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| Fondation Roi Baudouin - Plus de la moitié des personnes d’origine turque et marocaine vivent sous le seuil de pauvreté Communiqué de presse Plus de la moitié des personnes d’origine turque et marocaine vivent sous le seuil de pauvreté 13/10/06 A l’occasion de la « Journée mondiale du refus de l’extrême pauvreté » ce 17 octobre, la Fondation Roi Baudouin attire l’attention sur la pauvreté chez les personnes d’origine étrangère, trop ignorée. Une étude réalisée à la demande de la Fondation Roi Baudouin fait apparaître que les personnes d’origine marocaine ou turque sont très exposées au risque de pauvreté : pas moins de 55,6 % de personnes d’origine marocaine et 58,9 % de personnes d’origine turque ont un revenu situé sous le seuil de pauvreté européen de 777 euros par mois. Pour les Belges de souche, le chiffre est de 10,16 %. Il est remarquable que tous les autres groupes d’origine non-belge courent également un risque plus élevé de vivre dans la pauvreté : 21, 5 % des Italiens, par exemple, vivent sous le seuil de pauvreté. L’enquête montre encore que 38,7 % des personnes d’origine turque et 25 % des personnes d’origine marocaine doivent s’en sortir avec moins de 500 euros par mois. C’est la première fois que la pauvreté chez les personnes d’origine étrangère est l’objet d’une recherche. L’étude est menée par les universités de Liège (CEDEM) et d’Anvers (OASeS) sous la direction commune des professeurs Marco Martiniello et Jan Vranken. Trois groupes de migrants en font l’objet : les Italiens, les Turcs et les Marocains, soit les groupes issus des vagues d’immigration les plus anciennes, ceux des travailleurs appelés par la Belgique. Les nouveaux migrants et les illégaux sortent donc du cadre de cette étude. Pour les données chiffrées, les chercheurs se sont appuyés sur deux enquêtes menées à grande échelle. Ils ont mesuré la pauvreté en prenant pour base le seuil de pauvreté retenu à l’échelle européenne, situé à 60% de l’équivalent du revenu médian. Parce que la pauvreté est une réalité très durement ressentie par les gens eux-mêmes, les personnes interrogées dans les enquêtes l’ont été aussi sur leur vécu subjectif : 29,2 % des personnes d’origine turque et 37,7 % des gens d’origine marocaine ont reconnu éprouver des difficultés, sinon de grosses difficultés, à s’en sortir. Parmi les Belges, cette proportion s’élève à 12,2 %. Car l’objectif de cette recherche est autant d’aller voir au-delà des chiffres et d’interroger les personnes d’origine étrangère elles-mêmes. Dans une première phase, 13 discussions de groupe (« focusgroups ») ont été menées avec des témoins privilégiés dans les trois Régions du pays. Sur cette base, les chercheurs formulent déjà une série d’hypothèses pour cerner la problématique de la pauvreté chez les personnes d’origine étrangère : - Les migrants de la première génération étaient persuadés qu’ils retourneraient au pays. Ils n’ont donc pas investi en fonction d’un avenir (celui de leurs enfants) en Belgique. Les transferts financiers vers la famille restée au pays s’expliquent également dans cette perspective. - Cette première génération se composait essentiellement de travailleurs non-instruits. Leur faible niveau d’instruction et leur manque de connaissance de la société belge sont des explications importantes de leur appauvrissement. - Dans les générations suivantes, la connaissance insuffisante du français et/ou du néerlandais explique de la même façon l’exclusion sociale et la pauvreté. - La grande solidarité dans la communauté immigrée faiblit, avec des conséquences dramatiques pour les plus vulnérables. De plus, certaines personnes sont exclues de cette solidarité, comme les femmes divorcées ; cette solidarité est parfois aussi perçue comme étouffante, comme un frein à l’intégration. - Les personnes d’origine étrangère sont souvent victimes de discrimination sur le marché de l’emploi, dans l’enseignement et face au logement. Cela rend leur intégration socio-économique plus difficile. L’inégalité des chances qui touche les personnes d’origine étrangère en matière de travail, d’enseignement et de logement – alors que ces domaines devraient être les leviers essentiels pour sortir de la pauvreté – est porteuse d’un risque élevé pour la troisième et les prochaines générations. La question se pose même de savoir si une nouvelle « génération de pauvres » ne s’annonce pas. Là où les communautés d’origine étrangère montrent encore une envie de lutter et une capacité de souplesse, il est à craindre que celles-ci disparaissent si les perspectives d’avenir offertes à ces jeunes restent aussi négatives qu’à l’heure actuelle. Cela signifierait un énorme gaspillage de capital humain. La pauvreté est un problème sociétal ; pour sortir de l’impasse, il est nécessaire de mettre en commun les efforts de l’ensemble de la société. C’est pourquoi les auteurs de cette recherche et la Fondation Roi Baudouin incitent à un discours et à une pratique qui tiennent compte de cette pauvreté « colorée », qui mobilisent les acteurs sociaux, et qui accordent la lutte contre la pauvreté à ce défi. Le rapport intermédiaire sur « La pauvreté chez les personnes d’origine étrangère » peut être téléchargé ci-dessous. Contact presse Activité(s) La pauvreté chez les personnes d’origine étrangère en Belgique Publication(s) La pauvreté chez les personnes d'origine étrangère chiffrée |
