L'Amérique latine défie l'administration américaine


Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Actualités marocaines


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 04/12/2006, 12h20
Avatar de zawad  
Date d'inscription: juillet 2004
Messages: 6 605
Par défaut L'Amérique latine défie l'administration américaine

Hugo Chavez le charismatique président Vénezuelien vient de gagner haut la main son troisièle manadant. Dans un discours enflammé il a affirmé que son large succès "est une nouvelle défaite pour l’Empire de mister Danger, une nouvelle défaite pour le diable qui prétend dominer le monde

La victoire de Chavez vient se rajouter à une longue liste de victoires remportées en Amrique latine par des hommes politiques opposés à la politique de l'administration américaine. La Bolivie, l'Equateur, le Brésil, Nicaragua et à présent le Venezuela défient l'Amérique impérialiste et arrogante.

C'est un bon signe qui annonce la fin proche de l'un des empires les plus arrogants et l'un des facteurs déterminants du désordre mondial actuel.

Espérons que cette vague touchera un jour les pays arabes qui sont à la solde de l'administation américaine.

Viva Chavez, viva Moralès, Viva Rafaél Corréa, Viva Lula, Viva Ortega, et vive le vent de liberté, de la dignité et de la justice qui souffle sur l'Amérique latine !
__________________
Epur mon cher Galilee,
elle ne tourne plus depuis belle lurette,
Elle danse sur une orbite fractale déssinée par tes héritiers,
J\'éspère au moins qu\'elle saura onduler sur un rythme oriental !? :-o
Réponse avec citation
  #2  
Vieux 04/12/2006, 13h22
Avatar de hugo_oscar
moi hmd sa va
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 1 322
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

pour quand les dirigeants Arabes ???
Réponse avec citation
  #3  
Vieux 04/12/2006, 13h50
Avatar de tiznit75  
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 11 653
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

GÉOPOLITIQUE • Hugo Chávez, héros arabe ?
Sur la scène internationale et particulièrement dans le monde arabe, Hugo Chávez fait figure soit de héros, soit de diable. La popularité du président vénézuélien est lié à son antiaméricanisme exagéré, affirme le journal émirati Al-Ittihad.
Hugo Chávez, le président du Venezuela, suscite depuis quelque temps une polémique dans le monde entier. Nombreux sont ceux qui voient en lui un héros. Et tout aussi nombreux ceux pour qui il est une incarnation du diable. Pour ses fans, c'est un héros de la trempe du président cubain Fidel Castro. Ses détracteurs le trouvent aussi diabolique que Mahmoud Ahmadinejad, le chef de l'Etat iranien. Il reste que l'étoile de Chávez brille bien plus que celle de ceux à qui on le compare. Car, pour les pro-Chávez, Castro est vieux et malade, sans compter qu'on peut difficilement le qualifier de démocrate comparé à son homologue vénézuélien, arrivé au pouvoir par les urnes, le plus démocratiquement du monde. Quant aux anti-Chávez, ils reconnaissent en lui le style d'Ahmadinejad. Les logorrhées du président iranien, s'agissant de l'Holocauste et de l'élimination d'Israël, ont affaibli considérablement sa crédibilité sur la scène internationale.

Le cas de Chávez est plus complexe et à prendre plus au sérieux. Comme Castro, il est géographiquement proche des Etats-Unis, ce qui, symboliquement, constitue un défi pour la première superpuissance mondiale. Et comme Ahmadinejad, il dispose de grandes quantités de pétrole. Avec les fortes augmentations que connaît le prix du brut, il dispose d'un puissant moyen d'influencer la politique internationale. Ne l'a-t-on pas vu se faire applaudir à la tribune des Nations unies alors qu'il ironisait sur la politique des Etats-Unis ! Et n'a-t-on pas vu les ventes d'un ouvrage de Noam Chomsky, auteur américain très critique envers la politique des Etats-Unis, augmenter substantiellement du seul fait que Chávez y ait fait référence ! Certains ont même déclaré (en ne plaisantant qu'à moitié) que l'allusion de Chávez a fait plus pour le livre de Chomsky qu'Oprah Winfrey.

