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| Tempête à l’Exécutif des musulmans Mohammed Boulif, ancien dirigeant de l'Exécutif des musulmans de Belgique, a été placé sous mandat d'arrêt. Belga D'abord, Nordin Maloujahmoum, en 2004 : il est accusé de malversations mais sort blanchi par la justice. Ensuite, Benjelloul Kissi, vice-président actuel : privé brièvement de sa liberté, le 20 décembre 2006, par le juge d'instruction bruxellois Michel Claise, il est relâché, faute d'éléments suffisants. Enfin, Mohammed Boulif, qui a été président en 2005 : il vient d'être incarcéré sous le chef d'abus de confiance. Le juge Claise et les enquêteurs de la section financière de la police fédérale le soupçonnent de détournements pour un montant total compris entre 60 000 et 100 000 euros : du matériel informatique n'aurait jamais été livré ou aurait disparu du siège de l'Exécutif, place Rouppe, à Bruxelles. A la lumière de ce qui est arrivé à Maloujahmoum, victime de dénonciations calomnieuses, ces accusations doivent cependant être considérées avec la plus grande prudence. Le porte-parole de l'EMB affirme, aujourd'hui, que les ordinateurs prétendument disparus se trouvent, en fait, toujours dans les murs de l'institution… La période pendant laquelle les faits incriminés se seraient déroulés est floue. De juin à décembre 2005, il y a eu une sorte de vide du pouvoir à l'Exécutif. Entré en rébellion ouverte, Boulif avait été démis de la présidence par la ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS). Dans l'attente des élections qui allaient mettre en selle un nouvel Exécutif, l'assemblée générale est restée seule sur le pont. Des éléments de la cuisine équipée et du matériel de bureau ont, certes, disparu. Avant ou pendant l'interrègne ? Boulif affirme qu'il n'y est pour rien. D'autres témoins font état d'actes de pillage en son absence. C'est tout l'objet de l'enquête du juge Claise : vérifier ces accusations croisées. De cette époque ambiguë datent également les mandats postaux, pour un montant dérisoire de 100 euros, qui ont abouti dans le portefeuille de Nizar Trabelsi, incarcéré à Lantin pour son projet d'attentat contre la base militaire américaine de Kleine Brogel. Inspirés par un souci humanitaire, des aumôniers musulmans auraient collecté cet argent. Celui-ci aurait ensuite été envoyé discrètement à Trabelsi via plusieurs mandats. Sur l'un d'entre eux figurait, comme destinateur, l'Exécutif. Ce qui n'était même pas nécessaire: pour de petites sommes, l'envoi d'argent par la poste peut être anonyme. Le parquet fédéral cherche, néanmoins, à en avoir le cœur net. Car au moins un membre de l'assemblée générale de l'Exécutif, Mohammed Marrakchi, fondateur de la radio Salam, ne considérait pas comme inadéquat le soutien à Trabelsi. Il vient d'être condamné pour ses appels à la guerre sainte par le tribunal correctionnel de Bruxelles. Un personnage controversé L'enquête sur la gestion des finances de l'EMB a été lancée par la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx (PS). Cette enquête visait Mohammed Boulif, aujourd'hui incarcéré. Suite à diverses perquisitions et dénonciations, elle a été étendue aux actuels dirigeants de l'institution, dont le vice-président de l'aile francophone, Benjelloul Kissi. En le relâchant, la justice a peut-être reculé pour mieux sauter. L'homme est puissant. Le magazine marocain Assrar rapporte, dans son édition de novembre 2006, qu'il a fait sa baya (serment d'allégeance prononcé par les notables marocains) au roi du Maroc. Interlocuteur privilégié du cabinet Onkelinx, il a contribué à la chute de Boulif. Mais Kissi était et reste un personnage controversé. L'Union des mosquées s'apprête à lui réclamer des comptes pour l'argent qu'elle lui aurait confié. Kissi est également visé, en tant que président de la mosquée El Mouhsinine de Saint-Gilles, par une plainte émanant