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| Le vide en physique La découverte de l’électron, du proton et du neutron avait suggéré qu’il serait possible de réduire la totalité de la matière à l’agencement de trois particules élémentaires, mais l’histoire de la physique ne s’est pas terminée là. La découverte de nombreuses sub-particules a complètement ruiné l’espoir de ramener à quelques uns les constituants fondamentaux de la matière. Ce n’est pas que leur découverte ouvre une série indéfinie, c’est l’idée même de composant ultime qui est remise en cause ; de même que se voit remise en cause l’idée présente dans l’attitude naturelle selon laquelle la matière renverrait à quelque chose de concret. Au lieu de décrire la matière sous la forme de briques fondamentales, il vaut mieux la considérer sous l’angle de forces présentes dans l’univers et considérer les interactions des forces constitutives de ce que nous appelons les objets. 1) La théorie de la relativité a puissamment œuvré dans ce sens. Pour citer Frijof Capra dans Le Tao de la physique : La « théorie de la relativité a exercé une profonde influence sur notre représentation de la matière en nous forçant à modifier de façon radicale notre conception de la particule. Dans la physique classique, la masse d’un corps fut toujours associe à une substance matérielle indestructible. La théorie de la relativité a montré que la masse n’a rien à voir avec une substance quelconque, mais est une forme de l’énergie ». La quantité d’énergie contenue dans une particule est égale à la masse de la particule m, multipliée par c², le carré de la vitesse de la lumière, d’où la célèbre équation d’Einstein :E = mc² Une fois qu'elle est perçue comme une forme de l’énergie, la masse n’a en fait plus besoin d’être indestructible, elle peut très bien être représentée comme pouvant se transformer en d’autres formes d’énergie. C’est ce qui a lieu en laboratoire dans les collisions de particules, l’énergie de la masse des particules étant transformée en énergie cinétique. Il devient alors tout à fait possible de concevoir la création et la destruction de particules matérielles au sein d’une seule et même énergie. Dans l’histoire de la physique, ce revirement de point de vue n’était pas sans conséquence. Il impliquait dès le début, notamment dans les découvertes de Paul Dirac, que l’énergie fondamentale pouvait donner naissance à ce qui a été nommé de l’antimatière, double négatif de la matière. Capra écrit dans ce sens : « les paires de particules et d’antiparticules peuvent être crées si une énergie suffisante est disponible et convertible en énergie pure dans le processus inverse de destruction ». Depuis, cette hypothèse fantastique a trouvé sa vérification et elle a même été un des apports fondamentaux fait à la cosmologie contemporaine. Comment serait-on arrivé à pareil résultat à partir d’une conception chosique de la matière ? Ce n’était pas possible. Il fallait aller jusqu’au bout de la déconstruction de l’idée même de matière-objet. Dans la nouvelle vision de la physique, « les notions classiques comme celle de ‘particule élémentaire’, ‘substance matérielle’, ou ‘objet isolé’ ont perdu leur signification, l’univers entier apparaît comme un réseau dynamique de structures énergétiques interdépendantes ». Autant parler dès lors de champ d’énergie et cesser définitivement de parler de choses. Autant dire que ce qui nous apparaît au niveau macroscopique comme étant une chose, n’est à la limite qu’un champ localisé d’énergie. Et rien de plus. 2) Il ne reste alors, pour déconstruire l’idée classique de matière qu’à réhabiliter le vide, ce vide soit-disant séparé des objets appelés « atomes » et n’ayant aucune qualité. Et il n’est même plus nécessaire d’aller chercher cette valeur du vide dans une lointaine spiritualité orientale, ce sont les physiciens qui eux-mêmes nous y invitent ! Nous avons vu que dans le paradigme mécaniste de la science moderne, on se représentait la matière sous la forme de particules solides, indestructibles, évoluant dans le vide. La physique contemporaine opère une révision radicale de cette image. Déjà, chez Einstein, l’unification du champ gravitationnel et de la géométrie de l’espace laissaient entrevoir l’importance fondamentale de la théorie du champ et celle du vide en tant qu’entité dynamique. Partout où il y a un corps massif, il y a un champ gravitationnel et ce champ se manifeste comme courbure de l’espace entourant ce corps. Nous ne devons pas penser que le champ « remplit » l’espace et le courbe, les deux ne peuvent pas être distingués, le champ est l’espace courbe. Le champ gravitationnel et la géométrie de l’espace sont identiques. La matière ne peut pas être séparée de son champ de gravité et le champ de gravité ne peut pas être distingué de l’espace courbe. Matière et espace sont des structures inséparables d’un ensemble singulier : le continuum spatio-temporel. Selon Einstein lui-même, nous pouvons considérer que la matière est constituée des régions de l’espace dans lesquelles le champ est extrêmement dense. Il n’y a alors pas place, dans ce nouveau type de physique, pour le champ plus la matière, parce que le champ est l’unique réalité. Cela implique que les objets