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| L'information a été révélée ce mardi matin par Le Parisien, qui précise qu'elle avait été "tenue secrète" depuis le début des faits, c'est-à-dire depuis le mois d'août : pendant au moins trois mois, des tonnes de viande avariée ont servi à préparer des boîtes de conserves, notamment de corned-beef. Pas moins de 650.000 boîtes suspectes auraient été mises en circulation par la société Covi, à Cholet. L'affaire, découverte en novembre dernier lors d'un contrôle des services vétérinaires du Maine-et-Loire, pointe les responsabilités de deux grands groupes de l'agroalimentaire, Charal et Soviba, accusés d'avoir fourni la viande. La société Covi est spécialisée dans la préparation de plats cuisinés à base de viande de boeuf et de porc. Le 28 novembre dernier, elle fait l'objet d'une inspection, qui porte sur 22 tonnes de viande congelée reçue quatre jours plus tôt de l'usine Charal d'Egletons, en Corrèze. Sur les six pains de boeuf congelés choisis par les inspecteurs, cinq révèleront des traces de "lésions hémorragiques" et de "nécroses". Une viande totalement impropre à la consommation humaine ou même animale, donc... Le stock est aussitôt saisi. La société de Cholet, dans le collimateur de la Direction générale de l'alimentation, subit d'autres tests qui révèlent d'autres résultats effrayants : un autre stock, provenant cette fois de la Soviba, contient "des chutes d'ateliers de découpe". Un problème qui remonterait au moins au mois d'août. 35% des conserves incriminées vendues avant l'alerte L'entreprise de Cholet clame sa bonne foi : les lots qu'elle reçoit de ses fournisseurs étant congelés, elle ne peut repérer aucun signe extérieur qui permettrait de déceler des problèmes sur la viande. Mais à ce stade de l'enquête, les services sanitaires se rendent compte que depuis l'été, 650.000 conserves ont été fabriquées et distribuées à partir des stocks suspects. Elles ont été vendues dans des grandes surfaces et certaines sont parties dans des pays voisins : Irlande, Royaume-Uni, Grèce, et Belgique. Les services sanitaires lancent une alerte pour retirer de la vente les lots suspects. Elle est déclenchée au niveau européen le 21 décembre. Mais, affirme Le Parisien, à cette date, au moins 35% des conserves incriminées ont été vendues. La fureur de la Direction générale de l'alimentation est à son comble, toujours selon le journal, lorsqu'elle découvre que le jour même où l'alerte était lancée au niveau communautaire, 876 kg de la viande consignée étaient réutilisés pour... fabriquer de nouvelles conserves. Le parquet d'Angers est saisi de l'affaire et tâche de comprendre comment cette viande impropre à la consommation humaine a pu finir en conserves. Pour sa part, la société Covi s'estime victime de ses fournisseurs et réclame, le 5 janvier devant le tribunal de commerce de Nantes, la désignation d'un expert qui devra examiner les conclusions des services vétérinaires. Avant d'éventuelles réparations de la part de Charal et de la Soviba. Dans cette dernière entreprise, jointe par Le Parisien, on se dit "surpris" tout en récusant par avance une "responsabilité éventuelle". Le journal rappelle toutefois que cette même entreprise avait déjà été impliquée dans l'affaire de steaks hachés contaminés qui avait provoqué de graves problèmes de santé chez certains consommateurs. |
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| il faut avoir envie de manger de la viande en gelée et en conserve... Beuurkk |
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| Citation:
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| Citation:
turam? |
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c'est toi ? ![]() |
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