Mohammedia : « L’isle de Fédala »


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  #1  
Vieux 23/01/2007, 16h48
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Date d'inscription: janvier 2007
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Par défaut Mohammedia : « L’isle de Fédala »

Située sur la côte atlantique à une vingtaine de kilomètres de Casablanca dans les tribus des Zénatas, Mohammedia, était connue depuis longtemps sous son appellation de Fédala. Ainsi, la cité fleurie possède une bien longue histoire. Il était une fois Fedala...


C’est entre le Xe et le XIe siècle, que les Barghwatas* construisent un port sur l’Atlantique (au nord d’Anfa). Ils en font un centre important d’exportation de produits agricoles, principalement du blé. Pêcheurs et marchands espagnols, Génois et Vénitiens commercent avec ses habitants au XIVe et au XVe siècles. Au XVIIe siècle, cette baie de Fédale ou « d’isle de Fédala » sert de refuge momentané aux bâtiments des corsaires de Salé, poursuivis par les frégates du roi de France. Vaincus les pirates laissent place au XVIII ème siècle, à la marine française. La casbah de Fédala est construite à la même époque. À la tombée de la nuit, sa porte principale est fermée et seuls les résidents connus ont le droit d’y rentrer. Les Portugais qui l’occuperont un peu plus tard, y laisseront quelques édifices encore visibles. En 1910, la ville compte 300 habitants. Elle n’est encore qu’un simple souk pour les tribus Zenatas. Derrière les remparts, du côté de Tamasna, se trouvent des silos de céréales construits par le sultan Mohammed Ben Abdallah.

*Au sud de l’oued Sebou, les Barghwatas fondent un petit état indépendant en 744 dans le Maroc occidental, qui pratique un islam altéré et dure jusqu’à la fin du XIe sc.).
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  #2  
Vieux 23/01/2007, 16h51
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déchiré,ce vent de peine
 
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Par défaut Re : Mohammedia : « L’isle de Fédala »

vive mohammedia!!!!!!!merci pr le cours d'histoire va fait plaisir
mais quel est la signification de pratique "un islam altére"?

merci
salam alaykoum
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  #3  
Vieux 23/01/2007, 16h57
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Messages: 5 022
Par défaut Re : Mohammedia : « L’isle de Fédala »

Cool mohammedia est a l'honneur...

Les origines

Des pêcheurs et des marchands espagnols, gênois et vénitiens commerçaient déjà avec Fédala au XIVe et au XVe siècles.
Au XVIIe siècle, ce port sous le nom de Fédale ou de "l'isle de Fédala" servait surtout de refuge momentané aux légers bâtiments des corsaires de Salé, poursuivis par les frégates du roi de France.
Fédala fut fondée en 1912 par Mr Georges Hersent. Il créa la compagnie Franco-Marocaine qui prit une part importante au développement de la cité.
En juillet 1914 se constitue la compagnie du port de Fédala. La ville Balnéaire prit corps en 1925 et l'esplanade fut construite en 1938. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l'office Chérifien de l'habitat se chargea de la disparition des bidonvilles par la création des lotissements de Fédala El Alia.
La construction du sea line en 1951 fit de Fédala le premier et le plus moderne port pétrolier d'Afrique du nord.
La ville comptait 300 habitants en 1910, 25000 en 1954 et 120 000 en 2000.

Fédala a été rebaptisée Mohammedia par Feu sa Majesté le roi Mohammed V le 25 juin 1960

Dernière modification par Wakilmalik ; 23/01/2007 à 17h10.
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  #4  
Vieux 23/01/2007, 17h03
 
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Par défaut Re : Mohammedia : « L’isle de Fédala »

Je suis d'Alalia Mohammedia. Par contre on disait que les Berghwata véneres la tête du coq. Est ce vrait.?
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  #5  
Vieux 23/01/2007, 17h35
Avatar de faizallah
déchiré,ce vent de peine
 
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Citation:
Envoyé par adnaneo
Cool mohammedia est a l'honneur...

Les origines

Des pêcheurs et des marchands espagnols, gênois et vénitiens commerçaient déjà avec Fédala au XIVe et au XVe siècles.
Au XVIIe siècle, ce port sous le nom de Fédale ou de "l'isle de Fédala" servait surtout de refuge momentané aux légers bâtiments des corsaires de Salé, poursuivis par les frégates du roi de France.
Fédala fut fondée en 1912 par Mr Georges Hersent. Il créa la compagnie Franco-Marocaine qui prit une part importante au développement de la cité.
En juillet 1914 se constitue la compagnie du port de Fédala. La ville Balnéaire prit corps en 1925 et l'esplanade fut construite en 1938. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, l'office Chérifien de l'habitat se chargea de la disparition des bidonvilles par la création des lotissements de Fédala El Alia.
La construction du sea line en 1951 fit de Fédala le premier et le plus moderne port pétrolier d'Afrique du nord.
La ville comptait 300 habitants en 1910, 25000 en 1954 et 120 000 en 2000.

