Plus ça change, plus c'est... Kaboul, cinq ans après les talibans


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  #1  
Vieux 12/11/2006, 12h51
 
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Par défaut Plus ça change, plus c'est... Kaboul, cinq ans après les talibans

KABOUL (AFP) - Des jeunes filles en jeans marchant dans les rues, un foulard négligemment posé sur la tête, ou des stars de Bollywood souriant sur des affiches, Kaboul n'a plus tout à fait le même visage depuis le départ des talibans de la capitale afghane, le 12 novembre 2001.

Mais beaucoup de choses n'ont pas changé, comme les pannes d'électricité ou la pauvreté, et certaines se sont même aggravées, comme la corruption et le sentiment d'insécurité, avec ces maisons protégées par des murailles et des barbelés.

Ville de poussière qui a vu en cinq ans sa population doubler à 3 millions d'habitants, Kaboul garde toujours les stigmates de la guerre civile qui a dévasté des quartiers entiers de 1992 jusqu'à l'arrivée des talibans, en 1996.

Les "étudiants en religion" avaient alors été accueillis avec soulagement par des Kaboulis excédés par la guerre, mais ceux-ci avaient cependant vite déchanté: la musique, la télévision, la photographie, les statues ou les cerfs-volants avaient été entre autres interdits. Et les femmes obligées de porter la burqa et de quitter leur travail.

Sous la gouverne spirituelle du mollah Omar, qui vit actuellement dans la clandestinité tout comme son "conseiller" Oussama ben Laden, ce régime a tenu cinq ans la capitale avant de s'effondrer sous les bombes américaines.

"Je me sentais comme si je venais de renaître", se souvient Nasreen Hashimi, une femme de 49 ans en train d'acheter des légumes dans un marché.

Mais l'espoir a peu à peu laissé place à une certaine amertume pour ceux qui n'arrivent pas à trouver du travail et souffrent de la flambée des prix.

La construction de luxueuses villas, dont certaines seraient financées par l'argent de la drogue et de la corruption, ajoute au ressentiment des Kaboulis.

Et les violences, attentats et explosions qui touchent désormais la capitale quadrillée de policiers et soldats, rendent la vie encore plus difficile.

"Pour moi, rien ne s'est amélioré", lance Ghoulam Ali, 52 ans, tandis qu'il peine à monter une colline sur son vélo auquel est attaché un bidon d'eau.

"Il n'y avait pas d'eau courante et d'électricité sous les talibans, et c'est la même chose maintenant. Le gouvernement et les pays occidentaux disent avoir donné des milliards de dollars. Mais où est cet argent?", demande-t-il.

Pour cet homme, les 40.000 soldats de l'Otan et de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis n'ont apporté qu'une chose: la peur.

"Il y avait une bonne chose sous les talibans, c'était la sécurité. Mais aujourd'hui, quand je vais à vélo, je crains d'être tué par une bombe chaque fois que je croise des véhicules militaires ou étrangers", dit-il à propos des engins télécommandés explosant au passage des convois militaires.

Sa radio allumée, un vendeur de maïs soufflé, Faqir Mohammed, admet qu'il ne pourrait pas écouter de la musique si les talibans étaient toujours au pouvoir, mais ce n'est pas ce qu'il estime être le plus important.

"Nous pensions qu'avec la chute des talibans, l'Afghanistan aurait complètement changé d'ici quelques années, que tout le monde pourrait avoir de bons emplois, que les routes seraient goudronnées, qu'il y aurait du travail dans des usines et la sécurité", dit-il.

"Maintenant, nous vivons dans l'insécurité et il y a de la corruption partout. Les policiers sont eux-mêmes des voleurs. Et tout ce que les soldats étrangers font, c'est de rouler à fond sur des routes poussiéreuses".

Par Bronwen ROBERTS
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  #2  
Vieux 12/11/2006, 15h32
Avatar de Howcomes  
Date d'inscription: novembre 2006
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Messages: 4
Par défaut Re : Plus ça change, plus c'est... Kaboul, cinq ans après les talibans

Ca tombe bien ton poste. Je viens de regarder « Lundi Investigation » sur canal+
C t vraiment écœurant, des femmes afghanes se font immoler par leur maris avec la complicité de toute la famille.
Les enquêtes concluent tjrs à des accidents alors que les femmes sentent l’essence à plein nez.
Cas d’une femme brûlée à 95 % par son mari, sont agonie à durée plusieurs jours avant qu’elle ne soit libérée par la mort. Son mari n’à pas versé une seule larme ce porc!, il disait : « je ne sais pas pourquoi elle à fait çà », puis « ce n’était pas moi qui était le plus dur avec elle ! »
Sous entendu, normal d’avoir été dur avec elle, mais ct pas moi le plus…

Qu’est ce qu’ils méritent les Afghans ? De vivre libre et en paix et dans l’aisance ? Alors qu’ils se comportent comme des bêtes ?
La seule chose que j’ai à déplorer c qu’ils font tjs payer leur faiblesse aux femmes, ces hommes sont incapables d’inverser le cour de leur vie et d’évoluer en bien, tant qu’ils tiennent la femme responsables de tous leur maux, tant qu’elle est privée de ses droits, maltraitée et la condamnée à s’effacer sous la burka.

Ils se sont coupés la tête en quelque sorte. C’est ça qu’ils leur manquent un détonateur ou un moteur qu’est la femme pour l’homme !

Ps : l’enterrement de la femme s’est passé dans l’intimité des hommes, ces mêmes qui l’ont tué ! Le comble !
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  #3  
Vieux 13/11/2006, 13h28
 
Date d'inscription: novembre 2006
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Par défaut Afghanistan: plus de 3.700 morts dans les violences depuis le début de l'année

KABOUL (AP) - Le nombre des attaques lancées par les insurgés en Afghanistan a été multiplié par cinq en un an, et le bilan de ces violences dues principalement aux groupes pro-talibans s'élève depuis le début de l'année à plus de 3.700 morts à travers le pays, selon un rapport établi par des représentants de la communauté internationale et de l'Afghanistan, rendu public dimanche.

Le rythme mensuel des attaques de l'insurrection est passé de 130 en moyenne l'an passé à plus de 600 actuellement, révèle ce nouveau rapport émanant du Conseil conjoint de coordination et d'observation, un organisme composé de représentants afghans et de membres de la communauté internationale, dont des experts de l'ONU.

Les insurgés ont notamment commis cette année un nombre record d'attentats suicide et fait exploser un nombre sans précédent de bombes en bordure des routes au passage de véhicules et autres convois, selon le rapport.

En outre, des affrontements violents ont eu lieu tout au long de l'année entre les militants pro-talibans et autres insurgés, d'une part, et les forces de sécurité de l'OTAN et forces afghanes de l'autre, notamment dans les provinces orientales et méridionales du pays, frontalières du Pakistan.

"La lutte contre cette activité insurgée accrue a capté l'essentiel de l'attention du gouvernement (afghan) et des ressources importantes", soulignent les auteurs de ce rapport, en notant également que le trafic de drogue -lié à la culture du pavot- a "considérablement contribué à alimenter" l'insurrection.
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