Le nationalisme marocain et les Amazigh


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Vieux 26/03/2007, 12h44
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Par défaut Le nationalisme marocain et les Amazigh

Le nationalisme marocain s’est spontanément construit autour de l’islam et de la culture arabe. En effet, les premiers militants nationalistes étaient issus de milieux citadins, arabisés et très islamisés (le faible niveau d’éducation dans les campagnes –et notamment dans les régions berbères- ayant sans-doute retardé l’émergence d’une volonté d’émancipation nationale). Allal al Fassi par exemple a fait ses études à l’université dépendant de la Qaraouine. Il faut aussi souligner les origines de la famille royale alaouïte qui s’est efforcée de reprendre à son compte le mouvement d’émancipation nationale. Arabe et chérifienne, elle ne pouvait que renforcer les liens de la toute jeune nation au monde arabe et à l’Islam. Dans le discours de Tanger, le sultan Mohamed ben Youssef évoque l’attachement du Maroc à l’Islam et l’intérêt que celui-ci ne peut manquer de porter à la toute jeune ligue arabe. Bien sûr, des mouvements de lutte contre le pouvoir colonial sont nés dans les régions berbères, mais ils ont tous échoué (comme celui d’AbdelKrim al Khattabi) et n’ont pas aboutit à la constitution d’une nation.

Ce fait –fruit des circonstances ou des hasard de l’Histoire– explique le peu d’intérêt porté à la culture berbère. Dès sa constitution, la notion de « nation marocaine » est donc liée à l’Islam et à l’arabité du pays (et non à la culture berbère). Toute tentative de définir autrement la Nation est aussitôt interprétée comme une compromission vis-à-vis de la puissance coloniale que l’on accuse de soutenir la culture berbère afin d’affaiblir la protestation des nationalistes « arabes ». Et cela d’autant plus que le pouvoir colonial (on sait que c’est en opposition au colonisateur que s’est constitué la conscience nationale marocaine, et la France est donc paradoxalement bien la « mère » du Maroc en tant que « nation ») a tenté de jouer la carte de la culture berbère pour contrer l’opposition nationaliste récente (« diviser pour mieux régner »). L’affaire du Dahir berbère qui a laissé aux militants nationalistes marocains d’amers souvenirs en est la parfaite illustration. En effet, par ce décret, les Français souhaitaient « diviser » le Maroc en deux entités distinctes (les populations berbères auraient en effet été soustraites aux tribunaux islamiques et ainsi à la justice du sultan, pour dépendre de tribunaux spéciaux (français) jugeant sur la base du droit coutumier berbère). Les nationalistes ne s’y sont pas trompés et ont interprété cette décision comme une volonté de saper les bases de la « nation » (alors encore en gestation) marocaine. La création du collège d’Azrou (ou collège berbère) en octobre 1927 fut aussi motivée par les mêmes intentions (former une petite « élite » berbère non arabisée, coupée d’éventuels mouvements nationalistes et fidèle au pouvoir colonial). Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un phénomène isolé, puisque dès 1923, les autorités coloniales avaient tenté d’instituer des « écoles berbères », où ne seraient enseignés que le français et l’amazigh, mais pas l’arabe. Après l’indépendance, certains milieux berbères accepteront mal le nouveau régime et seront à l’origines de troubles dans le Tafilelt en 1956, le Rif en 1958, obligeant la toute jeune armée nationale à intervenir. La colonisation a donc accentué l’antagonisme entre les populations berbères rurales et les populations citadines arabisées, et a surtout discrédité les mouvements qui voulaient faire du Maroc une nation amazighe. Les conséquences de ce phénomène sont perceptibles jusqu’à nos jours. Aujourd’hui encore, on accuse volontiers –notamment dans les milieux les plus conservateurs et chez les Islamistes- les partisans de la culture berbère de compromission vis-à-vis de l’Occident et des puissances étrangères. On sous-entend même qu’ils cherchent à diviser la nation marocaine et à en ébranler les fondements (Islam et Arabité), au profit de puissances hostiles. Les militants de la cause berbères sont volontiers perçus comme des agents au service de l’étranger.

