Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Forum Islam


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #101  
Vieux 01/12/2006, 10h33
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

Le voyage nocturne et l'ascension (-1 H. ; 53 ans)


Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) voyage une nuit de la Mecque à Jérusalem, puis monte jusqu'au Jujubier célèste

Allâh (تعالى) a dit: {Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Mouhammad], de la mosquée Al-Haram à la mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l'alentours, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles.} (17/1)

Selon Anas ibn Mâlik (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: "Al-Burâq" -une monture blanche, plus grande qu'un âne et plus petite qu'une mule, qui se trouvait d'un bond où son regard s'arrêtait- me fut amenée. Je la montai et fus transporté à Jérusalem. Là-bas, je l'attachai à l'anneau destiné à l'usage des prophètes. Je pénétrai dans la mosquée où je pria deux rak'a. A ma sortie, Gabriel (عليه السلام) m'offrit deux récipients: l'un contenant du vin, l'autre du lait. Je choisis le lait; et Gabriel me déclara alors que j'avais élu la voie primordiale. Porté par lui, je m'élevai jusqu'aux régions célestes. Gabriel demanda la permission d'y accéder.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je vis aussitôt Adam qui me souhaita la bienvenue et invoqua (Allah) en ma faveur. Puis, je fus porté au second ciel, Gabriel (عليه السلام) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je vis aussitôt les deux cousins maternels: Jésus ('Isa), le fils de Marie et Jean Baptiste, fils de Zacharie (qu'Allah leur accorde Ses bénédictions) qui me souhaitèrent la bienvenue et le bien. Puis, je fus porté au troisième ciel, et Gabriel demanda aussi la permission d'y pénétrer.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je trouvai aussitôt Joseph (Yûsuf) (عليه السلام) à qui a été assignée la moitié de la beauté humaine. Celui-ci me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus ensuite porté au quatrième ciel et Gabriel (عليه السلام) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui".
On nous ouvrit et je trouvai Anoch ('Idris) qui me souhaita la bienvenue et le bien. Allah - à Lui la puissance et la gloire - dit à ce sujet: {Et Nous l'élevâmes à un haut rang}. Je fus alors porté au cinquième ciel et Gabriel demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Aaron (Hârûn) (saws) qui me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus ensuite porté au sixième ciel et Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Moïse (Mûsa) (saws) qui me souhaita la bienvenue et le bien. Je fus porté enfin au septième ciel et Gabriel (que la paix soit sur lui) demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui". On nous ouvrit et je trouvai Abraham ('Ibrâhim) (saws), le dos appuyé contre la Maison Peuplée dans laquelle pénètrent journellement un nouveau groupe de soixante-dix mille Anges. Puis, il m'emmena vers "Sidrat al-Muntaha" (le Lotus de la limite extrême) dont les feuilles ressemblaient aux oreilles d'éléphants et les fruits étaient (grands) comme les cruches. Au moment où -par l'ordre d'Allah- le lotus fut couvert de ce qui le couvrit, il se transforma et aucun des créatures d'Allah ne pourrait décrire sa splendeur. Allah me révéla, alors, ce qu'Il voulut, et prescrivit l'accomplissement de cinquante prières par jour. Je retournai voir Moïse (Mûsa) qui me demanda: "Qu'est-ce qu'a prescrit le Seigneur à ta Communauté?".
- "Une cinquantaine de prières", lui dis-je.
- "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne supportera point cette prescription. Je connais bien les israélites; je les avais mis à l'épreuve et je m'étais employé à les ramener sur la bonne voie".
Le Prophète poursuivit: Je retournai à mon Seigneur et je Lui demandai de réduire le nombre des prières pour la faveur de ma Communauté. Il m'exauça en les amoindrissant de cinq prières. J'allai ensuite trouver Moïse (Mûsa) pour l'informer de la réduction des cinq prières. Toutefois, il me répéta: "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui la réduction de ce nombre, car ta Communauté ne le supportera point". Je ne cessai alors de faire la navette entre mon Seigneur (à Lui la puissance et la gloire) et Moïse (Mûsa) (que la paix soit sur lui) pour demander plus de réduction encore jusqu'à ce qu'Allah me décréta: "O Muhammad! Je prescris irrévocablement cinq prières jour et nuit, dont chacune équivaut à dix, cela fait alors cinquante. Quiconque a dessein de faire une bonne action et ne la faite pas, on lui inscrira une récompense à son actif; s'il l'exécute, une récompense équivalente à dix bonnes actions lui sera inscrite. Tandis que quiconque a l'intention de perpétrer une mauvaise action et qu'il ne l'accomplit pas, rien ne sera inscrit à son passif; si au contraire il l'accomplit, on lui inscrira la punition d'une seule mauvaise action". Je redescendai et arrivai auprès de Moïse (que la paix soit sur lui) pour l'informer de la chose, mais il me dit: "Retourne à ton Seigneur et demande-Lui une nouvelle réduction".
"Je suis déjà retourné plusieurs fois à mon Seigneur, jusqu'à ce que j'aie trouvé inconvenant de Lui adresser encore une fois cette demande." répondis-je à Mûsa. (Mouslim n°234)
Réponse avec citation
  #102  
Vieux 01/12/2006, 10h36
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