matériels ne sont jamais dissociables de leur environnement et ne sauraient en aucune manière être définis comme des entités distinctes, si bien que leurs propriétés ne peuvent pas être comprises sans leur interaction avec l’univers lui-même. Chaque objet n’existe en un sens que comme un champ localisé, porté par la totalité de l’univers. Cela est vrai dans l’infiniment petit, comme cela reste vrai dans l’infiniment grand. L’astronome Fred Hoyle formule cette idée ainsi : « Les développements actuels de la cosmologie en sont arrivés à suggérer avec assez d’insistance que les situations quotidiennes ne pourraient persister sans les parties éloignés de l’univers, que toutes nos idées d’espace et de géométrie seraient entièrement invalidées si les parties éloignées de l’univers en étaient exclues. Notre expérience quotidienne, même jusque dans ses plus infimes détails, semble si étroitement intégrées à l’échelle de l’univers qu’il est presque impossible de considérer que les deux existent séparément ». Or, parler de champ localisé pour désigner une configuration locale de matière, implique que l’on s’interroge sur les fluctuations qui lui donnent naissance. L’expérimentation montre que dans une enceinte, même après avoir enlevé les particules, après avoir abaissé la température au zéro absolu, il reste encore quelque chose de l’ordre de ce qui a été appelé une fluctuation quantique. Le vide est en perpétuelle vibration, sous la forme d’énergie et d’onde. L’existence de ces fluctuations du vide ne fait aujourd’hui plus aucun doute et leur étude sous le thème du bruit quantique fait même l’objet de très nombreuses recherches. Dans les années 1920, Paul Dirac imaginait que ce que nous appelons vide est en fait une mer de particules non manifestées, invisibles, c’est-à-dire demeurant à l’état virtuel. Le fait d’introduire dans le vide une énergie créerait alors une fluctuation faisant apparaître une particule et une antiparticule, la matière et l’antimatière. L’accueil de la communauté scientifique aux prédictions de Dirac fut d’abord très réservé. Mais les confirmations expérimentales sont apparues ensuite. La cosmologie, en découvrant les trous noirs a largement exploité les hypothèses de Dirac. Il n’est aujourd’hui plus possible en physique de raisonner en opposant un vide dépourvu de qualité et un plein qui en serait lui pourvu. Il est tout à fait rationnel d’admettre que du vide quantique sous-jacent aux particules les plus fines, puisse surgir les particules elles-mêmes. Il est rationnel d’admettre au-delà des structures observables au niveau macroscopique, il existe un comme un murmure des fluctuations du vide, et que ce murmure quantique est l’origine probable de l’univers manifesté. Pour citer encore F. Capra dans des termes techniques : « La distinction entre matière et espace vide a dû être abandonnée lorsqu’il devint évident que des particules virtuelles peuvent spontanément procéder du vide et y disparaître à nouveau sans qu’aucun nucléon ou autre particule de forte interaction ne soit présent. Voici un « diagramme du vide », un antiproton (p), un proton (p) et un pion ( sont formés à partir de rien et disparaissent à nouveau dans le vide. Selon la théorie du champ, les événements de cette sorte se produisent continuellement. Le vide n’a rien à voir avec le néant Au contraire, il contient un nombre illimité de particules qui naissent et disparaissent sans fin ! » |
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| Comme le souligne Capra dans la suite du texte, cela veut dire que le vide physique n’est pas un pur néant, il contient la possibilité de toutes les particules. De plus, les formes qu’il engendre ne sont pas elles-mêmes des entités physiques indépendantes, mais sont des manifestations spatio-temporelles du vide fondamental sous-jacent. Le vide est un champ unifié omniprésent d’où émerge les particules qui structurent à plus haute échelle l’univers manifesté. Un peu d’audace. Maintenant, si le vide est un champ unifié omniprésent, pouvons-nous lui attribuer une puissance d’organisation ou même un intelligence créatrice ? Le propre de l’intelligence est de relier, comme le mot latin l’indique : inter-ligare. Avons nous des raisons de penser qu’une interrelation existe au niveau quantique de la matière ? Et bien oui ! C’est même une découverte majeure de la physique quantique. L’expérimentation a en effet montré en effet qu’une particule semble immédiatement informée de l’état d’une autre particule pourtant éloignée. Il est hors de doute qu’existe bel et bien au niveau quantique de la matière une corrélation infinie des événements. David Bohm, un physicien quantique n’a donc aucun mal à prolonger cette vision en soutenant que le champ quantique du vide enveloppe ce qu’il nom de l’ordre impliqué, tandis que le champ plus développé de la matière en est l’ordre développé. Arrivé à ce point, autant dire qu’il ne reste plus rien de la représentation de la matière qui fonde d’ordinaire le matérialisme ! L’atomisme est une simplification qui ne peut tirer son origine que des postulats de l’attitude naturelle qui nous portent à privilégier la chose comme constituant fondamental. Le sens commun est troublé quand il apprend de la physique que la table, si on la ramenait à se constituants comme particules, est pour l’essentiel du vide. Mince ! quand je me cogne dans la table je me fais mal, je ne rencontre pas un vide, mais un plein ! Ce sont donc des structures même de l’état de veille qui donnent la clé de la représentation de l’attitude naturelle. C’est seulement du point de vue de la vigilance que nous opposons sujet/objet, que nous opposons dans une dualité irréductible un sujet conscient avec des choses dites inconscientes, situées dans l’espace, hors de nous. C’est la vigilance qui nous prescrit de croire qu’il existe en-soi, de manière séparée, des « objets ». Et si cette dualité était une fiction ? |
