La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam


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  #11  
Vieux 23/12/2006, 12h46
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Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

bonjour peace2006.
sur le fond je partage en partie les idees du professeur tunisien reste qu'il y a des contre verites que l'on ne peut pas occulter comme vouloir occidentaliser l'islam c'est dire tout simplement vider cette religion de sa substence.le rapprochement d'arabiser le christianisme me semble aussi une aberation a tes yeux.
la ou je suis egalement en desaccord avec l'auteur du texte c'est le fait de vouloir expurger le coran des versets violants aux yeux de plusieurs occidentaux et auxquels certains extremistes se referent pour legitimer leur discours obscure .Aucune religion n’est à l’abri du fanatisme, car le religieux est source de passions. La grandeur d’une religion se mesure à sa capacité d’évacuer sa haine de l’autre, de relativiser ses vérités et ses dogmes, pour produire du sens pour l’humain.
la bible renferme egalement des passages violant « A moi la vengeance » (Dt 32,35),
si le Dieu biblique et de l'islam présente des visages de colère, Il n’en reste pas moins un Dieu miséricordieux, une figure maternelle qui aime ses créatures. Ensuite, la Bible et le coran sont une épopée, elle relate la vie de divers personnages sur une période de milliers d'annees , alors que les Evangiles se focalisent sur la vie de Jésus et actuellement les occidentaux sur celle de mohamed. Si l’on s’attache, dans le Pentateuque (la Torah), à la vie d’Isaac, et ensuite a celle de mohamed nous les présenterions sans difficulté comme des non violent respectueux de leurs prochains et de Dieu.
l'occident est parvenu a faire de la religion une pratique individuelle qui n'interfere pas dans le quotidien des gens alors que chez les musulmans le politique ne desire pas se defere de la religion du fait qu'elle represente un contre poid pour reguler la vie au sein des populations.
l'avancee technologique , la mondialisation et les contraintes economiques sont a mon sens les moteurs pour que cette scission entre le temporel et le spirituel s'opere.

enfin on assiste reellement depuis peu a un regain d'interet pour l'islam en occident (pas uniquement par le biais des mariages mixtes) mais encore faut-il analyser les categories sociales des convertis, l'effet de mode et les frustres du monde de vie occidental.
je pense qu'une etude sociologique menee par des specialistes est la seule a meme de repondre a cet engouement pour l'islam qui en soi ne veut rien dire si ce n'est le desir de changer de mode de vie car la religion est un mode de vie et non une ideologie a mon humble avis.
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  #12  
Vieux 23/12/2006, 13h16
 
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Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

Citation:
Envoyé par sofiene33
cet homme est un clown.
peace2006: renseigne toi bien sur l'islam avant d'emettre tes avis a 2 francs (meme si je remets pas en cause le fait que t'a le droit de les dire. ms la liberté d'expression me permet aussi de dire que ceux qui attaquent l'islam ce sont eux qui ont l'esprit etroit, ce sont eux les obscurantistes)
Cependant, il importe de connaître divers avis à l'égard du fait religieux. Sinon, alors on cautionne la mauvaise image qu'ont les Occidentaux envers l'islam. Mêm un Roger Garaudy doit avoir le droit de s'exprimer et il convient de l'affronter intellectuiellement et non jeter, automatiquement, jeter ses thèses aux ortilles.
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Les contre-prêches d'un Voltaire arabe

RELIGION. Dans un ouvrage qui vient de paraître, l'écrivain franco-tunisien Abdelwahab Meddeb, qui vit et enseigne à Paris, appelle l'islam à quitter sa prison théologique. Une parole libre et dévastatrice pour le fondamentalisme.

Dans la critique de l'islam qui commence à émerger au sein du monde musulman, l'écrivain franco-tunisien Abdelwahab Meddeb se distingue par la fulgurance de ses propos, la finesse de ses analyses et ses connaissances encyclopédiques de la philosophie et de l'histoire occidentale et arabo-musulmane. Prêt à jouer le rôle d'un Voltaire arabe, ce professeur de littérature comparée à l'Université Paris X-Nanterre ne cesse de dénoncer depuis quelques années les méfaits de l'islamisme, qu'il considère comme «la maladie de l'islam», titre de l'un de ses ouvrages les plus connus.

Dans son nouveau livre, Contre-prêches, Abdelwahab Meddeb poursuit sa lutte contre le fanatisme religieux au fil d'une centaine de chroniques inspirées par l'actualité et dans lesquelles il déploie tous les registres de son talent intellectuel polyphonique. Selon les sujets abordés, il se fait théologien, philosophe, poète, chroniqueur politique, historien, sociologue, historien de l'art et linguiste. Contre le simplisme du discours fondamentaliste prévalant actuellement dans le monde musulman, il rappelle la richesse de la culture islamique qui s'est développée entre les VIIe et XIIe siècles, avant la «clôture théologique» qui a, selon lui, transformé l'islam «en une entité sotte et détestable». Une anamnèse nécessaire et salutaire, dont le but est de faire remonter à la mémoire les écarts inédits et les saillies de l'islam, qui sont autant d'armes contre le sens commun et les dogmes relayés par les «docteurs grégaires» et les «militants sanguinaires».

