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#1
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| Les Femmes du Prophète (saw) Les épouses du Messager de Dieu (saw) sont les mères des Croyants. Ce sont elles les croyantes, les musulmanes, les pleines d'humble dévotion à Dieu, les repentantes et celles qui se consacrent entièrement à son Adoration. Le Prophète les a épousées vierges ou veuves. Elles arrivèrent au sommet de la gloire, obtinrent la satisfaction de Dieu et de son Messager (saw) et devinrent un modèle que toute musulmane devrait suivre. Elles se sont purifiées des souillures de l'ère antéislamique. Les versets du Coran ont affirmé la noblesse des épouses du Prophète (saw) et leur supériorité sur le reste des femme. Cette noblesse n'est pas due à leur famille, ou à leur pouvoir, ou à leurs richesses, ou à leur beauté. Le Coran a voulu montrer le haut degré de leur moralité et leur influence sur leur société qu'on considère comme le premier noyau de toutes les sociétés islamiques à venir. Dieu exalté a dit : "Le Prophète est plus digne de l'amour et de l'obéissance des Croyants que leurs propres personnes. Ses épouses sont leurs mères et les parents sont plus dignes d'hériter les uns des autres que ceux qui n'ont d'autre lien que leur qualité de Croyants et de réfugiés de la Mecque ;à moins que vous ne fassiez quelque honnête donation à vos protégés et cela est inscrit dans le Livre ".( 33/6 ) Elles sont pour eux un bon exemple à suivre. Ils gagnent beaucoup à avoir leur conduite et à tirer leçon de leur façon de supporter les peines de la vie et de résoudre ses problèmes. Le verset peut aussi faire sentir le don que Dieu leur a accordé de pouvoir supporter les charges de mères des Croyants. Dieu exalté a dit : " O femmes du Prophète ! Vous n'êtes pas comme le commun des femmes si vous êtes pieuses . Ne parlez pas (aux hommes) sur un ton soumis (à force d'être aimable) car cela pourrait susciter la convoitise de celui qui a quelque maladie au cœur ,mais parlez sur un ton franc et net. "(33/32 ) Leurs responsabilités étaient donc plus lourdes. Elles prirent part avec le Messager de Dieu (saw) à la bataille du renouvellement propageant la vertu et dissipant les nuages du vice en obéissant à Dieu et à son Messager (saw) et en exhortant les gens à consolider toujours plus les bases de l'Islam en tant que culte et champ d'action. |
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#2
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| Khadîdjah bint Khuwaylid (radhyallâhou'anha) Khadîdjah bint Khuwaylid (radhyallâhou'anha) est née en 68 avant l'Hégire, de Khuwaylid bin Asad et de Faatimah bint Za'idah. Elle avait développé par son éducation des traits de caractères dignes d'éloges et était connue et appréciée pour son intelligence, sa pudeur et sa sagesse, au point que l'on commença à l'appeler "Tâhirah" (la pure). C'était une femme d'affaire accomplie, qui avait bâti sa fortune par l'intermédiaire de quelques hommes qui faisaient du commerce pour son compte. Elle fut d'abord mariée à Abu Hâlah bin Zurarah des Banu Tameem et fut mère de deux garçons, dont l'un mourut à la bataille d'al-Jamal, en combattant aux côtés d'Ali (radhiyallâhou'anhou). Elle entendit parler de l'honnêteté et de la générosité du Messager de Dieu (sallallâhou'alayhi wa sallam). Un jour, Abou Tâlib dit à son neveu : "Je suis un homme sans fortune, les temps sont devenus durs pour nous, nous avons été tourmentés par ces années de misère, et nous n'avons ni possessions matérielles ni marchandises. Cette femme, Khadîdjah, envoie des hommes de ton peuple pour faire des affaires avec sa fortune et ils en gagnent un bénéfice. Alors si elle vient vers toi, montre-lui ton honnêteté." Khadîdja le fit chercher et lui proposa de se rendre avec sa fortune à ash-Shaam (région de la Syrie) pour faire du commerce. En contrepartie, elle lui donnerait plus qu'elle donnait aux autres hommes qui travaillaient pour elle. Elle enverrait aussi avec lui un de ses jeunes serviteurs du nom de Maysara. Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) accepta et partit avec sa fortune et son serviteur, Maysara, jusqu'à ce qu'il atteignit as-Shaam. Là il vendit les articles avec lesquels il était parti et acheta ce qu'il désirait acheter pour le compte de Khadîdja. Accompagné de Maysara, il embarqua pour Makkah avec une caravane. Les transactions qu'il fit rapporta deux fois plus de profit que le profit habituel… et le salaire qu'il reçut de la part de Khadîdja fut le double du salaire qu'elle donnait d'habitude. Lorsque Maysara rapporta à Khadîdja ce qu'il avait vu du caractère de Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam), elle le fit chercher. Elle lui dit : "Ô cousin, vraiment, je t'apprécie en raison des liens familiaux qui nous unissent, de l'incontestable noblesse de tes origines, de ton honnêteté et de ta sincérité, mais aussi pour l'intégrité de ton caractère et la véracité de tes propos." Et elle lui proposa le mariage. Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) en fit part à ses oncles. Hamza vint avec lui et ils appelèrent Khuwaylid qui dit (en ce sens) : "Il est fort, rien ne peut l'atteindre." (Il exprima de la sorte son approbation pour le mariage…) Ainsi, le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'épousa et lui donna une dot de 20 chameaux. Elle était âgée de 40 ans quand elle l'épousa, et il en avait 25. Elle fut sa première épouse. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne prit aucune autre femme tant qu'elle fut en vie. Elle lui donna 6 enfants: Al-Qaasim, 'Abdullah (surnommé Tayyib (le bon) et Tâhir (le pur)), Zaynab, Ruqqayyah, Oum Koulthoum, et Fâtimah. Quand le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) reçut la mission prophétique, elle fut la première à croire en Dieu et en son Messager Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam); elle fut la première à croire en ce que Son Seigneur lui envoya et le soutint dans sa mission. A chaque fois que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) était confronté à des propos détestables de la part des polythéistes qui ne croyaient pas en son message, Dieu le consolait à travers Khadîdja. Celle-ci atténuait ainsi la tristesse que provoquait chez le Messager l'attitude (de refus et de rejet) dont il était témoin de la part des gens. Selon Aicha (radhyallâhou'anha), la Mère des Croyants, le commencement de l'Inspiration Divine ("Wahiy") à l'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) prit la forme de rêves pieux, qui se révélaient véridiques comme la clarté du jour… Ensuite, l'amour de la solitude lui fut donnée. Il se retirait, seul, dans la grotte de Hîra, où il adorait Dieu Unique continuellement pendant plusieurs jours, jusqu'à ce qu'il désirait voir sa famille. Il prenait avec lui des provisions pour son séjour. Puis, il revenait vers sa femme Khadîdja pour en reprendre de la même façon, quand soudainement la Vérité descendit à lui alors qu'il se trouvait dans la grotte. L'ange vint à lui et lui demanda de lire. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) répondit "Je ne sais pas lire." Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ajouta (dans sa narration de l'événement à Aïcha) : l'ange m'attrapa avec force et me serra si fort que je ne pouvais plus le supporter. Il me relâcha alors et me demanda à nouveau de lire et je répondis : "Je ne sais pas lire." Sur quoi il m'attrapa à nouveau et me serra une seconde fois jusqu'à ce que je ne puisse plus le supporter. Il me relâcha alors et me demanda à nouveau de lire mais à nouveau je répondis : "Je ne sais pas lire." Sur quoi il m'attrapa pour la troisième fois et me serra et me relâcha et dit : "Lis ! Au nom de Dieu, qui a créé tout ce qui existe, qui a créé l'homme à partir d'un caillot de sang, Lis ! Et ton Seigneur est le plus généreux". |
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#3
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| Puis le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) repartit (chez lui) avec la Révélation et le cœur battant très vite. Il vint à Khadîdja bint Khuwaylid et dit :"Couvre-moi ! Couvre-moi !" Elle le couvrit jusqu'à ce que sa peur se dissipa, après quoi il lui raconta tout ce qui s'était passé et dit : "J'ai peur que quelque chose ne m'arrive !" Khadîdja répondit : "Jamais ! Par Dieu, Dieu ne permettra jamais que tu sois dans une situation de honte ! Tu gardes de bonnes relations avec tes parents et amis, tu aides les pauvres et les miséreux, tu sers généreusement tes invités, et assiste ceux qui sont victimes d'une calamité." Khadîdja l'accompagne alors chez son cousin Waraqah bin Nawfal bin Asad bin 'Abdul-'Uzza, qui, pendant la période pré-islamique, s'était converti au christianisme et s'était attaché à l'apprentissage