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| Les GUS n'ont pas résisté au limogeage de leur géniteur, le général Hamidou Laânigri. Retour sur un beau gâchis. Le communiqué est tombé comme un couperet, en début de semaine, annonçant “la dissolution des Groupements urbains de sécurité et leur redéploiement dans les autres corps de la police”. Pour les motivations qui sont derrière cette décision lourde de sens, la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) n'a pas hésité à recourir à la bonne vieille langue de bois. On apprend ainsi, dans un communiqué officiel, que “cette initiative (ndlr : la dissolution du corps des GUS) a pour but de permettre à la DGSN de s'acquitter au mieux de la noble mission qui est la sienne et d'optimiser le rendement professionnel de l'ensemble de ses composantes, en parfaite harmonie avec les principes de l'Etat de Droit et du nouveau concept d'autorité” (sic). En fait, la réalité est beaucoup plus complexe. Deux années après leur naissance, le constat d'échec de ces groupes formant la police dite de proximité est patent. Les objectifs assignés au départ n'ont pas forcément été réalisés et les GUS n'ont jamais fait l'unanimité. Un responsable à la DGSN avance l'explication suivante : “La Direction recevait des rapports à un rythme hebdomadaire et mensuel pour signaler, partout, les dérapages des GUS. La décision de supprimer ce corps de la police est donc justifiée”. Peut-être, mais l'explication est sommaire. Les rapports en question existaient sous Laânigri, déjà. Et les GUS n'ont pas attendu l'arrivée du nouveau patron de la police pour se rendre impopulaires dans les grandes villes du royaume. De là à avancer que la décision de réformer les 5000 hommes en 4x4 est d'abord un désaveu de la gestion de l'ère Laânigri, il n'y a qu'un pas. Il existe d'autres explications, plus objectives. C'est notamment le cas des rapports entre les GUS et leur cible privilégiée : la population. En deux mois de cohabitations, ces rapports ont été marqués par de nombreux débordements. Cela va du citoyen de Salé tabassé à mort par les motards aux cas de racket signalés ici et là, sans parler du cas particulier de Laâyoune où les “Croatia” sont assimilés, par une large frange de la population, à des ennemis purs et durs. Même au sein de la Sûreté nationale, les GUS n'avaient plus pas la cote. “Ils se mêlaient de la circulation, gênant parfois le travail des agents sur place, et personne parmi nous n'a jamais clairement compris les limites de leur champ d'investigation”, commente par exemple ce vieil officier de police. Les GUS , si l'on en croit certaines sources, ont d'ailleurs fait l'objet de plaintes diverses. On parle, mais sans que le chiffre ne soit confirmé, de milliers de lettres adressées aussi bien au Cabinet royal qu'à la DGSN. Alors les GUS vont-ils passer définitivement à la trappe ? Non, pour Bouchaïb Khayyat, le chef de cabinet de Charki Draïss, le nouveau directeur de la DGSN “il s'agit d'un redéploiement dans la plupart des services de police dont certains se trouvent en sous-effectifs”. Dans l'immédiat, aucun redéploiement n'a encore eu lieu et on ignore dans quels autres corps les ex-Gus seront affectés (Police judiciaire ? Sécurité publique ?). Ce qui est sûr, c'est que le “matériel” (motos, 4x4) a déjà été récupéré par le parc de la police et redistribué à d'autres policiers “normaux”. Les patrouilles et les rondes de nuit continueront “comme avant (les GUS )”, c'est-à-dire au rythme habituel de la police ordinaire. Et la police de proximité dans tout cela ? Elle devrait désormais tourner autour des postes de quartier récemment installés et qui souffraient d'être en situation de sous-effectifs jusque-là. Avec le démantèlement du corps des GUS , Charki Draïss donne un avant goût de ce que sera sa gestion de la sécurité publique, loin, très loin de la méthode du général Hamidou Laânigri qui avait fait de la création des GUS une de ses grandes fiertés. Par Abdellatif El Azizi TelQuel: Le Maroc tel qu'il est |
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salam, voila un exemple de l'abus de pouvoir par la patrouille du GUS (Groupe Urbain de Sécurité). *ttp://jeunesdumaroc.com/article1183.html bye bye GUS. salam
__________________ la vie n\'est que passagère !! |
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bye bye ma3a salama bye bye ma3a salama |