Si Abdelwahab Meddeb se plaît à ressusciter les trésors de l'âge d'or islamique, il sait aussi se montrer féroce à l'égard des islamistes et de leur monde obscurantiste. Cependant, il ne réserve pas le tranchant de sa pensée qu'aux intégristes: il pourfend aussi les dérives de l'administration Bush et critique l'image négative que l'Europe s'est forgée de l'islam et de son Prophète depuis le Moyen Age. Avec, toutefois, cette perspective que l'islam ne se débarrassera de ses archaïsmes qu'en se laissant féconder par la culture européenne: «Ce n'est pas à l'Europe de s'adapter à l'islam; c'est à l'islam de s'adapter à l'Europe. A l'islam d'apprendre à subir la critique, même la plus offensante, sans en venir au crime de sang pour se défendre. A l'islam d'admettre que les critiques les plus virulentes qui lui sont adressées peuvent se justifier au vu de la contradiction qui s'exacerbe entre l'évolution du monde et la fixité de ses mœurs. Enfin, c'est en Europe que le sujet d'islam doit sentir la part manifestement obsolète de son héritage.»

Quelle est donc cette part? Principalement l'attachement aveugle à la lettre coranique. En annulant toute interrogation et tout doute, la religion prise à la lettre maintient les sujets islamiques dans l'ignorance, les emprisonne dans un corset de contraintes étouffantes et empêche la nécessaire levée des tabous qui polluent la conscience de l'islam. Sans un travail d'exégèse approfondi, explique l'écrivain, cette conscience restera corrodée par la vision narcissique qu'elle a d'elle-même, vision qui lui fait confondre l'hagiographie et l'histoire et qui entretient un double déni, celui du réel et celui de l'altérité.

Dans ses Contre-prêches, qui portent bien leur nom, Abdelwahab Meddeb revient à plusieurs reprises sur la condition des femmes musulmanes, emblématique selon lui de la stérilité actuelle de la culture islamique. L'auteur proclame ainsi sa «haine du voile», qui représente «le signe de l'infériorisation féminine et de l'offense faite aux femmes». Cette offense prend racine dans le Coran, notamment dans le verset qui affirme explicitement la supériorité et la prééminence de l'homme sur la femme (verset 34, sourate IV). L'unique solution pour parvenir à l'égalité des sexes consiste, selon l'auteur, à «admettre que l'intégralité des dispositions coraniques et traditionnelles sur ce point sont obsolètes, qu'elles appartiennent à la part circonstancielle du Coran et non à sa part principielle, donc à sa part caduque, effacée par le progrès moral, politique, social et économique, par l'évolution de l'humanité».

Comment reconnaître la part caduque du Coran? En abandonnant la croyance selon laquelle ce livre recèle la parole même de Dieu. Car le dogme du «Coran incréé» a figé la raison et l'énergie de la pensée islamiques. Luttant contre l'amnésie, Abdelwahab Meddeb rappelle que l'école mutazilite a, entre le IXe et le XIe siècle, proposé la thèse du «Coran créé», d'une parole divine advenue dans un langage humain. Dans une même logique, il tire de l'oubli un auteur soudanais pourtant très récent, Mahmûd Muhammad Taha, qui appelle à ne retenir comme part principielle du Coran que les versets de la période mecquoise, plus doux et plus spirituels que ceux de la période médinoise, marqués par la violence des conquêtes militaires.

Le travail critique de base a déjà été réalisé au sein de la tradition islamique, dit en substance Meddeb. Il revient maintenant aux musulmans de revivifier la part lumineuse de leur héritage. Pour barrer définitivement la route au fanatisme.

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  #13  
Vieux 25/12/2006, 20h47
Avatar de AlHemar
 
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Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

Citation:
Envoyé par maalichman
J'ai posté ce sujet ici car je pense qu'il serait interessant qu'un nombre conséquent de forumistes prennent part au débat. Aussi, je deamnde au modérateur de bien vouloir laisser le titre telle qu'il est. Merci


L'Islam compte aujourd'hui environ 1.2 milliards de fidèles. Bien sûr, on compte parmi cette proportion une multitude de courants intra-islamiques sensiblement, fondamentalement, voire diamétralement opposés au sujet de certains thèmes (pilliers?) qui touche justement à la religion du Prophète Mohammed (sws) (chiites, sunites, subdivisions au sein de ces groupes respectifs, sectes....). Toujours est-il que l'Islam, dans son ensemble et sa diversité, fait l'objet d'un débat passionel, rassemble les intelectuels et penseurs des quatre coins du globe bref, suscite un intérêt général qui ne s'est toujours pas démenti à ce jour. Cependant, force est de constater, et je ne vous apprends rien, que cette religion souffre d'une couverture médiatique, notamment occidentale, totalement à son désavantage, pour ne pas dire désastreuse: cet appareil médiatique occidental hégémoniste a "réussi" à inclure au léxique du mot "Islam" les termes, maintenant familiers, que sont le terrorisme, le fondamentalisme, l'intégrisme...S'appuyant sur le fait que la terre d'islam soit le théâtre des conflits les plus sanglants et les plus longs, les médias du "monde libre" tente d'imputer à la religion d'Allah (SWT), en l'occurence au Coran, le leitmotiv de ces groupes soi-disant terorristes, en occultant le fait tout ceci pourrait découler d'une injustice soutenue aveuglemment par leurs gouvernements resectifs. Insulter, dénigrer à longueur de journée (d'heures, de minutes et même de microsecondes) la troisième et dernière grande religion monothéiste ne fait plus encourir à l'auteur de ses actes, une quelconque punition, ne serait-ce que symbolique: en effet, cela entre dans le cadre de la liberté d'expression, cette même liberté qui rétrécie à vue d'oeil lorsque l'on traite d'une autr religion affilée...