Fédala a été rebaptisée Mohammedia par Feu sa Majesté le roi Mohammed V le 25 juin 1960


wéééééééééééééééééééé el alia!!!c chez moi!lol

mais ca ressemble pas du tout a une construction organisé de lotissement
plus chacun sa maison cependant c'est vrai qu'il y a des restrictions telle la hauteur...
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  #6  
Vieux 23/01/2007, 17h50
Avatar de bakero  
Date d'inscription: octobre 2004
Messages: 6 816
Par défaut Re : Mohammedia : « L’isle de Fédala »

Citation:
Envoyé par rifatlas
Située sur la côte atlantique à une vingtaine de kilomètres de Casablanca dans les tribus des Zénatas, Mohammedia, était connue depuis longtemps sous son appellation de Fédala. Ainsi, la cité fleurie possède une bien longue histoire. Il était une fois Fedala...


C’est entre le Xe et le XIe siècle, que les Barghwatas* construisent un port sur l’Atlantique (au nord d’Anfa). Ils en font un centre important d’exportation de produits agricoles, principalement du blé. Pêcheurs et marchands espagnols, Génois et Vénitiens commercent avec ses habitants au XIVe et au XVe siècles. Au XVIIe siècle, cette baie de Fédale ou « d’isle de Fédala » sert de refuge momentané aux bâtiments des corsaires de Salé, poursuivis par les frégates du roi de France. Vaincus les pirates laissent place au XVIII ème siècle, à la marine française. La casbah de Fédala est construite à la même époque. À la tombée de la nuit, sa porte principale est fermée et seuls les résidents connus ont le droit d’y rentrer. Les Portugais qui l’occuperont un peu plus tard, y laisseront quelques édifices encore visibles. En 1910, la ville compte 300 habitants. Elle n’est encore qu’un simple souk pour les tribus Zenatas. Derrière les remparts, du côté de Tamasna, se trouvent des silos de céréales construits par le sultan Mohammed Ben Abdallah.

*Au sud de l’oued Sebou, les Barghwatas fondent un petit état indépendant en 744 dans le Maroc occidental, qui pratique un islam altéré et dure jusqu’à la fin du XIe sc.).
c'est déjà posté
L'actu de Mohammedia en post #81.

la source c'est : la gazette du maroc
__________________
Je dis à tous les khich ppich, ne vous en faites pas!!
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  #7  
Vieux 23/01/2007, 17h51
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Messages: 6 816
Par défaut Re : Mohammedia : « L’isle de Fédala »

Citation:
Envoyé par snp1975
Je suis d'Alalia Mohammedia. Par contre on disait que les Berghwata véneres la tête du coq. Est ce vrait.?
c'est qui les berghwata?? je connais pas!!
__________________
Je dis à tous les khich ppich, ne vous en faites pas!!
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  #8  
Vieux 24/01/2007, 13h11
 
Date d'inscription: janvier 2007
Âge: 53
Messages: 203
Par défaut Re : Mohammedia : « L’isle de Fédala »

kala20/11/2006, 10h30
Histoire. Berghwata.

Source :Tel Quel


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La dynastie des Berghwata a régné durant quatre siècles sur la région de Tamesna, du Bouregreg au Oued Oum Rabi'.

Leur principauté avait son propre prophète, son propre Coran et ses propres rites.

Mais le pouvoir central, depuis les Almohades, en a fait disparaître toute trace. Enquête.


Qui sont les Berghwata ?

Leur nom ne figure nulle part dans les manuels scolaires d'histoire. Une seule ligne figure à leur propos sur le site officiel du ministère de la Communication, apprenant au lecteur que ces gens se sont soulevés contre le califat omeyyade.
Hormis des érudits d'origine berbère, très peu savent que les Berghwata furent la dernière dynastie dont les rois étaient des Marocains de souche, des fils du bled du premier jusqu'au dernier.

Ce que le public ignore aujourd'hui, c'est que les Berghwata ont régné sur la région de Tamesna, de Salé à Safi (ce que l'on nomme actuellement le Maroc utile) pendant quatre siècles.

Surtout, ils avaient leur propre prophète, leur Coran et leurs rites. Qui sont donc ces gens qui ont régné de 742 à 1148, sans laisser la moindre trace dans l'histoire officielle ?

