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| Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Des propos très violents et critiques portés par Eric Besson, ex-secrétaire national à l'économie du PS, dans un livre qui paraît le 20 mars aux éditions Grasset sous le titre Qui connaît Madame Royal ? (166 pages, 12,90 euros). Eric Besson, voterez-vous Ségolène Royal à l'élection présidentielle ? Non. Je ne voterai pas pour Ségolène Royal. Ni au premier ni au second tour de l'élection. Sauf, évidemment, si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. C'est l'homme blessé qui parle? Non. Ce serait trop commode de s'en sortir comme ça. Si je suis avec vous aujourd'hui, si j'ai décidé de faire ce livre, ce n'est pas par vengeance, ou pour purger je ne sais quelle humiliation. Je le dis sans passion aucune, calmement mais fermement : ce que construit Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle est mensonger et dangereux, pour la gauche et pour la France. Elle prétend porter une rénovation démocratique? En réalité, elle construit un pouvoir personnel. Elle attise la méfiance envers les élus et la démocratie représentative. Elle joue de sa victimisation, elle instrumentalise le féminisme, les souffrances des femmes et celles des exclus, pour asseoir son pouvoir. Elle promeut une démocratie participative qui n'est que mascarade. Elle fait croire aux citoyens qu'ils seront les inventeurs de son programme, les vrais héros de son aventure? Tout le monde sait que c'est faux. Seule sa propre gloire la motive. Elle use et abuse de démagogie. Elle prétend briser des tabous, mais elle ne fait qu'accompagner l'opinion dans ses pulsions majoritaires. Et quand elle rencontre une résistance, elle édulcore, se réfugie dans le flou, ne précise rien. Alors, tout est possible, tout peut arriver. Rien ne peut être débattu, discuté, argumenté, puisque rien n'est clair. A l'arrivée, c'est l'arbitraire, des décisions incompréhensibles, l'opinion flattée, distraite, amusée, et des catastrophes économiques programmées… Vous exagérez… Non. C'est vous qui ne réalisez pas. En janvier dernier, Ségolène Royal avait décidé, d'une phrase, de rayer tout notre avenir énergétique. Ça s'était fait dans une discrétion émouvante, au détour d'une lettre-réponse qu'elle envoyait à Nicolas Hulot : une lettre qu'un conseiller avait rédigée et qu'elle avait signée, comme ça ! D'un coup, elle s'engageait à amener la part des énergies renouvelables à 50% – et non plus 20%, notre engagement initial, déjà très ambitieux. De fait, elle tuait le nucléaire et elle hypothéquait notre avenir industriel… Et ce sans en avoir débattu, sans en avoir discuté, sans avoir argumenté, ne serait-ce qu'une fois, avec des industriels, des élus ou des experts – ou même, tout simplement, à la télévision par exemple, devant les Français! Non. C'était décidé, comme ça, à la sauvette! Elle ne dit plus cela… Exact. Elle est revenue à la position initiale du PS – on l'a appris soudain dans son discours-programme de Villepinte [le 11février], décision royale tombée d'en haut ! Mais, avant, cela a duré des semaines; des semaines de tractations internes, obscures, éreintantes, où j'ai eu l'impression d'évoluer dans les arcanes d'une cour d'Ancien Régime, entre favoris et conseillers! On y reviendra, j'insiste. Un autre jour, elle a expliqué au peuple qu'il faudrait choisir entre un porte-avions nucléaire et le budget de l'éducation nationale! Comme si on pouvait, décemment, mettre en balance, opposer la défense nationale et l'éducation… Démagogie pure. Enterrement délibéré de toute notre culture de gouvernement. Et je ne vous parle pas, pas encore, de l'archaïsme qui sous-tend sa pensée : une détestation sourde de la modernité, de la science, de la raison et du progrès… Vous auriez pu vous entendre… Mais la fausseté de la démarche était telle – est telle, continuellement – qu'elle obère tout. Ses propres valeurs, elle ne les tient pas. Vous vous souvenez des centres fermés et de l'encadrement militaire pour les jeunes délinquants ? Ce tabou brisé dont on avait tant parlé, au printemps dernier? Pouvez-vous me dire où en est cette proposition aujourd'hui? Aux dernières nouvelles, il s'agirait d'organiser des camps humanitaires pour jeunes délinquants en Afrique, encadrés par des soldats ou des gendarmes… Mais c'est une blague ? Le développement, je sais ce que c'est. L'Afrique, je connais ses besoins. Le tiers-monde, ce n'est pas un terrain de jeu pour petits Français à problèmes, qu'une politique rouée voudrait rééduquer de façon exotique. (…) Que des militaires viennent appuyer et accompagner le travail des éducateurs, cela ne me choque en rien. Mais toute une frange faussement humaniste de la gauche a été heurtée dans sa bonne conscience. Manque de chance, ces gens-là étaient précisément des partisans de Royal. Alors, elle a battu en retraite, émoussé sa doctrine, inventé quelque chose de poisseux et consensuel, donc de parfaitement indigne! Et c'est cela, la politique autrement? Qu'est-ce qui vous a réveillé? Le hasard, ou la chance. On n'a pas toujours l'occasion de redevenir libre. Pour moi, c'est un événement fortuit qui en a entraîné un autre, puis un autre. Un agacement d'un moment, qui a provoqué des blessures puis une rupture. Et qui m'a ouvert les yeux… Ça commence à Villepinte, où Ségolène Royal a présenté son programme. Les fameuses 100propositions, que l'immense sagesse des débats participatifs avait inspirées… Vaste blague, évidemment, puisque tout s'est décidé entre Ségolène et ses conseillers, dans l'opacité la plus insupportable, à l'insu même des dirigeants du PS ! Dernière modification par nancy3ajram ; 16/03/2007 à 11h47. |
