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#1
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Auteur : Cheikh al Albany -qu'Allah lui fasse miséricorde Gloire à Allah ! Istawla signifie en langue arabe qu’Allah était en concurrence avec autrui. Cet autre ne peut être qu’une créature, des biens duquel Allah se serait emparé !!! Qui donc oserait dire une chose pareille ?!!! Ils le savent bien, d’ailleurs l’un de leur grand cheikh a clairement dit que leur interprétation du terme Istawa par Istawla se faisait en retirant du terme Istawla la notion de concurrence. Or si on enlève de Istawla la notion de concurrence, on le dépouille alors de sont sens. C’est donc en réalité une négation du texte de la même façon qu’ils ont nié les versets et les hadiths traitant des attributs. C’est pour cela qu’une parole de l’un de nos imâms ma plus – je crois que c’est ibn Al-Qaym ou bien ibn taymiya qui l’a dite : Ceux qui font ressembler Allah à sa création sont les adorateurs de statut, et ceux qui nient les qualités d'Allah sont les adorateurs du néant. Ils adorent une chose qui n’existe pas. Et ceci est d’autant plus clair lorsqu’ils refusent d’admettre qu’Allah est élevé alors que cela est confirmé non pas dans le verset de l’Istawa uniquement, mais aussi dans plusieurs autres verset et dans beaucoup de hadiths que nous n’évoquerons pas tout de suite. Les livres des savants parmi les prédécesseurs (salafs) sont publiés et propagés Al hamdoulillah. Je voudrais ici évoquer les paroles de certains savants contemporains (khalaf), toujours en rapport avec leur négation de l’élévation d’Allah, ils ont dit : « on ne doit pas dire, on ne doit pas décrire notre seigneur ‘azza wa jall en disant qu’il est au-dessus, ou bien en dessous, ou bien à droite, ou bien à gauche, ou bien devant, ou bien derrière, ou bien à l’intérieur de l’univers ou bien à l’extérieur. ». Voici donc ce qu’ils disent au sujet de celui qu’ils adorent, au sujet d’Allah !! Les négateurs disent qu’Allah n’est ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche, ni devant, ni derrière, ni à l’intérieur de l’univers, ni à l’extérieur !! Si nous demandions à une personne qui s’exprime clairement de nous décrire le néant, il ne s’y prendrait pas autrement que l’ont fait ceux qui ont ôté [toute existence] à leur seigneur en disant : « il n’est ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche… ». A l’époque d’ibn taymiyya, les savants qui suivent les Khalafs se sont plaints d’ibn taymiyya auprès de l’émir, qui se trouvait à Damas, en lui racontant qu’ibn taymiyya contredisait les savants, qu’il donner un corps à Allah et qu’il le comparait à ses créatures. Il ont demandé à l’émir d’organiser entre eux et le cheikh ibn taymiyya une assise dans laquelle l’émir serait présent. L’assise eut lieu. Le cheikh de l’Islam (ibn taymiyya) a donc débattu avec ces khalafs qui contredisent les salafs (prédécesseurs) au sujet des verset et hadiths traitants des attribues divins. L’émir écoutait les affirmations de ces khalafs, ainsi que les affirmations du cheikh ibn taymiyya, qui utilisait des hadiths et des versets clairs qu’en à l’affirmation des attribues divins en générale, et de l’élévation d’Allah en particulier. Lorsque l’émir – apparemment intelligent - eut entendu la description d’Allah faite par ces savants khalafs, c’est à dire qu’il n’est ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche etc… jusqu’à la fin de leur égarement, il dit alors : « Ces personnes ont certes perdu leur seigneur » Puisqu’ils ne savent pas où est Allah, ils sont donc égaré et ont perdu leur seigneur. En effet, Allah s’est décrit comme étant élevé au dessus du trône, les anges et le Rouh montent vers lui : « Vers lui monte la bonne parole, et il élève haut la bonne action » et il y a encore d’autres versets comme celui-ci. Copyright © Mise En Garde contre L'ignorance 2000-2006 |