de l'ancien président de celle-ci, Mimoun Ayada. Qu'est-il advenu du solde des 34 910 euros collectés, en 2002, au bénéfice de la fondation Al- Aqsa, l'un des canaux –interdit en Allemagne, mais toléré en Belgique– du financement du Hamas en Europe? Indépendamment de cette affaire, des vérifications doivent encore être faites à propos de factures qui auraient été établies, à l'Exécutif des musulmans de Belgique, pour dissimuler des dépenses sans justifications convaincantes. Parmi ces mouvements suspects, tous ceux qui tournent autour du ramadan. Selon les documents en possession du Vif/L'Express, le 5 octobre 2006, la banque refuse d'honorer une facture présentée par l'ASBL Gestion des finances de l'Exécutif des musulmans de Belgique (15 105 euros), avec pour bénéficiaire le restaurant Le Caire. Motif : le numéro de compte mentionné est celui de la SPRL Point 5, et non le restaurant. Cette facture porte sur des réceptions offertes, les 22, 27 et 30 septembre 2006, à des imams égyptiens, des responsables de mosquées, le comité de théologiens, des prédicatrices et prédicateurs marocains, des responsables de mosquées, etc., ainsi que sur la rupture du jeûne (iftar). La ministre de la Justice et le ministre-président du gouvernement bruxellois Charles Picqué (PS) peuvent en témoigner. Le 30 septembre, ils ont participé à l'iftar, en la salle Prestige, à l'invitation de l'EMB. Mais, d'après plusieurs témoins, les mets servis à cette occasion ont été fournis par trois maisons de bouche pakistanaise, turque et marocaine, dont les factures ont été honorées régulièrement. De source interne, 6 des 7 factures de la SPRL Point 5, toutes payées le 12 octobre 2006, ont été établies à une série de dates, entre le 12 janvier et le 27 septembre 2006, avec des variantes dans les justifications, comme si elles devaient permettre de mieux « présenter » le premier document, envoyé le 3 octobre et refusé par la banque le 5 octobre. Comme par hasard, ces six factures atteignent ensemble quasiment la somme de 15 105 euros, couvrant les frais de traiteur ou de restauration engagés, selon l'EMB, à l'occasion du ramadan et mal libellés aux yeux de la banque. L'enquête judiciaire établira, sans doute, le parcours chaotique de ces pièces comptables. Jusqu'à présent, le juge Claise a surtout utilisé l'audit financier réalisé par le SPF Justice sur ces années bousculées, ainsi que celui du réviseur André François, commandé, lui, par l'ASBL Gestion des finances de l'Exécutif des musulmans de Belgique. Les 17 membres actuels de l'Exécutif doivent prochainement être entendus par les enquêteurs pour élucider les zones d'ombre de 2005 et 2006. Quelle que soit l'issue de ces investigations, le tableau d'amortissement, pour l'exercice 2005, de l'ASBL Gestion des finances de l'Exécutif des musulmans de Belgique, en possession du Vif/L'Express, trahit un « ordre de priorités » plutôt curieux dans le chef des actuels dirigeants de l' « organe chef de culte » musulman: une cuisine équipée (20 032 euros) ; 20 GSM et du matériel de sonorisation pour la grande salle de la place Rouppe (27 659 euros) ; trois véhicules (115 471 euros) achetés dès l'entrée en scène de la nouvelle équipe, etc. La clarté n'est pas encore faite sur l'usage – privé ou lié à la fonction – de ces véhicules, dont un minibus Transporter Caravelle de 9 places (40 489 euros), qui s'est retrouvé en Turquie pendant les vacances. En outre, des frais de représentation et de restaurant pharaoniques ont été payés en décembre 2006, pour plusieurs milliers d'euros, à des membres haut placés de l'EMB. Un double salaire a été perçu par erreur, en juin 2006, par le président Coskun Beyazgül. Toutes ces folies expliquent la grande misère de l'institution. Pour le mois de décembre 2006, le personnel n'a perçu qu'une avance de 700 euros sur salaire… Marie-Cécile Royen "Une catastrophe" Le sociologue