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| Il faut lire ca bien svp afin d éviter de dire de n importe quoi sur "le vide" |
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| Je lirais ca demain, c'est l'heure de patir |
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__________________ Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m 'enrichis (St-Exupéry) |
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| c'est une approche qui repose sur: la théorie générale des systèmes la théorie de la communication le constructivisme
__________________ Si tu diffères de moi, frère, loin de me léser, tu m 'enrichis (St-Exupéry) |
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_________ Définition C'est quoi ? =>Les sciences des systèmes sont les sciences des ensembles. Elles analysent le tout et s'accomodent de l'incompréhension dans le détail. C'est aussi ce que l'on appelle le plus souvent la systémique. (voir aussi Introduction à la systémique) Ce n'est pas quoi ? On peut assez grossièrement les opposer aux sciences exactes cartésiennes qui découpent le savoir en entités premières irréfutables. On opposerait ainsi les sciences de la particule élémentaire qui déduisent le tout et les sciences du tout qui déduisent la particule élémentaire. Analytique Systémique Unité Atome Système Concept Absolue Relatif Domaine Théorique Pratique Outils Microscope Macroscope En réalité, ce sont deux approchent qui se complettent plus qu'elles ne s'opposent. Pourquoi ? Pourquoi ne pas se contenter de l'analytique ? Car une somme de détails exacts peut donner un ensemble absurde, ce que l'on peut imager grâce à l'illusion d'optique. L'expression sciences des systèmes (au pluriel) semble plus neutre car différentes "écoles" existent toujours. Quant on n'en comprend qu'une, il paraît évident qu'elle englobe toutes les autres, et il est donc difficile de quitter l'une d'elle pour enbrasser les autres. Ca sort d'où ? Peut-être de la frontière entre sciences humaines et sciences exactes. la General System Theory C'est la théorie de Ludwig von Bertalanffy qui amène le concept de globalité au travers de la biologie. Elle est aujourd'hui un peu fondue avec la systémique, mais elle a pourtant une identité propre. La globalité : L'ensemble diffère de la somme des détails. Un élément plus un élément donne une nouvel élément qui a de nouvelles possibilités. Voir les isomères le structuralisme C'est Ferdinand_de_Saussure qui introduit la notion de structure à travers la linguistique. La structure: On croit toujours connaître les limites d'une chose, mais quant il s'agit d'un mot, on doit définir ce qu'est la limite des choses. Où commence un élément, et où il finit. La différenciation des éléments dépend de l'utilité qu'elle peuvent avoir . Voir Le_cru_et_le_cuit la cybernétique C'est Norbert_Wiener qui invente ce mot qui témoigne du principe de l'étude des échanges d'information en tant que tel à travers les mathématiques. Les interactions: C'est un échange d'information entre deux objet. Que ces objet soit animal, hummain ou mécanique, cela n'entre absolument pas en compte dans l'étude ce l'interaction en tant que tel. Voir aussi Théorie de l'information Récap' la systémique le structuralisme la cybernétique Principe Globalité, système Structure, différenciation Interaction, information Sciences d'origine Biologie Linguistique Informatique théorique Sciences apparentées Thermodynamique, Statistiques... Dialectique, Sciences cognitives... Intelligence_artificielle, Psychologie sociale... Composantes: L'émergence (& comportement_émergent) Le signe linguistique La rétroaction, l'autorégulation (& l'auto-organisation) Initiateurs Ludwig_von_Bertalanffy Ferdinand_de_Saussure Norbert_Wiener Acteurs Claude_Lévi-Strauss Ca sert à quoi ? paquet d'onde : un modèle du photonAux sciences parentes La biologie, peut être plus que toutes autres, avec Ludwig von Bertalanffy entre autres et les analogies avec la biologie cellulaire plus particulièrement. La linguistique base du structuralisme, notamment grâce à une analogie avec l'économie. On peut l'élargir à la sémiotique en général. Les mathématiques des prémisses ont été posées par Henri Poincaré, puis Norbert Wiener proposera la cybernétique vers la recherche de l'intelligence artificielle. Aux sciences affiliées La théorie du chaos Le système dynamique La prospective Aux domaines parallèles On la rattache à : L'épistémologie science qui étudie les sciences L'ontologie, la métaphysique et l'holisme La thermodynamique vraiment c est bien résumer ![]() |