de l'hébreu… Il écrivait l'Evangile en hébreu autant que Dieu le permettait. C'était un vieil homme et il avait pratiquement perdu la vue. Khadeejah dit à Waraqah : "Ecoute l'histoire de ton neveu, Ô mon cousin !" Waraqah demanda : "Ô mon neveu ! Qu'as-tu vu ?" L'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) décrivit tout ce qu'il avait vu. Waraqah dit : "C'est celui (l'ange Gabriel) qui garde les secrets, qui a été envoyé par Dieu à Moïse. Comme j'aurai aimé être encore jeune et pouvoir vivre jusqu'au moment où ton peuple te chassera." L'Envoyé de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) demanda : "Vont-ils me chasser ?" Waraqah lui répondit par l'affirmative et dit : "Quiconque est venu avec quelque chose de semblable à ce que tu as rapporté a toujours été traité avec hostilité et si je devais rester en vie jusqu'au jour où tu seras chassé alors je te soutiendrai fortement. " Mais après quelques jours, Waraqah mourut, et la Révélation Divine s'arrêta également pendant un certain temps. (…) (Boukhâri) Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et Khadîdja (radhyallâhou'anha) continuèrent à prier en secret aussi longtemps que Dieu le voulut. Afeef al-Kanadee rapporte : "Je vins à Makkah pendant les jours d'Ignorance et je voulais vendre pour le compte de ma famille des vêtements et du parfum. J'allai chez al-Abbaas b.'Abdul-Muttalib." Il dit : "Pendant que j'étais dans sa maison, je regardais la Ka'bah. Alors un jeune homme leva sa tête vers le ciel et se tourna, debout, en direction de la Ka'bah. Un adolescent vint et se mit à sa droite. Il ne s'écoula pas beaucoup de temps jusqu'à ce qu'une femme vint et se mit derrière eux. Alors le jeune homme se courba, puis l'adolescent et la femme se courbèrent. Le jeune homme leva sa tête et l'adolescent et la femme la levèrent. Alors le jeune homme se prosterna et l'adolescent et la femme se prosternèrent. " Il continue: "Alors, je dis : "Ô Abbaas ! Vraiment, je vois un grand homme " Abbâs répondit: "Une question importante : Sais-tu quel est ce jeune homme ? " Je dis : "Non." Il dit : "C'est Mouhammad bin Abdoullah bin Abdoul-Mouttalib, mon neveu. Sais-tu quelle est cette femme ?". Je dis : "Je ne sais pas ". Il répliqua: "C'est Khadîdja bint Khouwaylid, la femme de mon neveu… Mon neveu, que tu as vu, nous a rapporté que son Seigneur est le Seigneur des Cieux et de la Terre et qu'il lui a ordonné cette religion qu'il suit. Je jure par Dieu que je ne connais personne d'autre sur Terre qui suit cette religion à part eux. " Afeef dit : "Je voulais être le quatrième (à leurs côtés)… " Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) honorait Khadîdja (radhyallâhou'anha) et l'aimait. Il n'était jamais en désaccord avec elle, et ce, avant même de recevoir la révélation. Il pensait beaucoup à elle après sa mort et ne se lassait pas de prier pour elle; au point qu'Aisha (radhyallâhou'anha), la Mère des Croyants, en fut jalouse et dit au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam): "Véritablement Dieu t'a donné mieux que cette vieille femme." Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se mit en colère et dit : "Non, par Dieu, je jure que Dieu ne m'a jamais rien donné de meilleur qu'elle. Elle fut la femme qui crut en moi quand personne d'autre ne me croyait. Elle a affirmé que je disais vrai quand tout le monde m'accusait de mentir. Elle me soutint avec son argent quand tout le monde m'infligeait des privations. Et Dieu m'apporta à travers elle des enfants, alors qu'aucune autre femme ne m'en a donné. " En fait, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) fut si en colère à propos de ce que j'avais dit que son front trembla. Alors je me suis dis: "Ô Dieu, si le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se calme, je ne dirais plus jamais de choses comme ça." Aicha (radhyallâhou'anha) dit également :"Je n'ai jamais été jalouse d'une autre épouse du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) comme je l'ai été de Khadîdja (radhyallâhou'anha). Pourtant, je ne l'ai pas vu, mais le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) se souvenait beaucoup d'elle. Parfois, il sacrifiait un mouton, le coupait en morceaux et les envoyait aux amis de Khadîdja (radhyallâhou'anha) et il disait : "Comment puis-je l'oublier ? Elle m'a aussi donné les enfants les plus affectueux." Aicha (radhyallâhou'anha) dit encore : "Le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) quittait rarement la maison avant d'avoir parlé de Khadeejah et d'avoir prié pour elle ". Khadîdja (radhyallâhou'anha), Mère des Croyants, mourut en aidant le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à transmettre l'appel de l'islam. Elle quitta ce monde trois années avant l'émigration à Médine, à l'âge de 65 ans. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) l'enterra de ses propres mains. Sa mort fut une grande source de tristesse pour le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Qu'Allah soit satisfait d'elle et l'agrée ! Âmine |
