Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Forum Général


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 05/01/2007, 20h14
 
Date d'inscription: novembre 2006
Âge: 23
Messages: 38
Par défaut L'analyse politique du grand écrivain :Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH (1er partie)

L'analyse du grand écrivain :Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

LE REGLEMENT DU CONFLIT PALESTINO PALESTINIEN



Le mois de décembre 2006 a été marqué par les affrontements entre les palestiniens de la branche du Hamas (courant du Premier Ministre Palestinien Ismaël Hanyeh) et celle du Fatah (mouvement politique du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas).

Signe des temps qui changent, les agressions palestiniennes (assassinats, enlèvements, attaques à l’explosif), qui visent traditionnellement les israéliens, ont, ces dernières semaines, pris pour cible d’autres palestiniens …

En réalité, les palestiniens se retrouvent aujourd’hui, face à leur mensonge idéologique et à leurs propres contradictions : pour les deux mouvements, Fatah et Hamas, l’idéologie repose sur la nécessité d’évincer les juifs de Palestine. Toutefois, si pour le Fatah, le fondement idéologique historique et laïc est susceptible d’aménagement, pour le second, le fondement religieux est insusceptible de remise en cause.

Lors de sa création en 1987, le Hamas avait vocation à relayer le combat palestinien que Yasser Arafat était censé avoir abandonné pour des motifs financiers mais aujourd’hui, l’argent de la corruption ne suffit pas au Hamas pour discréditer le Fatah.

Aussi, la guerre inter palestinienne est un moyen d’éviter, (selon les leaders du Hamas et des membres d’al quaida), que le Président de l’Autorité Palestinienne ne brade la cause palestinienne en échange de la bienveillance américaine.

Bien que la nécessité pour les peuples de vivre en bonne intelligence ne soit jamais évoquée, le président de l’Autorité Palestinienne semble avoir renoncé à l’idéologie insensée de libérer la Palestine (A). Aussi, en cas de victoire (militaire) du Président palestinien, la création d’un foyer national palestinien pourrait être porteuse d’un calme généralisé pour la région (B).


A LA RENONCIATION AU PRINCIPE DE LIBERATION DE LA PALESTINE


Le Président de l’Autorité Palestinienne multiple les signes de bonnes volontés et semble admettre que les Juifs ne pourront pas être évincés de la Palestine (1°). Progressivement, il tend à reconnaître que ce qui importe, c’est la création de l’Etat Palestinien lui-même, et non à l’assiette géographique traditionnelle de son implantation (2).


1° l’impossible éviction des juifs de Palestine

Il n’est pas simple pour Mahmoud Abbas de faire admettre à son peuple que les précédents dirigeants palestiniens ont menti et que les juifs ne pourront, en dépit des promesses faites sur ce point, être évincés de Palestine.

Théoriquement et comme son nom l’indique, l’Organisation de libération de la Palestine vise à libérer la Palestine de toute présence juive. Pour ce faire, l’article 9 de la Charte de l’Olp prévoit que la lutte armée est le seul moyen d’y parvenir grâce, notamment, à l’aide de la nation arabe dans la mesure où « la libération de la Palestine, d’un point de vue arabe, est un devoir national et vise à l’élimination du sionisme de Palestine ». (Article 15 de la Charte Olp)

Si l’Autorité Palestinienne reconnaît implicitement l’existence de l’Etat Hébreu, elle admet devoir renoncer à l’ensemble des articles de la Charte de l’Olp relatifs à l’éviction des juifs de Palestine tout comme au système éducatif spécifique palestinien. L’article 7 de la charte de l’Olp énonce à cet égard : « il faut une éducation des individus dans un esprit révolutionnaire » et, s’agissant d’un devoir national (qawmi), « l’obligation de sacrifier leur richesse et leur vie afin de reconquérir le pays et d’amener à sa libération ».

Il est évident que les dispositions d’esprit du Président de l’Autorité Palestinienne qui semblent s’écarter des engagements contenus dans la Charte de l’Olp, contrarient les projets des dirigeants du Hamas, tenus par la Charte du Hamas.