Malgré ce déferlement idéologque à son encontre, l'Islam, par le plus grand des paradoxes, progresse d'une manière fulgurante: pour s'en assurer, il suffit de constater l'étendue des terres conquises et cela, à défaut d'utilser le glaive...Comment expliquer vous, de votre point de vue, tout ce "gain de terrain idéologique", malgé toute cette campagne dénigrement mondial? Peut-on parler d'une "superpuissance idéologique et intelectuelle islamique"? Et au final, quelles en seraient ces sources?
Cette religion est protege par Allah et pas par nous les mosslimiin. tu vois bien le nombre, des premitives gens avec de la premitive Islamophobie, qui attaquent Islam 24/7 dans les sois disant libre forum? ces gens representent qu'un tout petit segment de ceux qui detessent Islam que parcequ'il venait d'une nation peu civilise "L'arab nation" ou par heritage, ou...

malgre tous ca, l'Islam reste le miracle de toutes les ciecles. les autres ont besoin de forte organizations et un financement governmental, alors quand ils regardent un mosslim, avec une barbe et un tarbouch, depend que d'Allah et se sent tres tres bien. ca leur donne beacoup de paine. c'est la difference entre le monde materialiste et le monde spiritual. ceux dans le monde spiritual se sentent bien et veulent aider les autres alors que ceux dans le monde materialiste, par definition du materialism, veulent voir la disparition d'un example qui detruit leur glouton facon pour vivre.
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  #14  
Vieux 26/12/2006, 07h31
 
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Par défaut La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

Il aurait fallut choisir comme titre : Les medias occidentaux et l’Islam.

Effectivement, tu feuillettes un journal ou tu allumes la radio ou la télévision : l’adjectif *Islam, musulman…etc* accompagne plus volontiers (terroriste, intégriste….etc). L’Islam et le monde musulman restent pourtant des réalités encore très mal connues non seulement pour le monde occidental mais aussi pour le monde musulman. Leurs connaissances vont rarement au de-delà de quelques clichés que les médias leur servent régulièrement : foules plus ou moins fanatisés, femmes voilées, marées d’hommes prosternés durant la prière….etc. Ce acharnement, est du à mon avis, au manque d’un medias pour soigner son image (Islam)…..

En réaction à ton affirmation que l’islam est étendu sans glaive je me permets de réagir par un petit aperçut de son Histoire :

Il suffit de regarder aujourd'hui le drapeau de l'Arabie saoudite pour comprendre quatorze siècles d'histoire arabo-musulmane : un sabre portant l'inscription suivante «Il n'y a pas de dieu sauf Allah et Mohamed son prophète» que les musulmans appelle «chahada» ou témoignage. L'emblème est très significatif et son message ne peut être plus clair : Soumis-toi à Allah si tu ne veux pas avoir ta tête tranchée par l'épée et jetée aux hyènes. En réalité, il s'agit plutôt de la soumission «istislam» au conquérant, au maître fort du moment qu'il se nomme prophète, calife, khan, shah, tsar ou roi, cela n'a aucune importance. Dans ce cas, tout comme Moise et Josué, le Prophète dirigeait lui-même ses armées….Il a fait son entrée à la Mecque avec une armée composée de guerriers et non de moines. Le sabre continuera après sa mort à trancher non seulement les têtes des «infidèles» mais aussi celles de ses propres fidèles et de sa propre famille, qui sera complètement décimée quelques années plus tard à Kerbala. Le premier calife, Abou Bakr Assadiq est mort empoisonné d'après l'historien Abou-l-Hasan Ali Ibn Al-Hosayn Ibn Ali Al-Masoudi. Le deuxième calife, Omar ibn Khattab, fut poignardé par Abou Lo-Elo-A, l'esclave de Mughira Ibn Chu'bah en pleine prière. Il succomba à ses blessures 4 jours plus tard. Son successeur le troisième calife, Othman Ibn Affan, périt assassiné par Mohamed Ibn Abi Bakr Assadiq, avec la complicité de sa soeur Aicha, de Talha et de Zoubair. Il fut enterré dans un cimetière juif sans que son cadavre ne soit lavé selon le rite musulman, d'après l'historien Al-Tabari. Son successeur controversé, Ali Ibn Abi Taleb, fut poignardé dans le mihrab par le kharidjite Abdul Rahman Ibn Muljim. Et dire que les musulmans appellent, par cynisme ou par ignorance, âge d'or de l'Islam cette période de règne des quatre premiers califes. Cette période demeure même une référence pour l'établissement d'un état islamique dans l'imaginaire des salafistes de notre époque. Pourtant c'est une période noire, qui a vu naître les germes de discorde, de terreur, de haine, de vengeance et de l'instauration jusqu'à nos jours de régimes tyranniques dans tous les pays musulmans. Du sang, toujours du sang, le dieu monothéiste a besoin de sang qu'il faut aller le chercher maintenant dans les guerres fratricides entre musulmans. Bataille du «chameau» en 656. Une vraie guerre opposa les troupes de Ali Ibn Abi Taleb aux troupes de Aicha, la femme du prophète et la fille du premier calife. Cette bataille avait coûté la vie à 20000 musulmans d'après le grand historien Al-Baladhuri, 13000 d'après Ibn Hajar al-Haythami et 10000 d'après Al-Tabari. La deuxième bataille entre musulmans est celle de Siffin en 657 sur l'Euphrate. C'est le premier grand affrontement armé entre factions musulmanes rivales. Cette bataille qui opposa les partisans de Moawiya Ibn Abi Sofiane, le gouverneur de Damas, aux partisans d'Ali Ibn Abi Taleb causa la mort de 300000 personnes selon l'historien Al-Masoudi et de 70000 personnes selon l'historien Al-Baladhuri. Les partisans de Moawiya ne devaient leur salut qu'au recours à l'astuce : ils placèrent sur leurs lances des feuilles de palmiers sur lesquelles avaient été transcrits des versets coraniques pour obliger les partisans d'Ali de cesser leur hostilité contre des coreligionnaires.