D'après Mâlik ibn Sa'sa'a (ra), le Prophète (saws) a dit: Pendant que je me trouvais auprès de la Maison sacrée (la Ka'ba) dans un état intermédiaire entre le réveil et le sommeil, j'entendis quelqu'un appeler: "L'homme se trouvant entre les deux autres!". (il y avait, selon les commentateurs, deux hommes à côté du Prophète). J'y répondis. On m'emmena et m'offrit ensuite un bassin d'or rempli de l'eau de Zamzam. On me fendit la poitrine d'ici jusque là. Un autre transmetteur, Qatâda, s'enquérit: "Et qu'a-t-il entendu par (d'ici jusque là)?". -"Jusqu'au bas-ventre", répliqua Anas. - On m'extraira le cœur, dit le Prophète, et après l'avoir lavé avec l'eau de Zamzam, on me le remit à sa place en le bourrant de la foi et de la sagesse. Puis, me fut amenée "Al-Burâq" -une monture blanche, plus grande qu'un âne et plus petite qu'une mule, qui se trouvait d'un bond où son regard s'arrêtait-; sur laquelle on me fit monter. Puis, je m'en allai avec Gabriel, jusqu'à atteindre le ciel le plus proche où il demanda qu'on nous ouvrît.
- "Qui est-ce?", demanda-t-on.
- "C'est Gabriel ", répondit-il.
- "Et qui t'accompagne?".
- "C'est Muhammad ".
- "A-t-il donc reçu la Mission?".
- "Oui". On nous ouvrit donc en disant: "Qu'il soit donc le bienvenu! Quelle heureuse arrivée que la sienne!". J'y trouvai alors Adam (que la paix soit sur lui)". Et le Prophète se mit à relater la suite des événements (déjà mentionnés dans le hadith précédent) en disant qu'il avait rencontré au second ciel, Jésus ('Isa) et Jean-Baptiste (Yahiya) (que la paix soit sur les deux); au troisième, Joseph (Yûsuf); au quatrième, Anoch ('Idris); et au cinquième, Aaron (Hârûn) (que la bénédiction d'Allah soit sur eux tous). - Nous parvînmes enfin au sixième ciel, continua le Prophète, là je vis Moïse (Mûsa) (que la paix soit sur lui) que je saluai. Et lui de me répondre: "Que tu sois le bienvenu, frère vertueux et prophète vertueux!". A peine l'avais-je dépassé, qu'il se mit à pleurer. "Pourquoi tu pleures?", lui demanda-t-on.
- "O Seigneur, répondit-il, ce jeune homme, vous l'avez envoyé après moi; et pourtant une multitude de sa Communauté iront au Paradis, tandis que ceux qui y accéderont parmi ma Communauté seront moins nombreux". Puis, nous montâmes au septième ciel où je vis Abraham ('Ibrâhim). Or, le Prophète (saws) raconta qu'il avait vu quatre fleuves: deux apparents et deux autres sous terre. "O Gabriel! Quels sont donc ces fleuves?", demanda-t-il.
L'Archange répondit: "Les deux fleuves souterrains sont du Paradis; quant aux deux autres, ils sont le Nil et l'Euphrate". Le Prophète poursuivit son récit: Puis, on me montra la Maison Peuplée à son endroit sur laquelle j'interrogeai Gabriel qui me dit: "C'est la Maison Peuplée où chaque jour, soixante-dix mille Anges font la prière pour une seule fois dans leur vie". Ensuite, on m'apporta deux récipients: l'un contenant du vin et l'autre de lait. Je choisis celui-ci. "Vous y êtes! Qu'Allah te bénis pour la faveur de ta Communauté! Tu as opté pour la voie primordiale", constata Gabriel. Aussi, il me fut prescrit d'accomplir cinquante prières par jour..." Et le Prophète relata ce qui s'était passé à ce sujet. (Mouslim n°238)

A son retour, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) raconte cela à Qouraych et les preuves qu'Il leur apporte

Oum Hâni' (رضي الله عنها) dit : "Le Prophète - que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - dormait chez nous la nuit où le miracle d'al-Isrâ' eut lieu. Je constatai son absence cette nuit là et je ne pus fermer l'œil de peur qu'un malheur ne lui soit arrivé. [A son retour], le Prophète m'expliqua : "Gabriel - que la paix soit sur lui - vint me voir, il me prit par la main et nous sortîmes de la maison. Devant la porte, je trouvai une monture entre la mule et l'âne. Il me fit monter dessus et nous partîmes.
Arrivés au Temple de Jérusalem, il me montra Abraham qui était de la même constitution que moi. Il me montra Moïse : il était basané et grand de taille avec des cheveux blancs, il ressemblait aux gens de Azd Shanu'ah (une tribu arabe). Il me montra Jésus, fils de Marie, il était blanc de teint avec un peu de rougeur. Il ressemblait à 'Urwah Ibn Mas'ûd Ath-Thaqafî. Il me montra aussi l'Imposteur [l'Antéchrist]. Borgne de l'œil droit, il ressemblait à Qotn Ibn 'Abd Al-'Ozzâ." Puis il me dit : "Je veux sortir raconter tout ce que j'ai vu à Qoraïsh." Je le retins par ses vêtements et lui dit : "Je t'en conjure, tu sais bien que ses gens te démentissent et je crains qu'il ne te fassent du mal !" Il libéra ses vêtements de ma main et sortit.
Il alla les voir dans leur lieu de rencontres et leur raconta son récit. Mut'am Ibn 'Udayy se leva et lui dit : "Ô Muhammad, si tu étais aussi jeune que tu l'étais dans le temps, tu n'aurais pas dit une telle chose et resté impuni !"
Un autre homme lui dit : "As-tu vu sur ton chemin des chameaux qui nous appartiennent à tel endroit ?"
Le Prophète répondit : "Oui, ils ont égaré un chameau et sont actuellement à sa recherche."
L'homme lui demanda : "As-tu vu le troupeau de mon cousin un tel ?"
Le Prophète dit : "Oui, je l'ai croisé à tel endroit. Une chamelle rouge s'est cassé [un membre]. Ils avait un récipient d'eau que j'ai bu."
Ils lui demandèrent de donner le nombre de bêtes dans le troupeau et le nom des bergers. Il répondit qu'il n'y avait pas fait attention puis il tomba subitement en sommeil. Il vit le troupeau devant lui et compta les bêtes et prit connaissance des bergers qui étaient avec le troupeau. Quand il se réveilla, il leur donna le nombre de bêtes dans le troupeau et leur dit que les bergers était Ibn Abî Quhâfah et un tel et un tel. Il leur dit aussi que le troupeau allait rentrer à la Mecque le lendemain de telle direction.
Le lendemain, ils attendirent à l'endroit indiqué et virent les chameaux arriver. Ils les interrogèrent et purent vérifier qu'un chameau s'était bien égaré. Ils interrogèrent le deuxième troupeau et vérifièrent qu'une chamelle rouge s'était cassé un membre. Ils les interrogèrent à propos du récipient d'eau. Abû Bakr Ibn Abî Qohâfah qui accompagnait le troupeau répondit qu'ils avaient bien un récipient et qu'il l'avait remplit lui même et qu'il ne savait pas qui avait bien pu la boire. Quand Abû Bakr prit connaissance de toute l'histoire il fit foi au Prophète et cru ce que le Prophète avait relaté. C'est depuis ce moment là qu'il fut qualifié d'As-Siddîq (i.e. celui qui croit).

