étais dyslexique, et mes parents ne pouvaient pas m’aider : ils ne parlaient pas français, ils étaient dépassés. Grâce à l’école, il est plus facile pour les enfants que pour les parents de s’adapter. Mon père passait de son travail à son logement de fonction, c’était une sorte de huis-clos permanent. En dehors de ces lieux, il se sentait mis à l’écart… C’est souvent comme cela que s’amorce le repli identitaire. Je n’ai pas fait une scolarité brillante. Mais, à côté de cela, je me posais plein de questions, j’étais très curieuse. À l’école, je passais mon temps à faire la folle, j’étais le clown de ma classe. Je me faisais sans cesse remarquer, j’avais besoin de me sentir exister dans le regard des autres. C’est à cette époque que j’ai compris que je pouvais faire rire. J’étais assez turbulente. En grandissant, je me suis même réfugiée dans la « petite délinquance »… Avec une copine, on volait des broutilles, et on partageait avec les mômes du quartier. C’était notre manière de vouloir grandir plus vite. Mes parents ne savaient plus quoi faire pour que je me calme… Et en plus j’étais l’aînée de cinq enfants ! Ils pouvaient être très sévères pour essayer de me calmer. Ils ont fini par me considérer comme une folle… à la fois ça m’arrangeait, car ça me légitimait, mais d’un autre côté ça me limitait aussi. Mes parents se demandaient vraiment ce qu’ils allaient pouvoir faire de moi… Mais j’ai vécu dans un environnement tranquille, sans délinquance ni drogue. Dans les années 1980, on ne parlait pas encore de « quartiers », ce n’était pas l’époque des discours sécuritaires. Nous étions mélangés, assimilés. Chaque année, nous retournions au Maroc, voir la famille. Et j’y vais toujours : aller là-bas me permet de me ressourcer… Ça me permet de prendre du recul par rapport à ma vie ici, de la même manière que j’ai aujourd’hui du recul par rapport à la vie de là-bas. Cette double culture me permet de prendre un peu de distance par rapport à chacun des deux modes de vie. C’est réellement une force d’avoir plusieurs cultures. Quand j’ai eu 11 ans, j’ai rencontré Simone, la bibliothécaire de l’école : cette rencontre a été terriblement importante pour moi. Simone s’est intéressée à moi, et a été attentionnée alors que tout le monde me demandait de me calmer. Elle m’encourageait à lire, puis elle me faisait faire des comptes-rendus oraux de ce que j’avais lu, et on en discutait. Elle a eu une énorme influence sur moi, tout simplement parce qu’avec elle je me sentais prise en considération, parce que je me sentais exister à ses yeux. C’est grâce à Simone que j’ai découvert les classiques du théâtre : Corneille, Molière, Marivaux, Shakespeare. Je me suis prise à aimer les mots, la langue qui exprimait les sentiments avec justesse. Malgré cette passion naissante, mon niveau à l’école laissait à désirer… Quand j’ai eu 16 ans, on m’a orientée vers une filière professionnelle. Mais plutôt que d’aller faire le CAP coiffure qui m’était désigné, j’ai tout largué, école et famille. Simone m’a poussée à me lancer dans le théâtre, et je suis partie travailler avec le metteur en scène Ahmed Madani. En quittant le domicile familial, on ne m’a plus seulement considéré comme une folle, mais surtout comme une fille perdue. Comme je n’avais plus de logement fixe, j’allais de maison en maison, chez ceux qui voulaient bien m’accueillir. Pour rapporter de l’argent, je faisais les marchés et des ménages. Je fréquentais des personnes qui voulaient me faire mal tourner. Mon père refusait tout contact avec moi, c’était très douloureux. Aujourd’hui, heureusement, ma relation avec mon père est redevenue normale, nous sommes même devenus très proches. Chacun de nous deux s’est rendu compte que malgré nos différences il était essentiel que nous restions unis. À 16 ans, alors que mon père voulait me voir faire carrière dans les bigoudis, je suis donc partie faire du théâtre, en rêvant de jouer Ondine ou Agnès. Mais ces rôles là n’étaient pas fait pour moi, pour « Rachida ». On ne me proposait que des rôles de beurettes, des rôles de Malika, tous les prénoms qui se terminent par « a », battues par leur père, avec un frère intégriste. Ça m’a un peu dégoûtée du cinéma…et du coup je me suis tournée vers le théâtre, où les metteurs en scène enferment généralement moins les comédiens dans des rôles préconçus. Mais ça a été très dur… En attendant de réussir, j’avais des petits jobs : démonstratrice aux galeries Lafayette, vendeuse de cuisines… Et pendant ce temps je rêvais beaucoup : je me baladais dans les beaux quartiers parisiens, j’économisais pour me payer des repas dans de grands restaurants, je rentrais dans les 4 étoiles, je croyais que c’était ça, Paris ! J’ai croisé du beau monde dans ces endroits, et j’ai eu le culot d’aller parler à certains : notamment à Darry Cowl, qui m’a dit : « Je ne