Le petit-fils du prophète, Al Hassan, fut empoisonné un jour de Ramadan par sa femme Jaaddah Bint Al Achaath à qui Moawiya avait promis le mariage avec son fils Yazid. Moawiya la récompensa effectivement en lui tranchant la tête. Le deuxième petit-fils du prophète, l'Imam Al Hossein, a été massacré avec 17 membres de la famille du prophète et une soixantaine des meilleurs fidèles du prophète par Obeidullah Ibn Ziad, le gouverneur omeyyade de la ville de Koufa, pendant que l'Imam et ses partisans se déplaçaient vers la ville de Koufa. Leurs dépouilles ont été mutilées et la tête de Hossein a été tranchée et exposée au public à Koufa au cours d'une parade avant d'être envoyée à Damas comme cadeau au calife Yazid fils de Moawiya. Avec la guerre d'Al-Harra, qui a eu lieu en l'an 63 H. suite à la mort du petit-fils du prophète, le calife Yazid a voulu punir les habitants de Médine, qui avaient été choqué par l'extermination de la famille du prophète et qui avaient osé démettre son gouverneur à Médine, et le remplacer par Abdullah Ibn Handhalah. Lorsque Yazid apprit la nouvelle de cet événement, il dépêcha sur cette ville une armée de 12000 hommes, sous le commandement de Muslim Ibn Okba. Le calife avait donné l'ordre à ses soldats de châtier comme il le faut les habitants de la ville. Tous les quartiers de Médine ont été saccagés et pillés pendant trois jours avec comme résultat un véritable génocide. D'après Ibn Kathir, 7000 personnes parmi la noblesse et 10000 autres parmi la population de Médine ont été massacrées. Le plus ignoble dans cette tragédie est que les soldats avaient impudiquement et sans aucune retenue forcé les maisons et violé les filles des compagnons du prophète «sahaba» et de «ahl al beit». Ibn Kathir mentionne que «Mille femmes sont tombées enceintes pendant ces jours-là sans s'être mariées».

Les crimes les plus crapuleux ont été cependant commis durant le règne du sanguinaire Al-Hajaj Bin Youssef Al Thaqafi. Ce monstre a tué plus de 70000 musulmans en pleine prière dans les mosquées en une seule expédition punitive. Il a tué arbitrairement et sans jugement plus de 120000 musulmans durant son règne. À la mort du tyran, on a découvert dans ses prisons plus de 80000 dépouilles en pleine décomposition, selon l'historien Ibn Khaldoun. Samra Ibn Jendeb qui était à la tête du gouvernement de Bassorah avait exécuté plus de 8000 musulmans, selon l'historien Ibn Sirine. Amr Ibn Al-Hanq Al-Khazai, compagnon mouhadjir très proche du prophète, fut décapité à Mossoul et sa tête expédiée à Damas. Un autre compagnon, Rachid Al-Hejri, a été démembré vivant. D'autres compagnons du prophète ont eu la tête coupée tel le cas de Al-Numân Ibn Bachir ou Masaab Ibn Zubair, etc., la liste est longue. La Mecque non plus n'a pas échappé à la destruction et au pillage aussi bien par les hordes Omeyyades que par les Qarmates. Ces derniers se sont emparés de la ville, massacré les habitants et emporté la Pierre noire qu'ils ne restitueront qu'en 950 contre une rançon.

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  #15  
Vieux 26/12/2006, 07h32
 
Date d'inscription: janvier 2005
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Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

Conclusion. Ce bref aperçu historique de l’Islam est loin d'être exhaustif… L'Islam résume uniquement quelques batailles inter-familiales et inter-tribales arabes de l'époque, et permet de montrer la cruauté, la sauvagerie et la haine qu'éprouvaient des frères ennemis les uns envers les autres à cause du pouvoir et des biens matériels du monde de ci-bas, qui sont pourtant condamnés par le message coranique que les Arabes devront plus tard transmettre au reste du monde. Si ces soldats de la foi n'avaient pas hésité à exterminer leurs propres frères et amis qui se sont rebellés contre l'injustice et l'arbitraire, et se moquaient carrément du message religieux qui n'était bon que pour leurs serviteurs, comment puisse-t-on dans ce cas croire qu'ils se seraient comportés comme de braves justiciers durant la conquête de l'Afrique du Nord, de l'Espagne et de l'Asie mineure et qu'ils n'auraient commis ni massacres, ni viol ni pillage!

