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L’association "Pour une Université à Safi" communique ces jours-ci dans la presse marocaine et sur le réseau internet (Limag...) dans le but de promouvoir la 9e édition du concours de nouvelles "Les Auteurs Inaperçus du Maghreb/BIDAYATE". Le choix exclusif et restrictif des seules langues arabes et française pour ce concours censé encourager le terroir local, soulève bien des questions de fond sur les moyens réellement accordés aux berbères pour valoriser leur production intellectuelle ainsi que sur le manque sensibilisation manifeste au problème berbère des politiques culturelles francophones au Maroc. Jusqu’à quand continuerons-nous d’accepter que les écrivains berbérophones demeurent aussi peu visibles dans leurs pays ? d’autant plus que ce concours est organisé dans un haut-lieu de l’amazirité. Safi est reconnue comme étant l’une des plus anciennes villes du Royaume du Maroc. Son nom tire son origine du berbère, du mot "assif" qui signifie (cours d’eau), précisemment de l’oued Chaâba qui la traverse. Quelle alternative pour des écrivains berbèrophones du Maroc si ce n’est d’envoyer leurs manuscrits dans leur langue maternelle, seule langue capable de refléter leur pensée ? Comment rendre inaperçu des auteurs sinon qu’en les privant des outils vitaux pour une survivance littéraire ? Avec une dimension berbérophone, à la genèse d’un projet d’Université de Safi, le concours des Auteurs inaperçus du Maghreb pourrait devenir un Prix Littéraire d’avenir et sortir enfin de l’absurde. maghrebcity.com |