peux pas t’aider, j’ai tout perdu au jeu. », et à Jean Marais, qui m’a lancé « Oh ma pauvre » quand je lui ai dit que je voulais faire comédienne. Alors à 20 ans, en 1993, j’ai monté ma propre compagnie, Shéhérazade. Ça a été une épreuve d’en être responsable, de chercher les financements, etc. Mais le public était avec moi, heureusement, car ce n’était pas facile ! L’année suivante, j’ai organisé un festival de l’humour dans ma ville, à Mantes. À 22 ans, j’ai écrit mon premier One Woman Show : « Drôle de façon pour le dire ». C’est là que j’ai été repérée par Dieudonné, qui m’a écrit un spectacle. Dieudonné m’a donné ma chance, mais nous sommes brouillés depuis ses déclarations : elles sont dangereuses. Dernière modification par seltana ; 25/09/2006 à 20h08. |
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| En 2002, j’ai gagné le Trophée Talents des Cités, j’en suis très fière et cela m’a apporté un début de notoriété qui m’a permis de présenter un nouveau one-woman-show, « Rolrota », à Boulogne-Billancourt en décembre 2003. Isabelle Condemime, chargée de mécénat à la Caisse des Dépôts et Consignations, a beaucoup aimé ce spectacle, et elle en a parlé à Olivier Meyer, directeur du Théâtre de Suresnes Jean Vilar et producteur de spectacles. Cette rencontre a marqué une nouvelle et décisive étape pour ma carrière puisque j’ai enfin pu avoir l’environnement professionnel qui me manquait : metteur en scène, costumier, promotion, production, tout cela grâce à l’apport du Théâtre de Suresnes Jean Vilar. J’ai pu également rencontrer Guy Bedos, que j’ai toujours admiré pour son talent et ses prises de positions courageuses. Il m’a tout de suite accueillie, encouragée, conseillée, et il m’a proposé deux sketches pour mon nouveau spectacle, « La vie rêvée de Fatna », mis en scène par Hélène Darche. Ce nouveau spectacle a été présenté pendant trois semaines au Théâtre de Suresnes Jean Vilar, du 5 au 21 novembre 2004. Cela a été véritablement le point de départ du grand succès qu’a connu ce spectacle. Il a ensuite, juste deux mois après Suresnes, été présenté au Splendid à Paris, du 19 janvier au 30 avril 2005, soit pendant trois mois et demi. Les journalistes de la presse écrite et audiovisuelle m’ont magnifiquement soutenue pendant toute cette période, avec des articles souvent très élogieux. Ils ont bien-sûr contribué à me faire connaître du public et des professionnels… et pour cela, je leur en suis très reconnaissante ! Grâce au travail du service diffusion du Théâtre de Suresnes Jean Vilar, un grand nombre de directeurs de théâtre sont venus voir mon spectacle, et j’ai pu effectuer plus de soixante représentations en France, Belgique et Suisse, dans des salles toujours pleines. C’est une fantastique reconnaissance de partager avec tant de monde et dans tant de villes différentes ce spectacle que je ré-invente à chaque représentation, que j’essaie de jouer toujours comme si je le jouais pour la première fois. La saison prochaine marquera une nouvelle étape avec la représentation à l’Olympia le 21 septembre 2006, que je voudrais présenter comme un rendez-vous de fête, avec des invités surprises. Un DVD sortira le 18 septembre 2006 chez Warner, et la tournée continuera ! Et puis je prépare un nouveau spectacle… En tournée le 29 septembre 2006 à Cahors (46) En tournée le 10 octobre 2006 à La Roche-sur-Yon (85) En 2000, j’ai créé l’association Les enfants de Rchida afin de financer une école dans mon village natal. Avant, il n’y avait toujours que l’école coranique, comme quand j’étais petite. L’école est selon moi la base de toute éducation. je ne ferai pas d'autre commentaire ![]() |
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| Cette Rachida Khalil , c'est normale qu'elle se foute des femmes voilées et de l'islam , elle est athée elle est française avant tout avec des origines rifaines , cette mecreante à dis lors de l'emission les grandes geules sur rmc info pendant la periode des caricatures du Prophete elle a dit que c'etait normale de le critiquer et de le caricaturer tous comme l'islam donc ces sketches ne sont pas anodin , j'ai du degout pour cette islamophobe. ![]() |
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| faut peu etre arreter d'etre un ptit chuya parano svp merci ! ![]() |
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salam gmiliya akime=magid=wadid=grosminet= .............. ![]() |
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bah si elle a dit c'est que c'est vrai ma3lich de toute façon j'aime pas trop le theatre ![]() |
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#39
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salaaaaaaaaaaaaaaaaaam seltana !!! euh ...explique moi juste pourquoi t'as mis "akime=magid=wadid=grosmin et= ......."???? |
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