Quatorze siècles plus tard, l'islam continue d'utiliser le sabre pour faire taire la voix de ceux qui se rebellent contre le fanatisme, le sous-développement et l'ignorance. Les Maghrébins qui pensent que la gloire de l'islam est la leur se trompent. Il faut qu'ils se rendent à l'évidence que cette gloire, si vraiment il y en a eu une, revient tout d'abord aux Arabes de la péninsule arabique et non pas aux berbères de l'Afrique du Nord.

Lorsque les élites européennes instruites avaient décidé d'envoyer le clergé à ses églises et de l'empêcher de mêler la foi aux affaires politiques, ils n'avaient pas tort. Le christianisme a été humanisé par la philosophie profane de l'Europe des siècles de lumière. Bizarre non! Il est temps que l'Islam subisse à son tour une mue complète, qui lui permettra de s'adapter à l'évolution mentale des individus et au progrès social s'il veut survivre. Il est urgent pour l'Islam de s'humaniser et de ne pas s'immiscer trop dans la vie privée des gens. Cette religion doit sérieusement s'accommoder avec le temps et se suffire de l'espace réduit que lui accorde le progrès et non pas occuper tout l'espace des libertés individuelles faute de quoi les musulmans trouveront refuge dans la foi chrétienne. À défaut de ne pas trouver chez eux ce qu'ils veulent, ceux qui continuent à s'accrocher à l’Islam iront le chercher chez leurs voisins de l'autre côté de la méditerranée. C'est la nature de l'homme.



La suite prochainement si Dieu le veut….


Salamoun Heya Hata Matla3i Alfajer
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  #16  
Vieux 16/05/2007, 17h40
 
Date d'inscription: février 2007
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Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

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Envoyé par biovibs Voir le message
Cela peut signifier tout simplement que le prosélythisme musulman est plus efficace que les autres.
le nombre de croyant ne donne aucune certitude quand a la puissance idéologique ou a la véracité d'une religion.
d'autre critere doivent etre pris en compte, comme le niveau d'education moyen des fideles, leur répartition géographique, le degres de liberté religieuses des pays ou elle est pratiqué etc etc....
Et c'est cette forme de prosélytisme qui est génante, car moi-même me revendiquant comme croyant, je n'aimes pas que des gens viennent me gonfler à essayer de me convaincre de tel ou tel courant de pensée...je comprends aussi à quel point ça doit souler les athés....Je ne suis pas de confession musulman, mais ayant lu le Coran, il est écrit : Dieu guide qui il veut.....ça veut tout dire....si une personne, si athée soit-elle (je l'étais avant), doit être un jour ou l'autre amenée sur le chemin de Dieu, elle le sera, c'est la destinée.....et n'oubliez pas également que Dieu maintiendra un voile épaix sur les yeux de ceux qui le rejettent, donc de grâce, laissez les gens faire une démarche personnelle sur le chemin de la croyance, si ils doivent être guidés, ils le seront, car ce sera la volonté de Dieu.....
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  #17  
Vieux 16/05/2007, 22h02
Avatar de shehzad
I will stay in your heart
 
Date d'inscription: février 2007
Messages: 7 843
Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

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Envoyé par maalichman Voir le message
J'ai posté ce sujet ici car je pense qu'il serait interessant qu'un nombre conséquent de forumistes prennent part au débat. Aussi, je deamnde au modérateur de bien vouloir laisser le titre telle qu'il est. Merci


L'Islam compte aujourd'hui environ 1.2 milliards de fidèles.
salam

1.2 milliards de fidèles ? ah ouais ????????? où ca ??????

je ne vois rien du tout , je ne vois pas 1.2 milliards de FIDELES sur cette planète


le fait d'être de famille musulmane seulement ne fait pas de vous un musulman, le fait d'avoir un nom à consonnance musulmane ne fait pas de vous un musulman

des musulmans qui s'entretuent et boivent le sang de leurs FRERES ne sont PAS DES MUSULMANS

dire "je suis musulman mais je ne PRATIQUE PAS " ne fait pas non plus de vous un musulman

s'il y avait véritablement 1.2 milliards de musulmans sur cette terre , le monde irait un peu mieux , nos nations iraient un peu mieux...


mais force est de constater que nos nations sont au bord du gouffre pour ne pas dire qu'elles sont déjà tombées dedans !! et que les musulmans vont mal trèèèèèèèès mal

je ne vais pas rentrer dans un long discours mais désolé je ne vois pas 1.2 milliards de muslims dans le monde ...

Dernière modification par shehzad ; 18/05/2007 à 20h05.
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  #18  
Vieux 16/05/2007, 22h18
Avatar de joliange
 
Date d'inscription: mai 2007
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Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

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Envoyé par maalichman Voir le message
J'ai posté ce sujet ici car je pense qu'il serait interessant qu'un nombre conséquent de forumistes prennent part au débat. Aussi, je deamnde au modérateur de bien vouloir laisser le titre telle qu'il est. Merci


