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#1
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| ce n'est qu'un simple poeme donc rien à medire ou à sentir mais tout à ressentir .Un poeme simple et doux comme le bonheur ,comme le regard du prisonnier sur le ciel de la liberté .Voila donc ce poeme plein d'entrain de bonheur et de tristesse où l'on se juge par rapport à la liberté perdu .Je le dedie à tout ceux et celles qui sauront ressentir .Cette confession qui est le regard lucide d'un homme conscient de sa faiblesse et qui confesse sans indulgence son âme qu'il connaît trop bien. Les larmes excluent toute idée de révolte et d'action au profit d'une passivité complaisante. C'est une poésie du remords et de l'aspiration à la liberté marquée par la pudeur et le dépouillement à travers la pureté de lignes et de sonorités Le ciel est par dessus le toit (1881) Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme! Un arbre, par-dessus le toit, Berce sa palme. La cloche, dans le ciel qu'on voit, Doucement tinte. U n oiseau sur l'arbre qu'on voit, Chante sa plainte. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là Simple et tranquille. Cette paisible rumeur-là vient de la ville. Qu'as-tu fait, ô toi que voilà Pleurant sans cesse, Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, De ta jeunesse ? paul verlaine |
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#2
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| Je l'ai étudié au collège ! grand moment d émotion ! |
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#3
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| quel joli poème...calme et reposant...doux et sans heurt si ce n'est celui d'une fatalité résolument résignée dans cette paisible confession...Verlaine a l'art de faire des confessions quasi-tragiques, en tout cas dramatiques sur le temps qui passe, sur la fugacité des instants et des moments sur un air si imperceptible que les douleurs confiées en deviennent de maginifiques complaintes...l'oeuvre de verlaine est toute entière dans la complainte, dédiée à la seule musique du verbe, à la musicalité, terme qu'il a quasiment accaparé en poésie, n'a-t-il pas diten effet en commençant à écrire "de la musique avant toute chose et pour cela préfère l'impair"? ses vers sont toujours impairs parce qu'ils rendent bien l'affleurement, flux et reflux, de l'émotion aux bords effrangés de l'âme.... dans ce poème, la passivité du poème, son rôle de simple observateur (simple regard même, est bien rendu par sa non présence..pas d'énonciateur dans ce poème...il est remplacé par les éléments qui sont observés "le ciel", "la cloche" etc....notez les articles définis employés pour chacun d'eux, comme si chacun avait une vie singulière, à part les uns des autres et détachée de celle du poète....notez aussi la singularité de chaque fonctionnalité pour ces éléments "un arbre berce SA palme", "un oiseau chante SA plainte"...chaque élément est occupé à SA propre "individualité"..en même temps à la chose pour laquelle il existe au monde...est-ce à dire que le poète lui, doit s'effacer au profit des choses simples qui se mettent en scène?...ou alors que le poète, lui, doit observer cela et nous en faire part avec "son" supplément d'âme... d'autres remarques me viennent...mais trop désorganisées...j'y reviendrais... tellement de choses à dire sur les poèmes.....aragon j'aurais voulu aussi...mais le temps, le temps nous tue et nous laisse nus..sans poésie...loool un autre poème de verlaine qui est trés proche de celui là.."l'échelonnement des haies".... |
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#4
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| Les interventions comme j'aime....merci Gharbaoui tant pour le poème...que pour les mots que tu nous sers en introduction... le ciel est par dessus les toits...de la pudeur et de la renonciation, du moins comme tu dis si bien, de la passivité complaisante.... et de la jeunesse... qu'en faisons nous à défaut d'en avoir fait qql chose au passé? qu'en faisons nous...toutes ces choses habituellement quotidiennes, une routine pour bcp....parfois....ce sont toutes ces choses qui nous restant en travers sans nous rendre amer....toutes ces choses qui n'ont pas d'égale. un tintement, un ciel, un arbre...et Dieu....que l'on implore ds ces moments là... Citation:
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#5
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| Citation:
je vous jure que ça fait un bail que je me fredonne ces vers (étudiés au collège si mes souvenirs sont bosn)....j'aavais plus relu le poeme en entier..et je ne me souvenais que de ceux là....et quand je me les rememore je repense systématiquement à d autre vers: je me souviens d un triste soir, ou le coeur sans espoir je pleurais en attendant un amour de 15 ans, un amour qui fut perdu juste a ce coin de rue... je crois que c'est de victor hugo...les 2 sont resté associés dans mon esprits ...et associés tous les 2 à la même époque pour moi
__________________ [quote]Si haut que l\'on soit placé, on n\'est toujours assis que sur son C.ul[/quote] |
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#6
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| Citation:
moi aussi des bribes associées...des lambeaux de poésie à défaut de les connaître en entier...lool...le travail incomparable de la réminiscence.... sauf celui là...qui est si musical et si doux qu'il en devient littéralement silencieux..comme des pleurs qui coulent doucement, qu'on ne cherche plus à arrêter mais qui roulent toute leur existence en calmes rigoles sur nos joues lisses...sans bruit perceptible....c'est une ariette...oubliée pour Verlaine mais pour le lecteur, jamais... Ô triste, triste était mon âme A cause, à cause d'une femme. Je ne me suis pas consolé Bien que mon coeur s'en soit allé, Bien que mon coeur, bien que mon âme Eussent fui loin de cette femme. Je ne me suis pas consolé Bien que mon coeur s'en soit allé. Et mon coeur, mon coeur trop sensible Dit à mon âme : Est-il possible, Est-il possible, - le fût-il - Ce fier exil, ce triste exil ? Mon âme dit à mon coeur: Sais-je Moi-même que nous veut ce piège D'être présents bien qu'exilés, Encore que loin en allés ? |
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#7
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| Citation:
c'est plutot charly trenet 1 . Je me souviens d'un coin de rue Aujourd'hui disparu Mon enfance jouait par là Je me souviens de cela Il y avait une palissade Un taillis d'embuscades Les voyous de mon quartier Venaient s'y batailler A présent, il y a un café, Un comptoir tout neuf qui fait de l'effet Une fleuriste qui vend ses fleurs aux amants Et même aux enterrements 2 . Je revois mon coin de rue Aujourd'hui disparu Je me souviens d'un triste soir Où le cœur sans espoir Je pleurais en attendant Un amour de quinze ans Un amour qui fut perdu Juste à ce coin de rue Et depuis j'ai beaucoup voyagé Trop souvent en pays étrangers Mondes neufs constructions et démolitions Vous me donnez des visions 3 . Je crois voir mon coin de rue Et soudain apparus Je revois ma palissade Mes copains mes glissades Mes deux sous de muguet de printemps Mes quinze ans... mes vingt ans Tout ce qui fut et qui n'est plus Tout mon vieux coin de rue. |
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#8
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| Beauté des femmes... » Paul Verlaine Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal, Et ces yeux, où plus rien ne reste d’animal Que juste assez pour dire : « assez » aux fureurs mâles ! Et toujours, maternelle endormeuse des râles, Même quand elle ment, cette voix ! Matinal Appel, ou chant bien doux à vêpre, ou frais signal, Ou beau sanglot qui va mourir au pli des châles !... Hommes durs ! Vie atroce et laide d’ici-bas ! Ah ! que du moins, loin des baisers et des combats, Quelque chose demeure un peu sur la montagne, Quelque chose du cœur enfantin et subtil, Bonté, respect ! Car, qu’est-ce qui nous accompagne, Et vraiment, quand la mort viendra, que reste-t-il ? |
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#9
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| Citation:
Et c’était un dimanche. Je m’en souviens, car je pleurais... Et ce n’était pas à cause de la pluie. Mais parce que j’étais née sur cette Terre affreuse. Ensuite, il y eut un grand brouillard et j’oubliai tout... Il ne faut pas penser pour vouloir vivre. S’il arrive que l’on pense, c’est qu’on est bien près de mourir. La vie est innocence, plus pure qu’une fille nue. pessoa |
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#10
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| Citation:
d'emile Verharen Et qu'importe d'où sont venus ceux qui s'en vont, S'ils entendent toujours un cri profond Au carrefour des doutes ! Mon corps est lourd, mon corps est las, Je veux rester, je ne peux pas ; L'âpre univers est un tissu de routes Tramé de vent et de lumière ; Mieux vaut partir, sans aboutir, Que de s'asseoir, même vainqueur, le soir, Devant son oeuvre coutumière, Avec, en son coeur morne, une vie Qui cesse de bondir au-delà de la vie. |
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