Mais qu'y a-t-il derrière le phénomène Chávez ? En premier lieu et avant tout, le ressentiment inspiré par les Etats-Unis. Il y a ceux qui détestent les Etats-Unis à cause de leur politique oppressive. C'est le cas de millions d'Arabes et de musulmans qui considèrent que Washington soutient Israël en toutes circonstances et que, sous couvert de lutte contre le terrorisme, il mène une guerre contre l'islam et les musulmans.

D'autres reprochent aux Etats-Unis leur égoïsme et leur avidité et les accusent d'assurer leur aisance grâce à une répartition foncièrement injuste des richesses de la planète. C'est le cas des millions d'habitants du tiers-monde.

Certains désavouent ce pays parce que, tout au long de son histoire il n'a cessé d'opprimer et d'exploiter de nombreux peuples. Comme les Latino-Américains, qui n'oublient pas la politique de pillage pratiquée par Washington et les coups d'Etat militaires fomentés par les services de renseignements étasuniens.

Il y a ensuite ceux qui reprochent aux Etats-Unis d'avoir défait l'Union soviétique et le bloc socialiste. Et également ceux qui détestent les Etats-Unis, en tout cas depuis que George W. Bush est au pouvoir, à cause de leur unilatéralisme et de leur attitude de mépris vis-à-vis des instances internationales, y compris des Nations unies.

Il y a enfin ceux qui en veulent aux Etats-Unis parce qu'ils souhaitent imposer un modèle culturel opposé à celui de l'Europe – et de la France en particulier.

Voilà ce qui, en définitive, a permis à un militaire somme toute sans grand talent comme Chávez de se voir transformé en héros international extrêmement populaire. Où que Chávez porte ses coups, il atteint les Etats-Unis. C'est peu de dire que les erreurs ou les maladresses étasuniennes se sont multipliées et ont pris des proportions jamais égalées depuis l'accession de Bush à la présidence. Ces erreurs et ces maladresses se sont manifestées dans la plupart de ses choix politiques, notamment dans sa guerre contre le terrorisme et dans la manière dont elle est menée, jusqu'à sa consternante aventure irakienne !

Le tour de force de Chávez réside dans le fait qu'il a mêlé hostilité aux Etats-Unis et à l'administration de Bush, d'où un élargissement considérable de son audience. Il reste que cet amalgame est dangereux car ce pays vaut plus que d'être ramené aux dimensions étriquées d'un George Bush et de son administration. Il nous faut nous souvenir que c'est Eisenhower qui a sommé les Britanniques, les Français et les Israéliens de mettre un terme à leur attaque contre l'Egypte de Nasser en 1956. Comme il nous faut nous souvenir que Washington a soutenu en son temps l'indépendance de l'Algérie, alors colonie française. Beaucoup plus récemment, le rôle joué par l'administration Clinton dans la défense des musulmans de l'ex-Yougoslavie reste présent dans toutes les mémoires.

Il n'est dans l'intérêt de personne dans le monde arabe de faire sien l'amalgame pratiqué par Hugo Chávez. Car fonder notre politique sur l'hostilité aux Etats-Unis ne peut que nous conduire à livrer notre région aux extrémistes religieux et mener in fine à la destruction de nos sociétés.
Al-Ittihad (Abou Dhabi)



Courrier international, GÉOPOLITIQUE*•*Hugo Chávez, héros arabe*?
Réponse avec citation
  #4  
Vieux 04/12/2006, 13h57
Avatar de tiznit75  
Date d'inscription: mai 2006
Messages: 11 653
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

Chávez conspue sans relâche le capitalisme, et les élites le haïssent copieusement en retour. Mais le secteur privé se porte à merveille et les riches n’ont jamais été aussi riches…