Selon Abou Hurayra (ra), l'Envoyé d'Allah (saws) a dit: Je me vis (en songe) dans l'enceinte de la Ka'ba (le Hijr), pendant que les Qoraychites me questionnaient sur mon Voyage Nocturne. Ceux-ci m'interrogèrent alors sur des détails concernant le Temple de Jérusalem que je n'avais pas retenus; ce qui me causa une affliction qui me fut inconnue jusqu'alors. Le Prophète ajouta: "Allah fit alors apparaître le monument à ma vue, et ainsi je pus répondre à toutes leurs questions". (Mouslim n°251)
Réponse avec citation
  #103  
Vieux 01/12/2006, 10h48
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

L'hégire du Prophète
(صلى الله عليه و سلم)



L'ordre divin d'immigrer vers Médine

D'après Abou Moussa le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : " J'ai vu en rêve que j'ai quitté la Mecque définitivement pour m'installer sur une terre qui abrite une palmeraie et j'ai cru qu'il s'agissait soit de Yamama, soit de Hadjar… A ma grande surprise, j'ai su par la suite qu'il s'agissait de Médine-Yattrib…" (al-Boukhari n°3352) et Mouslim n°4217)

Al-Boukhari (3906) rapporte d'après Aïcha que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit aux musulmans : « votre destination m'a été montrée dans un rêve. C'est une palmeraie situé entre deux zones couvertes de pierres noires ». Dès lors, certains allèrent s'installer à Médine et ceux qui s'étaient rendu en Abyssinie partirent pour Médine.

Al-Hafizh a dit : « Al Harra est une terre recouverte de pierres noires.. Ce rêve est différent du précédent cité dans le hadith d'Abou Moussa qui rapporte l'hésitation du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) [entre deux destinations] Ibn Tine a dit : « Il semble qu'on ait montré au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) un lieu d'immigration qui ressemblait à Médine et à d'autres (endroits). Et puis on lui en donna une description qui ne s'appliquait qu'à Médine. Ce qui désigna celle-ci.

Le Prophète va être accompagné d'Abou Bakr

Aïcah dit : « Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit aux musulmans : « votre destination m'a été montrée dans un rêve. C'est une palmeraie situé entre deux zones couvertes de pierres noires » Abou Bakr se prépara pour se rendre à Médine et le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) lui dit : attends. J'espère qu'on va m'y autoriser.

Abou Bakr lui dit : « tu espères vraiment obtenir une autorisation, puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! ? ». – « Oui ». Abu Bakr décida dès lors de l'attendre pour l'accompagner.

Abou Bakr lui dit : « tu espères vraiment obtenir une autorisation, puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! ? ». – « Oui ». Abu Bakr décida dès lors de l'attendre pour l'accompagner. Pour ce faire, il mobilisa deux montures et les nourrit avec des aliments de bétail composés de feuilles de samoura (spina oegyptiaca) pendant 4 mois… Aïcha pousuivit : un jour nous étions assis chez Abou Bakr au milieu de la journée quand quelqu'un vint lui dire : voici le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) qui arrive voilé à une heure à laquelle il n'a pas l'habitude de nous rendre visite… Abou Bakr dit : puissent mes père et mère être sacrifiés pour le sauver ! Il ne vient que pour une affaire grave… Elle poursuit : A son arrivée, le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) demanda et obtint l'autorisation d'entrer. puis il dit à Abou Bakr : « Fais sortir ceux qui sont avec toi ». – Abou Bakr lui dit : « ils ne sont que ta famille, puissent mes père et mè

re être sacrifiés pour te sauver ! » - Puis le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) reprit : « je suis autorisé à sortir ». Abou Bakr lui dit : « l'accompagnement ! » c'est-à-dire : je veux t'accompagner, puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! » . Le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « oui » - Abou Bakr dit : prends– puissent mes père et mère être sacrifiés pour te sauver ! – l'une de mes montures que voici… - Le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Je la prends contre son prix » - Aïcha poursuit : « J'ai bien préparé les montures et les ai munies de provisions conservés dans un sac… Asma fille d'Abou Bakr découpa une partie de se ceinture pour attacher la bouche du sac. Depuis lors, elle reçut le sobriquet de Dhat an-nitaqayn…

...

Les têtes pensantes de la Mecque se réunirent et décidèrent d'assassiner le Prophète (صلى الله عليه و سلم) pour se débarrasser de lui et du message qui attentait à leurs commerces et au système social dont ils profitaient. Pour éviter les représailles des Hashémites, ils décidèrent d'élire vingt jeunes chevaliers parmi les différentes tribus de Qoraïsh qui exécuteraient cette mission de nuit. De cette façon, le crime serait partagé par toutes les tribus et les Hashémites ne pourraient pas se battre seuls contre tous, ni identifier précisément l'assassin de Muhammad (صلى الله عليه و سلم). Quand ladite nuit tomba, les chevaliers armés d'épées et de lances encerclèrent la maison du Prophète et attendirent qu'il sorte de chez lui pour la prière de l'aube comme il faisait d'habitude. A l'heure de la prière, le Prophète sortit mais les redoutables chevaliers n'y virent que du feu ! Le Prophète sortit de chez lui la tête haute, sans armes. Les chevaliers qui le guettaient impatiemment ne le virent même pas. Les vingt chevaliers étaient dans un profond sommeil ou, en tout cas, leurs facultés de perception furent suspendues par Dieu, le seul compagnon et protecteur de Son Prophète ! Et, pour bien marquer son passage, le Prophète fit le tour des chevaliers et lança une poignée de sable à la face de chacun d'eux. Quand les premières lueurs du matin poignirent, les chevaliers reprirent conscience. Ils virent dans quel état ils étaient et se rendirent compte de l'absence définitive de leur proie...

Dès que le départ du Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut signalé, les Qoraïshites se lancèrent sur ses traces et aboutirent à l'entrée d'une grotte où le Prophète et son compagnon Abou Bakr s'étaient réfugiés... Dieu troubla les Qoraïshites: les traces de pas menaient bien à cette grotte mais visiblement, elle n'était pas fréquentée. Plus bas, dans la grotte, Abou Bakr dit à son ami Muhammad (صلى الله عليه و سلم): "Si l'un d'eux regarde sous ses pieds, il nous verra..."
Et le Prophète de répondre : "Que penses-tu de deux [personnes] dont Dieu est le troisième ?"