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#2
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L’histoire de la servante que sont maître, Mou’awiyya ibn Hakam assoulamî a frappé, et lui-même raconte le long hadith qui est dans le Sahih de Mouslim et dont je ne vais évoqué que la partie qui nous intéressent. Mou’awiyya ibn Hakam a dit : « j’ai une servante qui fait paître mes brebis sur le mont Ouhoud, et un jour le loup à attaqué mes brebis. Et moi, je suis un homme comme les autres, je me mets en colère. Je l’ai donc violemment frappé. Il faudrait donc que je la libère [pour me racheter]. Le prophète lui a dit : « amène la moi ». Lorsqu’il la lui amena, le prophète dit à la servante : « Où est Allah ?». Ecoutez bien ce hadith ! Assimilez le et apprenez le ! Le prophète dit à la servante : « Où est Allah ?», elle répondit : « Aux ciel ! », il lui dit ensuite : « Qui suis-je ? », elle répondit : « tu es le Messager d’Allah !». Le prophète lui a donc dit : « affranchi là, elle est certes croyante ! ». Le prophète a témoigné pour elle – une bergère –, il a témoigné qu’elle est croyante. Pourquoi donc cela ? Parce qu’elle connaît sont seigneur ! Elle a su qu’il est élevé au dessus de son trône, haut dessus de ses créatures. Et comment en serait il autrement ? Elle vie dans une société, dans une école qui, comme on dit aujourd’hui, est l’école de Mouhammad et son maître fait aussi partie des élèves de cette école. C’est lui d’ailleurs qui lui a communiqué cette croyance. C’est pourquoi, lorsque le prophète lui a clairement posé la question au sujet de sa croyance, elle lui a donné la réponse exacte. Et comment en serait il autrement ? Sachant que même si elle n’a pas appris la Sourate de la Royauté (Al-Moulk), Elle l’a forcément entendu au moins de la bouche du prophète ou de son maître qui récitait chaque nuit : « Ou êtes vous à l’abris que celui qui est au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres ? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement. » [La royauté : 17] Elle a entendu et compris ce verset comme le comprendrait tout arabe, et c’est pourquoi elle lui a donné la réponse exacte à sa question : « Où est Allah ? », elle a répondu : « au ciel ». Copyright © Mise En Garde contre L'ignorance 2000-2006 |
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#3
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bah alprs on enten plus lé soufis comme a.farid é lé meutes de miouscrikin qui ecriven contre lé gens de la sunnah.
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#4
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honnetement, je vois pas l interet de ce post, vu que le sujet a été traiter il n y a pas longtemps, mais bon..... Je rappel seulement que les juifs et les chretiens savent que Dieu "est au ciel" comme ils le disent, mais juste les musulmans jahlines disent qu Allah est de partout Il faudrait simplement qu ils lisent Ayat al Koursy pour comprendre salam |
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#5
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c'est lui le premier, le dernier, le visible et l'invisible.(voir le coran). dieu est partout et aussi infinie. on ne peut lui associer un lieu ni lui succeder les événements (le temps). lorsqu'on dit que dieu est dans le ciel c'est juste une parabole. wa assalou 3alaykoume. |
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#6
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dieu est partout par sa science pas par son essence, n'interprete pas à ta facon en diasant que au ciel est juste une parabole, tu contredis le hadith du prophete saw NE SUIS PAS TES PASSIONS, SUIS PLUTOT LE CORAN ET LA SUNNA A LA COMPREHENSION DES SALAFS |
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#7
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lisez ceci surtout alrazi
