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Vieux 07/03/2007, 10h23
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Par défaut Le baccalauréat "porteur d'inégalités"

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AUDE SÉRÈS.
Publié le 06 mars 2006

Pour Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, les enfants issus de milieux défavorisés sont surreprésentés dans les voies technologiques et professionnelles.

« DEPUIS maintenant plus de dix ans, le système est en panne ». C'est le constat que dresse Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, du système éducatif français dans un ouvrage à paraître demain et intitulé Que vaut l'enseignement en France ? (Éditions Stock). Bon connaisseur du système, ancien directeur de cabinet de Jack Lang, il stigmatise ainsi l'évolution de l'accès au baccalauréat des jeunes. Alors que le taux de bacheliers est passé entre 1985 et 1995 de 30 % à 60 % - il était de 10 % à la fin des années 1950 -, il stagne depuis dix ans ! Selon l'Éducation nationale, la proportion de jeunes qui obtiennent le baccalauréat a atteint l'an dernier 63,8 %. Elle était de 29,4 % il y a vingt ans et de 62,7 % il y a dix ans.


En
Pour Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, les enfants issus de milieux défavorisés sont surreprésentés dans les voies technologiques et professionnelles.

« DEPUIS maintenant plus de dix ans, le système est en panne ». C'est le constat que dresse Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, du système éducatif français dans un ouvrage à paraître demain et intitulé Que vaut l'enseignement en France ? (Éditions Stock). Bon connaisseur du système, ancien directeur de cabinet de Jack Lang, il stigmatise ainsi l'évolution de l'accès au baccalauréat des jeunes. Alors que le taux de bacheliers est passé entre 1985 et 1995 de 30 % à 60 % - il était de 10 % à la fin des années 1950 -, il stagne depuis dix ans ! Selon l'Éducation nationale, la proportion de jeunes qui obtiennent le baccalauréat a atteint l'an dernier 63,8 %. Elle était de 29,4 % il y a vingt ans et de 62,7 % il y a dix ans.


En réalité, dit-il, l'augmentation de l'accès au baccalauréat s'est faite au profit de l'émergence des bacs technologiques, créés en 1968, et professionnels, créés en 1985. Mais il va plus loin : l'accès au baccalauréat, passeport pour des études supérieures, est porteur, dit-il, d'inégalité sociale... « Il y a trente ans, 60 à 70 % des enfants de cadres passaient le bac, aujourd'hui ils sont 90 % », explique-t-il.


15% des enfants d'ouvriers ont un bac général


Le taux d'accès des jeunes issus des milieux les plus défavorisés reste inférieur à 50 %, essentiellement dans les voies technologiques et professionnelles. Ainsi, si la proportion d'enfants de milieux dé*favorisés accédant au bac a progressé, c'est grâce aux voies professionnelles et technologiques. « La probabilité pour un enfant d'ouvrier d'avoir le bac général n'a pas bougé depuis le début des années 1980, elle est toujours de 15 % », martèle-t-il. Car, avance Christian Forestier, si la part d'une classe d'âge qui obtient un baccalauréat général a atteint l'an dernier 34,6 %, il y a dix ans, cette proportion flirtait avec les 40 %. Aujourd'hui, 17,2 % d'une classe d'âge accèdent au bac technologique et 12 % au bac professionnel. Or, 150 000 jeunes, soit 20 % d'une classe d'âge, s'arrêtent au baccalauréat, dont la moitié après avoir tenté les études supérieures. « Et les deux tiers de ces jeunes laissés sur le bord du chemin de l'enseignement supérieur ont passé bac technologique ou professionnel ! »


Pour Benoît Theunis, responsable de l'enseignement technologique et professionnel au Snalc, « il n'y a pas eu de revalorisation de l'image des lycées professionnels par l'orientation. D'ailleurs, la découverte professionnelle en 3e n'a cours que depuis deux ans ». Afin d'éviter l'arrivée dans ces filières de jeunes déjà en situation d'échec scolaire, lui préconise une orientation dès la 4e. Selon Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa, « la création du bac professionnel a constitué un élément très positif, permettant une élévation générale du niveau d'une catégorie de jeunes ». Son constat : les voies technologiques et professionnelles sont encore celles vers lesquelles on est orienté par défaut. Ainsi, il insiste également sur le fait qu'« on n'a pas réussi à modifier les mentalités et le regard sur ce type de formation ».

Réagir dans le forum Haut de réalité, dit-il, l'augmentation de l'accès au baccalauréat s'est faite au profit de l'émergence des bacs technologiques, créés en 1968, et professionnels, créés en 1985. Mais il va plus loin : l'accès au baccalauréat, passeport pour des études supérieures, est porteur, dit-il, d'inégalité sociale... « Il y a trente ans, 60 à 70 % des enfants de cadres passaient le bac, aujourd'hui ils sont 90 % », explique-t-il.


