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| Mohammed VI absout «Assahifa» Alors que de toutes parts les réactions d¹indignation se sont exprimées au sujet du dossier concernant «le pétrole de Talsint» publié le 30 janvier par le quotidien «Assahifa», le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a reçu de la part de M. Mohamed Moatassim, Conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI, une lettre affirmant que «malgré les violations flagrantes de la déontologie et de l¹éthique professionnelles, et vu les excuses présentées par les responsables de ce journal, le Souverain a bien voulu prendre la décision de ne pas poursuivre en justice ce quotidien.» Dans son édition du mardi 30 janvier, le journal «Assahifa» a publié en première page un article attentatoire à la personne de SM le Roi, sous le titre provocateur: «Des secrets publiés pour la première fois sur «le mensonge du pétrole de Talsint»». Il se réfère à une «lettre» de la société de prospection pétrolière, dont ce quotidien a réclamé l¹exclusivité. L¹article en question a suscité des réactions, notamment de M. Younès Moujahid, secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), et de M. Abdelmounaïm Dilami, président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ). Le SNPM exige la rigueur journalistique M. Moujahid rejette, dans une déclaration à la Map, «le genre de pratiques journalistiques adoptées par le journal «Assahifa»», ajoutant qu¹«on ne peut accepter la publication d¹aucune accusation qu¹elle figure dans une lettre ou dans une déclaration, sans une vérification préalable avec la précision scientifique et professionnelle requise». Selon le SG du SNPM, «le journaliste ne peut rapporter des accusations ou être un relais dans la publication des allégations d¹autrui quelles qu¹elles soient et d¹où qu¹elles proviennentŠ S¹il est question d¹une personnalité publique, de surcroît d¹un chef d¹Etat, jouissant d¹un statut constitutionnel privilégié, les journalistes dans tous les pays, en particulier dans une démocratie, font preuve d¹une extrême précision et d¹une grande rigueur professionnelle». M. Younès Moujahid a invité les journalistes à respecter les règles de la déontologie, relevant qu¹«au moment où nous défendons avec acharnement la liberté de la presse et de l¹information, nous estimons en même temps que la pratique professionnelle doit être responsable et garante de la crédibilité de la profession». Il a enregistré «positivement les excuses des confrères d¹Assahifa». Le Bureau national du SNMP a décidé, lors d¹une réunion ordinaire tenue mardi soir à Rabat, de publier un communiqué sur cette question, qui sera axé sur des problématiques professionnelles en liaison avec cette affaire. La FMEJ pour le respect des personnes Quant au président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, M. Abdelmounaïm Dilami, il a déclaré à la Map que le dossier publié par «Assahifa» sur la découverte du pétrole à Talsint «constitue une atteinte à la déontologie de la profession et une violation des lois en vigueur au Maroc». M. Dilami a indiqué qu¹«en tant que Fédération, nous avons un référentiel essentiel, à savoir la charte déontologique de la profession adoptée par la Fédération, et qui insiste sur deux questions ayant un lien avec le cas d¹espèce», à savoir : 1- le «respect dû au chef de l¹Etat, SM le Roi, qui est en même temps Amir Al Mouminine», et «à l¹instar de tous les pays, il y a le respect dû à la personne et à l¹institution du chef de l¹Etat» ; 2- «la loi et la déontologie de la profession récusent les accusations et la diffamation contre les personnes». Et de conclure que la Fédération marocaine des éditeurs de journaux «prendra nécessairement position sur cette question». Les excuses d¹«Assahifa» Par ailleurs, «Assahifa» a présenté ses excuses, le même jour de la publication dudit dossier, reconnaissant que la lettre, objet de l¹article, «comporte des informations équivoques et contradictoires». Aussi le journal a-t-il renoncé à publier mercredi «le texte intégral de la lettre envoyée par Michael Costin, président de la société pétrolière américaine Skidmore», après qu¹il se soit rendu compte que «les lettres que la personne en question n¹a cessé de rédiger comportaient des informations équivoques et contradictoires, ce qui enlève toute crédibilité au contenu desdites lettres». Il a ajouté que les investigations qu¹il a effectuées ont montré que «cette lettre n¹était pas la première que cette personne adresse au Roi et à d¹autres responsables marocains et étrangers». «Tout en attirant l¹attention sur cette question afin que les lecteurs ne tombent dans la confusion, «Assahifa» présente ses excuses pour ce qu¹il a publié mardi au sujet de cette question». A signaler que le quotidien «Assahifa» en langue arabe est suspendu «provisoirement», par la décision de ses éditeurs, depuis mardi soir. Selon un communiqué de son directeur de publication, M. Mohamed Hafid, cette suspension serait décidée «en raison de dysfonctionnements dans sa gestion» (NDLR : la gestion du journal). M. Hafid indique dans le même communiqué que le journal informera ses lecteurs de la date de la reprise de sa parution. Source : Detail
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