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#8
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salam J ai une question salim (c est une question pas une attaque) Dieu a créé l'univers,le ciel se trouve dans l univers,donc ou était Dieu avant de créé l'univers? |
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#9
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L'Istiwa' d'Allah sur Son Trône Enumérons insha Allah les positions des savants de Ahl al-Sunna en établissant la compréhension saine et en réfutant la compréhension défectueuse des attributs mentionnés dans le Qur'an et le Sunna. · Umm Salama l'épouse du prophète Sallallahu ‘alayhi wa salam a dit ce qui suit au sujet de l'istiwa comme cité par Ibn Hajar dans Fath Al-Bari : « L'établissement n'est pas inconnu (ghayr majhul) et sa modalité est inconcevable pour l'esprit (ghayr ma`qul) ; on ne demande pas "comment" à Son sujet ; "comment" ne peut Lui être appliqué. » [1] · Sufyan al-Thawri (m. 161) a avancé une interprétation de istiwa dans le verset 4 de la 20ème sourate comme signifiant « une commande concernant le trône » (amrun fi al-`arsh), selon l'imam al-haramayn al-Juwayni (m. 478) dans son al-Irshad ila qawati` al-adilla fi usul al-i`tiqad (la guidance vers les preuves décisives dans les fondements de la croyance), comme il est cité par al-Yafi`i dans son Kitab marham al-`ilal al-mu`dila fi daf` al-shubah wa al-radd `ala al-mu`tazila (livre de la résolution des problèmes difficiles pour la suppression des doutes et la réfutation des Mu`tazila) : « L'interprétation de l'istiwa comme signifant qu'Allah se tourne vers une commande particulière concernant le trône, n'est pas forcée, et c'est le ta'wil de l'Imam Sufyan al-Thawri, qui a pris comme preuve corroborante le verset : "Ensuite, Il s'est tourné (istawa) vers le ciel alors qu'il n'était que fumée" (41 :11). » [2] · L'imam Abu Hanifa (m. 150) indique dans sa Wasiyya : « S'il avait été dans un endroit et avait eu besoin de s'assoir et de se reposer avant de créer le trône, alors la question "Où était Allah ?" se serait appliquée à lui, ce qui est impossible… Nous affirmons qu'Allah est établi (istawa) sur le trône sans avoir besoin (haja) de celui-ci, et sans installation (istiqrar) au dessus de celui-ci, car Il est Celui qui préserve le Trône et les autres [créatures] sans avoir besoin d'aucune d'entre elles. » [3] Il a dit dans son al-Fiqh al-akbar : « Allah n'a aucune limite, ni aucun rival… Celui qui dit : "Je ne sais pas si mon seigneur est dans les cieux ou sur la terre" est un mécréant, et celui qui dit : "Il est sur le trône, et je ne sais pas si le trône est dans le ciel ou sur la terre," est également un mécréant. » L'imam Abu Mansur al-Maturidi a commenté ceci comme signifiant : « La raison est que par de tels mots il suggère un endroit pour Allah et c'est de l'idolâtrie. » [4] · Un homme a demandé à l'imam Malik (m. 179) : « Comment Allah a-t-Il fait l'istiwa sur le trône ? » L'imam Malik a incliné sa tête et est resté silencieux jusqu'à ce que la sueur de la fièvre ait couvert son front, puis il a levé les yeux et a dit : « L'istiwa' n'est pas inconnu (ghayru majhul), sa modalité est inconcevable pour l'esprit (al-kayfu minhu ghayru ma`qul) ; mais y croire est obligatoire, et l'investigation à son sujet est une innovation hérétique. Tu es un innovateur. » Et il a donné l'ordre que celui-ci soit mis dehors. [5] · L'imam al-Shafi`i (m. 204) a dit dans son petit traité nommé al-Fiqh al-akbar : « Quiconque dit : "al-Rahmanu `ala al-`arsh istawa", on lui répond : Ce verset est un des mutashabih (chose ambiguë) concernant lequel on est embarassé de donner une réponse, et on dit la même chose concernant les versets similaires. » [6] · Parmi les autres qui comptent le verset de l'istiwa' parmi les mutashabihat, on trouve l'Imam Malik ibn