L'Islam compte aujourd'hui environ 1.2 milliards de fidèles. Bien sûr, on compte parmi cette proportion une multitude de courants intra-islamiques sensiblement, fondamentalement, voire diamétralement opposés au sujet de certains thèmes (pilliers?) qui touche justement à la religion du Prophète Mohammed (sws) (chiites, sunites, subdivisions au sein de ces groupes respectifs, sectes....). Toujours est-il que l'Islam, dans son ensemble et sa diversité, fait l'objet d'un débat passionel, rassemble les intelectuels et penseurs des quatre coins du globe bref, suscite un intérêt général qui ne s'est toujours pas démenti à ce jour. Cependant, force est de constater, et je ne vous apprends rien, que cette religion souffre d'une couverture médiatique, notamment occidentale, totalement à son désavantage, pour ne pas dire désastreuse: cet appareil médiatique occidental hégémoniste a "réussi" à inclure au léxique du mot "Islam" les termes, maintenant familiers, que sont le terrorisme, le fondamentalisme, l'intégrisme...S'appuyant sur le fait que la terre d'islam soit le théâtre des conflits les plus sanglants et les plus longs, les médias du "monde libre" tente d'imputer à la religion d'Allah (SWT), en l'occurence au Coran, le leitmotiv de ces groupes soi-disant terorristes, en occultant le fait tout ceci pourrait découler d'une injustice soutenue aveuglemment par leurs gouvernements resectifs. Insulter, dénigrer à longueur de journée (d'heures, de minutes et même de microsecondes) la troisième et dernière grande religion monothéiste ne fait plus encourir à l'auteur de ses actes, une quelconque punition, ne serait-ce que symbolique: en effet, cela entre dans le cadre de la liberté d'expression, cette même liberté qui rétrécie à vue d'oeil lorsque l'on traite d'une autr religion affilée...

Malgré ce déferlement idéologque à son encontre, l'Islam, par le plus grand des paradoxes, progresse d'une manière fulgurante: pour s'en assurer, il suffit de constater l'étendue des terres conquises et cela, à défaut d'utilser le glaive...Comment expliquer vous, de votre point de vue, tout ce "gain de terrain idéologique", malgé toute cette campagne dénigrement mondial? Peut-on parler d'une "superpuissance idéologique et intelectuelle islamique"? Et au final, quelles en seraient ces sources?

ceci me rappelle un hadith du prophete saws:

"Allah enverra tous les cents ans quelqu’un pour faire revivre sa religion".

ca peux carrément etre un non musulman qui ravive l'islam ,prenons par exemple bush avec ca guerre contre l'axe du mal.....combien on eu de convertie depuis .....
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  #19  
Vieux 16/05/2007, 22h28
Avatar de doudouzazou1
gone with the wind
 
Date d'inscription: février 2005
Messages: 8 504
Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

Citation:
Envoyé par hakem nawal Voir le message
Le sujet religieux n'a jamais été et ne sera jamais mon violon d'Ingres, mais en avoir quelques connaissances afin d'aborder un dialogue...rien de plus. (Long mais intéressant article).
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«L’islamisme triomphe en raison de l’incompétence»

RELIGION
«L’intégrisme est un cancer qui ronge l’islam.» Le diagnostic est signé Abdelwahab Meddeb, écrivain et professeur franco-tunisien qui,
de Paris où il vit, appelle inlassablement ses frères musulmans à se libérer de leurs chaînes coraniques.

PROTESTATION L’ampleur des démonstrations suscitées par les caricatures de Mahomet dénote, selon Abdelwahab Meddeb, professeur de littérature comparée à l’Université Paris-X-Nanterre, d’un signe de faiblesse./AFP
Il a des yeux d'un bleu doux et profond, il est d'une érudition infinie et son propos ne trahit aucune inquiétude. Pourtant, dans Contre-prêches*, son dernier livre, Abdelwahab Meddeb, professeur de littérature comparée à l'Université Paris-X-Nanterre, se met une nouvelle fois en danger. En repartant au combat contre le cancer intégriste dénoncé en 2002 dans La maladie de l'islam, une religion dans le berceau de laquelle, dit-il, la «violence a été déposée». Pour asphyxier le fanatisme, résume Meddeb, «l'islam doit s'adapter à l'Europe, et non le contraire.» Rencontre.

- Comment interprétez-vous l'ampleur des protestations suscitées par les caricatures de Mahomet et les propos du pape sur l'islam et la violence?

- Je ne supporte pas cette réaction épidermique. Ce prurit de la victimisation me scandalise et me révolte, parce qu'il est pour moi le révélateur de l'état de l'islam, d'où je proviens. Un signe de faiblesse, comme si nous avions désormais à faire à une bête blessée qui se débat sans parvenir à soigner ses plaies.

- Vous avez toujours dit que la violence est dans l'islam. Ces réactions sont donc normales.

- Pas exactement. La violence est dans l'islam comme dans la Bible, pas moins mais pas davantage. En revanche, la dimension guerrière de la Bible a, elle, été totalement neutralisée au fil des siècles. Dans l'islam, le même processus a commencé mais il a été interrompu, et c'est le pire qui est venu après. Avec la volonté de se distinguer de la culture dominante, je veux parler de la culture occidentale, de réagir au nom d'une différence. C'est la pire lecture qu'on pouvait faire du Coran pour mobiliser les exclus et les damnés.

- Pour vous, tout n'est donc qu'une question de lecture des textes, d'interprétation?

- A l'évidence. Comment voulez-vous qu'il en soit autrement?
- Dans une interview à Die Zeit, vous avez pourtant affirmé que «la violence a été déposée dans le berceau de l'islam».
- Je vous le répète: comme dans la Bible! Et pas dans le berceau: dans la lettre fondatrice. Dans le Coran, nous avons des versets très violents, et d'autres qui sont tout le contraire.