Une bouteille de cabernet sauvignon chilien, le fameux dessert du chef et une tournée d’expressos sont venus couronner un agréable déjeuner de plus au Caracas Country Club. A ce qu’il paraît, une révolution socialiste gronde dans le pays, mais, dans cette oasis d’opulence au cœur de la capitale, on ne l’entend pas plus que l’on n’entend la circulation. “Cette révolution, c’est du baratin. Nous ne nous sentons pas menacés”, déclare un des trois hommes d’affaires attablés, propriétaire d’une usine de chaussures. Ce sentiment est apparemment partagé par une bonne partie de l’élite vénézuélienne. Le président Hugo Chávez a beau clamer que “le capitalisme entraînera la destruction de l’humanité”, le pays a rarement connu une époque aussi faste pour gagner et dépenser de l’argent.
En 2005, le PIB vénézuélien a augmenté de 9,4 %, et les banques ont enregistré une augmentation exponentielle des dépôts comme des prêts. Pas moins de 300 000 voitures – dont beaucoup de modèles de luxe – devraient avoir été vendues en 2006, soit plus du double de l’année dernière, et les prix de l’immobilier rivalisent avec ceux pratiqués à Manhattan. Le moteur de cette prospérité tient en deux mots : l’or noir. Le Venezuela étant le cinquième exportateur mondial de brut, un prix du baril stagnant aux alentours de 60 dollars représente une véritable aubaine. Ce boom pétrolier était pourtant censé être différent des autres. Le Venezuela est en effet gouverné aujourd’hui par un homme qui porte un béret rouge, cite Che Guevara et glorifie le communisme cubain. Avec ses promesses de “changer les structures du capitalisme”, le président Hugo Chávez s’est placé au centre de l’attention générale.
L’Etat a dépensé des milliards de dollars pour améliorer la santé et l’éducation des pauvres. Mais les structures de l’économie et les droits protégeant la propriété privée sont restés intacts, en grande partie parce que le gouvernement ne veut pas voir diminuer les recettes de l’Etat. Cela a été accueilli avec soulagement par l’élite, mais a profondément mécontenté la gauche radicale, qui aspirait à une meilleure redistribution des richesses. “Si l’on regarde ce qu’il a réellement fait, ce gouvernement peut être qualifié de néolibéral”, déplore par exemple Douglas Bravo, un ancien guérillero qui fut proche de Chávez. Alberto Garrido, analyste politique, estime pour sa part que la volonté de faire la révolution est bien présente, mais que la culture consumériste de la société vénézuélienne, américanisée et amoureuse du base-ball, de McDonald’s et des grandes marques, a obligé le gouvernement à avancer avec précaution.
Le monde du golf est un bon exemple. En août dernier, le maire de Caracas a annoncé son intention d’exproprier des terrains appartenant au Country Club pour construire des logements pour les pauvres. Trois mois plus tard, rien n’a bougé : Chávez n’est même pas intervenu, laissant le maire se battre seul contre les avocats du club. Le président du club, Fernando Zozaya, invité à se prononcer sur la révolution chaviste, s’est par ailleurs montré prudent, peu désireux de provoquer le gouvernement. “Disons qu’il s’agit d’un genre très particulier de socialisme.”
Les trois hommes d’affaires du Country Club n’ont pour leur part pas hésité à qualifier la révolution de “pipeau”. “Elle n’a rien changé à mon travail, on me laisse tranquille”, a précisé l’un d’eux. Ils n’en haïssent pas moins Chávez, responsable selon eux de l’inflation, de la criminalité, de la corruption et du climat d’intolérance qui empêche ceux qui ne sont pas d’accord avec le président d’accéder aux emplois publics. Fait révélateur, aucun des trois hommes n’a voulu dire son nom. A en croire la rumeur, d’importantes quantités de capitaux sont régulièrement transférées à l’étranger, et les visas européens et américains seraient très demandés. Au cas, sans doute, où une “émigration” précipitée s’imposerait…
D’après un institut de sondages américain, le boom économique n’est pas une raison suffisante aux yeux de l’élite vénézuélienne, qui représente 5 % de la population, pour soutenir le président. “lls ne l’aiment pas, c’est tout”, précisent les responsables de l’enquête.
Paradoxalement, plus Chávez dénonce les Etats-Unis, plus les économies des deux pays se rapprochent. Le volume des échanges bilatéraux a augmenté de plus d’un tiers en 2005, atteignant la valeur de 40 milliards de dollars. “Il y a quelque chose d’ironique dans cette révolution”, commente Rene Diaz, qui vend des 4 x 4 de type Humvee dont les prix vont jusqu’à 150 000 dollars. “Les riches sont encore plus riches aujourd’hui.”