Anas, les fuqaha de Médine, et al-Asma`i selon Abu Mansur `Abd al-Qahir al-Baghdadi dans Usul al-Din. [7] · L'Imam de Ahl al-Sunna, Abu al-Hasan al-Ash`ari (m. 324), indique en son Al-ibana fi usul al-diyana : « Allah est au-dessus des cieux, au-dessus du Trône, au-dessus de tout, avec une élévation (fawqiyya) qui ne Le rend pas plus proche du Trône ou des cieux, tout comme elle ne Le rend pas plus eloigné de la terre. Il est proche de tout ce qui est en existence, Il est plus proche du serviteur que sa veine jugulaire, et Il est un témoin sur toute chose. » Il dit également, comme rapporté par Abu Mansur al-Baghdadi dans Usul al-Din : « L'établissement d'Allah sur le trône est une action qu'Il a créé appelée l'istiwa et en rapport avec le Trône, tout comme Il a créé une action appelée ityan (venue) en rapport avec certaines personnes ; et ceci n'implique ni descente ni mouvement. » [8] · Al-hafiz Abu Hatim Ibn Hibban al-Busti (m. 354) a catégoriquement nié qu'Allah avait des limites et a été expulsé du Sijistan sous menace de mort par les anthropomorphistes, comme mentionné ci-dessus. · Ibn Jarir al-Tabari (m. 310) a dit dans son Tafsir : « Allah s'est exalté au-dessus du ciel avec l'exaltation de la souveraineté et de la puissance, pas celle du déplacement et du mouvement. » [9] · L'imam Abu Mansur `Abd al-Qahir al-Baghdadi (m. 429) dit dans Usul al-Din : « La position correcte selon nous est l'interprétation du Trône dans ce verset comme signifiant la souveraineté (al-mulk), comme si Il avait voulu dire que la souveraineté n'en a été établie pour nul autre que Lui. Cette interprétation est issue de la parole des Arabes : "Le trône de tel ou tel s'est renversé" s'il perd son pouvoir. » Il cite ensuite trois exemples de poésie illustrant ceci. [10] Il dit au sujet des caractéristiques de Ahl al-Sunna wa al-Jama`a dans son al-Farq bayn al-firaq (les différences entre les sectes) : « Ahl al-Sunna ont un consensus (ajma`u) qu'Allah, le Parfait, l'Exalté, n'est pas limité par l'endroit. » Il rapporte ensuite la parole de Sayidina `Ali : « Allah a créé le Trône comme indication de Sa puissance, non pas pour le prendre comme endroit pour Lui-même. » [11] · L'imam al-Haramayn al-Juwayni (m. 478) a dit dans son livre al-Irshad comme cité par al-Yafi`i dans son Kitab marham al-`ilal al-mu`dila : « On doit prendre le soin de montrer aux vulgaires anthropomorphistes (hashwiyya) les versets sur lesquels ils pratiquent le ta'wil. De sorte que lorsqu'ils invoquent comme preuve de leur croyance en l'installation (istiqrar) d'Allah, le sens apparent [du verset] "le Tout-Miséricordieux s'est établi sur le Trône" (20 :4), demandez-leur le sens de "et Il est avec vous où que vous soyez" (57 :4). S'ils prennent ce dernier selon son sens apparent également, alors ils annulent le sens apparent qu'ils affirment concernant Son établissement sur le Trône, et ils proclament également le déshonneur de leur croyance aux yeux de toute personne raisonnable ; cependant, s'ils le comprennent comme se rapportant au fait qu'Il nous cerne de par Sa science, alors ils ont appliqué le ta'wil, et il ne nous est plus interdit de faire la même chose en interprétant Son établissement comme "le fait de soumettre" (qahara) et "de régner sur" (ghalaba), comme cela est autorisé par la langue arabe… D'ailleurs, l'istiwa' dans le sens d'istiqrar, ou d'installation, présuppose un état antérieur de perturbation, et croire ceci est de la mécréance (kufr)… |
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#10