Les Berghwata étaient connus également sous le nom de Béni Tarif, d'après le nom du fondateur de la principauté.

Ce guerrier marocain a d'abord rejoint l'armée des Arabes provenant d'Orient qui ont avancé vers l'Espagne, avant de rejoindre le dissident kharijite Mayssara et porter le glaive contre les conquérants musulmans, “pilleurs de biens et violeurs de belles femmes”.

Tarif avait eu, en échange de son jihad, des terres près de Rio de Barbat en Andalousie.

La plupart des historiens décèlent dans ce nom l'origine des “Berghwata”.

D'autres rappellent que Tarif est un amazigh et que les Berghwata proviennent de la dynastie berbère des Bacchus. En tout cas, Abou Oubaïid Al Bakri, l'un des plus importants chroniqueurs des Berghwata, raconte qu'en 740, “les berbères de Masmoda et Zenata (principales tribus marocaines de souche) ont désigné Tarif comme leur chef”.

Il fut considéré comme le fondateur effectif de la principauté des Berghwata, mais c'est son fils, Salih Ibn Tarif, qui passe pour être le fondateur spirituel et le créateur de la religion des Berghwata.

De la Taqiya à la prophétie

Les Berghwata n'ont pas renoncé à l'Islam d'un seul coup. Pendant le premier siècle du règne des Béni Tarif, ni Salih, ni même son fils, ne se sont proclamés prophètes.
Ils restèrent tous deux partisans des Ibadites de la fraction des Kharijites (musulmans plaidant pour la démocratie et l'égalitarisme).
Les chroniqueurs relatent que Salih avait peur pour sa vie. Il confia sa religion, sa science, ses principes et son fiqh à son fils, lui recommandant de les garder secrets et de “ne pas les révéler jusqu'à ce qu'il se sente en confiance et en sécurité. Il pouvait alors appeler les siens à rejoindre sa religion et éliminer tous ceux qui s'y opposeraient”.
Exactement comme l'avait fait, avant lui, le prophète Mohamed en Orient. Les Berghwata voulaient recréer une copie conforme du messager de Dieu dans le Maghreb. À une différence près : Salih, l'homme pieux qui a réussi à rassembler moult tribus autour de lui, a gardé le silence sur sa foi tout au long de sa vie.

Il a fallu attendre le troisième prince de la lignée, Younès, pour que la prophétie des Béni Tarif soit révélée.
Les prémices de cette transformation se manifestent pour la première fois en 816, lorsque Younès, accompagné de quatre imams marocains des moutazilites et des kharijites, partit pour Damas où il a acquis les sciences d'astronomie, d'astrologie, d'Ilm Al kalam (théologie) et d'argumentation, auprès d'un Cheikh moutazilite. “Au retour à la principauté de son père, il pouvait prédire les éclipses, ce qui le rapprochait du statut de prophète”, raconte l'historien Mohamed Talbi.

Le fait qu'il se trouvait au milieu de gens incultes lui facilita certes la tâche, mais comment est-il arrivé à faire prévaloir cette prophétie ?

Selon la plupart des chroniqueurs, il argumenta que son grand-père fut le premier des prophètes, prenant pour preuve… le Coran. Il s'est ainsi basé sur ce verset : “Les vertueux (Salih) d'entre les croyants, et les Anges sont par surcroît [son] soutien” (Attahrim, 4). Le “Salih Al mouminine” a donc remplacé, dans l'esprit des Berghwata, “Amir Al Mouminine” (le Commandeur des croyants), arabe, despote et arrogant. Il lui était même supérieur, l'équivalent de “Salih” en tamazight étant “wari a wara” (littéralement : celui à qui personne ne succédera). Younès eut même recours à un autre verset du Coran pour faire prévaloir le statut mérité de son grand-père en tant que prophète : “Et Nous n'avons envoyé de Messager que dans la langue de son peuple” (Ibrahim, 4).

Son argument est simple : Mohamed étant arabe, Salih a d'autant plus le droit de transmettre le message de Dieu auprès des siens au Maroc. Younès a même prédit que son grand-père allait réapparaître sous le règne du 7ème roi des Béni Tarif en tant que “Al Mahdi Al Montadar”. Cela montre, d'après l'historien Mouloud Achaq, l'imprégnation des Berghwata du mahdisme d'inspiration chiite.

Selon Mohamed Talbi, Younès s'est proclamé de la prophétie de son grand-père, personnage vénéré, pour donner une certaine crédibilité à son propre pouvoir.

à suivre ...

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