- Soit. Mais pourquoi donc le «verset de l'épée» triomphe-t-il du «verset de la tolérance» ou de celui de «pas de contrainte en religion»?

- C'est une lecture, encore une fois! L'un des problèmes majeurs que connaît l'islam, ce sont les concessions que l'islam officiel est en train de faire à son interprétation islamiste. C'est ce genre de concession, par exemple, qui a abouti à l'universalisation du voile. Peu de gens savent qu'après la conférence du pape à Ratisbonne, sans doute un peu trop longtemps après, d'ailleurs, trente-huit docteurs de l'islam, et non des moindres, on écrit une lettre de conciliation au Saint-Père, pour lui dire qu'ils acceptaient ses regrets mais surtout, surtout, pour l'assurer, par exemple, que le verset «pas de contrainte en religion» n'était pas abrogé. Les islamistes, eux, s'appuient sur la seule interprétation violente qui l'abroge pour annuler les quarante-neuf autres qui affirment sa permanence.

- Pourquoi l'islam officiel fait-il des concessions aux islamistes?

- L'islamisme triomphe en raison de l'incompétence des esprits et des échecs des Etats. Il faut aussi rappeler la responsabilité des États-Unis, de leurs alliés arabes et d'Israël dans cette émergence. A un moment donné, ces concessions ont constitué une véritable stratégie politique: pour casser des tendances nationalistes, de gauche, révolutionnaires, on a joué la carte de l'islamisme. Je vivais en Tunisie à l'époque où les étudiants étaient tous soixante-huitards et maoïstes. Pour les briser, on a jeté le pays dans les bras de l'islamisme, avec les conséquences que l'on sait.
- Vous semblez profondément pessimiste.

Pensez-vous néanmoins que la culture européenne parvienne, un jour, à féconder l'islam?

- L'islamisme n'est pas une fatalité, et je ne démissionnerai donc jamais. Jamais je ne cesserai de rappeler qu'une construction tout à fait opposée a été proposée: celle, justement, de l'origine occidentale de l'islam. Tout ce qui a été fait de grand dans l'islam, absolument tout, a été fait par des emprunts à d'autres cultures. La théologie, la philosophie, la grammaire, la logique, tout cela, sans de multiples emprunts à la culture grecque, n'aurait jamais existé.

- Concrètement, sera-t-il possible de réconcilier l'égalité et la lettre coranique? Je pense au statut des femmes, au port du voile…

- Dans l'affaire du voile, je vais encore plus loin. Nous avons de nombreux textes, écrits en langue arabe, particulièrement en Égypte, mais en d'autres langues aussi, qui ont prôné le dévoilement des femmes et qui ont été suivis d'effet. Encore une fois, le retour du voile est dû à cette construction d'une identité, avec les matériaux de l'islam, destinée à se différencier de l'Occident et à le combattre.

- A propos de différences, la Suisse doit-elle laisser s'ériger des minarets sur son territoire?

- Si l'on veut être démocrate, et donc favorable à la liberté de culte, je répondrais oui. Encore faut-il que l'Etat puisse garantir la qualité de la formation des imams qui officieront dans ces mosquées. Je suis pour un islam européen: pourquoi donc construire ici des minarets conquérants? Pourquoi ne pas inventer une architecture européenne des mosquées, en confiant leur construction à Mario Botta, à Jean Nouvel? Ce serait la meilleure façon de contrer les intégristes et leur stratégie d'occupation, de conquête et d'adaptation à la situation démocratique européenne. Vous en avez un exemple en Suisse, avec les frères Ramadan…

- Vous qui avez enseigné à Genève, que pensez-vous d'eux?

- Ils attribuent à leur grand-père, fondateur des Frères musulmans, un rôle de réformateur, alors que c'est lui qui a fait de l'islam une idéologie de combat contre la dominance occidentale. Cela dit, le discours de Tariq Ramadan me semble être en train d'évoluer. Est-ce une évolution tactique ou authentique? Je n'en sais rien. Dans le même temps, il ne semble pas avoir rompu avec son frère Hani qui, lui, ne fait aucune concession. Dès lors, si c'est le cas, on est en droit de penser qu'ils sont les deux faces d'une même pièce.

- Dans Contre-prêches, vous allez jusqu'à évoquer la possibilité d'user de «pressions guerrières» pour réformer l'islam.

- Vous savez peut-être que je n'étais pas contre l'intervention américaine en Irak. Ce que je trouve catastrophique, en revanche, c'est que personne n'a songé à ce qui allait se passer après, à l'avenir. Mais j'ai la conviction profonde qu'il faut être très ferme, jusqu'à l'exercice des armes, sur la défense des principes. Je me méfie terriblement du culte de la différence: je ne respecterai une différence, quelle qu'elle soit, et c'est important dans le discours sur l'islam, qu'à la seule condition que je puisse voir en elle des éléments de partage avec ma propre identité.

- Vous arrive-t-il d'avoir peur?

- Des proches me mettent en garde, me disent d'être prudent. Je ne suis pas très courageux, je suis même plutôt couard, mais je ne peux pas les entendre. Aujourd'hui, face au péril qui menace une civilisation, une culture, comment voulez-vous que je me taise?