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S'ils disent : Pourquoi ne laissez-vous pas passer le verset selon son sens apparent sans l'interpréter, et ne dîtes-vous pas seulement qu'il fait partie des mutashabihat dont la signification n'est connue que d'Allah ? Nous disons : Si l'interpellateur veut laisser passer istiwa' selon le sens apparent qu'il suggère généralement, qui est l'établissement physique, alors un tel sens nous conduit à l'anthropomorphisme, et si cela est avéré comme étant explicitement impossible, alors le sens apparent cesse… dans quel cas ce n'est pas [une interprétation] forcée de comprendre le verset correctement et raisonnablement selon les demandes de la Loi divine et de l'obligation d'éviter le ta'wil, à moins qu'il existe un risque qu'en résulte de mauvaises croyances. » [12] · L'imam Abu Hamid al-Ghazali (m. 505) dit presque la même chose que Abu Mansur al-Baghdadi dans la section de l'Ihya' sur les qawa`id wa `aqa'id (les principes et les doctrines), et quelque chose lié à cela dans l'Iljam que nous avons déjà cité. · Le gammairien al-Raghib (m. 507) dit : « L'expression istawa `ala a le sens de istila' (détenir la maîtrise sur quelque chose), comme dans le verset du Qur'an : "al-rahmanu `ala al-`arsh istawa"… Cela signifie que tout est semblable par rapport à Lui d'une telle façon qu'aucune chose n'est plus proche de Lui qu'une autre chose, puisqu'il n'est pas comme les corps qui occupent un endroit à l'exclusion d'un autre endroit. » [13] · L'imam Fakhr al-Din al-Razi (m. 606) dit dans son al-Tafsir al-kabir dans le commentaire du verset 19:93 : « Puisqu'il est affirmé par ce verset que "tous ceux dans les cieux et la terre doivent venir à Allah en tant qu'esclaves", et puisqu'il est obligatoire qu'Allah soit exalté au dessus de pouvoir être un esclave, il est donc impossible pour Lui d'être dans un endroit ou dans une direction, ou sur le Trône ou la Chaise. » · L'imam Abu Mansur Ibn `Asakir (m. 620) dit dans sa `Aqida : « Il ne doit pas être dit : "Quand était Il ?", ou "Où était Il ?", ou "Comment allait Il ?". Il existe sans endroit. » · L'imam Ibn al-Jawzi (m. 597) a dit : « Celui qui dit : Il est établi sur le Trône "en personne" (bi dhatihi), a détourné le sens du verset vers celui de la perception sensorielle. Une telle personne ne doit pas négliger que le principe est établi par l'intellect, par lequel nous sommes venus à connaître Allah, et Lui avons catégoriquement attribué la pré-éternité. » Il dit plus loin, en réfutation de ceux parmi ses pairs hanbalites qui ont sombré dans l'anthropomorphisme : « Si vous aviez dit : "Nous ne faisons que lire ces hadiths et nous restons silencieux", personne ne vous aurait condamnés. Ce qui est honteux c’est que vous les interprétiez littéralement. N’introduisez pas dans le madhhab de cet homme droit parmi les premiers musulmans [Ahmad ibn Hanbal] ce qui n'en fait pas partie. Vous avez revêtu ce madhhab d’une disgrâce honteuse, à tel point qu’on ne peut presque plus dire "hanbalite" si ce n'est dans le sens d'anthropomorphiste. » « [...] Ils disent alors : "Nous les prenons selon leur sens apparent". Comme c'est étonnant ! Quel est " le sens apparent" de ce que seul Allah connait ? Le "sens apparent" de istiwa' est-il autre que s'asseoir ? Et "le sens apparent" de nuzul est-il autre que le déplacement ? » « [...] Ils ont dit : Il est établi sur le Trône "en personne" (bi dhatihi). Mais cette addition n'est pas rapportée de quiconque ! C'est seulement ce qu'ils ont compris avec leurs sens, à savoir, qu'on n'est pas établi autrement qu'avec sa propre personne » [14] · On a demandé à l'imam al-`Izz ibn `Abd al-Salam (m. 660) dans ses Fatawa : « Que dîtes-vous au sujet de la parole d'Ibn Abi Zayd al-Qayrawani al-Maliki (m. 386) : "Allah est au-dessus de Son trône exalté en personne (bi dhatihi), et Il est partout avec Sa science" : Est-ce qu'une telle affirmation attribue une direction à Allah ou pas ? Et celui qui a une telle croyance est-il déclaré mécréant (kafir) ou non ? » Il a répondu : « Le sens apparent de ce que Ibn Abi Zayd a dit attribut une direction à Allah, car il a fait une distinction entre le fait pour Allah d'être sur le Trône et le