Allâh (تعالى) a dit: {Si vous ne lui portez pas secours... Allah l'a déjà secouru, lorsque les mécréants l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : "Ne t'afflige pas, car Dieu est avec nous." Dieu fit alors descendresur lui Sa sérénité et le soutint de soldats que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d'Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage.} (9/40)

Quand ils furent débarrassés de leur poursuivants, le Prophète et Abou Bakr retrouvèrent leur guide Abdullâh Ibn Uraïqit et le berger d'Abou Bakr, 'Âmir Ibn Fuhaïrah, et continuèrent leur route. Ils passèrent à proximité de la tente d'une femme qu'on appelait Oum Ma'bad Al-Khozâ'iyyah. Les voyageurs étaient alors à bout de vivres. Ils demandèrent à Oum Ma'bad de leur vendre de quoi tenir le reste du trajet. Mais la femme, gênée, leur dit : "Par Dieu, si j'avais de quoi vous donner, je vous l'aurais donner gratuitement".
Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) vit dans un coin une chèvre frêle. "Et cette chèvre ?", demanda le Prophète.
"Elle est frêle comme tu le vois", répondit la femme.
Le Prophète lui demanda d'approcher la chèvre. Alors, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) posa sa main sur la chèvre qui subitement prit des forces. Puis, il toucha son pis qui se remplit de lait. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) prit du lait de la chèvre et commença par donner à ses compagnons. Ensuite, il en donna à Oum Ma'bad, il remplit un bol destiné à Abou Ma'bad et il finit par en boire à son tour. Les voyageurs suivirent leur chemin. Quand Abou Ma'bad fut de retour, il s'étonna à la vue du bol de lait car il savait que leur chèvre ne donnait pas de lait. Alors, Oum Ma'bad lui décrivit le Prophète et lui raconta ce qu'il fit. Il lui dit : "C'est l'homme que Qoraïsh poursuit pour l'assassiner". Oum Ma'bad et Abou Ma'bad embrassèrent l'Islam.
Réponse avec citation
  #104  
Vieux 01/12/2006, 10h56
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

Période médinoise


L'arrivée du Prophète (SAW) à Médine
La joie des médinois


D'après al-Bara (P.A.a) : "Puis le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) arriva. Je n'avais jamais vu les habitants de Médine aussi contents. Même les enfants n'avaient plus qu'un seul mot à la bouche : voici venir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui)" (al-Boukhari, 4560).

...

Tout Ansâr espérait recevoir le Prophète (SAW) chez lui. Ils interrompirent à plusieurs reprises le cours de sa monture. Et le Prophète leur répondit par ces termes: "laissez-la, elle est ordonnée". La chamelle poursuivit son cours jusqu'à s'arrêter dans une cours devant la maison de Abou Ayyoûb.

Abou Ayyoûb s'en réjouit à l'extrême. Il ses précipita à accueillir le Prophète (SAW); emporta ses effets personnels comme s'il portait les trésors de la terre et il se lança vers sa maison.

Celle si se composait de deux étages, le Prophète (SAW) en choisit le plus bas pour être accessible à ses Compagnons. Mais Abou Ayyoûb ne put supporter d'être au-dessus du Prophète et lui fit part de son souci. Après plusieurs épisodes qui montrant à quel point celui-ci respectait le Prophète et l'aimait, il parvint à le convaincre de monter au premier étage.

Le Prophète (SAW) resta chez Abou Ayyoûb pour quelque mois jusqu'à ce furent bâties sa mosquée et les chambres d'alentours.

...

Quand les musulmans de Médine apprirent que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait quitté la Mecque, ils se rendirent chaque matin à la Harra et l'attendaient jusqu'au moment de l'intensité de la chaleur de la journée puis ils rentraient chez eux. Un jour ils rentraient après une longue attente quand, arrivés chez eux, ils furent alertés par un juif qui était monté sur une forteresse pour chercher une affaire. Car il aperçut le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ses compagnons tout de blanc vêtus et il ne put s'empêcher de crier à tue-tête : « ô peuple arabe ! Voici votre chance que vous attendiez ». Les musulmans se saisirent de leurs armes et allèrent accueillir le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) à l'entrée de la Harra… Il s'orienta avec eux vers la droite et s'installa dans le campement des Bani Amr ibn Awf au cours d'un lundi du mois de Rabï al- awwal .. ; Abou Bakr se mit debout devant les gens tandis que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) restait assis .. Quand les rayons du soleil atteignirent le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) Abou Bakr étendit son pagne pour l'en protéger et s'est alors que les gens reconnurent le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Celui-ci resta au sein des Bani Amr ibn Awf un peu plus de dix nuits et fonda la première mosquée bâtie sur une base de piété et y effectua une prière. Et puis, il se réinstalla sur sa monture et les gens marchèrent à ses côtés jusqu'à ce que sa chamelle se couchât à l'emplacement de son (actuelle) mosquée à Médine. Des musulmans l'utilisaient comme lieu de prière, mais, auparavant, le terrain avait appartenu à Sahl et Souhayl qui y exposaient des dattes à sécher. Ces deux garçons étaient des orphelins pris en charge par As'ad Ibn Zouara… Quand la chamelle se coucha, le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « C'est ici le campement, s'il plaît à Allah ». Et puis il fit convoquer les garçons et leur demanda de lui vendre le terrain. Et ils lui dirent : « non. Nous vous l'offrons, ô messager d'Allah ! » Celui-ci refusa de l'accepter comme un cadeau ; il l'acheta et se mit à y construire sa mosquée. Il portait des briques comme les autres et disait :

Cette charge n'est pas comme celle de Khaybar

C'est bien meilleur et plus pur, ô notre Maître !

Il disait aussi :

Mon Seigneur ! La vraie récompense est celle de l'Au-delà

Accorde Ta miséricorde aux Ansar et aux immigré.

Il paraphrasait un poète musulman dont l'identité ne m'a pas été révélée… Ibn Shihab poursuit : aucun autre hadith ne nous apprend que le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui) ait cité un vers autre que celui-là » (rapporté par al-Boukhari, 3906).
Réponse avec citation
  #105  
Vieux 01/12/2006, 11h01
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

La bataille de Badr (2 H ; 55 ans)
La date de cette bataille



La grande conquête de Badr a eu lieu le vendredi 17 Ramadan de l'an deux de l'Hégire.

