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Source : précaution juridique à la prise de vue 1/ Ne photographiez pas une personne se trouvant dans un lieu privé sans avoir son accord. Le lieu « privé » peut être une maison, un musée, un restaurant, une voiture… 2/ Assurez-vous le consentement de toute personne dont vous voulez utiliser l’image On peut tout à fait photographier une personne dans la rue (qui est un lieu public), mais l’utilisation de l’image hors du cadre privé est interdite sans l’autorisation de la personne photographiée. Vous ne pouvez donc pas exposer ou publier des photographies de personnes dont vous n’avez pas le consentement, même si elles ont été photographiées dans la rue. La jurisprudence en matière de presse permet la publication de photographies sans avoir tous les accords, en cas d’image où l’on peut voir plusieurs personnes, si aucune d’entre elle n’est vraiment le sujet principal et si le commentaire ou l’environnement de l’article ne porte pas préjudice aux personnes représentées. Evitez donc la photographie d’un comptoir de bar, même avec plusieurs buveurs, pour un sujet sur l’alcoolisme… 3/ Assurez-vous que le lieu « public » où vous êtes n’exige pas une autorisation Quelques exemples de lieux pas si publics : Paris intra muros : une circulaire du 7 juin 1996 précise qu’il n’y a pas besoin de demander d’autorisation - pour les reportages légers ne gênant en rien la circulation (piétonnière ou automobile) - si ceux-ci ne mobilisent pas plus de 10 professionnels (techniciens et modèles) - si vous n’utilisez pas de véhicule militaire ou de police de location ni de comédien déguisé en militaire ou en policier - si vous disposez de moyens légers : appareil à l’épaule ou au maximum un appareil sur trépied, avec un éclairage d’appoint portatif ou au maximum sur 2 trépieds, avec alimentation électrique autonome ou par groupe électrogène portatif, avec absence d’effets sonores, d’effets spéciaux ou de moyens élaborés (chariot, grue, tour) …dans tous les autres cas une autorisation doit être demandée à la préfecture de police. SNCF - la photographie est tolérée pour une utilisation dans le cadre privée exclusivement. - les voyageurs ou le service ne doivent jamais être gênés par la prise de vue - vous ne pouvez photographier que les parties normalement accessibles au public - vous n’avez droit ni au trépied, ni au flash - la publication peut se faire sans formalité particulière dans les revues ferroviaires, ou pour un reportage sur les chemins de fer. Toute autre utilisation est soumise à autorisation et des droits peuvent même être perçus sur des marques ou des images (comme le TGV par exemple) RATP - c’est simple : prise de vue interdite. Enfin attention lors de la photographie de monuments contemporains : il vous faut pour toute publication l’accord du propriétaire ET de l’architecte. Cela devient assez compliqué. Mieux vaut photographier les vieux monuments. Mais même pour ces derniers cela ne suffit pas toujours. L’éclairage de la tour Eiffel par exemple est protégé. Vous pouvez publier une photographie de la Tour de jour sans aucun problème. Publier la photographie prise de nuit est une autre affaire… vous devez payer des droits ! ![]() |