fait d'être avec Sa création. Quant à la deuxième question : la position la plus correcte est que celui qui professe la croyance en la direction d'Allah n'est pas déclaré mécréant, car les savants de l'Islam n'ont pas fait sortir de telles personnes hors de l'Islam, plutôt, ils ont prononcé la permission de ce qu'ils héritent des musulmans et de leur enterrement dans les cimetierres musulmans, l'inviolabilité de leur sang et de leur propriété, et l'obligation de prier sur leurs dépouilles. Le même est vrai de tous les innovateurs : les gens n'ont jamais cessé de leur appliquer les jugements qui s'appliquent aux musulmans. Ne prêtez aucune attention à ce que les gens du commun disent au sujet de leur mécréance. » [15] · L'imam al-Nawawi (m. 676) a dit dans Sharh al-muhadhdhab : « Il est dit : Nous croyons que le Tout-Miséricordieux est établi au-dessus du Trône, et nous ne savons pas la réalité de sa signification ni ce que ceci signifie (la na`lamu haqiqata mi`na dhalika wa al-murada bihi), tandis que nous croyons dans le même temps que "il n'y a rien tel que Lui" et qu'Il est exalté loin au-dessus de la plus élevée des choses créées. C'est la voie des Salaf ou au moins de leur grande majorité, et c'est la méthode la plus sûre car on n'est pas obligé de faire des recherches sur de tels sujets. » [16] · L'imam Ibn al-Hammam al-Hanafi (m. 681) a dit dans al-Musayara: « Il est obligatoire de croire qu'Allah est établi sur le Trône tout en niant toute similarité avec la création. Quant à dire que son établissement (istiwa') est une conquête (istila'), ceci est permis mais non obligatoire puisqu'il n'y a aucune preuve pour ce sens spécifiquement… Cependant, si l'on craint que les gens du commun ne comprennent pas l'istiwa' sans concevoir le contact et d'autres caractéristiques corporelles, ou s'ils ne nient pas ces dernières, alors il n'y a aucun mal à diriger leur compréhension vers istila', car son utilisation et son sens sont établis pour istiwa' dans la langue par l'énonciation du poète : "Bishr a conquis (istawa `ala) l'Irak" et "quand nous les avons dominé et les avons conquis (istawayna `alayhim)". »[17] · La parole du Shaykh `Abd al-Ghani al-Nabulusi (m. 1143) qui a déjà été citée : « Celui qui croit qu'Allah imprègne les cieux et la terre, ou qu'Il est un corps s'asseyant sur Son Trône, est un mécréant, même s'il pense qu'il est musulman. » · L'imam Al-Dhahabi (m. 748) a désavoué le terme "en personne" (bi dhatihi) : « Il n'y a aucun besoin de cette expression, et elle perturbe l'âme. » [18] · L'imam Ibn Hajar (m. 852) a également rejeté l'affirmation qu'Allah est sur le trône "en personne" (bi dhatihi) comme tout aussi absurde que de dire qu'Il est partout : « Certains des Mu`tazila ont affirmé qu'Allah était partout sur la base du hadith "Si l'un d'entre vous se tient en prière, qu'il ne crache pas devant lui car Allah est devant lui". C'est de l'ignorance évidente, car le hadith dit ensuite qu'il devrait cracher sous son pied, ce qui infirme leur principe. Le hadith constitue également une réfutation de ceux qui disent qu'Allah est sur le Trône "en personne". » [19] · Même Sulayman ibn `Abd Allah ibn Muhammad ibn `Abd al-Wahhab (m. 1817), le petit fils du fondateur du salafisme/wahhabisme, a déclaré mécréant quiconque utilise le terme "en personne" concernant l'attribution d'un endroit à Allah, que cela soit un seul endroit ou un nombre illimité d'endroits : « Celui qui croit ou dit : "Allah est en personne (bi dhatihi) dans tous les endroits, ou dans un endroit", il est mécréant (kafir). Il est obligatoire de déclarer qu'Allah est distinct de Sa création, établi au-dessus de son trône sans modalité ou similarité ou analogie possible. Allah était et il n'y avait aucun endroit, puis Il a créé l'endroit et Il est exalté de la même manière qu'Il l'était avant qu'il n'ait créé l'endroit. » [20] |