* Contre-prêches, Chroniques, Seuil, 504 pages

Source:journal 24heures(ch),22 décembre 2006
article intéressant écrit par un monsieur qui l'est tout autant. bravo
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  #20  
Vieux 17/05/2007, 00h29
 
Date d'inscription: février 2007
Âge: 17
Messages: 68
Par défaut Re : La superpuissance intelectuelle et idéologique de l'islam

Citation:
Envoyé par hbenamara Voir le message
Elle est où la Super machin truc islamic!
Global Islamic population is approximately 1,200,000,000, or 20% of the world population...

They have received the following Nobel Prizes:

Literature:
1988 - Najib Mahfooz.

Peace:
1978 - Mohamed Anwar El-Sadat
1994 - Yaser Arafat

Physics:
1990 - Elias James Corey
1999 - Ahmed Zewail

Medicine:
1960 - Peter Brian Medawar
1998 - Ferid Mourad


Global Jewish population is approximately 14,000,000, or about 00.02% of the world population...

They have received the following Nobel Prizes:

Literature:
1910 - Paul Heyse
1927 - Henri Bergson
1958 - Boris Pasternak
1966 - Shmuel Yosef Agnon
1966 - Nelly Sachs
1976 - Saul Bellow
1978 - Isaac Bashevis Singer
1981 - Elias Canetti
1987 - Joseph Brodsky
1991 - Nadine Gordimer World

Peace:
1911 - Alfred Fried
1911 - Tobias Michael Carel Asser
1968 - Rene Cassin
1973 - Henry Kissinger
1978 - Menachem Begin
1986 - Elie Wiesel
1994 - Shimon Peres
1994 - Yitzhak Rabin

Physics:
1905 - Adolph Von Baeyer
1906 - Henri Moissan
1907 - Albert Abraham Michelson
1908 - Gabriel Lippmann
1910 - Otto Wallach
1915 - Richard Willstaetter
1918 - Fritz Haber
1921 - Albert Einstein
1922 - Niels Bohr
1925 - James Franck
1925 - Gustav Hertz
1943 - Gustav Stern
1943 - George Charles de Hevesy
1944 - Isidor Issac Rabi
1952 - Felix Bloch
1954 - Max Born
1958 - Igor Tamm
1959 - Emilio Segre
1960 - Donald A. Glaser
1961 - Robert Hofstadte r
1961 - Melvin Calvin
1962 - Lev Davidovich Landau
1962 - Max Ferdinand Perutz
1965 - Richard Phillips Feynman
1965 - Julian Schwinger
1969 - Murray Gell-Mann
1971 - Dennis Gabor
1972 - William Howard Stein
1973 - Brian David Josephson
1975 - Benjamin Mottleson
1976 - Burton Richter
1977 - Ilya Prigogine
1978 - Arno Allan Penzias
1978 - Peter L Kapitza
1979 - Stephen Weinberg
1979 - Sheldon Glashow
1979 - Herbert Charle s Brown
1980 - Paul Berg
1980 - Walter Gilbert
1981 - Roald Hoffmann
1982 - Aaron Klug
1985 - Albert A. Hauptman
1985 - Jerome Karle
1986 - Dudley R. Herschbach
1988 - Robert Huber
1988 - Leon Lederman
1988 - Melvin Schwartz
1988 - Jack Steinberger
1989 - Sidney Altman
1990 - Jerome Friedman
1992 - Rudolph Marcus
1995 - Martin Perl
2000 - Alan J. Heeger

Economics:
1970 - Paul Anthony Samuelson
1971 - Simon Kuznets
1972 - Kenneth Joseph Arrow
1975 - Leonid Kantorovich
1976 - Milton Friedman
1978 - Herbert A. Simon
1980 - Lawrence Robert Klein
1985 - Franco Modigliani
1987 - Robert M. Solow
1990 - Harry Markowitz
1990 - Merton Miller
1992 - Gary Becker
1993 - Robert Fogel

Medicine:
1908 - Elie Metchnikoff
1908 - Paul Erlich
1914 - Robert Barany
1922 - Otto Meyerhof
1930 - Karl Landsteiner
1931 - Otto Warburg
1936 - Otto Loewi
1944 - Joseph Erlanger
1944 - Herbert Spencer Gasser
1945 - Ernst Boris Chain
1946 - Hermann Joseph Muller
1950 - Tadeus Reichstein
1952 - Selman Abra ham Waksman
1953 - Hans Krebs
1953 - Fritz Albert Lipmann
1958 - Joshua Lederberg
1959 - Art hur Ko rnberg
1964 - Konrad Bloch
1965 - Francois Jacob
1965 - Andre Lwoff
1967 - George Wald
1968 - Marshall W. Nirenberg
1969 - Salvador Luria
1970 - Julius Axelrod
1970 - Sir Bernard Katz
1972 - Gerald Maurice Edelman
1975 - Howard Martin Temin
1976 - Baruch S. Blumberg
1977 - Roselyn Sussman Yalow
1978 - Daniel Nathans
1980 - Baruj Benacerraf
1984 - Cesar Milstein
1985 - Michael Stuart Brown
1985 - Joseph L. Goldstein
1986 - Stanley Cohen (& Rita Levi-Montalcini)
1988 - Gertrude Elion
1989 - Harold Varmus
1991 - Erwin Neher
1991 - Bert Sakmann
1993 - Richard J. Roberts
1993 - Phillip Sharp
1994 - Alfred Gilman
1995 - Edward B. Lewis


J avais l intention de faire ce genre de post alors aller reviser vos lecons et oust serieu
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