Hassan Bousetta, chercheur qualifié au FNRS (ULg) et ancien membre de la commission qui a préparé les élections de 2005 au sein de la communauté musulmane, considère ce qui arrive comme une « catastrophe » : « Si la débâcle s'installe, prophétise-t-il, il faudra des années avant de reconstruire l'architecture d'une institution digne de confiance. Les musulmans ne peuvent plus s'en prendre aux autorités. Elles leur ont remis les clés du pouvoir. Maintenant, c'est à eux, sur la base de règles de procédure stables, à sauver l'Exécutif des musulmans de Belgique. » Celui-ci est l'organe technique qui permet à l'Etat de financer l'islam, à l'égal des autres cultes reconnus. « Mais, poursuit Bousetta, il ne dispose pas encore, malgré le temps écoulé, d'un règlement d'ordre intérieur qui lui permettrait de fonctionner de manière normale, avec un contrôle interne et une procédure de renouvellement. Il faudrait, une fois pour toutes, sortir de cette opacité qui autorise toutes les rumeurs et règlements de compte personnels. » Le Vif Express |
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| Soutien moral à l'égard de Mohamed Boulif Avant-Propos A titre personnel, je souscris pleinement à ce texte de soutien moral à l'égard de Mohamed Boulif. J'ai rencontré pour la première fois "Boulif" alors que nous étions étudiants à Louvain-la-Neuve, c'était il y a plus de vingt ans, en 1983, lui terminait son mémoire en sciences économiques sur le système de prêts sans intérêts, j'étais un jeune étudiant de 18 ans. Déjà à l'époque, ce brillant économiste s'investissait dans l'associatif social musulman (école de devoir e.a.) à titre bénévole. Je l'ai recroisé ces dernières années, lors de sa présidence de l'Assemblée générale des musulmans de Belgique à partir de 1998, puis à l'Exécutif. Il se dépensait beaucoup pour faire progresser les dossiers de l'islam institutionnalisé à la belge, mais devait faire face à la calomnie de la part tant de certains fonctionnaires que de journalistes, qui le décrivaient comme un "frère musulman", un "islamiste internationaliste. En 2003, il a failli figurer en place éligible sur la liste CDH au Sénat, mais une journaliste (j'ignore son identité, il y a au moins deux suspectes) avait persuadé Joëlle Milquet qu'il y avait un dossier volumineux contre lui à la Sûreté, et que la banque séoudienne pour laquelle il travaillait au Luxembourg avait fourni des fonds à Al Qaida (voir Yahoo! Groupes ) Je lui ai téléphoné fin décembre pour lui témoigner mon soutien suite aux perquisitions qui avaient été menées à son domicile en son absence, et je l'ai pressé d'accorder une interview à Mehmet Koksal pour que sa version des faits soit connue, il accepté et l'article a été publié: Humeur allochtone: EMB : Les manoeuvres et les perquisitions Ce que je connais du dossier, c'est ce qui en a été publié depuis deux ans dans la presse généraliste, mais aussi le résultat des investigations de Mehmet Koksal ( Humeur allochtone ) qui, à juste titre, a dénoncé les manipulations de certains "journalistes" comme l'infâme Planchar de La Libre Belgique, mais aussi tous les autres qui ont par exemple annoncé le versement de l'Exécutif en faveur du terroriste Trabelsi sans démentir par la suite alors que le porte-parole de La Poste avait déclaré au Morgen qu'en-dessous de 1.000 euro on pouvait même indiquer "Gaston Lagaffe" ou "Laurette O" comme débiteur puisqu'aucun contrôle n'est exigé aux guichets ! Et pour ce que j'en ai lu, après avoir entendu et lu la version de Mohamed Boulif, je lui garde toute mon estime et ma confiance, et je ferai parvenir à son avocat un témoignage de moralité. Une journaliste qui n'a pourtant pas toujours été tendre vis-à-vis de lui me disait encore cette semaine que toutes les personnes qu'elle a interrogées suite à son arrestation étaient unanimes pour le décrire comme un homme honnête et désintéressé