La Charte du Hamas s’est fixé comme objectif de renverser l’Etat juif d’Israël par une République islamique théocratique sur l’ensemble de la Palestine en donnant « le bras à tous ceux qui mènent le Jihad pour la libération de la Palestine ». Plus précisément, dans son article 6, la charte du Hamas rappelle que le Mouvement de résistance islamique « œuvre à planter l’étendard de Dieu sur toute parcelle de la Palestine ».

Ce document apporte la vérité du Coran (article 3 Charte Hamas) et enjoint les jeunes palestiniens à tuer les israéliens : « par celui qui possède l’âme de Muhammad dans ses mains, je m’engage à combattre sur le chemin de Dieu, je tuerai et combattrai, je tuerai et combattrai, je tuerai » (Article 15 Charte Hamas). D’ailleurs, il n’est pas nécessaire de discuter paix car les initiatives de paix internationales « vont à l’encontre de la profession de foi du Mouvement de résistance Islamique » (article 13 charte Hamas).

Compte tenu des objectifs clairs de ce texte, il est compréhensible d’entendre Khaled Mechaal et Ismaël Hanyeh déclarer qu’ils ne reconnaîtront jamais Israël. Cela reviendrait à modifier les fondements de leur propre existence et leur faire perdre toute raison d’être.

Ce n’est pas le cas du Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas qui, depuis plusieurs mois, considère que le peuple palestinien est au dessus du Hamas et que des élections anticipées pourraient associer le peuple palestinien à des choix politiques nouveaux.

Ainsi, le Président de l‘Autorité Palestinienne commence à admettre que ce qui importe, c’est le principe de la création de l’Etat palestinien et non l’assiette géographique de son implantation.


2° la primauté du principe de création d’un Etat sur celui de l’assiette géographique

Les palestiniens sont reconnus par le droit international en tant que nation et représentés comme telle à l’Assemblée générale des Nations unies. Toutefois, cette reconnaissance est tout à fait spécifique car théoriquement, l’existence d’une nation suppose celle d’un Peuple qui vit collectivement sur un territoire géographique en y exerçant sa souveraineté. Dans le cas particulier des palestiniens, l’existence d’un territoire géographique spécifique fait défaut.

Aussi, faute de définition géographique de la Palestine, le peuple palestinien se réfère aux textes des Chartes de l’Olp ou du Hamas.

L’article 2 de la Charte Olp précise, pour l’assiette territoriale de la Palestine, qu’il s’agit « des frontières de la Palestine sous le mandat britannique, unité territoriale indivisible ».

Ainsi, les palestiniens qui naissent et grandissent à Gaza ou en Cisjordanie s’en tiennent légitimement à la définition de la charte de l’Olp et s’imaginent que la création de leur Etat, lorsqu’elle interviendra, s’effectuera sur l’ensemble du territoire du mandat britannique.

Pour sa part, l’article 11 de la Charte du Hamas énonce que « la Palestine est une terre islamique waqf pour toutes les générations de musulmans jusqu’au jour de la Résurrection » en dépassant le principe politique de l’Olp et en lui substituant un fondement religieux.

Mahmoud Abbas, pragmatique, semble, aujourd’hui, disposé à renoncer à la Palestine historique du mandat Britannique en acceptant de reconnaître implicitement l’Etat d’Israël sur les frontières dites de « 67 ».

Ces frontières sont inopposables à Israël puisqu’il s’agit des lignes de cessez le feu avec l’Egypte et la Jordanie mais un pas est franchi.

En revanche, les partisans du Hamas n’imaginent pas trahir les préceptes religieux et céder un pouce d’une terre qu’il considère comme musulmane.

Cette divergence de vue est à l’origine de la guerre fratricide que se mènent le Hamas et le Fatah qui, loin de servir la cause des palestiniens, les oriente vers les voies de l’obscurantisme, de la haine et de la frustration.

Si Mahmoud Abbas l’emporte, il sera temps pour les palestiniens de comprendre que la création de l’Etat palestinien doit se faire sur le territoire qu’ils occupent réellement et sur lequel ils peuvent exercer leur souveraineté, sans porter atteinte à des droits concurrents et notamment à ceux de l’Etat hébreu.


L'analyse politique du grand écrivain :Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

Central Intelligence Agency
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 07h02.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37