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Je vais essayer de le retrouver. |
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L'émir Abd El Kader a combattu les français au XIXe siècle pendant la conquête de l'Algérie. Durant plus de quinze années l'émir et le Général Bugeaud se livrèrent une guerre sans merci, ou les razzias et les pillages étaient la base de la technique militaire. Cette politique de la terre brûlée et la rapidité de déplacement de Abd El Kader et ses hommes leur ont permis de tenir tête à une armée française très esseulée. Les exploits de ce chef militaire algérien (même si le terme est anachronique) ont été repris dans plusieurs chansons en France. De façon assez étonnante les textes ne furent pas tous contre l'émir et même bien au contraire certains venaient à sa défense comme celui de Clairville en 1842 : " Mais non, malgré sa barbarie, L'Arabe est à plaindre aujourd'hui. Qu'on menace notre patrie, Et nous ferons tous comme lui. ". On le voit dans cette chanson l'esprit républicain prenait parfois le pas sur la propagande coloniale. L'émir Abd El Kader après sa reddition bénéficia d'une aura assez positive en France où il fut loué pour sa bravoure et son courage au combat. Il faut comprendre qu'en flattant un ennemi aussi farouche de la France, c'est aussi l'armée française qu'on grandissait ne dit-on pas : " A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ". Il est donc important pour l'armée française et le gouvernement de mettre en avant ce guerrier pour rendre sa défaite d'autant plus retentissante. Par la suite l'émir sera emprisonné et envoyé en France. Il fit un passage par les geôles toulonnaises avant d'être placé en résidence surveillée au château d'Ambroise. Mystique soufi et homme de grand charisme, l'émir s'attire la sympathie de nombreux politiciens et penseurs français. Louis-Napoléon voit en lui un grand homme et décide d'en faire le roi de " son " Royaume Arabe. Les projets grandioses de Napoléon le petit n'aboutiront jamais et l'émir partira en exil à Damas. C'est à cette sorte de pacte de semi-liberté que fait allusion ce texte : " Va, ne crains plus de lâches représailles, Tes vœux par nous ne seront point trahis ; La loi du glaive est le droit des batailles, Gloire à celui qui défend son pays ! Pour venger ceux dont Dieu connaît la tombe, Ceux dont le sang eut pour toi tant d'appas, Un roi déchu ne sert point d'hécatombe. Fils du désert, ton nom ne mourra pas ! ". L'émir s'illustrera une dernière fois, grandissant un peu plus sa légende, en empêchant un massacre de chrétien à Damas, en 1860. Les chansons françaises proches du lobby colonial montrent elles un ton plus grand seigneur dans la victoire et place même la France comme protectrice et émancipatrice des nouvelles terres conquises : " Assez longtemps le soleil des tropiques, Illumina l'acier des bataillons ; Le temps n'est plus des batailles épiques ; Le progrès marche avec les nations… A ton pays pour redonner un grade, Pour dissiper la poudre des combats, Les arts, demain, vont prêcher leur croisade. Fils du désert, ton nom ne mourra pas ! Vois-tu de loin sur les sables torrides Passer ces chars qui n'ont pas de coursiers ? La France est là, qui a des champs arides Refait un sol plein de sucs nourriciers ; C'est l'industrie aux merveilles fécondes Qui vient, suivant la trace de tes pas, Doter tes fils des trésors de trois mondes. Fils du désert, ton nom ne mourra pas ! ". Cette chanson écrite par Drapier lors de la chute d'Abd El Kader en 1845 montre une France moderne qui apporte le progrès à un pays présenté comme un désert. On le voit par ces textes, l'histoire de l'émir Abd El Kader a connu une importante popularité en France. Les auteurs populaires se sont servis des campagnes militaires en Algérie pour forger l'imaginaire français sur ce pays lointain des barbaresques. Souvent la rêverie et le fantasme prennent le pas sur la réalité, mais laissent dans la population des images exotiques de ce qui deviendra un bout de France de l'autre côté de la Méditerranée. J.N.Savelli Note : l'intégralité des textes, cités dans cet article, seront présentés sur le blog d'En Rade… |
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| A priori et le peu que je connais,c'etait un grand personnage qui inspirait le respect! |
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| oui.c'est dommage que des hommes de cette trempe comme lui ou comme abd el krim ne soient pas plus connus.et pour connaitre quelqu'un en notre époque c'est par le cinéma.aquand de grandes fresques historiques sur ces figures du maghreb ? |
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| C'est vrai à l'école Algérienne on a appris la vie de Abdelkader avant son départ pour Damas. On n'a jamais appris qu'il devenu soufi , franc-maçon et ami de la France . Boumédienne a rapatrié le reste de sa dépouille en Algérie non pas comme symbole et mythe fondateur de l'état Algérien. Mais comme symbole rappelant le peuple Algérien qu'il a été trahit par le voisin . D'ailleurs boumédiène lui même dit à ce propos :"que l'Emir n'a pas été vaincu par la France mais trahit". |
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#18
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Nul n'est censé ignorer de défendre sa patrie à l'intérieur de cette dernière. L'émir n'a pas su le faire sans impliquer une puissance et celle à la porté n'était pas les lointains ottomans. Il en résulte que la traîtrise, de la part du maroc naturellement il n'y en a pas eu, mais de la part des ottomans si. Dommage que les historiens algériens ne se soient pas plus penchés sur cet état de fait historique. |
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#19
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