dans son engagement en faveur de la communauté musulmane de Belgique. Pour moi, les responsables de cet acharnement judiciaire contre Boulif sont clairement la ministre PS de la Justice Laurette Onkelinx, son ex-mari Abbès Guenned, conseiller en matière de culte au sein de son cabinet, le député CD&V et ex-ministre de la Justice Tony Van Parys et Benjelloun Kissi, vice-président marocain francophone de l'actuel Exécutif des musulmans de Belgique. Mais il y a aussi des responsables par omission, je suis en effet persuadé que des employés et des membres de l'ancien et de l'actuel exécutifs détiennent des informations mais attendent d'être forcés par la justice de les communiquer, de peur de perdre leur emploi ou de subir des représailles. Si l'un d'entre eux a quelque chose à dire, qu'il aille voir le juge d'instruction Claise, a priori un homme honnête: un autre homme honnête dort depuis plusieurs nuits en prison, c'est aussi parce que certains n'osent pas parler, ils sont donc responsables au même titre que les quatre crapules précitées. Pierre-Yves Lambert |
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| Soutien moral à l'égard de Mohamed Boulif Ancien Président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique Honnête et dévoué, ce sont les qualificatifs qui définiraient le mieux Mohamed Boulif. Honnête, dans ses relations professionnelles et personnelles, dévoué dans son engagement vis-à-vis des siens, de ses proches et surtout vis-à-vis des citoyens de confession musulmane. Le dévouement d'une vie, qui lui coûte des jours, voire des nuits, au dépend très souvent, trop souvent, de son bien-être personnel. Et qui lui coûte aujourd'hui sa liberté. Pour l'avoir côtoyé chacun à notre manière, c'est dire l'effroi et la tristesse que nous ressentons lorsque nous apprenons son inculpation, pour "abus de confiance", nous dit la presse. Abus de gentillesse, de disponibilité, de volonté d'élever le débat et jusqu'alors d'une institution qui cherche encore ses marques, voilà ses véritables torts. Par cette arrestation, c'est la dignité de l'ensemble de la communauté musulmane de Belgique qui est touchée, comme à chaque événement qui vient encore noircir le tableau de son image. Nous sommes tous concernés, en tant que citoyen, en tant que musulman ou autre, en tant qu'être humain. C'est avec fermeté et confiance que nous prenons position pour son innocence, et avec ferveur et foi en l'avenir et en Dieu que nous prions, chacun à notre manière, pour que justice soit faite, pour que l'acharnement dont cette jeune institution est victime s'arrête enfin et surtout pour que la dignité de l'ensemble des citoyens de confession musulmane de Belgique soit rétablie. Pour soutenir Monsieur Boulif : soutienboulif@hotmail.com Pour lire le témoignage de Madame Boulif, cliquez ici : Wafin.be: Au service des belgo-marocains. Signataires : CEREI - Cercle d'Etudes et de Recherches en Economie Islamique Pièces à Conviction Cercle de Formation et de Recherches - CFR Dar El Ward vzw Le Jardin Ensoleillé Orient & Vous Koolchi.com Renaissance asbl Femmes Musulmanes de Belgique Appel mis en ligne le 19 Janvier 2007. OBSERVATIONS CITOYENNES - Soutien moral à l'égard de Mohamed Boulif |
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| bande de dindons, ils devaient savoir qu'ils seront surveiller a fond..... peuvent dissoudre l'executif tiens.... |
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| C'est triste !! Les arabes s'entre-dévorent et c'est l'image de l'islam qui est mise en jeu... Y en a ceux qui sont honnêtes et qui veulent rendre service pour la communauté et d'autres qui travaillent pour leurs intérêts personnels et pour s'enrichir sur le dos des dépenses publiques !!! Tellement pris par leur conflits personnels (chacun voulant détrôné l'autre!) ils ont oublié que l'Etat ne donne pas ses subsides sans surveiller l'usage qu'en on fait (inspection par le SPF)...Résultat: ils ont été pris au piège ! La justice n 'a pas encore dit son mot final...Enfin on verra bien la suite du feuilleton... |