Les causes de cette bataille

Comme les mecquois représentaient un danger permanent, à cause de leur puissance militaire, il était indispensable pour les musulmans de trouver des moyens préventifs afin d'essayer de les affaiblir. C'est dans cette optique que le Prophète (saws) décida de mener une petite expédition militaire contre une caravane commerciale dirigée par Abou Soufiane, et ce justement, afin de porter un coup à la puissance économique (et donc, à la puissance militaire) des infidèles mecquois. Il est important de noter que, lorsque les musulmans quittèrent Madinah, ils ne s'imaginaient pas du tout qu'ils allaient être entraînés dans une véritable guerre et ne s'étaient donc pas préparés à cette éventualité.

L'armée musulmane

Le Prophète (saws) était à ce moment accompagné de trois cent treize Compagnons (رضي الله عنهم): soixante dix-sept émigrés de Makkah et deux cent trente six habitants de Médine.

L'armée musulmane avait en tout et pour tout six cottes de mailles, huit épées, deux chevaux et quelques soixante dix chameaux, que les soldats devaient se relayer pour monter.

De la caravane à l'armée

Alors que les Compagnons (رضي الله عنهم) se dirigeaient vers la caravane, Abou Soufiane fut informé de leur expédition. Il dépêcha un homme à Makkah afin qu'il aille alerter les Qouraïchites du danger qui guettait leur caravane et leurs biens. En apprenant cette nouvelle, ces derniers s'empressèrent de former une solide armée, dans le but d'en finir une bonne fois pour toute avec les musulmans. Le groupe des infidèles, avec à sa tête Outba Ibn Abi Djahal, comptait pas moins de neuf cent cinquante soldats parfaitement armés, cent chevaux et sept cent chameaux. Ils s'étaient préparés pour une bataille de grande envergure.

En prenant connaissance de cela, le Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã) consulta ses Compagnons (رضي الله عنهم) afin de décider de la conduite à suivre. Ceux-ci décidèrent à l'unanimité de faire face à cette armée, pourtant supérieure à la leur, et ce, à tous les niveaux: en nombre, en équipement, en expérience et même en préparation.

Entre temps, la caravane de Abou Soufiane réussit à s'échapper et à se mettre à l'abri.

Le début de la bataille par des combats singuliers

D'après Abou Dhar (qu'Allah soit satisfait de lui), Qays ibn 'Ubâd a dit: J'ai entendu Abou Dhar jurer que ce verset: {Voici deux clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur} fut révélé au sujet de ceux qui, le jour de Badr, sortirent des rangs pour combattre en combat singulier, à savoir: Hamza, 'Alî, 'Ubayda ibn Al-Hârith, 'Utba, et Chayba tous deux fils de Rabî'a et Al-Walîd ibn 'Utba. (Mouslim n°5362)

Pendant la bataille

{Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur et qu'Il vous a exaucés : Je vous aide d'un millier d'anges déferlants par vagues successives. Allah a fait que cela soit pour vous une bonne nouvelle et pour qu'avec cela vos cœurs se tranquillisent. Il n'y a de victoire que de la part de Allah, Allah est puissant et sage.} (9/9-10)

D'après Ibn Djourayh, Ibn Abbas (رضي الله عنهما) a dit : "Au cours de la bataille de Badr, Iblis se présenta à la tête de ses soldats, drapeau à la main, pour apporter son soutien aux polythéistes. Il fit croire à ces derniers que personne ne pouvait les vaincre et leur fit savoir qu'il était leur protecteur. Quand les belligérants se rencontrèrent et que Satan se rendit compte que les anges étaient venus en renfort, il prit la fuite en disant : "je vois ce que vous ne voyez pas ..."". (tafsir d'Ibn Kathir, 2/318).

{Et aussi, au moment de la rencontre, Il vous les montrait peu nombreux à Vos yeux, de même qu'Il vous faisait paraître à leurs yeux peu nombreux afin qu'Allah parachève un ordre qui devait être exécuté. C'est a Allah que sont ramenées les choses.} (8/44)

Resultat de la bataille

Soixante dix infidèles furent ainsi tués, soixante dix autres furent fait prisonniers. Au sein de l'armée musulmane, seules quatorze personnes furent martyrisées (رضي الله عنهم).
Réponse avec citation
  #106  
Vieux 01/12/2006, 11h11
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

La mort de Rouqayya
(رضي الله عنها)



Au milieu de la seconde année suivant l'émigration, sa fille Rouqayya (رضي الله عنها) tomba malade: Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. 'Othman (رضي الله عنه), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Rouqayya mourut juste avant le retour de son père. De retour à Mèdine, un des premières choses qu'il fit fut de se rendre sur sa tombe.

Fâtima (رضي الله عنها) y alla avec lui. C'était la première perte qu'ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîja (رضي الله عنها). Fâtima (رضي الله عنها) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu'elle s'assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix de 'Omar (رضي الله عنه) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Rouqayya. 'Umar laisse-les pleurer' dit le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et il ajouta: "Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d'Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan".
Réponse avec citation
  #107  
Vieux 01/12/2006, 11h22
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

La bataille des Bani Qaynouqa' (2 H ; 55 ans)


Les juifs de Bani Qaynouqa' déshabillèrent une musulmane.

Le samedi 15 du mois de Chawwal de l'an 2 de l'Hégire, le Prophète (saws) vint à la tête de ses soldats assiéger les fortins des Juifs (...) Le siège dura 15 jours. Dieu sema la terreur dans les coeurs des Juifs et ils furent contraints d'accepter le jugement du Messager (saws) quant à leurs vies, leurs biens, leurs femmes et leurs enfants; et ils furent ligotés.

C'est à ce moment que Abdullah fils d'Ubayy fils de Salul s'acquitta de son rôle d'hypocrite, intercédant en faveur des Juifs en prétextant de l'ancienne alliance qui les liait à sa tribu les Khazraj.
Il dit à L'Envoyé de Dieu (saws) "Ô Muhammad ! Traite bien mes confédérés".
Voyant que le Prophète (saws) ne lui répondait pas, il réitéra sa requête, le Prophète (saws) se détourna de lui; Abdullah fils d'Ubayy le saisit alors par sa cotte de mailles, le Prophète saws, dont le visage devint pourpre de colère, lui ordonna de le relâcher, mais il refusa, en disant : "Par Dieu ! Je ne le ferai que lorsque tu me promettras de bien traiter mes confédérés ; quatre cents hommes sans arumure et trois cents pourvus d'armure qui m'ont protégé contre tout le monde. Tu veux les tuer en une seule matinée ? Par Dieu ! Je suis un homme qui craint les revers de la fortune!"

