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#101
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Ce qui est amusant c’est que “l’évangile de Barnabas » réfute le coran : 1. L’évangile de Barnabé nie que Jésus soit le Messie : Je te supplie de nous dire la vérité : «Es-tu le Messie de Dieu que nous attendons?» Jésus répondit : «Il est vrai que c'est ce que notre Dieu a promis, mais ce n'est pas moi, car il est fait avant moi et il viendra après moi.» Chapitre 96 Ceci entre en contradiction avec le Coran. Effectivement, ce dernier donne très clairement le titre de Messie à Jésus [Al-Masih en arabe], et n’attribue ce titre à personne d’autre que Jésus : Le Messie (Al-Masih) Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle venant de Lui…Sourate 4:171 (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : «Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera Jésus le Messie «al-Masih Hissa», fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah Sourate 3:45 2. La venue au monde de Jésus L'évangile de Barnabé précise que Marie a enfanté sans douleur dans une étable: La vierge (Marie) fut environnée d’une immense splendeur et elle enfante son fils SANS DOULEUR. Elle le prit dans ses bras, l’enveloppa de langes et le posa dans l’étable, car il n’y avait pas de place à l’auberge. Chapitre 3 Ceci contredit le Coran qui dit que Marie enfanta dans la douleur, dans le désert sous un palmier: Elle (Marie) devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. Puis LES DOULEURS de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : "MALHEUR A MOI ! QUE JE FUSSE MORTE AVANT CET INSTANT ! Et que je fusse totalement oubliée !" Sourate 19:22-23 3. Nombre de cieux Selon l'évangile de Barnabé, il y aurait 9 cieux: Je te le dis en vérité, il y a NEUF cieux entre lesquels se trouvent les planètes. Ils sont éloignés l'un de l'autre de cinq cents années de marche. La terre aussi est éloignée du premier ciel de cinq cents années de marche. Pourtant, arrêtes-toi à mesurer le premier ciel. Chapitre 178 De nouveau, l'évangile de Barnabé contredit le Coran qui enseigne qu'il y a 7 cieux, et non 9 : C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit SEPT cieux. Et Il est Omniscient. Sourate 2:29 4. Le Jugement Dernier D'après l'évangile de Barnabé, la fin du monde se déroulera en 15 étapes (jours), au 13ième jour, toutes les créatures terrestres mourront, et au 15ième jour, les anges eux-mêmes mourront et seul Dieu subsistera : Le treizième jour, le ciel se roulera comme un livre et il pleuvra tant de feu que tout ce qui est vivant mourra... Le quinzième jour, les saints anges mourront et Dieu seul restera vivant. A lui soit honneur et gloire! ” Chapitre 53 Cela contredit totalement la version coranique du Jugement dernier : Ce jour-là alors, l'Evénement se produira, et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là. Et sur ses cotés [se tiendront] les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d'eux le Trône de ton Seigneur. Sourate 69:15-17 5. Polygamie et monogamie L'évangile de Barnabé interdit la polygamie : Que l'homme se contente donc de l'épouse que son créateur lui a donnée et qu'il oublie toute autre!» André demanda : «Comment l'homme oublierait-il les femmes alors qu'il vit en ville où elles se trouvent en grand nombre?» Jésus répondit : «Certes, André, celui qui vit en ville aura du mal, car la ville est un éponge qui absorbe toute iniquité!» Chapitre 115 Faut-il rappeler que le Coran permet la polygamie : Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,...Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille). Sourate 4:3 Source : l'évangile de barnabé :texte integral Libre à vous de croire que ce texte est authentique mais dans ce cas, vous n'êtes plus un musulman ! |
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#102
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| pffff je viens de lir eun bout de cette evangile, meme un mauvais block buster américain ne ferais pas pire. c'est pas crédible une seconde. j'adore l'évangile qui accuse tous ceux qui croient en la reincarnation d'etre anatheme. Trop drole, vraiment..... PS quand Jesus fut arreté c'etait au mont des oliviers, devant des temoin et en presence de Juda.... et j'adore Jesusu qui prie en se baissant face contre terre comme les musulmans.... bizarrement aucun chretien n'a reprit cette pratique... alors que cela ne porte pas a conséquence.... pourquoi donc ? franchement c'est pas crédible une seconde comme evangile. |
