Préparer le patient à la crise
Bonsoir à tous,
Malgré la sensibilisation des généralistes premier maillon de la chaîne extra-hospitaliere, je suis étonné de savoir que chaque année l’asthme est responsable de nombreux décès qui surviennent essentiellement au domicile.
Les spécialistes estiment que toute crise doit être considérée comme grave. Ce n’est pas parce qu’un asthme est léger ou intermittent qu’il ne peut pas s’exacerber de façon aigue ou extrêmement sévère. L’éducation thérapeutique du patient au sujet de la chronicité de la maladie est particulièrement importante.
Beaucoup de patient perçoivent encore mal le fait que leur affection puisse justifier un traitement prolongé. Un des rôles du médecin est aussi de faire comprendre le patient afin qu’il ne fasse pas d’amalgame avec une infection respiratoire.
L’asthme, c’est pas comme une infection respiratoire. On fait trop souvent cet amalgame. Quand on va mieux, il faut continuer le traitement.
Les patients doivent savoir ce qu’on n’est pas dans la même situation qu’une infection respiratoire d’origine bactérienne( le plus souvent une bronchite) pour laquelle on prend des antibiotiques qu’on arrête généralement après 6 jours.
Pour anticiper la crise il faut aussi sensibiliser l'éducation des patients à la reconnaissance des signes d'exacerbation. Cette approche est primordiale pour favoriser un comportement d'automédication ou d'appel des secours
|