L'Envoyé de Dieu (saws) traita avec égard Abdullah fils d'Ubayy qui n'avait fait semblant d'être musulman que depuis un mois. Il lui accorda sa requête, mais exigea que le départ des Beni Qaynuqa loin de Médine ; ces derniers allèrent s'établir en Syrie, mais la plupart d'entre eux périrent.

L'Envoyé de Dieu (saws) saisit tous leurs biens qu'il distribua entre les combattants musulmans après en avoir mis de côté un cinquième.
Réponse avec citation
  #108  
Vieux 01/12/2006, 15h55
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

La bataille d'Ouhoud (3 H ; 56 ans)


Les causes de cette bataille

Les Mecquois étaient déterminés à se venger de leur défaite à Badr. Leurs femmes ne pouvaient pas accepter que leurs braves champions aient été si facilement vaincus par les Musulmans, et elles se moquaient de la faiblesse de leurs hommes. Abou Soufiyane voulait garder la colère des gens vive et il interdit tout deuil tant qu'ils n'auraient pas entièrement vengé leurs camarades tués. Les sentiments des gens étaient nourris encore plus par certains Juifs qui composaient des poèmes les incitant à la guerre.

Lorsque le Saint Prophète (saws) bloqua les routes aux caravanes Koraïchites vers l'Irak, ce fut la goutte de trop! Les chefs Mecquois décidèrent qu'ils avaient à présent assez de raisons pour s'attaquer aux Musulmans. Les commerçants Koraïchites auraient à nouveau accès aux routes si les Musulmans étaient vaincus ; ils acceptèrent donc de payer toutes les dépenses pour la guerre.

La préparation des ennemis

Abou Soufyân parvînt ainsi à préparer une importante armée de 700 hommes en armures, 3 000 soldats sur chameaux, une cavalerie de 200 hommes et un groupe de fantassins. Cette armée se mit en marche vers Médine et campa au pied des collines d'Ouhoud, le 5 Chawwal 3 H

Le voyage à la rencontre de l'ennemi

Le Saint Prophète (saws) était mis au courant des intentions des Koraïchites par son oncle Abbass qui résidait à la Mecque. Après consultation des Musulmans, il décida de faire face à l'ennemi en dehors des limites de la ville de Médine.

Le Saint Prophète (saws) accompagné de 1 000 hommes se mit donc en route vers Ouhoud à 5 Km de Médine.

L'armure du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)

L'armée du Prophète (صلى الله عليه و سلم) forte de son millier de musulmans, s'arrêta à Shaykhan, à mi-chemin entre Médine et Ouhoud. Le soleil avait entamé sa descente vers l'horizon. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) descendit de son coursier Sakb. Il était habillé pour la bataille. Un turban entourait son casque. Il portait un pectoral sous lequel se trouvait une cotte de maille attachée par la sangle de cuir d'un glaive. Un bouclier protégeait son dos et à son flanc pendait son épée.

Les hypocrites rebroussement chemin

Abdoullah Oubay, qui prétendait vouloir se battre à Médine, déserta l'armée Musulmane avec 300 de ses hommes.

Il prétexta que le Saint Prophète (saws) avait écouté les plus jeunes plutôt que de l'écouter, lui. Il ne restait au Saint Prophète que 700 hommes. Seuls 100 d'entre eux portaient une armure et ils n'avaient que 2 chevaux en tout.

La découverte avant le combat de huits enfants dans les rangs des musulmans

Lorsque le soleil fut couché, Bilâl (رضي الله عنه) appela à la prière et ils prièrent. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) passa une dernière fois ses troupes en revue. C'est alors qu'il remarqua la présence au milieu de ses hommes de huit garçons qui malgré leur jeune âge aspirait à prendre part au combat. Parmi eux Ousama ibn Zayd et Abdullah ibn 'Omar (رضي الله عنهم), tous deux âgés de treize ans. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) leur ordonna de retourner immédiatement chez eux. Toutefois deux des garçons montrèrent qu'ils étaient des combattants accomplis et furent autorisés à accompagner l'armée à la bataille de Ouhoud alors que les autres étaient renvoyés dans leurs foyers.

La préparation mentale

Le Saint Prophète (saws) avait conscience que les Musulmans seraient inquiets d'être surpassés en nombre par le camp ennemi; c'est pourquoi il renforçait leur moral en leur disant: "C'est une tâche difficile que de combattre l'ennemi, et seuls ceux qui seront guidés et soutenus par Allah resteront inébranlable. Souvenez-vous qu'Allah est avec ceux qui L'obéissent, tandis que Satan est le compagnon de ceux qui Le désobéissent. Restez fermes au Djihad et profitez-en pour bénéficier des bénédictions promises par Allah. Nul ne mourra dans ce monde tant qu'Allah ne l'aura pas décidé". Il leur dit ensuite de ne pas commencer la bataille tant qu'ils n'auront pas reçu l'ordre de se battre.

La disposition des troupes

Le Saint Prophète (saws) se mit à préparer son armée à l'attaque. 50 archers étaient flanqués entre deux collines d'Ouhoud afin de veiller à l'armée contre toute attaque par l'arrière. Ils avaient reçu l'ordre strict de ne quitter leurs postes sous aucun prétexte, quel que fût le dénouement de la bataille.

Le martyr de ce compagnon

Jâbir (رضي الله عنه) rapporte: "Quelqu'un a demandé au Prophète le jour de la bataille de Ouhoud: où serais-je? si je suis tué au service de Dieu.
- "au Paradis", lui répondit le Prophète (صلى الله عليه و سلم).
Il jeta aussitôt les quelques dattes qu'il avait à la main, et se lança dans la mêlée jusqu'à ce qu'il fût tué". (al-Boukhâri, Mouslim)

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) propose son sabre

Selon Anas (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) prit un sabre le jour de la bataille de Ouhoud et dit: "Qui prend ce sabre de ma main?" Ils tendirent leurs mains, chacun d'eux disant: "Moi, moi!"
Il dit: "Qui veut le prendre en en payant les prix?"
Les gens s'abstinrent alors et seul Abou Doujâna dit: "Moi je le prends en en payant le prix". Il le saisit donc et brisa avec lui les crânes des idolâtres. (Mouslim)

La fuite des Mecquois

Les Musulmans continuèrent à attaquer l'ennemi avec succès et les Mecquois commencèrent à perdre confiance. Après avoir perdu beaucoup d'hommes, ils décidèrent de se retirer et se prirent la fuite.

