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#1
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eh oui desolé pour les aguichés aguicheurs ou les pervers pervertis c'est simplement de la beauté à l'etat pur du grand Apollinaire et ses douleurs qui nous eblouissent les mirettes et nous laissent dans l'ame ces miettes delicates et sensuelles Le pont Mirabeau Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine J'ai eu le courage de regarder en arrière Les cadavres de mes jours Marquent ma route et je les pleure Les uns pourrissent dans les églises italiennes Ou bien dans de petits bois de citronniers Qui fleurissent et fructifient En même temps et en toute saison D'autres jours ont pleuré avant de mourir dans des tavernes Où d'ardents bouquets rouaient Aux yeux d'une mulâtresse qui inventait la poésie Et les roses de l'électricité s'ouvrent encore Dans le jardin de ma mémoire |
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#2
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en réponse au pont mirabeau, une douce chanson... ![]() Je marche dans tes rues Qui me marchent sur les pieds Je bois dans tes cafés Je traîne dans tes métros Tes trottoirs m'aiment un peu trop Je rêve dans tes bistrots Je m'assoie sur tes bancs Je regarde tes monuments Je trinque à la santé de tes amants Je laisse couler ta seine Sous tes ponts ta rengaine Toujours après la peine Je pleure dans tes taxis Quand tu brilles sous la pluie C'que t'es belle en pleine nuit Je pisse dans tes caniveaux C'est d'la faute à Hugo Et j'picolle en argot Je dors dans tes hôtels J'adore ta tour Eiffel Au moins elle, elle est fidèle Quand j'te quitte un peu loin Tu ressembles au chagrin Ça m'fait un mal de chien Paris Paris combien Paris tout c'que tu veux Boul'vard des bouleversés Paris tu m'as renversé Paris tu m'as laissé Paris Paris combien Paris tout c'que tu veux Paris Paris tenu Paris Paris perdu Paris tu m'as laissé Sur ton pavé J'me réveille dans tes bras Sur tes quais y a d'la joie Et des loups dans tes bois J'me glisse dans tes cinés J'me perds dans ton quartier Je m'y retrouverai jamais Je nage au fil de tes gares Et mon regard s'égare J'vois passer des cafards sur tes bars J'm'accroche aux réverbères Tes pigeons manquent pas d'air Et moi de quoi j'ai l'air Paris Paris combien Paris tout c'que tu veux Boul'vard des bouleversés Paris tu m'as renversé Paris tu m'as laissé Paris Paris combien Paris tout c'que tu veux Paris Paris tenu Paris Paris perdu Paris tu m'as laissé Sur ton pavé Je marche dans tes rues Qui me marchent sur les pieds Je bois dans tes cafés Je traîne dans tes métros Tes trottoirs m'aiment un peu trop Je rêve dans tes bistrots
__________________ moi j'ai qu'un truc à dire c'est que certains devraient regarder au delà des mots... |
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#3
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les amoureux de paname ... ou les amoureux dans paname ... paname le jour epuise, ereinte et tue ses nuits l'amour epuise ereinte et tue pur sous ses toits, triste dans ses bois ou bon marché sur ses trotoirs .. |
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#4
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la rue dans sa complexité et universalité est touchante... vivre sa ville, c'est vivre sans rue. arpenter les trottoirs, remonter sa rue, c'est comme remonter sa vie...
__________________ moi j'ai qu'un truc à dire c'est que certains devraient regarder au delà des mots... |
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#5
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| Citation:
une autre qui va merveilleusement avec les rues..de paris et d'ailleurs... Les gens qui voient de travers Pensent que les bancs verts Qu'on voit sur les trottoirs Sont faits pour les impotents ou les ventripotents Mais c'est une absurdité Car à la vérité Ils sont là c'est notoire Pour accueillir quelque temps les amours débutants Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques Ils se tiennent par la main Parlent du lendemain Du papier bleu d'azur Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher Ils se voient déjà doucement Ell' cousant, lui fumant Dans un bien-être sûr Et choisissent les prénoms de leur premier bébé Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques Quand la saint' famill' machin Croise sur son chemin Deux de ces malappris Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux N'empêch' que tout' la famille Le pèr', la mèr', la fille Le fils, le Saint Esprit Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques Quand les mois auront passé Quand seront apaisés Leurs beaux rêves flambants Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds Ils s'apercevront émus Qu' c'est au hasard des rues Sur un d'ces fameux bancs Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques |
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#6
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| Citation:
SMAIN en as fais un sketch: sous le pont mirabeau coule la seine coule la seine sous le pont mirabeau ; ALALA il n'y à que de l'eau .... |
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#7
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![]() Elle est à toi cette chanson Toi l'Auvergnat qui sans façon M'as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid Toi qui m'as donné du feu quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés M'avaient fermé la porte au nez Ce n'était rien qu'un feu de bois Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un feu de joie Toi l'Auvergnat quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l'hôtesse qui sans façon M'as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim Toi qui m'ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés S'amusaient à me voir jeûner Ce n'était rien qu'un peu de pain Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand festin Toi l'hôtesse quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel Elle est à toi cette chanson Toi l'étranger qui sans façon D'un air malheureux m'as souri Lorsque les gendarmes m'ont pris Toi qui n'as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés Riaient de me voir emmener Ce n'était rien qu'un peu de miel Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand soleil Toi l'étranger quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel brassens que j'aime beaucoup |
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#8
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Merci... à chaque fois désormais que j'écouterais ces mots ou que je les lirais, c'est à toi que je penserais... voilà un texte que tu imprègnes de tant de silences finalement mais de tant de choses bien réelles, bien abstraites... Je traîne dans tes métros Tes trottoirs m'aiment un peu trop Je rêve dans tes bistrots Je m'assoie sur tes bancs Je regarde tes monuments Je trinque à la santé de tes amants Je laisse couler ta seine Sous tes ponts ta rengaine Toujours après la peine Citation:
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