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#103
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| En 1977, un texte d'évangile apocryphe avait été publié à Paris, chez Beauchesne, avec une traduction française, des notes et une étude très approfondie ; le titre de l'ouvrage en précisait le sujet : « Evangile de Barnabé, Recherches sur la composition et l'origine ». Plutôt que de présenter simplement la recension de l'ouvrage, nous voudrions signaler ici les principales implications d'une affaire qui n'a pas fini de faire parler d'elle. Sous sa forme actuelle, cet évangile existe seulement depuis quatre siècles. Diverses hypothèses ont été émises à son sujet. Le texte portait-il en lui la marque de positions judéo-chrétiennes des débuts de l'Eglise ? Des couches anciennes seraient-elles restées visibles dans le texte malgré les remaniements opérés par des rédacteurs successifs ? Bref nous sommes en face d'une énigme qui pourrait être nommée « l'affaire de l'Evangile selon Barnabé ». Enfin, de bons connaisseurs de l'histoire de l'Espagne après la reconquista veulent, avec raison semble-t-il, rattacher cette affaire à la littérature de résistance des morisques face à l'inquisition ; elle serait à mettre parmi les forgeries bien connues en Espagne datant de cette époque. Mais le plus clair de son histoire est qu'il a été adopté peu à peu par la propagande musulmane et depuis une cinquantaine d'années, il est utilisé assez largement. Il sert même en France à des propagandistes pour convertir des chrétiens à l'islam. Les débuts de l'affaire (XVIIe- XVIIIe siècles) Il existait, dans le très haut Moyen Age, un siècle avant l'islam, un évangile de Barnabé ; ce nom figure sur plusieurs listes d'ouvrages condamnés (décret du Pseudo-Gélase, etc.). Mais seul le nom est connu ; ni le texte lui-même, ni aucun témoignage sur la doctrine qu'il enseignait ne sont parvenus jusqu'à nous. Dix siècles plus tard, le nom réapparut et cette fois-là en liaison avec un texte précis, à forte saveur musulmane. Etait-ce celui que visait le décret du Pseudo-Gélase ? Etait-ce un tout autre ouvrage publié sous le même titre ? Les études devaient montrer que le livre actuel formait un ensemble parfaitement cohérent, ne pouvant pas avoir été rédigé avant notre Renaissance et qu'il avait été écrit en Occident. Il ne s'agissait donc pas du même texte et le « pseudo-Barnabé » n'avait aucune autorité d'évangile. Ses affirmations avaient la valeur des sources auxquelles elles avaient été empruntées. Nous désignerons par le sigle EB l'évangile de Barnabé, par EBI le texte italien, par EBS le texte espagnol. La première version de l'EB qui avait laissé des traces est le texte espagnol. Un manuscrit (ms9653, f° 178) à la bibliothèque nationale de Madrid en parle. Cet ouvrage avait été signalé en 1977 par Louis Cardaillac, historien de l'Espagne et spécialiste des morisques. L'auteur du manuscrit, en effet, est un morisque, un de ces musulmans espagnols extérieurement convertis au christianisme après la reconquista mais gardant leur foi musulmane dans leurs cœurs. Ce texte cité signale que la venue future de Mohammad est annoncée dans l'Evangile de Barnabé, ce qui est exact. Au début du XVIIIe siècle, la totalité de cet évangile en version italienne comme en version espagnole est vue et signalée pour la première fois. Un conseiller du roi de Prusse, P. Cramer, qui résidait à Amsterdam, avait fait l'acquisition du texte italien. En 1709, il le prêta à un érudit, humaniste unitarien, John Toland, qui fut un des premiers à en parler. Le manuscrit lui-même suivit un itinéraire qui le conduisit finalement à Vienne (Autriche) où il se trouve encore aujourd'hui à la bibliothèque nationale. John Toland perçut immédiatement l'aspect musulman du texte de l'EBI. Il se demanda s'il ne se trouvait pas en face d'un évangile répandu en Arabie à l'époque de Mohammad. Mais