Le revers de situation après la désobéissance au Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)

Les Musulmans continuèrent à attaquer l'ennemi avec succès et les Mecquois commencèrent à perdre confiance. Après avoir perdu beaucoup d'hommes, ils décidèrent de se retirer et se prirent la fuite.

Ce fut à ce moment-là que les Musulmans commirent une grossière erreur qui leur coûta beaucoup: au lieu d'obéir au Saint Prophète (saws) et de poursuivre l'ennemi en dehors du champ de bataille, ils déposèrent les armes et se mirent à ramasser le butin.

Pensant que la bataille était finie, la majorité des archers bloquant le passage vers les collines quittèrent leurs postes pour ramasser le butin, malgré les ordres de leur chef.

Un des commandants Mecquois, Khalid bin Walid, fuyait lorsqu'il saisit l'opportunité d'attaquer les Musulmans par l'arrière. Il rassembla ses hommes et lança une furieuse attaque par l'arrière.

Les Musulmans furent tellement surpris qu'ils ne savaient plus que faire. Dans la confusion, leurs rangs furent désordonnés. Les Mecquois qui s'étaient retirés se rassemblèrent à nouveau pour une attaque frontale.

La fausse rumeur de la mort du Prophète (Õáì Çááå Úáíå æ Óáã)

Cela continua ainsi jusqu'à ce qu'un Musulman voie le Saint Prophète (saws) et se mit à hurler le plus fort possible que le Prophète était encore en vie.

La fuite des musulmans et le courage de Aicha (رضي الله عنها) et Oum Soulaym (رضي الله عنها)

Anas (رضي الله عنه) rapporte : "Le Jour de Ouhoud, les Musulmans prirent la fuite, abandonnant le Prophète (صلى الله عليه و سلم)…J'ai vu 'Aicha Bint Abî Bakr et Oumm Soulaym : elles avaient retroussé leurs jupes, et je voyais les bracelets de leurs chevilles. Elles sautaient, portant des outres, qu'elles vidaient dans les bouches des Musulmans ; puis elles retournaient les remplir, et revenaient les vider encore dans les bouches des Musulmans…". (al-Boukhâri, Mouslim)

Les attrocités des mécréants

Les forces Mecquoises avaient retourné la situation mais ils étaient trop épuisés pour pouvoir profiter de leur avantage en attaquant Médine ou en faisant descendre les Musulmans des hauteurs des collines d'Ouhoud. Ils satisfirent leur désir de vengeance en commettant des atrocités à l'égard des blessés, leur coupant les oreilles, le nez et mutilant ainsi leurs corps. Le brave Hamza faisait partie de ces martyrs. Hind, la femme d'Abou Soufyân lui arracha le foie qu'elle mâcha.

Le bilan de la bataille

Dans cette bataille, 70 Musulmans furent martyrisés et 70, blessés. Les Mecquois perdirent 22 guerriers.
Réponse avec citation
  #109  
Vieux 01/12/2006, 16h03
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

La bataille de Dhât Ar-Riqa' (4 H ; 57 ans)


En l'an 4 de l'hégire, les signes précurseurs de trahir l'Etat musulman apparaissent de la part des tribus de la région Najd. Dès l'abord, l'armée musulmane, dirigée par le Prophète (pbAsl), sortit vers le but de combattre les tribus de Muhârib et de Banû Tha`laba. Allah, l'Exalté, jeta la peur dans les cœurs des incroyants qui s'enfuirent devant les musulmans.


La bataille des Coalisés (5 H ; 58 ans)

Causes de cette bataille



Après l'Hégire, les juifs eurent de la rancune contre le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et tentèrent les Quraychites et leurs alliées de déclarer la guerre contre les musulmans en leur disant qu'ils se mirent d'accord avec les juifs des Banû Qurayzha (qui s'installèrent encore à Médine) de leur rallier dans cet attaque.

24.000 guerriers guidés par Abou Soufian et Ouyayna bin Hisn s'approchent de Médine pour encercler Mohammad et ses compagnons et s'en débarrasser.

Le creusement du fossé

Averti de ces plans, l'Envoyé d'Allah (saws) rassembla ses compagnons en priant leurs avis. Ils lui conseilla de se fortifier à Médine en se préparant de supporter un long blocage.

D'après un stratagème jusqu'alors totalement inconnu des Arabes, Salmân Al-Fârisî avait donné une idée de creuser un fossé défensif au nord-ouest de Médine parce que les autres directions furent fortifiées par les palmiers qui empêchent les chevaux des ennemis d'y pénétrer.

Le fossé fut creusé dans une semaine et le Prophète (saws) participa avec les fidèles à le creuser

L'annonce de la belle nouvelle de conquérir Ach-Châm, l'Irak et le Yémen

Al-Barâ Ibn 'Âzib (رضي الله عنه) narre : "Pendant que nous creusions le Fossé, un rocher nous donna beaucoup de mal : aucune pioche ni massue ne l'entamait. Nous nous en sommes plaints au Prophète qui prit la pioche de Salmân Al-Fârissi et dit : "Au nom de Dieu".
Il frappa un premier coup qui arracha le tiers du rocher et une vive lumière en sortit.
Le Prophète s'exclama : "Allâhou Akbar [Dieu est Grand], j'ai reçu les clés de la Mésopotamie ! Par Dieu, je viens de voir ses palais rouges à l'instant et de cet endroit !"
Puis, il frappa un deuxième coup qui en arracha un autre tiers et une vive lumière apparut dans la direction de la Perse.
Le Prophète dit : "Dieu est Grand, j'ai reçu les clés de la Perse ! Par Dieu, je vois le palais blanc d'Al-Madâ'in [le nom donnée par les Arabes à la capitale de la Perse] de cet endroit même ! Gabriel m'a dit que ma nation en sera victorieuse alors soyez heureux de cette bonne nouvelle !"
Puis, le Prophète frappa un troisième coup et dit : "Au nom de Dieu", le reste du rocher se brisa et une lumière vive jaillit du côté du Yemen comme une torche au cœur de la nuit noire.
Le Prophète s'exclama : "Allâhou Akbar, j'ai reçu les clés du Yemen. Par Dieu, je vois d'ici les portes de Sanca."
C'est alors que les Hypocrites se dirent entre eux comme nous le révèle Coran: {Dieu et son Prophète ne nous font que de fausses promesses}. Par la suite, après la mort du Prophète (saws), le compagnon Aboû Horayra, voyant les armées musulmanes aller de victoire en victoire et de conquête en conquête disait : "Conquérez toutes les villes que vous voulez, il n'y en a pas une dont on n'a pas donné les clés au Prophète".