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#2
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Racontez Villepinte… Quand j'entre dans la salle, François Hollande est en train de faire un numéro d'anthologie sur le droit opposable et ses variantes : droit opposable au logement, aux crèches, aux maisons de retraite… Il se moque des propositions de Nicolas Sarkozy, sur le fond, mais avec une verve comique épatante. C'est pour ces moments-là que j'ai aimé François Hollande… Le seul problème est que nous pourrions nous-mêmes, socialistes, être la cible de ses moqueries. Le droit opposable au logement, dont François est en train de se moquer, il est dans notre programme… Hollande ne connaît pas son programme ? Disons qu'il avait eu un trou de mémoire… Ou, comme tous les grands acteurs, il n'avait pas voulu se priver d'une belle réplique… Dont acte. Et ensuite ? A midi, on se retrouve autour d'un buffet froid. Il y a quelques secrétaires nationaux, quelques artistes, les familles des nouveaux seigneurs – les écuyers de la candidate… Au milieu de ce brouhaha, Jean-Louis Bianco, le directeur de sa campagne, se lève et égrène les propositions que va donner la candidate dans l'après-midi. Tout ça dans un joyeux désordre organisé. J'essaie de capter ce qu'elle va annoncer. Je m'aperçois que ça va charger la barque en termes de dépenses. Je comprends qu'il va falloir revoir notre chiffrage. Et je réalise, également, que François Hollande, compagnon de la candidate et premier secrétaire du PS, découvre visiblement les propositions en même temps que moi! Plus tard, pendant le discours de Ségolène, je verrai que Bianco lui-même sera pris au dépourvu, quand sa candidate modifiera son texte, à l'inspiration du moment. Deux ou trois fois, je vais me tourner vers Jean-Louis pour lui faire un petit signe d'un air de dire : "Ce n'est pas ce que tu m'as dit." Il me fait un autre petit signe d'un air de dire : "Oui, mon vieux, ce sont les charmes du métier. Je n'y suis pour rien." Je vous résume. Pouvoir personnel de fait, affaiblissement des élus et des contre-pouvoirs, diabolisation morale de ceux qui s'opposent au bien… C'est quoi politiquement? Ce n'est pas de la gauche… Je sais. Dites "populisme", pour rester modéré. On est en France, pas en Amérique latine, même si certaines ressemblances sont troublantes… Si elle l'emporte, elle devra gouverner. La raison l'emportera… Si elle gagne, je plains son premier ministre. Il devra appliquer une politique imprécise, sous l'égide d'une présidente invitant au culte de la personnalité, tournant le dos à toute l'histoire de la gauche progressiste… Je ne sais pas où cela mènera. Je pense qu'on est sur une pente très dangereuse pour la France, si elle gagne. Et si elle perd? Si elle perd, le PS, qui aura abandonné ses principes et son identité pour une illusion, sera une nouvelle fois en crise majeure. J'en serai triste, au moins pour tous les militants, que j'aime et respecte, et pour tous ceux qui placent leurs espoirs dans le parti. Mais je préfère voir le PS obligé d'opérer enfin sa mue et devenir un parti réformiste assumé, plutôt que de risquer l'embolie de mon pays. |
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#3
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Citation:
jtrouve pas ça génial de faire publier son bouquin à cette date là- |
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Il faudrai interdir ce livre avant les elections |
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#5
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Citation:
c'est stratégique pour lui.. tu penses qu'il se vendra apres les elections?? I don't think so surtout si ca n'est pas sego qui passe... Bien que je ne porte pas Segolene ds mon coeur.. je pense qu'il faut creuser plus profond au niveau de la reaction de ce petit bonhomme.. qui à mon avis ne va pas tarder à se rapprocher de l'autre nain... Apres tout .. les coups de poignards ds le dos c'est courant en politique.. |
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#6