Rory Caroll
The Guardian
Réponse avec citation
  #5  
Vieux 04/12/2006, 14h18
Avatar de oneafter90
 
Date d'inscription: octobre 2006
Messages: 378
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

Citation:
Envoyé par zawad
Hugo Chavez le charismatique président Vénezuelien vient de gagner haut la main son troisièle manadant. Dans un discours enflammé il a affirmé que son large succès "est une nouvelle défaite pour l’Empire de mister Danger, une nouvelle défaite pour le diable qui prétend dominer le monde

La victoire de Chavez vient se rajouter à une longue liste de victoires remportées en Amrique latine par des hommes politiques opposés à la politique de l'administration américaine. La Bolivie, l'Equateur, le Brésil, Nicaragua et à présent le Venezuela défient l'Amérique impérialiste et arrogante.

C'est un bon signe qui annonce la fin proche de l'un des empires les plus arrogants et l'un des facteurs déterminants du désordre mondial actuel.

Espérons que cette vague touchera un jour les pays arabes qui sont à la solde de l'administation américaine.

Viva Chavez, viva Moralès, Viva Rafaél Corréa, Viva Lula, Viva Ortega, et vive le vent de liberté, de la dignité et de la justice qui souffle sur l'Amérique latine !
Bof....
Le crypto-communisme archaique me semble bien eloignes des voies de la democratie.
Passons pour l'ami Lula, mais pour les autres nous voila avec une belle brochette de fumistes qui tentent de se construire une petite credibilite en s'opposant a l'administration Bush.
Pendant ce temps la rien ne change.
Corruption, arrestations arbitraires, regime milataro-communiste....

Vent de liberte ?
On peut toujours pense que le communisme revolutionnaire est un vent de liberte.
Il me semblais que l'histoire etait clair sur le sujet.....
Réponse avec citation
  #6  
Vieux 04/12/2006, 15h59
 
Date d'inscription: octobre 2006
Messages: 280
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

chaevez est un clown des tropiques ...

qui a trouvé l'argent du pétrole pour s'amuser à faire le révolutionnaire ..

fainéant dicatateur !!!
Réponse avec citation
  #7  
Vieux 04/12/2006, 16h24
Avatar de hugo_oscar
moi hmd sa va
 
Date d'inscription: août 2006
Messages: 1 322
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

Citation:
Envoyé par oneafter90
Bof....
Le crypto-communisme archaique me semble bien eloignes des voies de la democratie.
Passons pour l'ami Lula, mais pour les autres nous voila avec une belle brochette de fumistes qui tentent de se construire une petite credibilite en s'opposant a l'administration Bush.
Pendant ce temps la rien ne change.
Corruption, arrestations arbitraires, regime milataro-communiste....

Vent de liberte ?
On peut toujours pense que le communisme revolutionnaire est un vent de liberte.
Il me semblais que l'histoire etait clair sur le sujet.....
domage moi c pa Hugo Chavez mais Hugo_oscar !!
Réponse avec citation
  #8  
Vieux 04/12/2006, 19h03
Avatar de benkabss
 
Date d'inscription: août 2005
Messages: 8 244
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

La criminalite augmente a Caracas et dans le pays, la corruption aussi, le pays est toujours sous developpe (agriculture obsolete, industrie vieilissante), les ecarts sociaux grandissent

ET puis surtout, son petrole est vendu dans la majorite aux US, donc son argent vient des US.

Mais non, au lieu de regler cela, il prefere faire le malin sur la scene internationale.

Et le pire c'est que des jeunes en France et ailleurs l'admirent, sans rien connaitre, mais vraiment rien du tout a la situation au Venezuela.

Trsite monde..

Dernière modification par benkabss ; 04/12/2006 à 21h37.
Réponse avec citation
  #9  
Vieux 04/12/2006, 19h39
 
Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 3 750
Par défaut Re : L'Amérique latine défie l'administration américaine

Alors les partisans des Etats-Unis devraient être pro-Chavez ! Bien évidemment, le fait que Chavez est réélu n'implique rien de la valeur de sa politique. Mais quelle autre politique pourrait-il faire que celle qu'autorise l'économie basée sur le pétrole mise en place par ses prédécesseurs pro-étatsuniens ? Et cette économie autorise une modification de l'allocation des ressources pétrolières tout en enrichissant ceux qui pâtissent de cette modification. On est loin du marxisme archaïque et plus près d'un new deal. Si tous les clowns obtenaient de tels effets, on comprendrait qu'on les rappelle.
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage




Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 09h43.



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38