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#4
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| Oum Salamah (radhia Allâhou anha - Qu'Allah l'agrée). Oum Salamah (radhyallâhou'anha) ! Quelle vie mémorable elle eut ! Son vrai nom était Hind. Elle était la fille d'un notable du clan Makhzoum surnommé "Zad ar-Râkib" parce qu'il était bien connu pour sa générosité particulièrement avec les voyageurs. Le mari d'Oum Salamah (radhyallâhou'anha) était Abdoullah ibn Abdoul Asad (radhiyallâhou'anhou) et tous deux étaient parmi les premières personnes à accepter l'Islam. Seul Abou Bakr et quelques autres que l'on peut compter sur les doigts d'une main sont devenus musulmans avant eux. Dès que la nouvelle de leur conversion se répandit, les Qouraïches réagirent avec une colère folle. Ils commencèrent à poursuivre et à persécuter Oum Salamah et son mari. Mais le couple n'hésita, ni ne désespéra pas et ils restèrent fermes dans leur nouvelle foi. La persécution devint de plus en plus intense. La vie à Makkah devint insupportable pour beaucoup de nouveaux musulmans. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) leur donna alors la permission d'émigrer en Abyssinie. Oum Salamah et son mari (radhiyallâhou'anhouma) furent au premier rang de ces Mouhâdjiroûn (émigrés), à la recherche d'un refuge en terre étrangère. Pour Oum Salamah (radhyallâhou'anha), cela signifiait abandonner sa maison spacieuse et renoncer aux traditionnels liens de famille et d'honneur pour quelque chose de nouveau dans l'espoir de plaire à Allah et d'obtenir Sa récompense. Malgré la protection qu'Oum Salamah (radhyallâhou'anha) et les compagnons reçurent du dirigeant Abyssin, le désir de retourner à Makkah, d'être près du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), de la source de révélation et de guidée, persistait. La nouvelle que le nombre de musulmans à Makkah avait augmenté arriva finalement aux Mouhâdjiroûn. Parmi les nouveaux convertis, il y avait Hamzah Ibn Abdoul-Mouttalib et Oumar Ibn Al Khattab. Leur foi avait énormément renforcé la communauté et les émigrés en Abyssinie entendirent que les Qouraïches avaient quelque peu diminué la persécution. Ainsi un groupe de Mouhâdjiroûn, poussé par un profond désir dans leur cœur, décidèrent de retourner à Makkah. Le relâchement de la persécution ne fut que bref, comme le découvrirent bientôt ceux qui y retournèrent. L'augmentation spectaculaire du nombre de musulmans après l'acceptation de l'Islam par Hamzah et Oumar (radhiyallâhou'anhouma) avait même exaspéré davantage les Qouraïches. Ils intensifièrent leurs persécutions et tortures à un degré encore jamais vu. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) donna alors la permission à ses compagnons d'émigrer à Madinah. Oum Salamah et son mari (radhyallâhou'anhouma) furent parmi les premiers à partir. La Hidjrah d'Oum Salamah et de son mari (radhiyallâhou'anhouma) ne fut cependant pas aussi facile qu'ils l'avaient imaginé. En fait, ce fut une expérience amère et douloureuse et un tourment particulier pour elle. Laissons à présent Oum Salamah (radhyallâhou'anha) nous raconter elle-même son histoire... "Quand Abou Salamah décida de partir pour Madinah, il prépara un chameau pour moi, me hissa dessus et plaça notre fils Salamah sur mes genoux. Mon mari prit alors la tête et continua sans arrêter ou attendre quoi que ce soit. Cependant, avant que nous fussions sortis de Makkah, quelques hommes de mon clan nous arrêtèrent et dirent à mon mari : "Quoique vous soyez libre de disposer de vous vous-mêmes, vous n'avez aucun pouvoir sur votre femme. Elle est notre fille. Vous attendez-vous à ce que nous vous permettions de l'emporter loin de nous ?" Ils se précipitèrent alors sur lui et m'arrachèrent de ses mains. Le clan de mon mari, Banu