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#1
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Le jeune homme nie s'être rebellé. La Stib affirme le contraire. Tous deux ont porté plainte WOLUWE-ST-PIERRE Jeudi après midi, 16 h 25, station Montgomery. Norredine A., jeune étudiant en électromécanique âgé de vingt ans, se fait contrôler par les agents du service sécurité et contrôle de la Société des transports intercommunaux bruxellois (Stib) sur le quai du tram 23-90. Il n'est pas en règle. Un de ses camarades de classe lui a volé son abonnement scolaire pour lui "faire une blague" , affirme le jeune homme. Visiblement nerveux, le contrôle est tendu. Il se passe mal et Norredine se retrouve plaqué au sol, un genou contre la figure, menotté. Les contrôleurs de la Sierra 1, nom de l'équipe de la Stib, l'embarquent dans un local technique situé en sous-sol de la station. C'est, selon le témoignage du jeune homme, là que tout aurait dérapé. "Ils m'ont mis face contre le mur, j'ai pris un coup de poing au-dessus de la nuque. Ils m'ont alors retiré les menottes, je me suis retourné et un type m'a foncé dessus puis m'a tabassé. J'ai reçu une dizaine de coups de poing sur le visage et le corps" , affirme Norredine. Confirmant ses propos dans un P.-V. acté par la police fédérale métro, le jeune étudiant déclare qu'il a ensuite été violemment jeté dans une autre pièce. "Je suis allé à l'hôpital français le soir même. Ils ont constaté des lésions aux poignets et une douleur à la cheville" , poursuit le jeune homme qui ne compte clairement pas en rester là. "Sur le quai, un agent m'a tiré par la ceinture. Je me suis libéré et me suis retrouvé face à lui, quasiment front contre front. Et je l'ai repoussé. Mais je ne lui ai jamais mis de coup de boule comme l'affirme la Stib." De fait, selon la Stib, l'agent en question a subi une incapacité de travail de trois jours pour coup de boule. Elle a d'ailleurs porté plainte contre le jeune homme pour coups et blessures. Un autre agent de sécurité de la Stib présent sur la scène lors des faits prend quant à lui la défense du jeune homme. "J'ai tout vu, en effet" , affirme l'agent sous couvert d'anonymat. "C'était un tabassage en règle, par pure jouissance. Le garçon était tendu. Alors on l'a mis par terre. On ne sait jamais comment ils peuvent réagir. Mais après, dans le local, il s'est littéralement fait tabasser. J'espère que cette histoire ira loin car ce qui s'est passé est scandaleux." Le jeune homme va aussi porter plainte, à la police et au Centre pour l'égalité des chances. Il demande également de visionner les vidéos prises sur le quai pour attester qu'il n'a pas agressé l'agent, même s'il reconnaît avoir été fort nerveux. Mathieu Ladevèze © La Dernière Heure 2007 http://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=166733 Dernière modification par Bladi ; 20/02/2007 à 11h54. |
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| Citation:
Je ne sais pas si on peut y croire... |
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CHARLEROI Un écolier de Charleroi, fils d'un commissaire de police, a été victime d'une sordide agression, le 5 février. Sordide car, en plus des coups qu'il a reçus, le jeune garçon est devenu l'acteur d'une vidéo, filmée par ses agresseurs sur un GSM. Dans le jargon actuel, on appelle ça un happy slapping, à savoir le fait que plusieurs individus fondent sur une victime pour le tabasser pendant que l'un des auteurs filme. Ce jour-là, à la sortie des cours, le jeune écolier a malheureusement croisé le chemin de trois ou quatre jeunes individus, réputés pour semer la violence aux abords des écoles du centre-ville. Frappé à coups de pied, de poing et de tête, le malheureux s'est fait voler son cartable que l'un des auteurs a abandonné un peu plus loin. La scène a été entièrement filmée par l'une des petites frappes. Ils avouent l'avoir regardée ensemble à l'école, le lendemain des faits. L'enquête de la police locale de Charleroi a toutefois été résolue rapidement. Trois suspects, âgés de 16 et 17 ans, ont été identifiés. Deux d'entre eux ont même été interceptés dans l'école qu'ils fréquentent, à Charleroi. Convoqués dans le bureau du directeur, ils ont été pincés par les policiers qui, discrètement, les ont emmenés au poste. Reconnus sur la vidéo, Nourridine et Khalid n'ont pu nier les faits. Le cameraman, Battista, est lui aussi en aveux. Sur son GSM, une autre scène de violence a été filmée. Cette fois, il s'agit d'une altercation survenue le 19 janvier entre les mêmes auteurs et un autre groupe de jeunes qu'ils appellent les grunges. Visiblement, ces derniers cherchaient aussi la bagarre. L'un d'eux aurait même proposé un corps-à-corps avec Khalid. De nouveau, la rixe a été filmée. Enfin, ces interpellations ont permis d'élucider un dernier vol avec violence à l'égard d'un jeune couple devant l'Institut Notre-Dame. Des bijoux avaient été arrachés aux victimes et revendus dans une bijouterie quelques heures plus tard. Cette fois, on ne parle pas de vidéo. Khalid, Nourridine et Battista ont tous trois été privés de liberté et présentés samedi matin au parquet de Charleroi. Les deux premiers ont été renvoyés illico devant le tribunal de la jeunesse. Le centre fermé d'Everberg étant complet, les deux jeunes suspects ont été relaxés ! Ils sont toutefois placés sur une liste d'attente et l'un d'entre eux a d'ores et déjà écopé de travaux d'intérêt général. En attendant un éventuel placement, ils courent donc les rues. |
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