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Cela se passe de commentaire! ______________________________ _ Au secours de la mère patrie Le 8 novembre 1942, les forces anglo-américaines du général Eisenhower débarquent à Alger, Oran et Casablanca. Des résistants locaux – des «pieds-noirs» – ont préparé le terrain: l'opération «Torch» est un succès. Un second front est enfin ouvert au sud de la Méditerranée. Alger, alors deuxième ville de France, bruissante de rumeurs et de joie, devient la capitale de la France libre que se disputent le général Giraud et de Gaulle – qui finit par incarner la France en lutte. L'armée française peut désormais se reconstituer à vitesse grand V en bénéficiant du poids démographique des diverses populations nord-africaines, qu'elles soient européennes, juives, arabes ou berbères. Elle puise dans les ressources de son vaste Empire qui s'étend de l'Algérie au Vietnam (ses deux plus beaux fleurons), en passant par le Gabon, la Réunion et Tahiti. En plus des Français d'outre-mer (notamment d'Algérie) et des métropolitains, plus de la moitié des 550 000 hommes – environ 340 000 – qui se battront durant la Seconde Guerre mondiale sous le drapeau français sont des sujets de son Empire: Maghrébins (134 000 Algériens, 73 000 Marocains, 26 000 Tunisiens), Noirs africains (92 000), auxquels il faut ajouter des Antillais, des Guyanais, des Malgaches, des Réunionnais, des Asiatiques (péninsule indochinoise) et des Océaniens (Nouvelle-Calédonie et Polynésie). Au secours de la mère patrie |
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