Abdoul asad, les vit me prendre, moi et mon enfant. Ils devinrent fous de colère. "Non, par Allah !" crièrent-ils "nous n'abandonnerons pas le garçon. Il est notre fils, et nous avons un droit sur lui." Ils le prirent par la main et me le retirèrent brusquement. Soudainement, en l'espace de quelques instants, je me retrouvais seule et solitaire. Mon mari se dirigea vers Madinah tout seul et son clan m'avait enlevé mon fils. Mon propre clan, Banu Makhzoum, eut le dessus sur moi et me força à rester avec eux. Depuis le jour où mon mari et mon fils furent séparés de moi, j'allais quotidiennement, à midi, jusqu'à cette vallée et m'asseyais à l'endroit où cette tragédie avait eu lieu. Je me rappelais ces moments épouvantables et pleurais jusqu'à ce que la nuit tombe sur moi. Je continua ainsi pendant une année, jusqu'au jour où un homme des Banou Oumayyah passa par-là et vit ma condition. Il alla trouver mon clan et dit : "Pourquoi ne libérez-vous pas cette pauvre femme ? Vous avez éloigné son mari et son fils d'elle." Il continua à essayer d'adoucir leurs cœurs et de jouer avec leurs sentiments. Enfin ils me dirent : "Va et rejoins ton mari si tu le veux." Mais comment pourrais-je rejoindre mon mari à Madinah et laisser mon fils, un morceau de ma propre chair et de mon sang à Makkah, chez les Banou Abdul asad ? Comment pourrais-je être sans angoisse et mes yeux sans larmes, devrais-je rejoindre le lieu de la hidjrah ne sachant rien de mon fils laissé derrière moi à Makkah ? Certains comprirent ce que je vivais et leurs cœurs me rejoignirent. Ils adressèrent une requête aux Banu Abdul Asad pour ma défense et leur proposèrent de me rendre mon fils. Je ne voulais pas, à présent, m'attarder à Makkah jusqu'à trouver quelqu'un pour voyager avec moi: J'avais peur que quelque chose puisse arriver qui me retarderait ou m'empêcherait de rejoindre mon mari. Donc je prépara promptement mon chameau, plaça mon fils sur mes genoux et partis en direction de Madinah. J'eus à peu près atteint Tan'im (à environ trois miles de Makkah) quand je rencontra Outhman Ibn Talhah (c'était un gardien de la Ka'bah dans la période préislamique et il n'était pas encore musulman). "Où allez-vous, Bint Zad ar-Rakib ?" demanda-t-il. "Je vais chez mon mari à Madinah" " Et il n'y a personne avec vous ? " "Non, par Allah ! Sauf Allah, et mon garçon que voici..." "Par Allah, je ne vous abandonnerai jamais avant que vous n'atteigniez Madinah" jura-t-il. |
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#5
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| Il prit alors les rênes de mon chameau et nous conduisit. Je n'ai, par Allah, jamais rencontré un arabe plus généreux et noble que lui. Quand nous atteignîmes un lieu de repos, il fit agenouiller mon chameau, attendit que j'en descende, l'amena à un arbre et l'y attacha. Il alla alors à l'ombre d'un autre arbre. Quand nous fûmes reposés, il prépara le chameau et nous conduisit. C'est ce qu'il fût chaque jour avant que nous n'ayons atteint Madinah. Quand nous fûmes arrivés à un village près de Qouba (à environ deux milles de Madinah) appartenant aux Banou Amr Ibn Awf, il dit : "Votre mari est dans ce village. Entrez-y avec les bénédictions de Dieu." Il fit demi-tour et se dirigea vers Makkah." Leurs routes se croisèrent finalement après la longue séparation. Oum Salamah (radhyallâhou'anha) fut ravie de revoir son mari et il fut enchanté de voir sa femme et son fils. De grands et importants événements se succédèrent alors. Il y eut la bataille de Badr dans laquelle Abou Salamah (radhiyallâhou'anhou) participa. Les musulmans furent victorieux et se renforcèrent. Il y eut la bataille d'Ouhod, dans laquelle les musulmans furent douloureusement éprouvés. Abou Salamah (radhyallâhou'anhou) en sortit très grièvement blessé. Il sembla d'abord bien réagir au traitement, mais ses blessures ne guérirent jamais complètement et il resta cloué au lit. Une fois, tandis qu'Oum Salamah (radhyallâhou'anha) le soignait, il lui dit : "J'ai entendu les paroles du Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Chaque fois qu'une calamité affligeait quelqu'un, il disait : "Certes c'est à Allah que nous appartenons et c'est vers Lui que nous retournerons." Et il priait : "Ô Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur, que seul Toi, loué et puissant, peut donner." Abou Salamah (radhiyallâhou'anhou) resta au lit, malade, pendant