Liban: les ministres chiites annoncent leur démission, refusée par le Premier ministr


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  #1  
Vieux 12/11/2006, 11h55
 
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Par défaut Liban: les ministres chiites annoncent leur démission, refusée par le Premier ministr

BEYROUTH (AFP) - Les cinq ministres chiites du gouvernement libanais ont annoncé samedi leur démission, rejetée par le Premier ministre, nouveau coup de théâtre dans la crise entre la majorité et l'opposition qui réclame une participation accrue dans la coalition.

"Nous avons démissionné parce que la majorité insiste pour exercer le pouvoir toute seule", a déclaré à l'AFP le chef du bloc parlementaire du Hezbollah chiite, Mohammad Raad. "Nous ne voulons pas de ministres qui suivent aveuglément la majorité".

"Il s'agit d'un avertissement à la majorité" anti-syrienne, a-t-il ajouté après l'échec des consultations, entamées le 6 novembre entre les dirigeants politiques libanais sur un cabinet d'union nationale.

Les mouvements pro-syriens Amal et Hezbollah ont annoncé dans un communiqué commun la démission de leurs ministres.

"Devant l'insistance de certaines forces de la majorité à poser des conditions au dialogue et le refus d'une participation efficace dans un gouvernement d'union (...) et pour permettre à la majorité d'exercer le pouvoir nous annonçons la démission de nos représentants", affirment les deux partis.

Le Premier ministre Fouad Siniora a immédiatement rejeté ces démissions et assuré vouloir "coopérer avec toutes les parties" pour sortir de la crise.

M. Siniora n'a pas été officiellement informé de cette décision et a indiqué en avoir eu connaissance "par les médias".

Ces démissions, qui n'entraînent pas la chute du gouvernement, exacerbent la grave crise politique dans laquelle est plongé le pays.

Le puissant Hezbollah, soutenu par Damas et Téhéran, représenté par deux ministres sur 24 au cabinet dominé par les forces anti-syriennes, réclame avec ses alliés chrétiens et pro-syriens la formation d'un gouvernement d'union nationale dans lequel l'opposition aurait une minorité de blocage.

Le mouvement Amal du président du Parlement Nabih Berri compte également deux ministres. Un cinquième ministre chiite, celui des Affaires étrangères Faouzi Salloukh, est proche des partis chiites.

La majorité parlementaire anti-syrienne, dirigée par Saad Hariri, fils de l'ex-Premier ministre assassiné Rafic Hariri, refuse de son côté d'accorder à l'opposition cette minorité de blocage, et voit derrière cette opération une tentative de la Syrie de revenir en force sur la scène politique libanaise.

Le Hezbollah et ses alliés entendent ainsi renforcer leur influence au sein du gouvernement, issu des législatives de mai-juin 2005 qui avaient suivi le départ des troupes syriennes du Liban.

Mais samedi, une nouvelle séance de discussions entre les chefs des partis politiques a échoué, en particulier en raison de divisions sur la création d'un tribunal international chargé de juger les suspects dans l'assassinat de Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005.

Des responsables syriens et leurs alliés libanais ont été mis en cause dans cet assassinat par une commission de l'ONU.

L'opposition, en disposant d'une minorité de blocage, serait en position d'empêcher la création de ce tribunal, qui doit être approuvée par le gouvernement.

La majorité parlementaire, qui pointe du doigt Damas dans l'assassinat de Hariri, accuse les alliés de la Syrie au Liban de vouloir empêcher la création d'un tel tribunal pour protéger le régime syrien.

Le Liban a reçu vendredi le projet final de résolution de l'ONU sur la création de ce tribunal, qui doit être approuvé par le gouvernement avant d'être renvoyé pour adoption au Conseil de sécurité des Nations unies.

M. Siniora devait convoquer le gouvernement en réunion extraordinaire lundi pour approuver ce projet, mais il s'est déjà heurté au refus du président pro-syrien Emile Lahoud qui a indiqué vouloir "l'étudier longuement".

Les divergences autour de la création de ce tribunal avaient déjà provoqué à la fin 2005 la suspension pendant trois mois de la participation des ministres chiites au gouvernement.

Par Pierre SAWAYA
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  #2  
Vieux 12/11/2006, 18h55
Avatar de zouhir001
je pense, donc je suis
 
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Par défaut Re : Liban: les ministres chiites annoncent leur démission, refusée par le Premier ministr

en claire le hesbollah estime que son partis n'a aucune influance sur la politique....
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  #3  
Vieux 12/11/2006, 19h12
Avatar de afoullousse
Chleuh forever
 
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Par défaut Re : Liban: les ministres chiites annoncent leur démission, refusée par le Premier ministr

en claire le Liban est une fois de plus dans la merde.

Le pays est dévisé entre les pro syriens et les pro occidentaux
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