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| Interview de Madame Noufissa Boulif Epouse de Mohamed boulif, ancien président de l'éxécutif des musulmans de Belgique inculpé par le juge d'instruction financier bruxellois Michel Claise d'abus de confiance. Noufissa Boulif : Je suis effectivement l'épouse de Mohammed Boulif, Noufissa. Mon mari est quelqu'un d'extraordinaire, je ne dis pas cela parce que je suis sa femme, mais j’ai l’avantage d’avoir vécu 20 avec cet homme là et je sais donc de qui je parle. Et je peux vous le jurez qu’il n’a jamais été désagréable envers personne, ni envers sa femme, ni envers ses enfants, ni envers le reste des membres de sa famille. Vous pouvez aller jusqu’au Maroc et demander. Il est respecté de tous. Pour rien au monde quelqu’un vous dira qu’il a fait du mal, au contraire. Ici, en Belgique, il garde de bonnes relations avec tout le monde. Mohamed rencontre encore ses amis de l’université, de l’école secondaire et même ses anciens professeurs. Ils disent tous que c’est quelqu’un avec de la sagesse. Il n’a jamais fait de faux pas. C’est un homme qui est blanc comme neige, Il a toujours vécu comme ça, c’est sa nature en somme. Son parcours professionnel a commencé dans une société japonaise et ensuite au sein d'une société américaine, comme directeur financier. Par après, il a été nommé directeur financier dans une société d’assurance qui se prénomme « Takaful » et « Dar El Mal » au Luxembourg. C’est ainsi que nous nous sommes installés pendant de longues années, en famille, au Luxembourg. Ensuite, malgré son éloignement géographique, il a tout de même gardé le contact avec les dynamiques de l’institution représentative du Temporel du culte musulman alors en phase embryonnaire (Cela ne s’appelait pas encore l’exécutif des musulmans). Depuis, il y a eu les élections de 2002 et Mohamed a été élu président de l’Exécutif. De multiples tensions internes ont marqué l'histoire de l’exécutif, et tout le monde sait ce qu'il en a résulté, la suité des événements s'est avérée pénible. Wafin.be: Après l'arrestation de votre époux ce mardi, que ressentez vous aujourd'hui ? Noufissa Boulif : Pour moi la situation est aussi hallucinante qu’un cauchemar, cela ressemble à un acharnement contre Mohammed et sa famille. Pourquoi ? Je ne sais du tout ... sachant que la lumière peut être faite très facilement et sans autant de douleurs. Parce qu’ils nous ont détruit, non pas qu’ils ont détruit l’unité de notre famille et l’amour de notre couple mais ils ont atteint notre sérénité. Wafin.be: Qu’est ce que vous demandez maintenant ? Noufissa Boulif : Tout ce que je demande, c’est retrouver mon mari, que justice soit faite et qu’on le laisse tranquille une fois pour toute. Wafin.be: Est-ce que c’est l’acharnement contre Boulif en tant que président de l’ancien exécutif, ou bien contre Boulif en tant que personne ? Noufissa Boulif : Justement, l’ancienne équipe n’a pas été interpellée ni même inquiétée. Aucun membre de l’ancienne équipe n’a été cité, ou appelé pour venir témoigner. Nous ne comprenons pas. Chacun refait sa vie, c’était des gens qui travaillaient en dehors de ça, ils étaient professeurs de religions islamiques ou autres, et le seul qui harcelé c'est mon mari ! Wafin.be: Il semble qu'on ne lui reproche cette fois-ci que le vol de matériel informatique ?1 Noufissa Boulif : Ecoutez l’affaire suit son cours mais je sais une chose : mon mari est innocent. Mohamed n’a jamais mit la main sur quelque chose qui ne lui appartient pas. Et d’ailleurs il est présumé innocent, donc on verra. De mon côté, je suis sereine et lui aussi. C’est quelqu’un qui a le sens du don de soi. Vous savez quand on était au Luxembourg, il