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| MELBOURNE (AFP) - C'est avec une logique implacable que Roger Federer a remporté dimanche à l'Open d'Australie son dixième tournoi du Grand Chelem, sans qu'aucun de ses sept adversaires n'arrive à lui ravir le moindre set. Voilà qui est nouveau. Sur la route qu'il emprunte quotidiennement pour se rapprocher du titre de meilleur joueur de tous les temps, le Suisse n'avait encore jamais remporté un majeur sans perdre un set. Après cet énième exploit, on pourrait donc croire que le fossé qui le sépare de ses contemporains s'est encore élargi. A voir la correction infligée à Roddick, les difficultés de Nadal ou l'impuissance de Fernando Gonzalez, son valeureux adversaire en finale (7-6, 6-4, 6-4), la thèse prend effectivement du poids. Franchement y'en a marre des victoires de ce Federer...j'étais à fond pour Gonzalez même si ce n'était pas un de mes joueurs préférés. Quand est-ce que Federer se cassera la gueule? ![]() |