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Vieux 27/01/2007, 21h18
 
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Par défaut LA DIMENSION SPIRITUELLE DU PEUPLE JUIF ET LA PERENNITE.....(2 partie)

II. L’ACCEPTATION EXPRESSE PAR LES RESPONSABLES POLITIQUES DE LA PROMESSE DIVINE FAITE AU PEUPLE JUIF


Si D-ieu a promis la terre à son Peuple, les responsables politiques se doivent d’aménager les institutions de l’Etat hébreu pour faire d’Israël l’Etat de tous les juifs (1°). L’occasion serait alors donnée à la communauté juive mondiale de pourvoir le plus largement possible aux difficultés économiques des israéliens vivant sous le seuil de pauvreté (2°).


1°) Israël, Etat de tous les juifs

En 1896, lorsque Herzl a publié « Der Judenstaadt » (l’Etat Juif ou l’Etat des Juifs selon la formulation allemande), le but était de régler le phénomène de l’antisémitisme au moyen d’une souveraineté juive dans un foyer accueillant le Peuple Juif. L’année suivante Herzl présidait le premier congrès sioniste, fondait l’hebdomadaire sioniste « die Welt » et entreprenait la rédaction « d’une charte du peuplement juif dans le pays d’Israël ».

Aujourd’hui, le pays d’Israël existe, juif, laïc et démocratique et n’est plus simplement une terre promise mais bien une réalité politique et un possible refuge, asile ou sanctuaire pour les juifs du monde si un pays élaborait une loi ségrégationniste ou prônait leur extermination.

Le problème se pose donc de savoir s’il convient de sacrifier Israël sur l’autel des principes démocratiques et d’accepter de disparaître au profit de personnes qui refusent précisément la règle démocratique.

Ainsi, peut-être était-il prématuré de nommer Raleb Majadelah (le 11 janvier 2006) en qualité de ministre alors qu’il n’est pas certain (selon un principe de réciprocité) que l’Autorité Palestinienne autorise la nomination d’un Ministre juif dans le fonctionnement des institutions palestiniennes.

Pour leur part, les députés arabes de la Knesset continuent d’agir contrairement aux intérêts supérieurs de la nation juive comme le député arabe Mohamed Barakhe qui s’est présente comme membre du peuple palestinien lorsqu’il a rendu visite à Marwan Barghouti (qui lui a confie le 11 janvier 2006 revendiquer un Etat palestinien dans les frontières de 67, Jérusalem et le retour des réfugiés) ou encore Ahmed Tibi qui s’est rendu le 11 janvier 2007 à Ramallah pour le 42° anniversaire du Fatah à l’occasion duquel il a appelé le peuple palestinien à poursuivre la lutte armée contre Israël.

La loi fondamentale du 12 février 1958 oblige les députés à faire allégeance à Israël (art 15) et prévoit le retrait des prérogatives attachées à la fonction ou s’ils ne se libèrent d’une autre allégeance (art 16A).

Alors le temps est peut-être donc venu de sanctionner ce défaut d’allégeance de tous ceux qui oeuvrent à la destruction de l’Etat juif comme prélude à leur expulsion du pays et de faire définitivement d’Israël l’Etat de tous les juifs.

Il suffit pour ce faire d’accorder aux juifs du monde qui le souhaitent, la nationalité israélienne alors même qu’ils n’entendent pas faire leur Alya et de réserver à la seule nation juive, le contrôle politique de l’Etat d’Israël.

L’aménagement de telles institutions consacrerait l’acceptation par le Peuple juif de la promesse divine qui lui a été faite sans pour autant priver les ressortissants non juifs des prérogatives que leur accorde l’Etat démocratique.


2°) La contribution de la communauté juive mondiale

La situation économique en Israël est pour le moins contrastée : bien que le taux de croissance soit très élevé et que les entreprises réalisent des bénéfices substantiels, tous ne profitent pas de l’embellie économique.

La société israélienne comprend une population indigente qui grandit d’année en année et une proportion alarmante d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté.

Les membres de la population juive de diaspora qui sollicitent le bénéfice de la nationalité israélienne pourraient pourvoir aux difficultés économiques des personnes israéliennes vivant sous le seuil de pauvreté soit financièrement, soit dans le cadre de période passée bénévolement en Israël.

Dans ce cadre, le peuple juif obéirait à une injonction divine qui lui est faite de « donner », indépendamment de la situation financière ou même de l’intention de donner, et ce, dans une perspective de justice et de droiture.

Ainsi, dans le deutéronome (15, 7-8) on trouve : « S'il y a chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins ». D’ailleurs cette obligation l’est « a seule fin qu’il n’y ait pas d’indigent chez toi » (15,4) même si la pauvreté semble une être une fatalité puisqu’il est dit : « il ne manquera pas d’indigent au sein du pays » (15-11).

On peut citer de la même manière le lévitique (19,9-10) « Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. Je suis l'Éternel, votre Dieu ».

Notons par ailleurs que dans la Loi, il existe des critère de priorité pour l’allocation des dons de charité : les personnes pauvres de la communauté ont la priorité sur les personnes pauvres des autres communauté et les personnes pauvres vivant en Israël ont la priorité sur les personnes pauvres des autres pays.

Ainsi, il pourrait donc être mis en place des associations chargées de recueillir les dons des nouveaux israéliens, à charge pour elles de les redistribuer en fonction de critères à définir ou organiser des périodes de bénévolat en Israël pour les israéliens peu fortunés.

Alors, après la Techouva, et la Tsédaka, il ne resterait que la prière pour être tout à fait pardonné des pêchés.

L'ANALYSE POLITIQUE

Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

recopié et retransmis par:

moulay abdellah bouskraoui
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