faisait 5 fois, même 6 fois l’aller retour Bruxelles/Luxembourg par semaine. Tout cela pour les centaines de réunions programmées à l’exécutif. Il terminait son travail à 17h00, il rentrait tous les jours jusqu’à 3h00 du matin. Nous avons sacrifiés des heures infinies pour que les choses avancent et non pour que mon mari soit arraché des siens et accusé. Tous ses déplacements n’ont jamais été payés. Je me souviens aussi de deux secrétaires, qui devaient quitter l’exécutif et dont le salaire était bloqué, Mohamed a avancé alors l’argent de sa poche ... pour ne pas porter préjudice à ces jeunes femmes, il le fallait. Moi je ne peux pas imaginer qu’on peut l’accuser de quelque chose. Wafin.be: Dans quel état se trouve-t-il à présent ? Noufissa Boulif : Il est serein mais blessé ... Il n’a rien à se reprocher. Wafin.be: Est-ce qu’il y a toujours moyen de faire appel ? Noufissa Boulif : Oui, mais il va rester en prison, c’est ça le calvaire ... Wafin.be: Combien d’enfants avez-vous, quel âge ont-ils et comment réagissent-ils face à cette situation ? Noufissa Boulif : Nous avons trois enfants, un de 16 ans, un autre de 14 ans et le petit de 9 ans. C’est très difficile, et j’essaye de ne pas dire tout ce qui se passe au petit. Qu’est ce que vous voulez dire à un enfant de 9 ans quant son père passe à la télé, lui expliquer ? Il ne va pas comprendre, peut être plus tard. Mais les grands non, eux ils savent. J’ai le plus grand, quant on en parle, il me dit en souriant «je connais mon père», et il reste serein par rapport à l'issue de ce cauchemar Note : 1- Contacté par téléphone ce mercredi (17/01/07) Imran Akhtar, le responsable actuel de la communication de l'EMB, dément formellement la version relatée par la presse : "C'est absolument faux ! Les ordinateurs sont toujours stockés dans les locaux de l'Exécutif, plus particulièrement dans les salles de réunion et dans la remise de l'EMB. Nous n'avons jamais dit que ces ordinateurs manquaient aux journalistes. Un constat d'huissier a été établi lors de la prise de pouvoir du Bureau permanent en présence de M. Boulif également. Ce procès-verbal a été remis au juge d'instruction Claise. Un inventaire détaillant l'ancien et le nouveau matériel a également été dressé lors des dernières perquisitions de la Police fédérale. Je n'ai aucune idée pourquoi la presse relate de tels propos totalement mensongers en l'attribuant à l'actuel Exécutif." Source : Humeur allochtone © Wafin.be, Interview réalisée par l'équipe Wafin, le 18 Janvier 2007. Wafin.be: Au service des belgo-marocains. |
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| Citation:
Les vrais dindons de la farce onkelixienne courent toujours. Ici, on s'acharne sur un innocent connu pour son honnêteté et son intégrité. Qu'Allah fasse éclater la vérité au grand jour et punisse les vrais coupables. Tout mon soutien va à Boulif et aux siens. Puisse Allah leur accorder la patience durant cette épreuve. |
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#8
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| EMB : "Mohamed Boulif est innocent" Interview de Kissi Ben Jelloul par Koksal. Extrait: MK : Etes-vous fier d'avoir réussi à mettre Mohamed Boulif en prison ? Kissi Benjelloul : Ce n'est pas moi qui l’ai mis en prison. C'est une enquête qui date de 2003 donc d'avant notre arrivée à l'Exécutif. Je ne suis évidemment pas content car à titre personnel je ne souhaite qu'une seule chose : c'est que mon frère Mohamed Boulif puisse sortir le plus vite possible de cette tragédie... pas seulement pour Mohamed Boulif... mais pour notre communauté musulmane tout entière... et mes pensées se dirigent vers ses amis et sa famille... MK : Pourtant, vous n'avez pas vraiment aidé votre "frère" pendant cette enquête. Je me souviens encore de l'époque où vous étiez membre de l'assemblée générale des musulmans de Belgique où vous avez