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#11
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| Ce matin ton petit frère est mort Comme chaque jour, il est sorti de la maison à 8h15. Comme chaque jour, ta mère le regarda s'éloigner, admirant ce petit bout de bonheur, son petit bout de bonheur. C'était le dernier de la famille. Autant dire qu'il était choyé. Il portait sa veste bleue, celle que tu lui as offerte. Comme chaque jour, il s'arrêta chez la boulangère pour la saluer. Tout à l'heure, en rentrant à la maison, tu as retrouvé sa chambre: froide, son lit: vide, pleine de ses rires, de ses larmes, de ses joies et de ses peines. Ton soleil s'est éteint. L'hirondelle qui faisait le printemps à la maison a migré vers l'autre monde, happée par la haine. Quelques grammes de plomb ont suffi pour emporter 1 m 30 de malice, 30 kilos d'innocence et 8 ans de ta vie. Huit années qui ne seront plus qu'un souvenir. Ton frère aurait pu devenir ton ami, ton compagnon. Il ne sera que passé. Te souvenir et pleurer. Tu pleures et cries ta rage. Tu veux fermer la porte de la réalité, celle qui t'a pris de court, qui ne t'a même pas consulté. Tu veux rester là, seul, assis sur cette chaise, dans cette pièce vide, où gisent les restes d'une présence désormais lointaine. Dans ta tête : le néant total. Rien, plus rien. On t'a enlevé ton frère. Tu l'aimais tant. Il est mort. Mort. Mort. Mort. Il est parti, ce matin. Un de ces matins qui se ressemblent, un de ces matins où, au détour d'une allée, il rencontrait ses camarades écoliers, chahutant les uns les autres, et rejoignait dans l'insouciance les bancs de l'école. Tu ne le reverras plus. Même en tes rêves, il te fuira. Tu l'imagines derrière la porte. Il s'avance pas à pas. Il n'a pas fait quelques mètres que d'horribles cris t'arrachent à ta torpeur, et te figent totalement. Tu es d'autant plus effrayé que cette voix te paraît familière. Pris de bouffées de chaleur, tu tentes néanmoins de te reprendre. Les hurlements se rapprochent et t'affligent. A cet instant, c'est en toi que résonne cette voix. Toutes ces lamentations, toutes ces plaintes, tous ces cris. Tu les connais. Ce sont les tiens. Mais pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi lui ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Tu vacilles. On se rapproche de toi. Tes jambes tremblent. Tu sens sa présence. La sueur t'aveugle. Il est là. Tu titubes. A sa vue, tu t'écroules soudainement et éclate en sanglots. Tu pleures de n'avoir pu le sauver. Les genoux à terre, le front à même le sol, tu gémis. Tu ne peux rien dire. Les phrases se bousculent dans ta tête. Les mots n'arrivent pas à ta bouche. Mais tes yeux sont assez éloquents. On y lit la douleur, les remords et l'émoi. Mais il est trop tard. Son petit frère est mort. Car le tien est toujours là. Lui vivait à Naplouse, Ramallah, Beit Jala ou Gaza. Toi tu es à Paris, Lille, Lyon ou Marseille. Tu n'es pas coupable, c'est vrai. Tu n'as pas tiré. Mais dans cette balle, il n 'y avait pas que du plomb. Dans cette balle, il y avait ton indifférence. Son petit frère est mort. |
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#12
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| merci beaucoup !!!! j'en redemande encore !!! ![]() |
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#13
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| Citation:
non je voulais mettre ![]() j'aime trop les histoirs comme ça ! |
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#14
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| Citation:
je suis contente que ça te plaise j'en ai encore beaucoups d'autres inchallah ..... tant que j'aurai la santé j'en publierai d'avantage bi 7awlillah |
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#15
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| Citation:
oui j'espère, ça fait du bien, surtout en ce mois de ramadan où on doit être encore plus proche d'Allah |
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#16
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| Citation:
inchallah il n'y aura aucune raison que je ne continu pas après le ramadhane |
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#17
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| Un jour un homme est venue se plaindre auprès d’un cheikh de son extrême pauvreté, il lui dit qu'il était dans une grande détresse et préférerait la mort à une telle vie. Le cheikh lui demanda : " voudriez vous échanger vos yeux contre dix mille dirhams." Il répondit : " certainement pas. " Le cheikh dit encore : " voudriez vous echanger votre langue contre dix mille dirhams ? " L'homme dit : "naturellement pas." Le cheikh dit : " seriez vous d'accord d’avoir vos mains et pieds coupés en échange de vingt mille dirhams." L'homme répondit que non. Le cheikh demanda : " seriez vous prêt a perdre l’esprit en échange de dix mille dirhams ? " L'homme répondit qu'il n'y était pas disposé. À ceci, le cheikh lui dit : " n’avez-vous pas honte de vous-même ? Vous admettez qu'Allah vous a accordé tant de cadeaux précieux, dont la valeur selon votre propre évaluation, excède cinquante mille dirhams et vous vous plaignez de la pauvreté ! " |
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#18
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| Un jour un cheikh rendait visite a un roi. Quand le cheikh l'a salué, le roi tenait un verre de l'eau dans sa main. Il dit au cheikh : " donnez-moi un conseil. " Le cheikh répondit : " supposons que vous ayez très soif et ne puissiez avoir ce verre d’eau qu’en échange de votre royaume que choisiriez vous ? mourir de soif ou céder votre royaume? " Le roi répondit : " je choisirais naturellement le verre d’eau plutôt que mon royaume. " Le cheikh conclu : " alors, je ne comprend pas pourquoi qui que ce soit pourrait souhaiter un royaume qui vaut a peine un verre de eau." |
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#19
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| Un homme est venu à Iyas Ibn Mu'awiyah, un juge musulman célèbre pour sa sagesse, et la conversation suivante a eu lieu entre eux : Homme : Que dit l’islam concernant le vin ? Juge : C'est Haram (interdit). Homme: Que diriez-vous de l'eau ? Juge : C'est Halal (permis). Homme : Que diriez-vous de des dates et des raisins ? Juge : Ils sont Halal. Homme : Pourquoi est-il que tous ces ingrédients sont Halal, mais quand vous les combinez, deviennent-ils Haram ? Le Juge a regardé l'homme puis lui a dit : Si je vous lançais dessus une poignée de sable, pensez-vous que je vous blesserais ? Homme : non. Juge : Que diriez-vous de si je vous frappais avec cette poignée de paille ? Homme : Elle ne me blesserait pas. Juge : Que diriez-vous de une poignée de l'eau ? Homme : sûrement elle ne me blesserait pas. Juge : Que diriez-vous si je les mélange, je les sèche et j’en fait une brique, et que je vous frappe avec, est ce que je vous blesserai ? Homme : Elle me blesserait et pourrait même me tuer ! Juge : Le même raisonnement s'applique à ce que vous m'avez demandé ! |
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#20
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| Il était une fois un homme très pauvre qui vivait avec son épouse. Un jour, son épouse, qui avait de longs cheveux, lui demanda de lui acheter un peigne pour parvenir à se coiffer. L’homme, très désolé, lui dit qu’il n’avait même pas assez d’argent pour réparer le bracelet de sa montre qu’il venait de casser. Emue elle aussi, elle n’insista pas pour sa demande. L’homme alla à son travail en passant chez l’horloger. Il lui revendit sa montre abîmée à bas prix et s’en alla acheter un peigne pour son épouse. Le soir, il revint à la maison, le peigne dans la main, prêt à l’offrir. Quelle fut sa surprise lorsqu’il vit que son épouse s’était coupée les cheveux très courts, les avait vendus et tenait en main un nouveau bracelet de montre. Des larmes coulèrent simultanément de leurs yeux, non pas pour l’inutilité de leur acte, mais pour la réciprocité de leur amour. ![]() |
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