15% des enfants d'ouvriers ont un bac général


Le taux d'accès des jeunes issus des milieux les plus défavorisés reste inférieur à 50 %, essentiellement dans les voies technologiques et professionnelles. Ainsi, si la proportion d'enfants de milieux dé*favorisés accédant au bac a progressé, c'est grâce aux voies professionnelles et technologiques. « La probabilité pour un enfant d'ouvrier d'avoir le bac général n'a pas bougé depuis le début des années 1980, elle est toujours de 15 % », martèle-t-il. Car, avance Christian Forestier, si la part d'une classe d'âge qui obtient un baccalauréat général a atteint l'an dernier 34,6 %, il y a dix ans, cette proportion flirtait avec les 40 %. Aujourd'hui, 17,2 % d'une classe d'âge accèdent au bac technologique et 12 % au bac professionnel. Or, 150 000 jeunes, soit 20 % d'une classe d'âge, s'arrêtent au baccalauréat, dont la moitié après avoir tenté les études supérieures. « Et les deux tiers de ces jeunes laissés sur le bord du chemin de l'enseignement supérieur ont passé bac technologique ou professionnel ! »

Pour Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, les enfants issus de milieux défavorisés sont surreprésentés dans les voies technologiques et professionnelles.

« DEPUIS maintenant plus de dix ans, le système est en panne ». C'est le constat que dresse Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, du système éducatif français dans un ouvrage à paraître demain et intitulé Que vaut l'enseignement en France ? (Éditions Stock). Bon connaisseur du système, ancien directeur de cabinet de Jack Lang, il stigmatise ainsi l'évolution de l'accès au baccalauréat des jeunes. Alors que le taux de bacheliers est passé entre 1985 et 1995 de 30 % à 60 % - il était de 10 % à la fin des années 1950 -, il stagne depuis dix ans ! Selon l'Éducation nationale, la proportion de jeunes qui obtiennent le baccalauréat a atteint l'an dernier 63,8 %. Elle était de 29,4 % il y a vingt ans et de 62,7 % il y a dix ans.


En réalité, dit-il, l'augmentation de l'accès au baccalauréat s'est faite au profit de l'émergence des bacs technologiques, créés en 1968, et professionnels, créés en 1985. Mais il va plus loin : l'accès au baccalauréat, passeport pour des études supérieures, est porteur, dit-il, d'inégalité sociale... « Il y a trente ans, 60 à 70 % des enfants de cadres passaient le bac, aujourd'hui ils sont 90 % », explique-t-il.


15% des enfants d'ouvriers ont un bac général


Le taux d'accès des jeunes issus des milieux les plus défavorisés reste inférieur à 50 %, essentiellement dans les voies technologiques et professionnelles. Ainsi, si la proportion d'enfants de milieux dé*favorisés accédant au bac a progressé, c'est grâce aux voies professionnelles et technologiques. « La probabilité pour un enfant d'ouvrier d'avoir le bac général n'a pas bougé depuis le début des années 1980, elle est toujours de 15 % », martèle-t-il. Car, avance Christian Forestier, si la part d'une classe d'âge qui obtient un baccalauréat général a atteint l'an dernier 34,6 %, il y a dix ans, cette proportion flirtait avec les 40 %. Aujourd'hui, 17,2 % d'une classe d'âge accèdent au bac technologique et 12 % au bac professionnel. Or, 150 000 jeunes, soit 20 % d'une classe d'âge, s'arrêtent au baccalauréat, dont la moitié après avoir tenté les études supérieures. « Et les deux tiers de ces jeunes laissés sur le bord du chemin de l'enseignement supérieur ont passé bac technologique ou professionnel ! »
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  #2  
Vieux 07/03/2007, 10h24
Avatar de kamomille
 
Date d'inscription: avril 2005
Messages: 7 005
Par défaut Re : Le baccalauréat "porteur d'inégalités"

Pour Benoît Theunis, responsable de l'enseignement technologique et professionnel au Snalc, « il n'y a pas eu de revalorisation de l'image des lycées professionnels par l'orientation. D'ailleurs, la découverte professionnelle en 3e n'a cours que depuis deux ans ». Afin d'éviter l'arrivée dans ces filières de jeunes déjà en situation d'échec scolaire, lui préconise une orientation dès la 4e. Selon Luc Bérille, secrétaire général du SE-Unsa, « la création du bac professionnel a constitué un élément très positif, permettant une élévation générale du niveau d'une catégorie de jeunes ». Son constat : les voies technologiques et professionnelles sont encore celles vers lesquelles on est orienté par défaut. Ainsi, il insiste également sur le fait qu'« on n'a pas réussi à modifier les mentalités et le regard sur ce type de formation ».
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  #3  
Vieux 09/03/2007, 00h41
Avatar de waRm
Poo Poo Pi Dou, Poou
 
Date d'inscription: juin 2005
Âge: 80
Messages: 17 387
Par défaut Re : Le baccalauréat "porteur d'inégalités"

ouai et le conséquence c'est les gens qui vont dans des filières pas porteuse à la fac, alors que d'autre secteur cherche desespérement des gens pour trvailer
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