sorti des documents comptables pour dénoncer votre "frère" Mohamed Boulif en l'accusant d'avoir détourné des fonds publics. Ce sont des accusations graves. Kissi Benjelloul : Je n'ai pas dit qu'il avait détourné des fonds. En tant que membre de l'assemblée générale, j'ai demandé des éclaircissements sur ses comptes à travers une lettre. Il m'a également répondu par une lettre un peu méchante mais je le pardonne. Je le pardonne car avant tout c'est mon frère et je n'ai jamais eu de rancune envers lui. C'est un garçon honnête que je respecte. Il était toujours très gentil et très serviable. On a même travaillé ensemble contre les putschistes de l'époque. Pour moi, Mohamed Boulif est innocent. Ce n'est pas l'habitude de ce garçon de détourner des fonds publics. Suite: Humeur allochtone |
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#9
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| Ce sont des nouvelles qui datent qd même! je crois de décembre 2006... En tout cas les flamands en avaient parlé au mois de décembre. |
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#10
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| Al hamdoulillah !!! EMB : Mohamed Boulif à nouveau libre "Monsieur le Juge d'instruction a décide de lever la privation de liberté de M. Mohamed Boulif depuis ce matin. Etant donné que les ordinateurs et d'autres matériels annoncés disparus ont été retrouvés à l'Exécutif des Musulmans de Belgique, le Juge a estimé qu'il n'y avait plus de raison de maintenir Monsieur Boulif en détention préventive", m'a expliqué la porte-parole du Parquet de Bruxelles Estelle Arpigny. Le juge d'instruction bruxellois Michel Claise s'est effectivement rendu ce matin (24/01/07) en compagnie de 4 enquêteurs au siège de l'EMB, Place Rouppe à 1000 Bruxelles. "On se fout de moi dans cette affaire !", a déclaré le juge en piquant une vive colère contre les responsables actuels de l'institution. Michel Claise ainsi que les 4 enquêteurs ont pu constater que le matériel manquant se trouvait bien dans les locaux de l'Exécutif. Un nouvel inventaire été dressé par les enquêteurs. Dès son retour au parquet, le juge a immédiatement transmis la lettre de mise en liberté de Mohamed Boulif détenu préventivement à la prison de Forest depuis le 16/01/07. L'un des 4 enquêteurs s'est même étonné du retour soudain d'un lave-vaisselle invisible lors de la précédente perquisition. C'est Kamal Adine, membre de l'Assemblée générale des musulmans de Belgique et actuel conseiller communal PS à Anderlecht qui avait jugé utile d'emporter le matériel appartenant à l'organe chef de culte. D'autres personnes auraient également rapportés d'urgence le reste du matériel manquant afin de sortir de cette sombre affaire politico-judiciaire. Plusieurs responsables et membres du personnel dans l'actuel Exécutif ont activement collaboré avec la justice dans le but de faire cesser la détention de l'ancien président. Une affiche au format A3 était même en cours d'élaboration et une campagne d'affichage se profilait pour venir publiquement en aide à Mohamed Boulif. Une affiche en 4 langues (français, néerlandais, arabe et turque) qui ne sera finalement plus utile depuis l'annonce de la remise en liberté de Mohamed Boulif. L'arrestation de l'ancien président de l'EMB a été visiblement très mal ressentie par une large partie de la communauté musulmane de Belgique. C'est vers la ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS) et ses conseillers (dont son ex-mari Abbès Guenned) que se dirigent actuellement les principales responsabilités. C'est effectivement sur base d'une plainte de Laurette Onkelinx que le parquet a entamé une enquête pour tourner en rond dans cette longue et coûteuse enquête qui n'est pas encore classée sans suite... Humeur allochtone: EMB : Mohamed Boulif Ã* nouveau libre |
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