Par la suite, l’insistance sur l’arabité ainsi que l’islamité du Maroc a été nécessaire à la cohésion nationale, puisque ce sont les fondements du mouvements d’émancipations nationales et que de fait, toute contestation de ce principe signifiait une menace pour la cohésion nationale. Avec l’Etat national se forment les académies et institutions responsables de la mémoire nationale. Aucun cadre institutionnel ne prend donc en charge l’Histoire et la culture des oubliés de la construction nationale qui se trouvent en conséquence laissées à des amateurs ou militants de causes particulières. Ceux–ci sont à l’origine de l’émergence d’une culture de résistance (ses auteurs n’étant pas impartiaux, et guidés soit par une forme de rancœur, soit par le désir plus ou moins conscient de se revaloriser face au mépris des institutions, leur vision de l’Histoire est donc loin d’être neutre). On prend d’ailleurs souvent pour prétexte le caractère apologétique (et donc très partial) de cette histoire pour la discréditer. D’où le peu de publication sur l’Histoire berbère. Ne disposant pas de sources d’information alternatives, la population a fini par intégrer –grâce à la scolarisation- des principes erronés. Et c’est ainsi que même des individus d’ascendance berbère –souvent encore berbèrophones- revendiquent leur arabité. (On peut donc réellement parler d’une mémoire usurpée, qu’il conviendra à l’avenir de restituer à ses propriétaires.) Ces facteurs historiques permettent de comprendre comment un pays dont la population est majoritairement berbère et en grande partie berbèrophone se considère comme arabe au mépris de la réalité.

La solution est de renoncer à ce nationalisme crispé qui caractérise la genèse des états nationaux et qui a pour conséquence d’exclure une très grande partie de la population (voire la majorité) au profit de la minorité qui a pour seul mérite d’avoir précédé la masse lors de la formation de la conscience nationale et de la remplacer par un patriotisme « positifs » et « intégrateur », qui sache faire de la multiplicité des mémoires, des identités, une conscience nationale « réconciliée » et sereine. Les minorités doivent quand à elles (et c’est encore plus difficile) abandonner leur culture de résistance et d’opposition, pour participer activement à la vie de la nation sans être aussitôt accusés de vouloir en détruire les fondements. Au Maroc, les institutions devraient enfin prendre en compte la richesse de la culture berbère et des autres minorités (les Juifs par exemple). Les Berbères quant-à eux devront prouver qu’ils ne constituent en rien une entrave à la formation et consolidation de la toute jeune nation, mais sont au contraire une pierre de plus à ce bel édifice.
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Vieux 26/03/2007, 13h27
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Envoyé par Chamali2005 Voir le message
Le nationalisme marocain s’est spontanément construit autour de l’islam et de la culture arabe. En effet, les premiers militants nationalistes étaient issus de milieux citadins, arabisés et très islamisés (le faible niveau d’éducation dans les campagnes –et notamment dans les régions berbères- ayant sans-doute retardé l’émergence d’une volonté d’émancipation nationale). Allal al Fassi par exemple a fait ses études à l’université dépendant de la Qaraouine. Il faut aussi souligner les origines de la famille royale alaouïte qui s’est efforcée de reprendre à son compte le mouvement d’émancipation nationale. Arabe et chérifienne, elle ne pouvait que renforcer les liens de la toute jeune nation au monde arabe et à l’Islam. Dans le discours de Tanger, le sultan Mohamed ben Youssef évoque l’attachement du Maroc à l’Islam et l’intérêt que celui-ci ne peut manquer de porter à la toute jeune ligue arabe. Bien sûr, des mouvements de lutte contre le pouvoir colonial sont nés dans les régions berbères, mais ils ont tous échoué (comme celui d’AbdelKrim al Khattabi) et n’ont pas aboutit à la constitution d’une nation.