avec sagesse, il jugea qu'un supplément d'enquête s'imposait avant qu'il ne soit possible de se prononcer. Il rassembla même une série de questions qu'il serait bon d'adresser aux chrétiens résidant en terre d'Islam pour faire la lumière sur plusieurs points importants. De fait, l'aspect d'érudition devait attendre le début du XX è siècle pour être vraiment abordé. Quant à l'EBS, le texte espagnol, un orientaliste George Sale l'a eu sous les yeux. Dans l'introduction à sa célèbre traduction anglaise du Coran, publiée pour la première fois en 1734, il en parla. On apprît ainsi par lui que le prologue de l'EBS présentait le texte espagnol comme traduit à partir de l'italien. L'EBI toujours d'après ce prologue aurait été caché au Vatican ; le pape Sixte Quint (1585-1590) l'aurait conservé dans sa bibliothèque personnelle. Un religieux en visite chez lui l'aurait subtilisé et, après sa lecture, se serait converti à l'islam. Cette préface mélodramatique ajoute que le religieux en question, intrigué par un texte de saint Irénée dirigé contre saint Paul et qui alléguait l'autorité de l'Evangile selon Barnabé recherchait depuis quelques temps cet évangile. De telles allusions à l'œuvre de saint Irénée qui est à l'heure actuelle fort bien connue et ne contient rien de tel, montrent le caractère fantaisiste du récit. Le texte espagnol passa ensuite pour perdu jusqu'en 1976, date à laquelle sa présence a été signalée dans une bibliothèque de Sydney (Australie), la Fisher Library. L'exemplaire de Sydney est incomplet ; les chapitres 120 à 200 inclus manquent sur un total de deux cent vingt-deux . Une mention manuscrite sur cet exemplaire apprend que le texte avait été recopié sur celui qui avait appartenu à George Sale. |
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#104
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absolument pas: moi je suis d'accord avec caius: j'ai posé le meme raisonnement que caius dans la mosquée. Ce que caius semble faire: un copier/coller sans meme faire attention à la phrase du coran qui dit: ils n'ont aucune connaissance certaines et ils ne suivent que des conjectures. donc ce n'est pas un sosie envoyé par dieu pour tromper les humains, mais bel et bien les romains qui ont fait la simulation: pilate inocente jesus puis il fait sortir de chez lui une personne meconnaissable avec du sang sur la tete et la barbe. pilate frappe deux coup en meme temps: il innocente jesus et il fait plaisir au juifs. si tu veux qu'on oublie l'évangile de barnabes : oublies le. mais les autres preuves sont là: les incohérences de la bible elle meme. autre hypothèse: jesus fut levée au ciel avant meme etre jugé. donc pilate a jugé une autre personne defiguré: la preuve la bible elle meme. comment tu peux affirmer que c'était jesus qui sortait de chez pilate? comment tu peux confirmer que c'est le corp de jesus dans les mains de joseph, puisque la bible dit qu'il s'agit d'un corps méconnaissable. actuellement il faut avoir la fiche dentaire ou l'adn pour identifier un corps défiguré. en plus qui t'a dit que le coran permet la polygamie: c'était un fleau herité de la société avant l'islam et le coran défie les humains: et vous ne pouvez jamais etre juste envers vos femmes alors une est suffisante (lire le coran comme il faut), ca été permis que dans le cas des femmes veuves ayant des orphelins pour etre pris en charge par des riches croyants. soyons logique. Dernière modification par Dresseur ; 12/02/2007 à 18h30. |
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#105
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| Un essai pour y voir plus clair : le travail des Ragg (1907) Qu'il s'agisse de l'EBI ou de l'EBS, ces deux manuscrits restèrent dans l'ombre pendant des années ; la situation aurait pu durer longtemps si des polémistes musulmans ne s'étaient pas avisés d'exploiter ce nouvel évangile. Le texte complet leur était encore inconnu mais ce qu'en avait dit George Sale dans la préface de sa traduction du Coran fut mis en avant par un célèbre apologiste musulman de l'Inde. Il est ici nécessaire d'évoquer un gros travail publié en 1992 en allemand par Christine Schirrmacher : « Mit den Waffen des Gegners » ; elle y décrit les polémiques islamo-chrétiennes en Inde et en Egypte, surtout à partir de 1850 et jusqu'à la fin du XXe siècle. Un protestant de Bâle, Karl Gottlieb Pfander, avait publié une apologie du christianisme, soigneusement composée et l'avait successivement fait traduire en plusieurs langues. Cet ouvrage critiquait l'islam ; les musulmans n'ont pas de coutume de tolérer de telles attaques, aussi répondirent-ils. En Inde, l'un d'entre eux, Rahmatullah b. Khalîl al-Kairânâwî (1818-1891) composa un livre combatif qui aujourd'hui encore est utilisé en terre d'islam. C'est dans de tels milieux que l'existence de l'évangile de Barnabé fut invoquée avant tout comme argument pour appuyer la christologie musulmane. L'ouvrage de Christine Schirrmacher apporte beaucoup de lumière. Elle mentionne quelques auteurs qui nomment à ce moment, l'évangile de Barnabé. Leur nombre était infime ; il devait largement augmenter par la suite. Un seul musulman cite des extraits du texte. C'est alors que dans les milieux de l'Eglise d'Ecosse et ses missions dans l'Inde se manifeste le désir d'en finir avec ce soi-disant évangile. Deux personnes de cette église, Lousdale et sa femme Laura Ragg, versés dans des études italiennes médiévales, furent chargés de l'étudier, de le publier et de le traduire en anglais. Un orientaliste connu, D.S. Margoliouth, accepta d'examiner le texte d'un point de vue critique et rédigea une introduction convaincante. Le résultat du travail parut en 1907. Une vie de Jésus musulmane romancée Tout était net ; il s'agissait d'une vie musulmane romancée de Jésus précédée par un prologue anti-paulinien. Le cadre était emprunté aux quatre évangiles, à la manière du Diatessaron. Les péripéties de son existence et de son ministère se déroulaient depuis l'Annonciation jusqu'à son élévation au ciel. Les déplacements à travers la terre Sainte et la Syro-Phénicie se succédaient avec en plus un « carême » au Sinaï et une pointe jusqu'à Damas. Le contenu de l'évangile était épuré de tout ce qui pouvait faire croire que Jésus était plus qu'un homme. C'est un prophète qui prêche la morale, parle de l'amour de Dieu et du prochain ; sa doctrine avait un aspect très simple avec refus de l'idolâtrie, un monothéisme absolu, le souci de pureté rituelle et les ablutions avant la prière, la circoncision, le tout gonflé par de nombreuses considérations de spiritualité. Il était évident que l'évangile de Barnabé avait été composé après les quatre évangiles dont il dépendait ; il les pastichait de multiples façons. En outre, la doctrine générale sur le Christ, d'après Barnabé, était celle de l'islam. Le texte retenait l'affirmation de la naissance virginale de Jésus ; Jésus était né de Marie, sans le secours d'un père. Il effectuait des miracles « avec la permission de Dieu » comme l'enseigne le Coran. L'auteur reprenait des épisodes évangéliques et un point très net manifestait qu'il en dépendait entièrement. Dès qu'il ne suit plus ses sources, il fait preuve de maladresse ; il ignore au fond la géographie de la Palestine comme l'état social et politique du pays à l'époque de Jésus. Le miracle de la tempête apaisée sur le lac de Tibériade, par exemple, est reproduit d'après les Evangiles mais aussitôt après, la barque aborde à Nazareth, comme si ce village se trouvait au bord du lac. « Arrivés à Nazareth, les marins remplirent la ville du récit de ce que Jésus avait fait » (ch.20) puis « Jésus monta à Capharnaüm » (ch21), alors qu'au contraire Capharnaüm est sur le bord du lac et Nazareth à une altitude de près de sept cents mètres plus haut. Un relevé soigneux des principales erreurs a été donné dans l'ouvrage des Ragg. La position respective des diverses autorités politiques, romaines ou locales, le nombre même approximatif des forces armées, les invraisemblances historiques suffisent. Un autre trait prouve également le caractère bien postérieur de Barnabé ; il est classique de voir, dans un texte qui dépend d'un autre, la présence d'amplifications. Des chiffres sont repris mais augmentés. Barnabé mentionne ainsi des effectifs militaires innombrables en Palestine à l'époque du Christ. A Miçpa, trois armées de deux cent mille hommes chacune se rassemblent sous les commandements respectifs du Grand Prêtre, de Pilate et d'Hérode, tous trois montés à cheval (ch.91) ; Ou encore dans l'Evangile de Mathieu, Jésus demande de pardonner soixante dix-sept fois ; dans Luc ce sera sept fois par jour et dans Barnabé, soixante dix-sept fois par jour (ch.88). Il suffira d'attirer l'attention sur ce point ; la démangeaison qui pousse à multiplier les chiffres se retrouve partout (voir l'Index de la réédition 1999 au mot « nombre », p. 362). |