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Pour le quotidien conservateur The Daily Telegraph, l’élection de Ségolène Royal repousserait un peu plus les réformes dont le pays a besoin. Si Dieu existe – et je suis ouvert à tous les points de vue sur la question –, je crois pouvoir affirmer qu’il a donné à la France sa culture politique afin de compenser un peu les avantages que ce pays offre par ailleurs. D’un côté, vous avez la Côte d’Azur, les cathédrales de Reims et de Chartres, le dom pérignon, le haut-brion, le foie gras d’oie, Proust, Ravel et Brigitte Bardot. De l’autre, vous avez la classe politique française, une bureaucratie sclérosée dont les tentacules s’étendent jusqu’au dernier échelon de la vie locale, et une économie restée figée dans l’ultracorporatisme des années 1960. En tout cas, il est clair que, si les Français élisent en mai Ségolène Royal à la présidence, rien ne changera – quoi qu’en disent la candidate socialiste et ses partisans. L’un d’entre eux [Gilles Savary, porte-parole de la candidate] est convaincu non seulement qu’elle va l’emporter, mais qu’elle va redonner à la France la place qui lui revient en Europe et sur la scène internationale. A tel point qu’il s’est cru autorisé à déclarer à notre correspondant à Paris que, une fois Madame la présidente* installée à l’Elysée, la Grande-Bretagne devra choisir entre l’Europe et l’Amérique. Ah, vraiment ? Et peut-on savoir comment on va nous obliger à faire ce choix ? La marine française va peut-être faire le blocus de Douvres, de Portsmouth et de Felixstowe jusqu’à ce que nous divorcions de l’Oncle Sam ou que nous acceptions une immersion totale dans les institutions de l’Union européenne – Constitution, monnaie unique et tout le toutim… Mettons ce genre de conneries* sur le compte de l’exubérance d’un fonctionnaire emporté par son élan et rappelons quelles seront les réalités en cas de victoire socialiste. La France est dans un tel état que Mme Royal n’aura guère le temps de s’occuper de politique étrangère – pas plus elle qu’un autre nouveau président, d’ailleurs. Mais va-t-elle l’emporter ? Peut-être. Mme Royal, en dépit d’une absence presque totale de programme, a en effet soigneusement travaillé son image et ses relations publiques. Cela ne l’empêchera peut-être pas de devenir la présidente d’un pays désorienté, de plus en plus en colère, qui sait qu’il n’obtient pas les résultats dont il est capable et qui aspire au changement. Malheureusement, Mme Royal n’a rien de nouveau à proposer. Elle a à diverses reprises promis un service national pour les jeunes délinquants, elle veut rallonger les journées de travail des enseignants, définir une nouvelle politique nucléaire envers l’Iran, ainsi que diverses autres absurdités qui ne peuvent que donner la chair de poule à son parti et plus généralement à l’électorat. Reste que, si elle est élue, Mme Royal appliquera les vieilles recettes socialistes. On connaît la chanson : impôts massifs, secteur public pléthorique, dirigisme, absence totale de réformes économiques dignes de ce nom, avec pour corollaires chômage, croissance molle et agitation sociale sporadique. Plus ça change, plus c’est pareil*, comme disent les Français. M. Le Pen [ou M. Bayrou] sont les impondérables de cette élection. Peut-on exclure que l’un d’entre eux soit présent au second tour ? Non, car les deux principaux candidats ont le pouvoir de s’autodétruire. M. Sarkozy est le moins vulnérable, étant donné sa maîtrise des médias, sa plus grande expérience et sa combativité. Vraisemblablement, il devrait mettre Mme Royal en pièces au fil de la campagne, démontrant la vacuité du projet politique de son adversaire, son inexpérience et la pauvreté de ses idées. S’il y parvient, la cote de Mme Royal pourrait s’effondrer aussi vite qu’elle a grimpé. Simon Heffer The Daily Telegraph Dernière modification par tiznit75 ; 16/03/2007 à 12h29. |
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#7
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Citation:
c'est clair mais bon ....... hier jl'ai regardée dans "à vous de juger avec Chabot"- sérieux tu lui poses une ? elle répond comme un enfant qui récite une poésie (sans l'intonation et la ponctuation) et pire elle répond pas à la ? posée- elle m'a cassé le cerveau hier et chabot n'a eu de cesse de la vanner grrrrr |
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#8
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Citation:
Ewa a khti toi au moins tu as eu le courage de regarder.. ana au bout de comment dire... 3 minutes j'ai laché l'affaire... |
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#9
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Citation:
c exactement ça... d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi il a envoyé une lettre à sarko juste apres sa demission |
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#10
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| Re : Diatribe d'un déçu de "Madame Royal" Citation:
C est clair que elle a une façon de parler et un ton de voix qui ferais hiberner un ours |
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