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ok...................... |
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| la passage que j apprécie : "L’inégalité des chances qui touche les personnes d’origine étrangère en matière de travail, d’enseignement et de logement – alors que ces domaines devraient être les leviers essentiels pour sortir de la pauvreté – est porteuse d’un risque élevé pour la troisième et les prochaines générations. La question se pose même de savoir si une nouvelle « génération de pauvres » ne s’annonce pas. Là où les communautés d’origine étrangère montrent encore une envie de lutter et une capacité de souplesse, il est à craindre que celles-ci disparaissent si les perspectives d’avenir offertes à ces jeunes restent aussi négatives qu’à l’heure actuelle. Cela signifierait un énorme gaspillage de capital humain. " tres instructif : aparemment cette etude s interroge à la place de ces jeunes dans le futur, aux autres generations... c est clair, net et précis! quoi demander de plus? ![]() Dernière modification par boptitprince ; 17/10/2006 à 14h48. |
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#25
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Si il est au chomage , il est chef de famille et recoit plus ou moins 900 euros du chomage et avec ses allocs il arrive a s'en sortir . La situation qui est depeinte dans cet article est amplifiée et on a l'impression a le lire que les marocains de belgique vivent mal alors que non AlhamdouliLah |
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| exactement....et c'est la cas de nombreuses familles.... et surtout lorsqu il faut payer le loyer.... qui est devenu presque inaccessible a bruxelles...sauf dans certains quartiers mal famés Citation:
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| pour les personnes qui veulent lire le rapport avec des chiffres précis (la maniere dont ils ont procédé pour la recolte d info, l analyse des différents parametres, le niveau de scolarité, les chiifres du chomage...) voici le lien : http://www.kbs-frb.be/files/db/fr/PU...ffr%C3%A9e.pdf ou alors taper sur google : fondation roi Baudoin surtout pour houfatish qui pense que cette étude est une bande déssinée... Je suis en train de lire l etude : il y a une comparaison avec la France ou la situation des minorités y serait meilleurs qu en belgique (chiffre de 2005 en plus) autre chose : la situation pour la troisieme generation serait catastrophique (premiere generation trouvaient facilement du travail...mais auj. le monde du travail a fortement evolué...) Dernière modification par boptitprince ; 17/10/2006 à 15h15. |
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| autre enseignement de l etude : "le risque de pauvreté diminue à mesure qu'augmente le niveau de formation" une personne qui n'a fait que des etudes primaires n aura evidemment pas le même taux de chomage que l universitaire.... |
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#29
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| Citation:
ton arrogance depasse l imagination.tout ceux qui sont des immgrants sont des gens qui ont fui leur propre pays a cause de la misere ; la famine ou la guerre.et donc forcement ceux qui debarquent en belgqiue ne sont pas des fils de multimillionnaires.pour info je connais des clandestins en belgqiue qui crevent de faim pasq ils n ont pas de papier. ps. etre pauvre ou meskin ce n est pas une honte.80 pour cent de l humanite vit dans des conditions lamentables et donc il est tout a fait normal d etre pauvre ou immigre ou clandestin. |
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#30
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| Citation:
![]() Mais bon faut dire qu'eux ne comptent par exemple que le chomage perçu par les gens ... Enfin je crois ... Enfin je veux dire par là que la plupart des gens travaillent en noir en plus et c'est ce qui fait qu'ils ne sont pas "pauvres" ... |
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