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| Oui il n y a que dresseur (et quelques imams sans papiers et complètement paumés) qui ignorent que le pseudo-évangile de Barnabé est une médiocre supercherie, c’est d’ailleurs pour ça que les musulmans renseignés évitent de le mentionner Pour les neuf cieux, il l’a pris chez Omar khayam : Ô homme insouciant ! ce corps de chair n'est rien, cette voûte composée de neuf cieux brillants n'est rien. Livre-toi donc à la joie dans ce lieu où règne le désordre (le monde) car notre vie n'y est attachée que pour un instant et cet instant n'est également rien. Lève-toi, viens, viens, et, pour la satisfaction de mon coeur, donne-moi l'explication d'un problème : apporte moi vite une cruche de vin, et buvons avant que l'on fasse des cruches de notre propre poussière. Qui lui-même l’a sans doute pris dans les écrits de Tchouang-Tseu Sois attentif à ta respiration Elle est le chemin de la libération, La voie qui apprivoise yin et yang. Tout vient du souffle; Quand l'homme reçoit la vie dans la matrice, Il reçoit les souffles des neufs cieux, Qui coagulent leur essence et forment spontanément l'homme. Tchouang-Tseu Dernière modification par BOUM ! ; 12/02/2007 à 18h34. |
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2. sa propre mere et ses compagnons l'on vu et il existe d'autre moyen de reconnaitre un homme vivant (durant sa passion et sa crucifixion) que son visage. Je suis persuadé que si ma mere me parlé meme avec un visage bandé ou defiguré elle me reconnaitrait |
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#108
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| Est-il possible de dater plus précisément le texte ? Bref, que l'évangile de Barnabé sous sa forme actuelle ait été rédigé d'après les évangiles canoniques et s'en inspire est évident. Il leur est donc postérieur. En outre, dans ses exposés de spiritualité cet évangile reproduit des thèmes qu'il serait invraisemblable de trouver avant une date tardive, mettons le milieu du Moyen Age, et en Occident. Ainsi la topographie des régions de l'enfer ou encore la division des péchés capitaux devenus péchés mortels, ou la description des phénomènes qui précéderont le Jugement dernier. Enfin, la critique des prêtres et des religieux se fait en des termes qui rappellent beaucoup plus l'anticléricalisme occidental médiéval que la vie au Proche-Orient à l'époque à l'époque de Jésus. Même la façon de parler des pharisiens remontant à l'époque d'Elie vise avant tout les religieux occidentaux de la fin du Moyen Age et de la Renaissance. Un dernier argument nous conduit après l'an 1350. Jésus parle des temps messianiques de l'avenir et ajoute : « et l'année du jubilé qui maintenant revient tous les cent ans reviendra chaque année et en tout lieu à cause du Messie » (ch. 82). Le jubilé était une institution juive périodique tombant tous les cinquante ans. Le jubilé tous les cent ans fut une exception dans l'église romaine lorsque fut décrétée en 1300 une année jubilaire qui aurait du se renouveler cent plus tard. Mais, dès 1350, la périodicité augmenta. Il y eut un jubilé en 1350 et ensuite tous les 25 ans. Que les années jubilaires au lieu de tomber tous les cent ans se soient multipliées, est un phénomène qui nous reporte après 1350. L'étude des Ragg vit le jour en 1907. L'ensemble des orientalistes l'approuva. « Apocryphe incontesté », écrivit Louis Massignon dans la Revue du Monde Musulman ; « fumisterie » (Gaukelei), déclara Ignace Golziher dans ses études sur le Coran. Quant au P. Lagrange, il eut ces mots dans une recension : « c'est un curieux monument d'un étrange état d'âme ; il n'est pas aussi ennuyeux que d'autres apocryphes » (Revue Biblique, 1908, p.300.). Du côté musulman, par contre, les arguments n'eurent aucun impact et, sauf dans quelques cas bien précis, l'engouement continua comme avant. Bien plus, le texte fut désormais entre les mains de ceux qui voulaient le consulter. Il venait d'être publié en traduction anglaise. Il fut aussitôt traduit en arabe (1908) au Caire, sous le patronage de la revue réformiste, le Manar. Ensuite, d'autres traductions furent mises en chantier, sans que jamais l'étude critique soit reproduite. Depuis lors, tous les travaux musulmans sur la christologie ou la vie de Jésus s'en inspirent. Même la simple existence de cet évangile sert à jeter la suspicion sur la fiabilité de nos évangiles : elle est mentionnée comme preuve de la véracité de ce que le Coran dit de Jésus. |
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#109
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Je suis vraiment impressionné par la rigueur et la profondeur de cette analyse !!! Je vais d'ailleurs recopier ton post pour pouvoir le relire tranquillement. Bravo pour ton intervention ! |
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| Dans le cas des forgeries, il est toujours difficile de reconstituer ce qui s'est passé. Silence et dissimulation sont de mise. Dans le cas présent, l'on sait que des crypto musulmans, après la chute du royaume de Grenade, sont à l'origine de la « découverte » d'une série de faux documents autour de cette ville. Tout commença en 1588, lors de la destruction d'un ancien minaret qui gênait la construction d'une grande église. Un coffret de reliques fut trouvé, il se présentait comme remontant aux temps apostoliques et aux débuts de l'épiscopat en Espagne. Puis d'autres pièces furent mises au jour, notamment des plaques de plomb (appelées livres de plomb) couvertes de textes en castillan et en arabe, censés dater de l'époque des apôtres. Les autorités ecclésiastiques firent appel à des morisques pour les traduire ; mais certains se demandèrent si les auteurs des faux n'étaient pas justement ces traducteurs. Il existe plusieurs études sur ces faux. La plus accessible est encore en anglais : Thomas Kendrick, Saint James in Spain, London, 1960. Or, parmi les livres de plomb, il s'en trouve un qui parle du « Véritable Evangile ». Ce livre intitulé : « Libro de la Historia de la Verdad del Evangelio » est édité dans le recueil Los libros Plumbeos del Sacromonte, edicion de Miguel José Hagerty, Madrid, 1980, pp. 119-130. Le texte raconte comment la Vierge Marie a confié à l'apôtre Jacques le Véritable Evangile pour qu'il l'emporte en Espagne et l'y cache. Ainsi, échappera-t-il aux altérations. Il est même donné diverses précisions, avec mention de Chypre, ce qui suggère l'idée de Barnabé. L'évangile de Barnabé lui-même enseigne que Jésus n'est pas le Messie et que Mohammad est le Messie annoncé. Cette idée est assez curieuse dans la bouche d'un musulman car le Coran dit formellement de Jésus : « son nom sera al-Masïh Isa, fils de Marie » (Coran 3,45). Mais les dernières études sur les morisques ont montré que parmi eux, pour exalter Mohammad, certains disaient que Jésus était le Messie des enfants d'Israël tandis que Mohammad était le Messie universel. Nous ne sommes plus bien loin de Barnabé. Finalement, cette dernière attitude reviendrait à voir dans ce texte un faux évangile destiné à renforcer dans leur foi les crypto-musulmans. En réalité, la préparation de toute cette affaire prit du temps. L'expulsion des morisques en 1609 survint avant que tout ne soit au point. Désormais, l'évangile selon Barnabé ne présentait plus le même intérêt, pour les morisques revenus en terre musulmane et qui n'avaient plus à vivre en dissimulant leur foi. Il fallut attendre le XIXe et surtout le XXe siècle pour que cet apocryphe retrouve son intérêt pour la propagande musulmane. Il ne l'avait d'ailleurs jamais vraiment perdu et en 1908, dans sa recension du livre des Ragg, le P. Lagrange le notait bien lorsqu'il présentait : « Un ouvrage qui connaît très bien les évangiles et même la Vulgate et qui se sert de la prédication de Jésus pour faire de la propagande en faveur de Mahomet » (Revue Biblique, 1908, p. 300). |