plusieurs jours. Un matin, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) vint le voir. La visite fut plus longue que d'habitude. Tandis que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) était toujours à son chevet, Abou Salamah décéda. De ses mains bénites, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ferma les yeux de son compagnon mort. Il leva alors les mains au ciel et pria : "Ô Seigneur, accorde le pardon à Abou Salamah. Elève son rang parmi les biens guidés. Charge-toi de sa famille à tout moment. Pardonne-nous et pardonne-lui. Ô Seigneur des Mondes, élargis-lui sa tombe et remplis-la de lumière." Oum Salamah (radhyallâhou'anha) se rappela la prière que son mari avait rapporté du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) sur son lit de mort et commença à la répéter: "Certes, à Dieu nous appartenons et c'est à Lui que nous retournons." ... mais elle ne pouvait se résoudre à continuer "Ô Seigneur ! Accorde-moi une rétribution dans mon malheur et remplace-moi (ce que j'ai perdu) par quelque chose de meilleur" parce qu'elle se demandait sans cesse "qui pourrait être meilleur qu'Abou Salamah ? "... Mais elle continua malgré tout ses invocations. Les musulmans furent énormément attristés par la situation critique d'Oum Salamah. Elle devint "Ayyim Al Arab", "la veuve arabe". Elle n'avait pas de proche à Madinah sauf ses jeunes enfants, complètement démunie... Et les Mouhâdjiroûn comme les Ansars estimèrent qu'ils avaient un devoir envers Oum Salamah (radhyallâhou'anha). Quand elle eut achevé son Iddah (délai de viduité de quatre mois et dix jours), Abou Bakr (radhiyallâhou'anhou) la demanda en mariage mais elle refusa. Puis Oumar (radhiyallâhou'anhou) en fit de même, mais elle déclina également. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) lui présenta à son tour une proposition de mariage et elle répondit : "Ô Messager de Dieu, j'ai trois défauts. Je suis une femme extrêmement jalouse et j'ai peur que tu voies en moi quelque chose qui t'irrite et qu'Allah me punisse pour cela. Je suis une femme d'un certain âge et j'ai de jeunes enfants." Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) répondit : "En ce qui concerne la jalousie, je prie Allah le Tout Puissant de la chasser de toi. Pour ce qui est de la question d'âge, j'ai le même problème que toi. Et quant à la famille dont tu as la charge, ta famille est ma famille." On les maria et Allah répondit à la prière d'Oum Salamah (radhyallâhou'anha) et lui donna mieux qu'Abou Salamah (radhiyallâhou'anhou). Dès ce jour Hind Al Makhzoumiyah n'était plus que la mère de Salamah, mais aussi la Mère de tous les Croyants, Oumoul Mou'minîn. Qu'Allah soit satisfait d'elle et l'agrée ! Âmine |
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#6
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| jazaké allah 3ana khéir ya khtana filah il ya un livre qui s'appel : "Les épouses des Prophètes" qui donne plus de détaille sur ce sujet. Auteur : Fdal Haja - Traduit par : Mohamed Benhamza il es 6.50 euros |
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#7
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| Salamou 3alaykoum wa rahmatullah Barakallahu fik atthassekouatth ino c'est un post interressant et surtout instructif :-)@Rachid :le livre dont tu parles contient-il un recit sur ttes les femmes du prophètes? ![]() |
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#8
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| salam alikoum juste une correction : Le Prophète(as) après le décès de ses fils, n'a eu qu'une seule fille : Fatima-Zahra. Oum Kelthoum et Zeyney étaient les filles de Fatima-Zahra(as et de Ali'as) Roqueya était la fille de l'Imam Hussayn. salam alikoum |
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#9
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| [quote=hynata]Salamou 3alaykoum wa rahmatullah Barakallahu fik atthassekouatth ino c'est un post interressant et surtout instructif :@Rachid :le livre dont tu parles contient-il un recit sur ttes les femmes du prophètes?QUOTE] je sait pas outchma je l'ai pas encore lu ![]() |
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#10
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| [quote=Rachid-76] Citation:
d'accord c pas grave, je vais essayer de le trouver et je verrais par moi meme merci ayouma ![]() |
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