La multiplication de la nourriture

Jàber (رضي الله عنه) rapporte: «Cependant que nous creusions la tranchée, le jour de la bataille de ce nom, voilà que nous fûmes arrêtés par une pierre très dure. Nous allâmes dire au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) : «Voilà une pierre qui arrête nos travaux de creusement de la tranchée».
Il dit: «Je vais descendre dans la tranchée».
Il se leva donc portant une pierre attachée sur son ventre (pour lui calmer les douleurs de la faim). Nous étions en effet restés trois journées entières sans goûter à rien. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) saisit alors la pioche et en frappa la pierre qui ne fut plus qu'un tas de sable coulant.
Je dis: «O Messager de Dieu! Donne-moi l'autorisation d'aller chez moi».
Je dis à ma femme: «J'ai vu le Prophète (صلى الله عليه و سلم) souffrir d'un mal (la faim) vraiment insupportable. As-tu quelque chose à manger?»
Elle dit: «Seulement un peu d'orge et une chèvre».
J'égorgeai la chèvre et moulus l'orge. Nous plaçâmes la viande dans la marmite, puis j'allai trouver le Prophète (صلى الله عليه و سلم) cependant que la pâte de l'orge avait bien levé. La marmite posée sur des pierres était presque à point.
Je lui dis: «J'ai un modeste repas à vous offrir. Lève-toi, ô Messager de Dieu!, avec un ou deux hommes».
Il dit: «Quelle est la quantité de ce repas?»
Je le lui décrivis.
Il dit: «C'est une bonne abondance. Dis à ta femme de ne pas retirer la marmite du feu ni le pain du four jusqu'à ce que j'arrive».
Il dit alors aux hommes: «Levez-vous!»
Les Mouhàjirùn (les exilés de la Mecque) et les Ansàrs (habitants de Médine) se levèrent alors. J'entrai chez ma femme et lui dis: «Malheur à toi! Voilà le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et avec lui les Mouhàjirùn et les Ansàrs ainsi que leurs suites».
Elle dit: «Est-ce qu'il t'a interrogé (sur la quantité du manger)?»
Je dis: «Oui».
Il dit alors aux hommes: «Entrez sans vous bousculer».
Il se mit à couper le pain en morceaux et à le couvrir de viande, tout en voilant la marmite avec une toile. Il voilait de même le four quand il en retirait le pain. Il le présentait à ses Compagnons et recommençait la même opération. Il ne cessa de couper le pain et de le couvrir de viande jusqu'à ce qu'ils eussent mangé à leur faim. Il en resta tout de même quelque chose. Il dit à ma femme: «Mange et offre-s'en car les gens souffrent d'une grande famine». (al-Boukhâri, Mouslim)
Réponse avec citation
  #110  
Vieux 01/12/2006, 16h04
Avatar de soheyla
ramadhane moubarrakoum
 
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 6 128
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Re : histoires des prophètes

L'arrivée de mécréants devant le fossé

Plein de sûreté de vaincre les musulmans et d'envahir Médine, les Quraychites furent surpris et stoppés par le fossé. Ils restaient incapables de le traverser au point qu'un parmi eux tenta de le traverser mais tomba dans le fossé et fut tué à son tour.

Malgré que ce fossé ait protégé les musulmans de l'attaque des infidèles, ceux-là subirent le siège frappé autour de Médine.

Le siège

D'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), "Ces mots du Coran: {Quand ils vous vinrent d'en haut et d'en bas (de toutes parts) et que les regards étaient troublés et les cœurs remontaient aux gorges...} (33/10) firent allusion au jour du Fossé". (Mouslim n°5341)

L'aide de Nou'aym Ibn Mas'oud

Une énorme occasion apparut quand Nu'aym ibn Mas'ûd, qui embrassa l'islam en cachette et participa avec les Coalisés fut ordonné par le Prophète (saws) de semer le désordre et l'inquiétude entre les rangs des Coalisés en soulevant les juifs des Banû Qurayzha qui avaient rompu leur pacte avec le Prophète (saws) et conspiraient pour aider les Coalisés.

La ruse de Nu'aym réussit. Les dissensions entre les Coalisés s'exacerbèrent, ajoutées aux épreuves infligées par un vent violent renvoyé par Allah. Grâce à Dieu, la situation fut bouleversée et Abû Sufyân ibn Harb, chef des Coalisés, ordonna de retirer précipitamment. L'Envoyé d'Allah, lors de ce scène, a dit : "Dès ce jour, nous allons les envahir, non eux".

La contre-attaque

Après la guerre des coalisés, le Prophète avait déclaré : "Que personne n'accomplisse la prière de l'après-midi si ce n'est chez les Banoû Qourayza".

Les Compagnons s'étaient donc mis en route vers le lieu indiqué. L'heure de la prière de la fin de l'après-midi (al-'asr) survint cependant tandis qu'un certain nombre de ces Compagnons était encore en chemin. Un groupe parmi eux déclara alors qu'il n'accomplirait la prière qu'une fois arrivé chez les Banoû Qourayza, l'heure légale dût-elle se terminer (le Prophète n'avait-il pas dit "Que personne n'accomplisse la prière de la fin de l'après-midi si ce n'est chez les Banoû Qourayza" ?). D'autres Compagnons firent valoir que là n'était pas ce que le Prophète avait voulu dire, le sens de sa parole étant plutôt "Que chacun s'efforce d'arriver chez les Banoû Qourayza avant la fin de l'heure de la prière d'al-'asr". Lorsque ces Compagnons rejoignirent le Prophète, ils lui firent part des interprétations différentes qu'ils avaient eu de sa parole. Le Prophète ne blâma alors aucun des deux groupes. (al-Boukhâri)
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non
Navigation rapide



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 07h31.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33