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Envoyé par ahmed10 De nouveau, Le Journal Hebdomadaire, dans son édition de la mi-septembre, publie les résultats d’un second sondage américain, donnant au Parti de la justice et du développement (PJD), la majorité absolue, si des élections devaient se tenir demain.
C’est la deuxième fois que cette tendance se dégage et, compte tenu du contexte politique, économique et social du pays, cela n’étonne pas et n’étonne plus. Je ne suis pas un politologue averti mais un simple médecin citoyen qui a appris à prendre les températures. Comme tant d’autres, j’ai senti le vent tourner et je souhaite qu’il ne se transforme pas en bourrasque.
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Les chiffres donnés montrent que le PJD tient le haut du tableau avec 45,46 % des voix, devant l’USFP avec 16,41% et en troisième position le grand parti historique de l’Istiqlal avec 10,76%
Les autres partis sont laminés et c’est une bonne chose, trop de partis non représentatifs, cela nuit à la politique et à la démocratie. Les grands pays démocratiques, n’ont tous que deux ou trois grands partis qui se succèdent ou se coalisent au pouvoir. Encore faut-il que le pouvoir leur soit donné, ce qui est loin d’être le cas dans notre pays. Tant pis ou tant mieux, à vous de répondre en votre âme et conscience.
La question première qui vient à l’esprit est la suivante : Comment un parti si jeune, qui n’a jamais gouverné, peut-il supplanter des partis traditionnels qui ont tous été aux affaires ?
La réponse est à mon sens très simple. Dans notre pays les grands partis traditionnels n’ont jamais fait le travail continu d’un parti qui doit mobiliser ses électeurs en permanence pour augmenter le nombre de ceux qui adhèrent et, en principe, votent.
Ce n’est qu’à l’ approche immédiate des élections et des débuts de campagne que le monde politique partisan se met en ordre de marche et chaque parti promet monts et merveilles dans des campagnes démagogiques où l’usage de moyens illicites est connu de tous.
Mais les Marocains ont compris. Ils ont voté maintes fois et ‘’choisi’’ à maintes reprises. Ceux qu’ils ont portés au sommet du monde politique et qui ont pris place aux grands postes de responsabilité n’ont jamais tenu leurs engagements et leurs promesses.
Une fois dans les fauteuils chauds et confortables du parlement et des gouvernements antérieurs, ils ont oublié les promesses et freiné les actions.
Ce n’étaient que des slogans vides, des slogans de campagne qui ont marché. La misère y a contribué par le rôle honteux et continu, jusqu’à nos jours, de l’argent. L’absence d’éveil politique en a fait le lit. L’abus de pouvoir et le mépris avaient dégagé des canevas politiques non conformes aux choix des citoyens.
La droite a gouverné, la gauche a gouverné, un soi-disant centre a gouverné, des coalitions cohérentes et d’autres hétéroclites se sont succédé aux affaires, les résultats sont décevants. Le pays ne va pas bien. Sa Majesté Mohammed VI l’a trouvé dans un piteux état, et vous savez tous combien il se bat pour y remettre de l’ordre, un travail colossal et combien difficile.
Devant cette situation, qui ne relève pas de la génération spontanée, devant la déconfiture des partis politiques et le vide créé, un nouveau parti est venu l’occuper. Un parti qui fait un travail de terrain colossal au point de devenir une force politique incontournable.
Le nom du parti est choisi avec une intelligence porteuse. Parti de la justice. Dans un pays où les injustices et les inégalités sociales à tous les niveaux sont immenses, graves et dangereuses, promettre que la justice est l’objectif majeur est un credo porteur.
Après justice il y a le mot développement. Le développement dans la justice signifie que la participation de tous est le véritable enjeu et que le partage des fruits profitera au plus grand nombre. En plus, ce parti se réclame du respect des lois de notre Livre Sacré, dans un pays profondément religieux, l’impact est considérable.
Cerise sur le gâteau, c’est un parti qui n’a jamais été aux affaires du pays, sa crédibilité et la confiance que lui portent actuellement ses électeurs augmentent.
Enfin, et pour clore cet écrit, dans le contexte international actuel où l’Islam est une religion qui prend des coups de toutes parts, en raison des amalgames gratuits et porteurs de violence, avec une autorité religieuse occidentale majeure, le Pape, qui y met aussi son grain de sel, tout est fait pour l’éclosion de partis radicaux mais aussi de partis politiques et religieux pragmatiques et, pourquoi pas, compétents.
Docteur Fayçal Bouhlal
Médecin |