Ce fait –fruit des circonstances ou des hasard de l’Histoire– explique le peu d’intérêt porté à la culture berbère. Dès sa constitution, la notion de « nation marocaine » est donc liée à l’Islam et à l’arabité du pays (et non à la culture berbère). Toute tentative de définir autrement la Nation est aussitôt interprétée comme une compromission vis-à-vis de la puissance coloniale que l’on accuse de soutenir la culture berbère afin d’affaiblir la protestation des nationalistes « arabes ». Et cela d’autant plus que le pouvoir colonial (on sait que c’est en opposition au colonisateur que s’est constitué la conscience nationale marocaine, et la France est donc paradoxalement bien la « mère » du Maroc en tant que « nation ») a tenté de jouer la carte de la culture berbère pour contrer l’opposition nationaliste récente (« diviser pour mieux régner »). L’affaire du Dahir berbère qui a laissé aux militants nationalistes marocains d’amers souvenirs en est la parfaite illustration. En effet, par ce décret, les Français souhaitaient « diviser » le Maroc en deux entités distinctes (les populations berbères auraient en effet été soustraites aux tribunaux islamiques et ainsi à la justice du sultan, pour dépendre de tribunaux spéciaux (français) jugeant sur la base du droit coutumier berbère). Les nationalistes ne s’y sont pas trompés et ont interprété cette décision comme une volonté de saper les bases de la « nation » (alors encore en gestation) marocaine. La création du collège d’Azrou (ou collège berbère) en octobre 1927 fut aussi motivée par les mêmes intentions (former une petite « élite » berbère non arabisée, coupée d’éventuels mouvements nationalistes et fidèle au pouvoir colonial). Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un phénomène isolé, puisque dès 1923, les autorités coloniales avaient tenté d’instituer des « écoles berbères », où ne seraient enseignés que le français et l’amazigh, mais pas l’arabe. Après l’indépendance, certains milieux berbères accepteront mal le nouveau régime et seront à l’origines de troubles dans le Tafilelt en 1956, le Rif en 1958, obligeant la toute jeune armée nationale à intervenir. La colonisation a donc accentué l’antagonisme entre les populations berbères rurales et les populations citadines arabisées, et a surtout discrédité les mouvements qui voulaient faire du Maroc une nation amazighe. Les conséquences de ce phénomène sont perceptibles jusqu’à nos jours. Aujourd’hui encore, on accuse volontiers –notamment dans les milieux les plus conservateurs et chez les Islamistes- les partisans de la culture berbère de compromission vis-à-vis de l’Occident et des puissances étrangères. On sous-entend même qu’ils cherchent à diviser la nation marocaine et à en ébranler les fondements (Islam et Arabité), au profit de puissances hostiles. Les militants de la cause berbères sont volontiers perçus comme des agents au service de l’étranger.

Par la suite, l’insistance sur l’arabité ainsi que l’islamité du Maroc a été nécessaire à la cohésion nationale, puisque ce sont les fondements du mouvements d’émancipations nationales et que de fait, toute contestation de ce principe signifiait une menace pour la cohésion nationale. Avec l’Etat national se forment les académies et institutions responsables de la mémoire nationale. Aucun cadre institutionnel ne prend donc en charge l’Histoire et la culture des oubliés de la construction nationale qui se trouvent en conséquence laissées à des amateurs ou militants de causes particulières. Ceux–ci sont à l’origine de l’émergence d’une culture de résistance (ses auteurs n’étant pas impartiaux, et guidés soit par une forme de rancœur, soit par le désir plus ou moins conscient de se revaloriser face au mépris des institutions, leur vision de l’Histoire est donc loin d’être neutre). On prend d’ailleurs souvent pour prétexte le caractère apologétique (et donc très partial) de cette histoire pour la discréditer. D’où le peu de publication sur l’Histoire berbère. Ne disposant pas de sources d’information alternatives, la population a fini par intégrer –grâce à la scolarisation- des principes erronés. Et c’est ainsi que même des individus d’ascendance berbère –souvent encore berbèrophones- revendiquent leur arabité. (On peut donc réellement parler d’une mémoire usurpée, qu’il conviendra à l’avenir de restituer à ses propriétaires.) Ces facteurs historiques permettent de comprendre comment un pays dont la population est majoritairement berbère et en grande partie berbèrophone se considère comme arabe au mépris de la réalité.

