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| salam aleykoum Le rôle du Califat comme exemple d’une meilleure civilisation Nous voyons qu’aucune période de l’histoire de la race humaine n’a été plus favorable, dans le vrai sens du terme, que ce qui est connu parmi les musulmans comme le khalifat ar-râchida (c'est-à-dire le règne des quatre premiers Califes). Durant cette époque, toutes les ressources matérielle, morales et spirituelles de l’homme furent utilisées pour faire de lui le citoyen idéal d’un état idéal. Le gouvernement était jugé selon le degré de moralité, et les morales selon leur utilité d’élever l’humanité à des valeurs permanente et d’établir la justice dans la société humaine. Bien que la communauté islamique fut la plus riche et représentait le plus puissant état de son temps, les héros populaires et les personnalités idéales qui en faisaient partie, naissaient généralement de ce qu’ils possédaient, non pas la gloire mondaine, mais plutôt de la pureté et de la noblesse de caractère. Il n’y avait pas de disparité entre le pouvoir et la moralité. Il n’était pas permis au progrès matériel de rattraper le progrès moral. C’est pourquoi dans le monde islamique, l’incidence du crime était si élevée en dépit de l’abondance des richesses et de la grande hétérogénéité de sa population. En bref, cette époque fut le plus beau printemps que l’humanité ait jamais connu jusqu’à présent. Tout ceci était dû à la force morale de la loi, à l’excellence et aussi, à l’entraînement de ceux qui tenaient la barre des affaires de l’Etat musulman. Dans n’importe quel domaine pour lequel ils servaient l’Etat, ils se conduisaient comme les modèles les plus parfaits de la moralité islamique. Qu’ils fussent des administrateurs, de simples officiers, des soldats ou des agents de police, ils accomplissaient leurs devoirs avec une modestie exemplaire dans la justice et la piété. Un autre témoigna ainsi : « le jour, ils sont des écuyers, tandis que le soir, ils vivent en ascètes. Ils paient leur nourriture dans les territoires qu’ils occupent. Ils sont les premiers à saluer quand ils arrivent quelque part et sont les vaillants guerriers qui ne font qu’effacer l’ennemi ». Ibn Kathir, al-Bidaya wa al-Nihaya. Un troisième raconta : « La nuit, il semble qu’ils n’appartiennent pas à ce monde, qu’ils n’aient pas d’autres occupations que de prier, et durant le jour, quand on les voit monter à cheval, on sent qu’ils n’ont rien fait d’autre de toute leur vie. Ils sont les grands archers et de grands lanciers ; pourtant ils sont si sincèrement dévoués à la religion et pensent tellement et si souvent à Dieu qu’on peut à peine leur parler d’autre chose. » Ibid, Vol VII p 16 Ce fut à cause de ce fond moral de leur caractère que lorsque la fabuleuse couronne et le « Tapis du printemps » appartenant à Chosroês d’Iran se trouvèrent entre les mains des soldats musulmans après la victoire de Madâ’in, qu’ils les livrèrent au commandant, qui les expédia au Calife à Médine. Quand ce dernier vit ces objets, il fut prit d’admiration devant la grande intégrité des soldats qui les avaient remis intacts à leur chef et devant ceux qui les avaient ramenés sains et saufs jusqu'à Médine. Abou-Hassan Ali al-nadwi Le rôle du Califat comme exemple d’une meilleure civilisation |
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