La solution est de renoncer à ce nationalisme crispé qui caractérise la genèse des états nationaux et qui a pour conséquence d’exclure une très grande partie de la population (voire la majorité) au profit de la minorité qui a pour seul mérite d’avoir précédé la masse lors de la formation de la conscience nationale et de la remplacer par un patriotisme « positifs » et « intégrateur », qui sache faire de la multiplicité des mémoires, des identités, une conscience nationale « réconciliée » et sereine. Les minorités doivent quand à elles (et c’est encore plus difficile) abandonner leur culture de résistance et d’opposition, pour participer activement à la vie de la nation sans être aussitôt accusés de vouloir en détruire les fondements. Au Maroc, les institutions devraient enfin prendre en compte la richesse de la culture berbère et des autres minorités (les Juifs par exemple). Les Berbères quant-à eux devront prouver qu’ils ne constituent en rien une entrave à la formation et consolidation de la toute jeune nation, mais sont au contraire une pierre de plus à ce bel édifice.
Azul et merci pour cet article.
simplement dit, il est temps d'appliquer la démocratie au Maroc. Tout système qui est contre les langues et les cultures marocaines est contre la démocratie. Le mouvement amazigh propose le fédéralisme comme solution.
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  #3  
Vieux 26/03/2007, 13h41
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Envoyé par Iwisntmazirt Voir le message
Azul et merci pour cet article.
simplement dit, il est temps d'appliquer la démocratie au Maroc. Tout système qui est contre les langues et les cultures marocaines est contre la démocratie. Le mouvement amazigh propose le fédéralisme comme solution.
Je ne suis pas un "berbèriste"; je ne parle pas du tout amazigh et ne me sens animé d'aucun sentiment "nationaliste berbère".
Mais il me semble qu'il y a une injustice faite à cette culture au sein de la société marocaine.
C'est flagrant dans la "folklorisation" de la culture berbère. Alors qu'on accorde aux autres langues et cultures la statut de "cultures savantes", on enferme les Amazigh , leurs traditions, leur histoire, leurs arts, dans les limites du "local" et du "folklorique".
ça me fait mal; je trouve ça dégradant.

La raison en est qu'ils sont restés (et qu'on les maintient) en dehors des institutions qui sont nées en même temps que la jeune nation marocaine.
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  #4  
Vieux 26/03/2007, 14h10
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Citation:
Envoyé par Chamali2005 Voir le message
Je ne suis pas un "berbèriste"; je ne parle pas du tout amazigh et ne me sens animé d'aucun sentiment "nationaliste berbère".
Mais il me semble qu'il y a une injustice faite à cette culture au sein de la société marocaine.
C'est flagrant dans la "folklorisation" de la culture berbère. Alors qu'on accorde aux autres langues et cultures la statut de "cultures savantes", on enferme les Amazigh , leurs traditions, leur histoire, leurs arts, dans les limites du "local" et du "folklorique".
ça me fait mal; je trouve ça dégradant.

La raison en est qu'ils sont restés (et qu'on les maintient) en dehors des institutions qui sont nées en même temps que la jeune nation marocaine.
Merci, si tout le monde pensait comme toi, il n'yaura pas de racisme au Maroc.

Dernière modification par Iwisntmazirt ; 26/03/2007 à 16h40.
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  #5  
Vieux 26/03/2007, 14h54
 
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Par défaut Re : Le nationalisme marocain et les Amazigh

je vous partage lopinion suis pas berberes mais cest vrai que les amazigh sont 54% de la population et presque 78% des origines de marocains" dapres les statisctiques genetique faites en 2002" alors ils meritent d'etre priorise et que leur langue soit officielet enforce dans les ecoles, qds au federalisme je ne suis pas daccord je pense que les zones berberes souffre enormement de tt , y compris infrastructures etc..une tell demarche peu encore isole les province du sud et du centre " surtout" .

faut accepter le faite que notre " culture" est unique mais pas develope et reste ds les limites du folklores, et quelques rituel, si on la compare avec la culture asienne" chinoise japonaise" ou europeenne cest dire quon a eu un model afro-tribale primaire. au moment ou je vois ce que les autres nations on fait les dernieres 2000 ans , le seul temoin de beaute davant lislam reste le volubilis et meme apres lislam les temoin dune civilisation avec un C sont peu sur notre territoire mais surtout pas vraiment impressionant car on a jamais su inventer, etre creative ou travailler pour le bien de tt le monde.
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  #6  
Vieux 26/03/2007, 15h08
Avatar de Chamali2005
 
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Envoyé par casse-tete Voir le message
je vous partage lopinion suis pas berberes mais cest vrai que les amazigh sont 54% de la population et presque 78% des origines de marocains" dapres les statisctiques genetique faites en 2002" alors ils meritent d'etre priorise et que leur langue soit officielet enforce dans les ecoles, qds au federalisme je ne suis pas daccord je pense que les zones berberes souffre enormement de tt , y compris infrastructures etc..une tell demarche peu encore isole les province du sud et du centre " surtout" .

faut accepter le faite que notre " culture" est unique mais pas develope et reste ds les limites du folklores, et quelques rituel, si on la compare avec la culture asienne" chinoise japonaise" ou europeenne cest dire quon a eu un model afro-tribale primaire. au moment ou je vois ce que les autres nations on fait les dernieres 2000 ans , le seul temoin de beaute davant lislam reste le volubilis et meme apres lislam les temoin dune civilisation avec un C sont peu sur notre territoire mais surtout pas vraiment impressionant car on a jamais su inventer, etre creative ou travailler pour le bien de tt le monde.
N'importe quoi... argumentation plus que douteuse...
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  #7  
Vieux 26/03/2007, 15h20
 
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Par défaut Re : Le nationalisme marocain et les Amazigh

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Envoyé par Chamali2005 Voir le message
N'importe quoi... argumentation plus que douteuse...
je pense que jai dit la verite , cest que enfaite on a jamais eu une vrai civilsation et que notre "culture" est tres limite car on a tjrs vecu dans un systeme de tribu.et que on nous a menti qds on nous a parler de lhistoir de notre pays pour creeer une sorte de fiete national alors que enfaite nos grand parent etait des rasistes, et des ignorants. voila..
qds je vais vooir les monument de 1200 a 1800 au maroc elle sont primitif et ne laisse pas limpression dune culture eclatante prends koutoubia, bahia ou chellah ou la vielle ville"construit anarchiquement" et compare le au model turc fait au meme ans .ou bien compare fes a venise ou bien zerhoun au pyramide, je ne parle pas des zones berberes ou il yas quasiment rien de precieux qui reste...donc...
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  #8  
Vieux 26/03/2007, 16h42
Avatar de Akachmir  
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Par défaut Re : Le nationalisme marocain et les Amazigh

Chamali, Iwisntmazirt: je vous félicite de vos propos du nationalisme marocain et les Amazigh, sujet interessant, continuez et bon courage jusqu'à la reconnaissance complète de notre existence d'hommes libres. Vous m'avez vraiment éveillé sur le même sujet que j'ai abondonné. Je vous promets de l'éditer dans peu de jours à venir.
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  #9  
Vieux 27/03/2007, 20h48
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Par défaut Re : Le nationalisme marocain et les Amazigh

casse-tete t'es entrain de dire n'importe quoi,si ce n'est pour nous casser la tête, tu dois revoir tes connaissances en histoire!
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  #10  
Vieux 31/03/2007, 01h49
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Par défaut Re : Le nationalisme marocain et les Amazigh

Dédié à ceux qui ignorent notre identité! C'est l'histoire réelle!

En brandissant l’épée, les généraux arabes ont ravivé chez les Imazighen païens, chrétiens et juifs l’amour de la terre. De l’Amghar, Agwerram et Agellid, on passe au Cheikh, Cherif et Sultan ; De Azerf, on passe au Chraâ. Du sacré laïc, on passe au sacré religieux. Ainsi, du 17ième au 20ième siècle, les Oulémas se sont érigés en censeurs moraux du pouvoir politique, par leur remontrance et fatwa.
Paroles du Général De Gaulle«"Chacun défend son territoire jusqu’au bout avec un acharnement qui peut surprendre, mais qui force l’admiration … Le mépris de la mort stimule son amour propre. Il (Amazigh) est toujours prêt à défendre le sol. C’est une guerre incomparable, la meilleure sans contexte de l’Afrique du Nord".
Et voici un témoignage du capitaine Glay conseiller du Sultan, en 1914
" Les auteurs les plus sérieux nous disent que les Berbères possèdent au plus haut point le sentiment démocratique … Il vaut mieux avoir affaire à des tribus nourries dans le respect de l’autorité, comme les Arabes soumis au Sultan ".
Comme à l’accoutumée, toujours à l’affût, désireuse de monopoliser toutes les victoires, la bourgeoisie politique, marchande qui, naguère, a flirté avec Lyautey au préjudice du Sultan, s’est trouvée un pacte avec la monarchie. Alors, elle est revenue à ses anciennes pratiques : jeter l’anathème sur les Berbères considérés comme des collaborateurs ayant participé aux côtés de l’Europe, aux deux guerres mondiales. Un nouveau front allait s’ouvrir entre la bourgeoisie et les Imazighen. La monarchie à la faveur des événements tragiques du début de l’indépendance allait intervenir dans ce conflit séculaire de la façon dont elle peut tirer le meilleur profit »
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